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mercredi 14 février 2018

14 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. Sur la genèse mouvementée du Coran.

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Philippe, un ami qui m’est très cher et que je connais depuis plus de 60 ans, m’encourage à continuer à vous informer factuellement, sans esprit de polémique sur le Coran, la genèse de l’islam et les fractures qui sont en train de le briser en morceaux irréconciliables.
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Rien n'est plus facile que de prêcher la vérité. Lemiracle c'est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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Elle est extraite d’un livre remarquable d’Alfred-Louis de PRÉMARE, intitulé Les fondations de l’islam. Entre écriture et histoire. Collection Points, série histoire, N°H407, Éditions du Seuil, Paris 2002. Comme la citation que je donne est celle d’un auteur musulman, SAMHŪDĪ, tiré d’un ouvrage titré Wafā, c’est la référence de ce passage que je donnerai. Il a été traduit par A.-L. PRÉMARE. En dépit de la difficulté de lecture des noms arabes, je vous demande un petit effort pour en comprendre l’enjeu et l’importance.

"D’après Muhriz Ibn Thābit, mawlā (gardien, garant, [note du transcripteur]) de Salama Ibn ‘Abd-Al-Malik (5ème calife), qui le tenait de son père qui disait :
J’étais parmi les gardes d’al-Hajjāj b. Yusuf. Hajjāj écrivit les codex (du Coran). Puis il les envoya dans les capitales. Il en envoya un à Médine. Les gens de la famille de ‘Othmān réprouvèrent cela : « On leur dit : Sortez le Codex de ‘Othmān qu’on le lise. » Ils répondirent  : « Il a été détruit lors de l’assassinat de ‘Othmān » (‘Othmān est le 3ème calife. [Note du transcripteur].)
Muhriz ajoutait : j’ai appris que le codex de ‘Othmān était entre les mains de Khālid b. ‘Amr b. ‘Othmān. Et, dit-il, lorsque al-Mahdī accéda au califat (il s’agit d’un calife abasside ; [note du transcripteur]), il envoya un codex à Médine. C’est celui que l’on récite aujourd’hui. On écarta le codex d’al-Hajjāj. Il est dans le coffre qui est derrière la chaire.
Ibn Zabāla a dit : Mālik Inb Anas a dit :
Al- Hajjāj envoya des codex dans les grandes villes. Il en envoya à Médine. Il fut le premier à envoyer des codex dans les villes. Celui qu’il envoya à Médine était dans un coffre à la droite du portique qui avait été construit pour indiquer là où se trouvait le prophète. On l’ouvrait et on y lisait la prière à l’aube. Quant à al-Mahdī, il envoya des codex de grand prix qui furent placés dans un coffre et l’on en écarta le codex d’al- Hajjāj. On fit des pupitres pour lire les codex d’al-Mahdī, et on le plaça dans la travée qui est à la droite de la chaire."
In
SAMHŪDĪ.
Wafā etc. (وفاء الوفا بأخبار دار المصطفى), II, 667-668. [Je n'ai fait que recopier le titre de l'ouvrage en arabe ; je ne pratique pas, hélas, cette langue.] La traduction de ce passage figure page 460 du livre de PREMARE.
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2. COMMENTAIRES.
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SAMHŪDĪ a vécu la majeure partie de sa vie au quinzième siècle. Son histoire de la ville de Médine d’où est extraite la citation est donc très postérieure aux premières années des Califes. Néanmoins, SAMHŪDĪ nous apprend des choses très importantes car on considère que ses informations sont relativement fiables.
(a) Il existait des codex écrits du Coran, au temps qui ont suivi la mort de MAHOMET, et l’argument selon laquelle seule la tradition orale avait permis de transmettre ses dits, faits et gestes ne paraît pas très établi. Ou, plus exactement, ce que rapporte la tradition orale est éminemment soumis à caution, quand la chaîne de transmission (isnad) s'achève deux siècles après la naissance de ladite tradition. Ces faits et gestes avaient été écrits sur des morceaux de cuir, des tessons de poterie, des éclats de pierre, des papyrus, sans qu’on sache très bien si ces écrits (qui ont été systématiquement collectés et détruits notamment par le fameux ‘Othmān) étaient des relevés pris sur le vif, ou des reprises de ce qui se disait à propos du prophète (qui n’était pas encore prophète mais messager). On a tout lieu de penser qu'une partie des témoignages écrits a été écartée du Coran pour des raisons politiques et remplacée par ce que disaient les traditions orales.
(b) Il existait des versions différentes de ces codex. Et ‘Othmān a privilégié le sien en écartant celui d’al-Hajjāj.
(c) Néanmoins, il y avait bien une tradition orale portant sur l'existence de codex écrits, comme l’indique le membre de phrase : « Ibn Zabāla a dit : Mālik Inb Anas a dit  : ».

Nous pouvons penser que la genèse du Coran a été longue, entrecoupée de controverses et associée à des violences, avant que ne s’impose une version expurgée, la version finale que nous connaissons aujourd’hui.

Mais nous reviendrons demain sur la réaction d’al-Hajjāj qui apporte quelques bémols à  la conclusion provisoire de ce commentaire.
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3. REVUE DE PRESSE ÉBOURIFFANTE, IRRITANTE, ESPÉRANTE !
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Jean-Claude MICHÉA, un homme qui pense.

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Non seulement la Bobote est aveugle et sourde, mais elle est ignoble (au sens étymologique du terme : dépourvue de toute noblesse de coeur).

ou
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Il y a un commencement de la fin à tout.

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Une vidéo formidable.

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Bain de foule en pénurie d’eau !

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Défendre la liberté !

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Jésus, lumière d’Orient et d’Occident.


Et cette nouvelle qui nous vient du Bengladesh.

Elle confirme tout ce que mes deux précédents billets disent de l’influence du christianisme dans les pays musulmans.

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Et je trouve juste la défense de la jeune chanteuse Mennel par un site catholique d’information, tant que je ne serais pas assuré que c’est une provocatrice, ce que j'ignore pour l'instant.

Si elle l'est, alors il est normal qu'elle ait quitté le concours. Si elle ne l'est pas c'est une injustice qui nourrira durablement les rancoeurs. 




samedi 10 février 2018

10 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. L'islam, en grand péril ? Ou l'islam grand péril pour nous ?

Et toujours Jean-Jacques WALTER.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’islam interdit à tout musulman de discuter religion avec un non musulman, proscrit la critique académique du Coran, et considère la théologie et l’histoire de l’islam comme auto-référente : pour comprendre et interpréter un passage du Coran, connaître l’histoire de MAHOMET et de l’islam, il ne faut utiliser qu’un autre passage du Coran, ou des hadiths, ou d’autres textes de la théologie musulmane. Il est strictement interdit de faire usage de textes non musulmans. Non seulement les croyants musulmans, mais aussi bien des islamologues occidentaux ont respecté ces restrictions, ces derniers par autocensure."
In
Jean-Jacques WALTER.
Le Coran révélé par la théorie des codes.
Studia arabica XXII. Page 87.
Éditions de Paris, Versailles, 2014. (Livre distribué par la librairie Téqui, 8 rue de Mézières, Paris.)
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2. COMMENTAIRES.
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L’intérêt de l’approche de Jean-Jacques WALTER est évident. Sa seule référence, quand il s’agit de détecter l’intervention de divers auteurs dans la rédaction du Coran, est le Coran lui-même. Il obéit à la règle de l’auto-référence. On ne saurait lui faire grief de regrouper les versets et les sourates en composantes stylistiques présumées, puisque les théologiens musulmans eux-mêmes font appel à des passages marqués par leur contenu en invoquant celui-ci. Il en résulte que les conclusions que Jean-Jacques WALTER émet sont fondées sur le Coran lui-même, et, quand il s’agit de datation des versets, aux sources musulmanes vérifiées.
Il apparaît donc que l’islam est placé devant un dilemme qui engage son avenir. Ou bien il renonce à la thèse du Coran incréé, et à celle des versets abrogeants et abrogés (ce qui a valu à un soufi égyptien la mort par pendaison pour apostasie, pour l'avoir préconisé !) ce qui n’ôte rien, pour les fidèles de MAHOMET, au caractère possiblement révélé du texte, et il devient possible de dialoguer avec ses représentants, ou bien il maintient ces thèses et dès lors la discussion est impossible et le dialogue inutile.
Personnellement, je refuserai toujours de tomber dans une détestation irraisonnée de l’islam. Bien entendu, ma raison me dit que cette religion trouve sa source dans la secte des judéo-nazaréens et qu’elle s’est durcie, pour des raisons politiques, vers le IXe siècle. Mais je constate qu’elle attire des centaines d’adeptes de par le monde, et que ces adeptes ne connaissent pas forcément les détails que nous expose Jean-Jacques WALTER. Nous qui les connaissons grâce à lui et à d’autres, nous pouvons les leur faire connaître, sans prosélytisme mais avec la tranquille assurance de leur vérité et de leur pertinence.
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3. REVUE DE PRESSE PAS CORRECTE.
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Casus belli si la chose se fait !

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Une maladie dont notre malheureuse patrie ne se remet pas.

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Hillary, Barak et leurs complices étaient prêts à tout !

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Et voilà pourquoi on déteste TRUMP et l’on diffuse des mensonges, des insultes et des quolibets sur sa personne.

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Un texte superbe de Jean-Paul II.


Par mon engagement dans la catéchèse des jeunes gens et jeunes filles, je sais d’expérience que nombre d’entre eux vivent l’exigence de la chasteté et comprennent fort bien les enjeux de la sexualité responsable. Ils sont des modèles et des exemples. J’en ai eu encore la preuve hier soir, avec le témoignage donné par une jeune interne en médecine à nos jeunes de l’aumônerie de l’enseignement public des lycées CB et JdLF. J'ajoute que ces jeunes sont comme les autres : les garçons regardent les filles et les filles les garçons, mais pas avec les yeux du monde ni celui du Monde ni celui de Libération.
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Cette femme aurait, elle aussi, condamné Antigone en léchant les pieds de l’ignoble Créon.

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Présents partout !

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Droits de l’homme et islam.


Je reviendrai sur ce point qui mérite sans doute plus de nuances que n’en donne le très court résumé de ce livre.
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vendredi 9 février 2018

09 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. On a perdu le Coran initial.

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Toujours avec Jean-Jacques WALTER, nous poursuivons l’examen scientifique et impartial du texte actuellement reçu du Coran. Il me paraît nécessaire de faire ici une importante remarque. Les conclusions de WALTER et son étude ne sont nullement dirigées contre l’islam. Elles sont factuelles et elles doivent pousser les esprits non prévenus, qu’ils soient musulmans, chrétiens, juifs ou athées à se poser quelques questions auxquelles il est impossible d’échapper, le seules qui permettent du reste d’échapper aux interprétations salafistes ou wahbabites du Coran. En effet, si l’on accepte avec elles la thèse du Coran incréé, et celle des versets abrogeants et abrogés, alors il nous faut conclure que l’islam dans cette version est parfaitement irrecevable chez nous et il convient de le combattre par tous les moyens. Mais pour les autres interprétations, il reste la discussion courtoise et factuelle. Et il y a des faits incontournables. Si tous les musulmans partagent la thèse du Coran incréé et des versets abrogeants et abrogés, alors, je le dis avec regret mais fermement, l'islam ne peut être la religion qu'elle prétend être.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Un certain nombre d’islamologues occidentaux, mais non pas tous, pensent que le Coran n’a pas été rédigé en une seule fois, par un auteur unique, mais par un grand nombre de rédacteurs, sur une durée de plus de deux siècles. Jusqu’à la présente thèse, il n’y avait pas de preuve de ce point de vue, mais seulement des présomptions. Les voici.

La première est que tous les textes qui racontent l’action de MAHOMET et la formation de l’islam datent de deux siècles au moins après sa mort, et souvent jusqu’à trois. L’histoire officielle de MAHOMET, la Sīra d’Ibn HIS̆ĀM, a été écrite 200 après la mort de MAHOMET. Les paroles et actions de MAHOMET, les hadiths, sont rapportées par des recueils. Il y a environ deux millions de hadiths répertoriés. Les théologiens musulmans considèrent qu’un peu moins de 20 000 sont authentiques. Les deux recueils tenus par les musulmans les plus exacts sont ceux de al-BUḪĀRĪ et de MUSLIM, écrits l’un et l’autre 240 ans après la mort de MAHOMET. Les autres sont plus tardifs.

Les théologiens musulmans ne nient pas ces dates tardives, mais disent que ces écrits s’appuient sur des traditions orales réputées certaines car appuyées sur des chaînes de témoins appelées isnād : Ahmad a entendu dire par Ibrāhīm, qui le tenait de Mus̩t̩fā, etc. De ces témoins successifs, on ne sait le plus souvent presque rien. Quelques recueils biographiques, dont le plus ancien est le Kitāb al-t̩abaqāt al- kabīr ou Grand livre des classes, d’Ibn SA‘D, donne des indications sur ces témoins. Cet auteur est considéré comme fiable par les exégètes musulmans. Toutefois, il a écrit son livre plus de deux siècles après les faits, lui aussi à partir de traditions orales. Ce livre fait présumer l’existence de traditions orales deux siècles après la mort de MAHOMET, mais ne prouve rien quant à leur éventuelle exactitude.
Une seconde difficulté entache la crédibilité des documents musulmans : tous les documents musulmans écrits pendant les deux siècles qui ont suivi l’action de MAHOMET ont disparu. Il existe des preuves de l’existence de ces documents antérieurs, des VIIe  et VIIIe siècles, car avant de disparaître, certains sont cités dans des ouvrages du IXe  siècle.
Nous avons vu les deux raisons qui jettent la suspicion sur la disparition des documents musulmans originaux : dans la même région du monde, à la même époque, les textes grecs, latins, hébreux, coptes, arméniens, géorgiens et araméens n’ont pas disparu. De plus l’islam est une norme sociale fixant la structure et assurant la solidité de l’Empire musulman, et un projet politique justifiant les guerres de conquêtes. C’est ainsi un outil politique, qui fut de ce fait étroitement contrôlé par les califes."
In
Jean-Jacques WALTER.
Le Coran révélé par la théorie des codes.
Studia arabica XXII. Pages 85 et 86.
Éditions de Paris, Versailles, 2014. (Livre distribué par la librairie Téqui, 8 rue de Mézières, Paris.)
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2. COMMENTAIRES.
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Ce passage fait état de remarques issues d’un chercheur occidental. Mais il s’appuie sur des sources reconnues par les théologiens musulmans eux-mêmes. La question des hadiths est particulièrement importante : il n’y a pas, chez les musulmans sunnites tout au moins, de hiérarchie de clercs, dont l’un au moins serait doté du pouvoir de trier ce qui est juste et ce qui ne l’est pas et aurait l’autorité nécessaire et reconnu de tous, pour imposer ses normes. Il serait injuste, cependant, et faux, de nier qu’il existe sans doute un certain accord général sur un socle minimum de hadiths reconnus par tous les croyants. Mais c’est aux marges, dans cette zone grise et discutée des faits et gestes controversés, reçus ou interprétés diversement que se joue la terrible bataille entre les « durs » qui ont une interprétation littérale et fondamentale du Coran et les « purs » qui font passer (comme le font les Soufis) l’amour de Dieu et des hommes avant la révérence à un texte dont on sait avec certitude qu’il a été tronqué, altéré, et arrangé à des fins politiques.
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3. REVUE DE PRESSE BIZARRE, INSOLENTE, INÉDITE.
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A lire absolument ! (Contribution de Chantal DELSOL et de Rémi BRAGUE).

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Une illustration du danger du wahhabisme, une forme purement politique de l’islam.

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Le politiquement correct a encore sévi !

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Ah, comme j’aime cet homme, un remarquable penseur ! J’ai nommé Rémi BRAGUE.

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Monsieur COLLOMB a entièrement raison. Voilà un homme de bon sens.

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Moi je n’aurais pas eu la patience du correspondant de Décathlon.

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Je me félicite de cette décision.

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Encore heureux !



mardi 6 février 2018

06 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. Le Coran et Jésus.

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Jean-Jacques WALTER parlent des sources de l’islam, et notamment, comme on va le voir, de la place très particulière qu’y tient Jésus. Cette analyse est d’une importance cruciale et va en étonner plus d’un !
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le Coran contient 49 versets concernent le Christ (6202 caractères). Leur assemblage forme une composante qui a 999 993 chances sur 1 000 000 d’avoir été écrite par un ou plusieurs auteurs différents de ceux qui ont écrit le reste du Coran.
Lors de la naissance de l’islam, et dans les territoires où il s’est formé, existait une secte nommée les nazaréens. Dans une lettre à saint Augustin [lettre N°112, passage N°13], saint Jérôme la décrit ainsi :
« Jusqu’à aujourd’hui, dans toutes les synagogues de l’Orient, il y a une secte que l’on appelle les minim (les hérétiques en hébreu) qui est condamnée par les pharisiens (les juifs de tradition rabbinique). Ils les appellent vulgairement nazaréens. Ils croient au Christ, fils de Dieu, né de la vierge Marie, et ils disent que c’est lui qui, sous Ponde Pilate, a souffert et est ressuscité. En lui aussi nous croyons, mais tandis qu’ils veulent être à la fois juifs et chrétiens, ils ne sont ni juifs ni chrétiens. »
L’islam, les nazaréens, mais aussi d’autres religions ou hérésies chrétiennes, notamment les docètes, les ariens et les manichéens, affirment que le Christ est un grand prophète, mais qu’il n’est pas Dieu et qu’il n’est pas mort sur la Croix. Ces groupes doivent expliquer comment la mémoire de la Crucifixion est restée si présente. Les uns disent que le Christ a été remplacé par quelqu’un qui lui ressemblait, ou que Dieu a rendu ressemblant au Christ pour sauver son Messie. D’autres, notamment les musulmans, proposent une autre explication : les Romains auraient, sans s’en rendre compte, crucifié une simple « apparence ». Le Coran ne donne aucune précision sur ce qu’était au juste cette apparence.
Chez les nazaréens comme chez les musulmans, il y a toutefois quelque chose de très particulier que l’on ne retrouve dans aucune autre religion ou hérésie. Selon les nazaréens, le Christ est « mis en réserve » au Ciel, en attendant la fin des temps, lorsqu’il reviendra prendre le commandement de l’armée des justes (les nazaréens eux-mêmes), conquerra la terre et la mettra à leur disposition.
L’islam professe une thèse voisine : à la fin des temps, le Mahdi (« le bien guidé ») prendra la tête de l’armée des justes (cette fois les musulmans), effectuera la conquête de la terre puis la leur offrira. Selon l’islam, le Christ a de même été « mis en réserve » au ciel, et reviendra pour aider le Mahdi à conquérir le monde.
[…].
En réalité, la théologie nazaréenne et celle des premiers musulmans sont plus que voisines, elles sont identiques : le plus célèbre des historiens musulmans, Ibn KHALDOUN, cite le contemporain, disciple et proche entre les proches de MAHOMET, Anas Ibn MALIK : Selon Anas Ibn MALIK, le Mahdi serait le Christ lui-même. À l’origine de l’islam, le Mahdi n’était pas une personne différente, c’était simplement un titre du Christ, « le bien guidé ». La conception islamique initiale était exactement celle des nazaréens. Plus tard la tradition primitive fut occultée, en transformant un simple titre du Christ en un personnage indépendant.
L’islam présente en ceci une affirmation très étrange : ce n’est pas MAHOMET lui-même qui doit revenir du Ciel, pour imposer la société islamique au monde entier, mais le Christ !
[…].
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2. COMMENTAIRES.
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Je ferai une petite critique de ce passage. Sauf erreur de ma part, Jésus n’est jamais appelé le Christ dans le Coran, mais Îsa ibn Maryam, Jésus fils de M     arie. Et s’il est vrai qu’Anas Ibn MALIK a vécu de 612 à 709 (ou 712), qu’il a été un très proche de MAHOMET, c’est un témoignage indirect, celui d’Ibn KHALDOUN qui met dans la bouche de ce proche une parole identifiant Jésus au Mahdi.
Il n’en demeure pas moins que deux faits essentiels se détachent ici : (a) C’est le Mahdi (identifié à Jésus) ou bien le Mahdi avec l’aide de Jésus qui reviendra à la fin des temps ; (b) MAHOMET ne joue aucun rôle dans cet événement eschatologique salvateur.
Ainsi, il y a un point sur lequel il est possible d’interroger les musulmans lettrés : celui du rôle de Jésus dans le salut.
Enfin, dernier commentaire, ces analyses rejoignent celles d’Édouard-Marie GALLEZ qui démontre de manière irréfutable pour tout esprit non convenu que l’islam est bien issu de la secte des Nazaréens.
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3. REVUE DE PRESSE INTÉRESSANTE, CURIEUSE, RÉVÉLATRICE ET TOUT.
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On ne peut que déplorer la position de cet évêque.

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La folie en marche ! Il y a des sujets dont il ne faut pas parler.

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Fake news sur le réchauffement climatique !

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C’est toujours bon à prendre, mais pas très significatif.


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Annoncer Jésus !


dimanche 4 février 2018

04 février. Nouvelles de la Dissidence. Sur la thèse du Coran incréé.

Pendant quelques jours nous allons parler du livre remarquable de Jean-Jacques WALTER. Il ne s’agit pas ici de critiquer le Coran, livre sacré pour des centaines de millions d’homme. Il s’agit de lui appliquer, comme l’ont fait les exégètes chrétiens pour la Bible, des méthodes d’étude historico-critiques, philologiques et philosophiques, de façon à en avoir une meilleure compréhension. Je vous prie de pardonner la longueur inhabituelle des commentaires, qu’il convient de lire en entier pour se faire une opinion.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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La thèse officielle ACTUELLE de l’islam est celle du Coran incréé.

"Cette thèse repose sur deux affirmations :
La première stipule qu’Allah a écrit lui-même le Coran avant la fondation du monde.
La seconde stipule qu’Allah l’a écrit en arabe parce que « Allah parle arabe avec les anges depuis avant la fondation du monde. » (L’univers a été créé il y a quatorze milliards d’années, et la langue arabe s’est formée il y a quinze siècles.)

La thèse du Coran incréé a subi bien des avatars. Elle apparaît vers 750, s’impose vers 800, est récusée de 833 à 847, redevient acceptable en 847. Dans la seconde moitié du IXe siècle, elle devient de plus en plus contraignante, et à partir de 920 et jusqu’à aujourd’hui tout musulman qui la conteste devient apostat et mérite la mort. La justification de ces dates est précisée dans le chapitre8, paragraphe 8.7."

Dans la note 8 de ce chapitre, figurent ces précisions :

"Al MAMÛN régna de 813 à 833. Il a décidé à la veille de sa mort, d’imposer les idées mu’tazilites et pour cela d’interdire la thèse du Coran incréé. Al MU‘TASIM, le calife suivant, a maintenu l’interdiction pendant son règne, de 833 à 842, et Al WÂTHIQ, le suivant, pendant le sien, de 842 à 847. Le calife suivant, Al-MUTAWAKKIL, a abrogé l’interdiction."
In
Jean-Jacques WALTER.
Le Coran révélé par la théorie des codes.
Studia arabica XXII. Pages 22 et 23.
Éditions de Paris, Versailles, 2014. (Livre distribué par la librairie Téqui, 8 rue de Mézières, Paris.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il convient de noter que le dogme du Coran incréé ne date pas de MAHOMET, mais s’est imposée peu à peu, a même été contestée par de prestigieux califes fatimides, et a finalement été imposée au prix d’une contrainte terrible, puisque la nier conduisait inéluctablement à la mort pour apostasie. Il est intéressant de souligner aussi que le courant mu’tazilite réfute la thèse du Coran incréé, la jugeant irrationnelle, et fait une très grande part à la raison, à l’ascétisme, la logique, en s’inspirant sans doute de la philosophie grecque. Dans le billet consacré aux versets abrogés et aux versets abrogeants, on peut voir qu’un nigérian qui proposait de contester cette interprétation a été pendu pour apostasie.
Une observation très importante permet à Jean-Jacques WALTER de dater certains versets, qui au nombre de 135, ont probablement été écrits entre 833 et 842, parce que ce sont des versets où ce n’est pas Allah qui parle, mais un homme, et que ces versets ne sont pas précédés de la mention : « Dis », que l’on trouve dans 315 versets porteurs d’une parole humaine et non divine, une mention qui permet ainsi de soutenir la thèse du Coran incréé. Ils ne peuvent donc dater que de la période où cette thèse a été imposée. Quant aux 135 autres qui sont porteurs d’une parole humaine et non pas divine (exemple : Seigneur ! Ne laisse pas dévier nos cœurs après que tu nous a guidés) ils ne peuvent pas avoir été prononcés par Allah qui se serait alors adressé à lui-même, et dont le cœur aurait dévié, ce qui est strictement impensable d’un Dieu tout puissant et transcendant. Il faut qu’ils aient été écrits pendant la période où la thèse du Coran incréé n’était pas un dogme, c’est-à-dire entre 833 et 847. Ces versets n’ont pas été supprimés, car il aurait fallu détruire tous les exemplaires pré-existants du Coran, et, en rajoutant le fameux Dis ! souligner qu’ils étaient des adjonctions postérieures et tardives.
Ce constat ne ruine aucunement le caractère sacré que les pieux musulmans attribuent au Coran. Nous savons bien, par exemple, que le livre du prophète Isaïe a eu au moins trois auteurs et que sa rédaction s’est étendue du VIIIe au VIe siècle. Cela ne nous empêche pas, nous chrétiens, ni les juifs, de dire que ce livre est bien la Parole de Dieu, convoyée par la bouche de plusieurs hommes.
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3. REVUE DE PRESSE PAS BIEN-PENSANTE.
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Le politiquement correct a encore gagné !


MAURRAS détestait les Allemands. Mais il fut fidèle au maréchal PÉTAIN (qui n’est pas ma tasse de thé, certes) et la fidélité est une vertu assez peu répandue.


J’ai déjà dit que je désapprouvais les caricatures de Charlie Hebdo sur les religions et spécialement sur la religion catholique. Mais les gauchos islamophiles, et islamophiles de l’islam le plus extrême, ont eu raison de ceux qui voulaient étudier les écrits de de Charb, lequel a payé de sa vie sa liberté de ton.
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Crise de la modernité !



Nous payons notre refus de Dieu. Et après nous nous plaignons que des hommes venus d’un autre horizon que celui de l’Occident matérialiste défendent à leur manière la transcendance divine.

Et cet article illustre le vide métaphysique de l’Occident post-chrétien et justifie l’angoisse identitaire des chrétiens.

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Voilà un exemple de la décomposition morale d’une société sans Dieu.