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dimanche 19 mai 2019

Dimanche 19 mai 2019. Juan Branco, l'oligarchie et le hold-up de la précédente élection présidentielle (4)


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Lorsque monsieur MACRON choisit comme premier ministre monsieur Édouard PHILIPPE, ils ne furent pas nombreux les journalistes qui se demandèrent comment ces deux personnalités quasiment inconnues du grand public un an auparavant s’étaient rencontrées. Quand je dis qu’ils ne furent pas nombreux, je veux dire qu’il n’y en eut aucun… Juan BRANCO démêle avec maestria un écheveau qui n’est inextricable que pour les aveugles. Voici quelques passages de Crépuscule qui jettent une lumière assez crue sur cet épisode.
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UNE ANTENNE DE SCIENCES PO AUX HAVRE, LA FEMME DU MAIRE À SCIENCES PO.
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"Plus tard, avant de le faire nommer à Bercy, Jean-Pierre JOUYET introduit monsieur MACRON auprès d’un certain Jacques ATTALI, qui à son tour, accompagné de monsieur MINC, se sert de monsieur MACRON pour imposer ses idées sous François HOLLANDE, via les luttes homériques que monsieur MACRON y mène, notamment avec le conseiller Europe, pour pousser monsieur monsieur HOLLANDE à céder.
"Emmanuel MACRON est ainsi nommé rapporteur de la commission ATTALI en tant que représentant de l’Inspection des finances par la grâce de ce même monsieur JOUYET, afin d’être introduit auprès du gotha économique et financier du pays secondaire — c’est-à-dire qui se trouve en second rideau et dépend ou se soumet avec grande régularité aux fortunes que nous avons évoquées — et, [nanti] de ce carnet d’adresses, se fait recruter chez ROTHSCHILD pour y opérer, avec les appuis suffisants, récoltés lors de sa mission auprès de monsieur ATTALI, une opération de fusion-acquisition s’élevant à neuf milliards d’euros.
"M. JOUYET donc, dont la femme Brigitte, outre ses excellents talents d’entremetteuse et d’héritière (c’est en effet une héritière de la famille TAITTINGER, je le précise pour mes lecteurs) exerçait à Sciences Po à quelques pas d’une certaine Édith CHABRE, recrutée et nommée directrice de l’école de droit par Richard DESCOINGS, et dont il se trouve probablement par hasard qu’elle est à la ville la femme d’Édouard PHILIPPE.
"Respirons.
"Soufflons.
"Car Édouard PHILIPPE, qui était adjoint et futur successeur du maire du Havre, attribuera, sans que l’on comprit s’il rendait par là service à Richard DESCOINGS et à sa femme Nadia MARIK qui avait recruté sa femme à lui — Édit CHABRE — ou l’inverse, ou si tout cela n’était que le fruit du hasard, des subventions finançant la création et le financement d’une antenne de Sciences Po au Havre après en avoir été le principal instigateur et inaugurera plus tard une stèle en hommage à Richard DESCOING, inauguration à laquelle je serai conviée après avoir failli être absorbé par ce qui deviendra l’un des piliers de la Macronie." (Pages 277 à 279.)
Dans la note 85 de la page 279, Juan BRANCO donne les précisions suivantes :
"Le simple aménagement des locaux (sous-entendu de l’antenne havraise de Sciences Po) a coûté 11 millions d’euros, financés par la région à hauteur de 6 millions, la communauté d’agglomération à hauteur de 3,5 millions, et la mairie à hauteur de 1,5 millions."
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COMMENTAIRES.
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Il est très intéressant de noter que monsieur Laurent BIGORGNE qui, à 28 ans, devient Directeur des études de Sciences Po et, après la mort de monsieur DESCOINGS, est pressenti pour prendre sa succession, (avant d’être propulsé par monsieur BEBEAR comme Directeur des études de l’Institut Montaigne en 2009, puis Directeur en 2010), a refusé de répondre aux questions de Juan BRANCO sur les modalités de recrutement de madame PHILIPPE. Il est également intéressant de noter que Laurent BIGORGNE a été invité à la conférence Bilderberg en 2015, un an très exactement avant que monsieur PHILIPPE ne le fût à son tour.
Dans les deux ou trois prochains billets consacrés à ce hold-up, on vous parlera des liens qu’entretenaient messieurs ARNAULT, NIEL et LAGARDERE avec monsieur MACRON.
Soyons clair : il n’est pas honteux d’être très fortuné. Ce qui est honteux ce serait de l’être devenu au détriment du pays. Sur ce point les analyses de Juan BRANCO sont fouillées, documentées et attristantes pour l’état de santé morale de notre pays.
Voyez-vous, plutôt que de supprimer l’ENA, monsieur MACRON devrait interdire à tout haut fonctionnaire passé au privé, de revenir à la fonction publique, en ayant gardé les avantages liés à l’ancienneté. Ils partent ? Qu’ils partent, mais pour de bon et sans esprit de retour.




lundi 10 novembre 2014

10 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance. François Fillon a raison !

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Il en a fallu courage aux journalistes dont je vais citer l'ouvrage, car ils ont illustré, ce qui est rare dans la profession, notre devise favorite :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est  la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"Une caste nous dirige. Couverte de privilège, exerçant son pouvoir de manière archaïque, elle nous entraîne gentiment dans le mur depuis des années.
[...].
Les réformes nécessaires ne sont entreprises qu'à condition de ne pas déranger une élite qui dort sur ses privilèges. Les - rares - nouveaux venus dans les palais nationaux n'ont apporté ni sang frais, ni idées nouvelles. Les troubles intermédiaires, qui mettent de l'huile dans les rouages, ont toujours existé. A cette différence près : hier, ils n'étaient pas les bienvenus dans les sanctuaires de la République. Aujourd'hui, ils en foulent les parterres avec insolence. Les voyous, dans les hautes sphères, sont devenus tendance. De la même façon, des communicants aux méthodes douteuses parlent aujourd'hui de puissance à puissance avec les grands corps de l'Etat qui, autrefois, ne les auraient même pas pris au téléphone."

In
Sophie COIGNARD et Romain GUBERT.
L'oligarchie des incapables.
Albin Michel, Paris, 2012. Pages 7 et 8.
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2. Commentaires.
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Monsieur FILLON, aurait demandé à l'Elysée d'accélérer les procédures contre le Président SARKOZY. Monsieur FILLON dément formellement avoir tenu ces propos ; il porte plainte pour diffamation contre les deux journalistes du Monde (communicants aux méthodes douteuses ?) qui disent avoir recueilli et enregistré les propos que leur aurait tenu monsieur JOUYET (qu'ils publient la bande enregistrée afin qu'on s'amuse un peu !). Monsieur FILLON accuse très clairement monsieur JOUYET de mensonge, et il dit avoir un témoin qui corroborera ses dires. Monsieur JOUYET, pour autant qu'il m'en souvienne, a été membre du gouvernement FILLON, avant de servir monsieur HOLLANDE dont il est, paraît-il, un ami intime. (Ces passages d'un bord à l'autre donnent une certaine épaisseur au concept d'UMPS !) Se pourrait-il qu'il lui ait rendu la rhubarbe après avoir reçu du séné en cadeau ?
Eh bien je crois monsieur FILLON et je n'accorde qu'un crédit très limité à un politicien du sérail qui n'a pas hésité à donner deux voire trois versions de cette rencontre. Monsieur FILLON, lui, ne traînent point de casseroles, comme tant d'autres, dont tous les malades atteints de phobie administrative. Il semble qu'il y en ait un certain nombre.
Je crois que l'affaire JOUYET est une manigance ourdie par le politicien de premier ordre qu'est François-Normal Ier : diviser l'opposition de droite pour espérer être présent au second tour des élections de 2017 en ayant au premier deux ennemis de droite rendus irréconciliables par la basse manoeuvre de son porte-coton. Il ne pense qu'à ça, François-Normal Ier. Le chômage dont la courbe en effet subit une constante inflexion (mais vers le haut !), les armées désarmées par un budget ridicule tant il est insuffisant, la pauvreté croissante des classes moyenne, la décadence des moeurs publiques, la perte de compétitivité de nos indistries, le relativisme moral, de tout cela monsieur HOLLANDE donne l'impression de moquer. C'est qu'il a le cuir tanné, en effet, et la misère croissante du peuple français, il s'en moque ! Tout cela est minable, et finira mal.
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3. Informations diverses.
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Assassinat du couple chrétien au PAKISTAN (suite ; site de l'Observatoire de la christianophobie).

"À Lahore, une manifestation (…) a été organisée par des chrétiens et des militants des droits de l’homme. De manière symptomatique, les manifestants n’ont pas demandé l’abrogation des lois anti-blasphème, ce texte du Code pénal qui porte, en ses articles 295-B et 295-C, la peine de mort en cas de blasphème envers Mahomet et la prison à vie en cas de profanation du Coran. En effet, dans le contexte d’islamisation radicale qui traverse la société pakistanaise, toute remise en cause directe de ce texte de loi entraîne une réaction meurtrière de la part des extrémistes musulmans (…). Les manifestants se sont donc contentés de demander, outre que justice soit faite pour le couple assassiné, que des mesures soient prises pour empêcher que les lois anti-blasphème soient détournées et utilisées pour régler des litiges d’ordre privé, n’ayant rien à voir avec un éventuel blasphème. Ils ont aussi demandé que ceux qui utilisent les haut-parleurs des mosquées pour inciter à la haine et à la violence interreligieuse soient punis et empêchés d’agir (…) Le Centre for Research and Security Studies (CRSS) décompte 62 personnes depuis 1990 lynchées à mort pour de supposés blasphèmes. Si des musulmans figurent au nombre des victimes, les membres des minorités religieuses (chrétienne, hindou, sikh) y sont surreprésentés."