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mercredi 2 juin 2010

Sagesse de la Chine

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De YANG XIONG (53 av. J.-C. - 18 ap. J.-C.), ce constat, dans son ouvrage le Fayan traduit en français par Maîtres mots :
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"Lorsque l'on élève son regard vers l'homme sage, on comprend l'homme moyen. Lorsque l'on élève son regard vers l'homme saint, on comprend l'homme sage. Lorsque l'on élève son regard vers le ciel et la terre, on comprend l'homme saint. Dans le monde se distinguent trois désirs : l'homme moyen désire se complaire, l'homme sage désire se redresser, l'homme saint désire devenir son propre maître. Se distinguent aussi trois critères : l'homme moyen prend pour critère le clan, l'homme sage le pays, l'homme saint le monde. S'ouvrent trois portes lorsqu'on suit ses désirs instinctifs, on entre par la porte des animaux, lorsque l'on suit l'esprit rituel et le sens juste, on entre par la porte des hommes, lorsque l'on suit la perspicacité solitaire, on entre par la porte de l'homme saint."
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J'aime cette pensée d'un grand maître confucéen. Elle me ramène à ce que disent des très grands philosophes et penseurs occidentaux sur le seul principe de changement social, qui est le comportement personnel, et elle souligne l'immense faiblesse de tous les hommes politiques : celle d'être des hommes de clans ; ils ne peuvent rentrer (le sage ne dit pas où, du reste) que par la porte des animaux.
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Je m'absente deux ou trois jours;