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lundi 26 août 2019

Dimanche 25 août 2019. saint Vincent de Paul et la vieillesse !

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PRIÈRE DE Saint Vincent de PAUL.
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Au moment où nombre de têtes pensantes estiment qu’il y a des vies qui méritent d’être vécues et d’autres non, tout spécialement celles des vieillards, voici ce que disait saint Vincent de PAUL à propos de ceux qui les aiment et les servent ! C’est dans la bouche des anciens qu’il met ces béatitudes.

"Heureux ceux qui respectent mes mains décharnées et mes pieds déformés.
Heureux ceux qui conversent avec moi bien que j’aie désormais quelque peine à bien entendre leurs paroles.
Heureux ceux qui comprennent que mes yeux commencent à s’embrumer et mes idées à s’embrouiller
Heureux ceux qui, en perdant du temps à bavarder avec moi gardent le sourire
Heureux ceux qui jamais ne me font observer : c’est la troisième fois que vous me racontez cette histoire !
Heureux ceux qui m’assurent qu’ils m’aiment et que je suis encore bonne ou bon à quelque chose
Heureux ceux qui m’aident à vivre l’automne de ma vie ..."

Saint Vincent de PAUL
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Ô béatitude du serviteur ! Ô porte étroite qu’ont franchie les serviteurs du Christ, porte de la vie ! Ô vieillesse qui rend l’homme pauvre et dépendant ! Sois bénie, car tu nous mets, tu me mets dans l’exacte perspective du passage vers le Ciel. Je remercie mon très cher ami Dominique qui m’a transmis ce texte. On peut aussi le retrouver sur le site
C’est une perspective que n’envisagent même pas les promoteurs de la culture de mort. Plutôt que de faire des lois à vocation homicide, ne serait-il pas judicieux d’en faire qui permettraient aux anciens de vivre entourés d’affection et de soins diligents ? Hélas, il faut compter avec cette civilisation de la jouissance et du tout connecté. N’attendons rien du monde politique qui, comme son nom l’indique, est la face très visible du monde, tel que le pense saint Paul.
Je ne suis moi-même pas exempté de la tentation de préférer la jeunesse triomphante, la beauté, la force, l’intelligence intacte, le raisonnement aigu et immédiat, à l’étreinte ricanante de la vieillesse et de la décrépitude. Il va falloir que je change ça ! Je l’ai fait un peu, il y a quelques années. J’ai laissé tomber. J'en ai honte.
Le moment est donc venu, dans l’optique du pari bénédictin, de se pencher sur les hommes et les femmes parvenus à l’automne de leur vie, en créant des béguinages pour les plus vaillants d’entre eux, des établissements spécialisés pour les plus atteints, et des services de soins palliatifs pour les malades en fin de vie, tenus par des hommes et des femmes qui ont vocation volontaire à servir la vieillesse. Ne laissons pas l'Etat s'occuper de ça. Assurons-nous que les responsables ont les compétences et les qualifications requises. (Rien d'officiel n'est requis pour les béguinages). Ces divers établissements existaient dans les temps anciens, tenus par des religieux, des religieuses ou de pieux laïcs. N’attendons rien du politique qui s’imagine que les EHPAD ont résolu le problème. En fait, ces établissements satisfont les besoins élémentaires, mais ne répondent pas (le plus souvent, car il y a des exceptions heureuses) aux désirs. Or, comme le dit si bien Gaston BACHELARD,"l’homme est un être de désir et non de nécessité".




mardi 27 septembre 2016

27 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance : charité légale et charité tout court. Premier billet du jour

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous em pêche de devenir vrai, c’est la lâcheté
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"Le droit qu’a le pauvre d’obtenir le secours de la société a cela de particulier qu’au lieu d’élever le cœur de l’homme qui l’exerce, il l’abaisse. […]. Les droits ordinaires sont conférés aux hommes en raison de quelques avantages personnels acquis par eux sur leurs semblables. Celui-ci est accordé en raison d’une infériorité reconnue. Les premiers mettent cet avantage en relief et le constatent ; le second place en lumière cette infériorité et la légalise. Plus les uns sont grands et assurés, plus ils honorent ; plus l’autre est permanent et étendu, plus il dégrade.
Le pauvre qui réclame une aumône au nom de la loi est donc dans une position plus humiliante encore que l’indigent qui la demande à la pitié de ses semblables au nom de celui qui voit d’un même œil et soumet à d’égale loi le pauvre et le riche."
In
Alexis de TOCQUEVILLE.
Mémoire sur le paupérisme.
In Œuvres. André JARDIN, éditeur avec la collaboration de Françoise MÉLONIO et Lise QUEFFÉLEC. Bibliothèque de la Pléiade. Gallimard, Paris, 1991, p. 1171.

"Ma fille, souvenez-vous qu’il nous faut beaucoup d’amour pour que les pauvres nous pardonnent le pain que nous leur donnons."
Paroles de saint Vincent de PAUL à sainte Louise de MARILLAC. On peut les entendre à la fin du film superbe de Maurice CLOCHE, Monsieur Vincent, sorti en 1947.
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2. COMMENTAIRES.
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J’ai de bonnes raisons de citer Vincent de PAUL. En effet, l’Eglise catholique fête aujourd’hui l’apôtre de la charité, si bien rendu par Pierre FRESNAY dans le film de Maurice CLOCHE. Cette figure du don de soi au pauvre rend à jamais la France illustre au rang des nations ; il n’y a pas beaucoup de saints qui aient porté l’amour des pauvres à ce degré d’incandescence. Peu de pays ont vu naître un homme de basse extraction qui se permettait de critiquer les hauts et puissants seigneurs avec une liberté qu’on chercherait en vain chez les courtisans grouillants des « palais » de la République. C’est une spécialité de la France que de s’occuper des pauvres comme on s’occupe de ses frères : Frédéric OZANAM ou sœur Emmanuelle, ou encore dans l’ordre politique Albert de MUN. (Bien entendu, la France n’est pas le seul pays à avoir donné naissance à ces missionnaires de la charité, mais ils y sont nombreux et efficaces.)
L’opinion de TOCQUEVILLE vient à merveille mettre en évidence la différence fondamentale qui existe entre ce que Fabrice WILHELM (je reviendrai sur cet auteur) appelle la charité légale (qui vient sanctionner à la fois un droit et une infériorité) et la charité chrétienne qui ne fait aucune acception des personnes et voit en tout être humain une créature de Dieu, un frère ou une sœur (voir l’épître de saint Jacques).
Par un curieux renversement du sens, l’opinion commune, laïcarde et républicano-socialiste attribue à la charité née de l’amour de Dieu les défauts de la charité légale. Les prestations sociales de toutes sortes destinées "aux plus démunis" (ce qui incidemment suppose qu’il y ait des moins démunis, lesquels chercheront toujours à avoir plus) viennent publiquement marquer au fer rouge l’infériorité sociale. Il n’y a qu’à faire un tour dans les files d’attente qui des CNAM, Sécu, policliniques, etc., pour voir comment les préposés aux guichets de ces organismes traitent des « dossiers » et ne s’occupent point des personnes. La charité discrète, cachée, silencieuse, aimante voit en toute personne qui souffre l’image du crucifié. Il me semble qu’il y a là une différence que la politique, les décrets, les impôts et les lois ne pourront JAMAIS supprimer.
Je reviendrai, disais-je, sur le livre que Fabrice WILHELM consacre à l’envie.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Belle illustration de la charité légale : su site de l’Opinion.