Je recommande vivement à mes lecteurs le livre de Jean SEVILLIA, intitulé Le terrorisme intellectuel. En son chapitre intitulé Liberté, Égalité, Sexualité, il nous apprend bien des choses intéressantes sur les champions et les promoteurs de la licence sexuelle qu'ont été, notamment, les médias de gauche, comme Libération ou le Nouvel Observateur et toute une partie du monde du show-business. Cette lecture leur montrera combien est hypocrite le déchaînement de certains éléphanticules, comme de certains "libéraux" de droite, contre monsieur Frédéric MITTERRAND.
Voici, par exemple, un extrait d'un article du Nouvel Observateur en date du 8 juillet 1999. L'article fait partie d'un dossier consacré au Paris branché. Je vous cite ce monument de la littérature gaucho-bobo : "Un bar, une piste de danse, parfois un restaurant, et des alcôves ouvertes à tous et chacun, où les gens font l'amour à deux, à quatre, ou à plus..." Tout y est : ellipse savante, énumération des possibilités, et, suprême ordure, des points de suspension, pour la clore momentanément. On se dirait au zoo de Vincennes, à l'époque des amours des singes.
Arrêtez-moi si je me trompe. Entendites-vous sonner les trompettes de la réprobation du côté de la gauche ? Vîtes-vous des défilés de protestation contre cette promotion du vice ? Monsieur HAMON - mais il devait encore être dans les langes, il y a dix ans - qu'aurait-il dit s'il avait été porte-parole du PS à l'époque ?
Bien entendu, je n'entends pas ici défendre ni condamner monsieur Frédéric MITTERRAND. Il s'agit d'une affaire de conscience. Je maintiens que la dignité de la fonction ministérielle devrait l'inciter à prendre un peu de repos, mais cela relève de sa seule appréciation, et les protestations de monsieur HAMON, les attaques virulentes de Ségolène ROYAL contre le choix qu'a fait le Président de la République (car c'est le centre de sa réaction) de son ministre de la Culture, et qui reviennent à lui imputer la responsabilité des errements de ce dernier, ne changent rien à l'affaire.
Permettez-moi de citer un passage de ce chapitre fort bien écrit du livre de Jean SEVILLIA :
"Certains osent rappeler qu'en matière de sexualité, la démolition des barrières morales, des conventions culturelles et des conceptions religieuses ne constitue pas un progrès. Que les entraves d'autrefois n'étaient pas arbitraires. Qu'elles correspondaient à un besoin HUMAIN autant que SOCIAL (majuscules de votre serviteur, pour indiquer qu'il ne s'agit ici que de l'ordre "charnel", pour reprendre l'expression de Paul de Tarse ; mais la voie étroite du disciple de Jésus va plus loin : elle vise le bonheur dans la durée et cela ne va pas sans renoncement à toutes sortes d'idolâtrie, dont celle du plaisir immédiat). Que l'homme, esprit et corps, forme un ensemble. Qu'il grandit par l'exercice de la responsabilité. Que l'amour est lié au respect. Que conférer un sens à l'acte de chair est un signe de civilisation. Que la fidélité est une vertu. Que la reconstruction de la famille est une nécessité."
Voyez-vous, quand des médias précautionneux ou des gens du monde de l'éducation ou de la culture (j'avais d'abord écrit "on" au lieu de "médias précautionneux, etc.") protestent contre la pédophilie, il faudrait aussi qu'ils réprouvent la licence sexuelle que tous vantent (ou presque tous) : journaux, cinéma, théâtre, école, télévision, publicité, littérature. Sinon, nous pouvons toujours pleurer sur le sort que réservent aux fillettes et garçonnets thaïlandais nos "touristes" européens ; ces larmes versées, ne sont que des larmes de crocodiles, des larmes politiciennes. Elles n'en sont que plus amères pour ces pauvres victimes.
PS : j'ai été amené à modifier les termes de billet, après les remarques de Fourmi et celles de Roparzh. Il s'agit donc d'une version nouvelle et amendée.