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lundi 12 octobre 2009

Que le prêt était une meilleure solution...

Il vous souvient, j'espère, que j'avais été déçu par la réaction de monsieur MIGAUD ; le Président de la Commission des Finances de l'Assemblée disait en effet ceci : "En entrant au capital de BNP-Paribas au moment où l'action valait 27,24 euros et en en sortant au moment où elle vaut 58,20 euros, le gouvernement s'est privé d'une plus-value de 113E % et d'un montant de 5,8 milliards d'euros". J'avais fait remarquer que l'Etat n'était pas entré dans le capital de cette banque, mais qu'il lui avait consenti un prêt avec intérêt, et que, par conséquent, la remarque était dépourvue de toute portée.
Voici ce que je lis, sous la plume d'Eric LAMARQUE, professeur à l'Université de BORDEAUX IV (appellation administrative et ridicule d'une Université qui doit avoir un nom autrement moins arithmétique et qui pourrait être Université Michel de Montaigne) ; il répondait à la question d'un journaliste (L'Etat aurait-il dû faire une plus-value plus importante dans l'opération ? Il s'agissait du remboursement des facilités consenties par l'Etat à la banque BNP-Paribas) :
"Il est facile de dire que l'Etat aurait mieux fait de prendre des participations au capital pour réaliser ses plus-values. Au moment où la décision a été prise, personne n'était capable de prédire où la baisse pourrait s'arrêter. Prendre des participations aurait été un risque énorme."
Je revendique l'antériorité de la remarque, et je vais de ce pas demander mon inscription au Cercle de l'Entreprise, au nom duquel s'exprimait le Professeur LAMARQUE dans le numéro 536, du journal gratuit Direct matin du vendredi 9 octobre. Ce Cercle est un club de réflexion qui regroupe ving-cinq professeurs des Universités. Pour les avoir fréquentés longtemps, je sais que la qualité de professeur des Universités n'est pas un gage d'impartialité, mais tout de même, il y a chez mes chers collègues un niveau de réflexion intéressant. Peut-être qu'ils accepteront un biocrate dans leur groupe d'économocrates ?
Je me permet de glisser cette petite notule dans mes billets quotidiens pour répondre à Olibrius qui eût préféré que l'Etat participât au Capital.