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jeudi 24 septembre 2020

Vendredi 24 septembre 2020. Fin de partie : réponse à X...



Fin de partie. 
Le destinataire de ce billet m'a demandé de supprimer ses initiales. Je le fais bien volontiers. Voici donc la nouvelle mouture de ce dernier billet.

"Mon Dieu, en ai-je tergiversé avec ce Blog, arrêt, reprises, interruptions momentanées. En raison d'un récent échange avec un lecteur qui me fait le procès de présenter mes paroles comme celles de quelqu'un qui détiendrait la vérité, j'arrête définitivement de produire quoi que ce soit et je clos, mais cette fois-ci pour de bon, cette dérisoire tentative d'essayer de faire réfléchir les rares lecteurs qui prêtaient de l'intérêt à mes billets.
Bien entendu je proteste vigoureusement contre cette accusation. J'ai toujours donné mes sources, présenté des faits, et ensuite des opinions sur des faits. Il apparaît que c'est cette manière de faire qui donne l'impression à X que je détiens la vérité. Je ne détiens aucune vérité, sauf une seule à laquelle je tiens plus qu'à ma vie: le Maître de tout, celui qui sauve, porte un nom, Jésus. Il est le Maître de l'histoire, et c'est lui qui, à la fin des temps séparera les boucs des brebis. De tout mon coeur, de toute mon âme, je souhaite être membre du troupeau des brebis, mais je n'ai à ce sujet aucune certitude, rien que de l'espérance. Tout le reste m'indiffère, même l'ingratitude. J'espère que je suis clair. Merci en tout cas à ceux qui m'ont suivi depuis si longtemps. Je les assure de mon amitié."

lundi 27 avril 2020

Lundi 27 avril 2020. Une admirable réponse de Véronique Jeanne Levy à Jacques Attali

(Cette réponse a été publiée sur Facebook et est donc une réponse ouverte.)


"Bonsoir monsieur Attali…il paraît que vous avez parlé de moi dans une revue. vous avez évoqué ma route comme un chemin perdu, celui d’une femme fragile manipulée par l’extrême droite identitaire anti-sioniste… la soeur de BHL comme vous m’appelez s’est radicalisée avec les intouchables… oui je suis devenue une stigmatisée, non pas hélas des saints stigmates du Christ mais de ceux des innommables… les surnuméraires, les furieux, les extrêmes, les édentés, les réfractaires, les vandales, et pourquoi pas les black blocs bientôt…Ou déjà, qui sait? Je suis au Christ, Jacquot, au Roi des juifs , de la terre et des Cieux; au Seigneur désarmé et Nu , je suis dingue du très Haut Qui Se fit très bas… et Se cacha dans la chair douce comme du lait d’une vierge de Nazareth. Je suis de Sa famille Jacques, j’ai retrouvé les miens: je suis chrétienne comme l’étaient déjà les prophètes, les poètes et les rois de l’Alliance native… gravée dans la pierre de la loi avant qu’elle ne se fit chair dans le Coeur de Sa miséricorde… aux entrailles maternelles d’un Dieu d’Amour. Il faut que je vous confie un secret… oui je vous l’offre comme le cadeau d’un départ, un présent pour la route, une chanson pour la vie, une berceuse pour traverser la mort: j’attends mon amour, je l’attends, je L’attends… je guette Ses pas… je L’attends. Mon corps est déchiré de la blessure de Sa Lumière et Sa lumière est une épée, la Vérité. Je L’ai épié dans le fin murmure d’un silence pénétrant comme le prophète Elie… je me languis de Sa Présence et je respire à la brise du soir le parfum de Son Souffle… au fil tranchant de Son Verbe… Mais Il Se cache… Et Se dévoile soudain dans le visage défiguré de ceux qu’on assassine sur un cri silencieux, les non nés ou non conçus encore et dont la voix se perd aux coulisses d’une vie exterminée in utéro, ou bien labellisée aux laboratoires privés du triage génétique. Cri silencieux des germes d’hommes congelés aux chambres fortes du planning familial. Mon Bien-Aimé m’appelle au secours aussi dans le sourire dépouillé des vieillards endormis de mort lente, de la “bonne mort” dites-vous, assistés médicalement dans les couloirs de la santé publique… Hélas il n’y a pas assez de lits…. et toutes les croix sont arrachées. Une mort sans croix c’est une mort sans pourquoi, sans fenêtre ouverte, sans les bras du Ressuscité étreignant la solitude et la douleur pour les coloniser de Son éternité et de Sa Paix. Une mort à la sauvette, une mort honteuse, une mort qui se veut propre mais qui pue le chien crevé et les viscères ouvertes comme ces pauvres maccabés de l’université Paris Descartes qu’on a laissé pourrir et qu’on a profanés dans une haine de l’Homme qui ne croit plus au Ciel, qui n’espère plus… programmant l’immortalité car il a peur de Son éternité.
Elle le regarde de Ses eaux infinies.
Jacques, je ne suis d’aucun parti, d’aucun clan, d’aucune tribu, je m’arracherai la peau avec le matricule anti-viral que vous voulez, vous, les marchands du temple de nos corps, graver dans notre chair… à Son Image et à Sa ressemblance nous furent créés et Son Visage est notre liberté… je suis à mon Amour tout simplement et Il m’appelle toujours plus loin, en eaux profondes dans le silence des vies d’enfants jetées à la poubelle ou bien brûlées comme combustible dans les fours crématoires des hôpitaux anglo-saxons. Et puis je suis de France, car la France voyez vous… ce n’est pas la potée, les binious , les bérets… la France c’est le coeur d’une vierge aussi… une vierge qui dit oui à l’Archange saint Michel… dans les clairières de sa Lorraine natale… La France c’est une Annonciation qui se déploie, du Calvaire à Chinon… de Chinon à toujours… car sa mission à la France c’est de chanter sur la plus haute branche avec saint Irénée et pour le monde entier : “la gloire de Dieu c’est l’Homme vivant !”."


J’ai toujours dit que je tenais monsieur ATTALI, un homme très intelligent, pour le prototype même des imbéciles que décrit si bien BERNANOS. Mais je vais ajouter une chose. J’ai un amour profond pour le peuple juif. Il nous a donné Jésus et Marie, et nous a légué la parole de Dieu proférée par les Prophètes. C’est pourquoi la manière dont Véronique LEVY décrit son parcours est admirable de justesse. En ce parcours, elle accomplit ce que Jésus à dit à la Syro-phénicienne avant de guérir son enfant. Il est venu pour sauver les brebis perdues de la maison d’Israël. Et certaines de ces brebis se reconnaissent en lui.

mercredi 5 juin 2019

Mardi 04 juin 2019. Nouvelles du pari bénédictin : Quel est le chemin ?


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QUEL EST LE CHEMIN ?
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Jean-Pierre DENIS (Directeur de Rédaction du journal La vie) commence ainsi, et c’est poignant, son livre très intéressant : Un catholique s’est échappé). Voilà un ouvrage qui soulève toutes sortes de questions justes, avec des solutions dont certaines parfois, me paraissent susceptibles d’être discutées.
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"Nous sommes assis côte à côte, ce sera l’une des toutes dernières fois. Lui dans son fauteuil, tourné vers le bouquet de bouleaux qui ferme son ultime horizon. Moi sur une chaise et, plus ou moins, entre deux avions. Il a un peu perdu la tête. Les crises de démence alternent avec les épisodes lucides, mais sombres. Soudain, le vieux monsieur parle.
— Dis-moi quel est le chemin ? me demande-t-il.
"[…].
"Peut-on devenir le père de son père ? Maintenant que le chemin devient essentiel, chemin de la vie et chemin de la mort, chemin qui mènera au lieu où l’attend celle que nous aimions et qui est partie tellement en avance, je ne sais pas quoi dire.
"Il y a bien ce passage de Jean :
"— Je suis le chemin, la vérité et la vie.
"La vérité est chemin de vie. Le chemin est la vie véritable. La vie est dans la vérité de chaque pas, pour si étroite que le sentier devienne, pour si abrupt qu’il semble. Pourtant, je ne pense pas un seul instant au Christ. Je n’ai pas le nom de Jésus sur mes lèvres, mais le vertige d’une grande ignorance, aphasique.
"Quelques mois plus tard, j’arriverai trop tard. À peine trop tard pour le revoir vivant. Beaucoup trop tard pour lui donner la réponse. Il l’aura trouvé lui-même du coup. Non sans avoir dit en mon absence – ce fut d’ailleurs sa dernière et sa seule volonté :
"— Je veux un enterrement religieux."
In
Jean-Pierre DENIS.
Un catholique s’est échappé.
Éditions du Cerf, Paris, 2019. (Pages 9 et 11.)
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COMMENTAIRES.
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Il n’a pas échappé à ceux de mes lecteurs qui me connaissent bien, que je passe la majeure partie de mon temps à poursuivre, dans l’espérance, ce qui à vue humaine est voué à l’échec : faire connaître à ceux que je rencontre le chemin du bonheur, (qui sans aucun doute pour ce qui me concerne, passe par le Christ). C’est la raison pour laquelle je m’acharne à relever ce qui dans l’actualité, dans les événements contemporains ou passés, les fourvoiements moraux, politiques, juridiques, médiatiques qui éloignent l’homme charnel de son vrai bonheur, et lui font abandonner le chemin.
Il ne faut pas se leurrer. On ne peut édifier une Cité de Dieu sur la terre. Tout juste peut-on s’efforcer de faire des lois justes, de partager équitablement les richesses de la terre, de défendre la vie dans toutes ses composantes, depuis la conception jusqu’à la mort, de refuser toutes formes de racisme (et il y en a de nombreuses formes dans le monde politique qui semble être ignorés des médias) ou de xénophobie. C’est déjà un vaste programme. Mais il est vrai que la vie est un chemin qui prend le nom d’une personne, et qu’en cheminant avec elle, on marche vers la vérité et la lumière.
Il revient au Petit Reste, évoqué par tant de prophètes de l’Ancien Testament, et par Jésus quand il parle de Petit Troupeau, d’être comme une sorte de fanal, de phare, de lampe pour éclairer autant qu’il est possible la longue route des mortels. C’est bien ce que se propose de faire le parieur bénédictin. Allons, courage ! La route est difficile, certes, mais elle vaut la peine d'être suivie.



samedi 25 mai 2019

Samedi 25 mai 2019. Il est venu apporter le feu sur le terre et la division dans les familles


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JÉSUS SIGNE DE DIVISION.
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"Pensez-vous que je suis apparu pour établir la paix sur le terre ? Non, je vous le dis, mais la division. Désormais en effet dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois : on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre fille et fille contre mère, belle-mère contre bru et bru contre belle-mère." Luc 12, 52ss et dans le passage parallèle de Matthieu (10, 34-36), la conclusion de la péricope précise, de manière terrible : "On aura pour ennemi les gens de sa famille"

Le sort de Vincent LAMBERT et les déchirements qu’il suscite chez ses proches est une illustration contemporaine de cette prophétie christique. Les médias se plaisent à souligner (pour la critiquer en sous-main) que les parents de Vincent LAMBERT sont très croyants et même qu’ils seraient intégristes, alors qu’ils ne désirent qu’une chose, fort légitime : voir leur fils vivre. Il est intéressant de noter que c’est la bru de madame LAMBERT, nommée par ailleurs tutrice de son mari Vincent, qui est la plus déterminée à entamer au plus vite le protocole de sédation profonde et continue, formule pudique pour indiquer qu’elle désire le voir mourir, « pour son bien », dit-elle. Elle a plaidé devant des tribunaux successifs pour arriver à ses fins.
Il faut être ignorant ou aveugle pour ne pas voir à quelle profondeur de l’être se situe la ligne de partage entre les disciples de Jésus, et ceux qui ne le sont pas. Nous devons admettre et reconnaître qu’il est bien ce signe de contradiction qu’il était déjà pendant son séjour terrestre et qu’il est encore, tandis qu’il siège en gloire à la droite de son Père.
Il est impossible de porter un jugement moral sur les choix de ceux qui désirent mettre fin aux jours de Vincent. Une amie me disait ceci : si j’étais sa mère, je penserais comme ses parents, si j’étais sa femme, comme le fait sa femme. Je trouve cette réflexion très humaine, pleine de sagesse, de déchirement aussi, et elle évite de porter la hache du pharisien sur le cou des acteurs de ce drame. Personnellement, je me range du côté du papa de Vincent. Je comprends, sans aucunement les soutenir, que d’autres puissent penser autrement ; mais ils sont philosophiquement, scientifiquement et humainement dans l’erreur la plus totale. Je la dénonce donc le plus fermement qui soit.
Quant aux opinions du Dr Théodule ou du ministre Hippolyte, qui soutiennent la sédation profonde et continue, en prétextant qu'on instrumentalise les photos de Vincent, je dis moi qu'ils instrumentalisent le cas de Vincent pour arriver à leurs fins : l'euthanasie active, le suicide assisté et toutes les dérives qu'on peut imaginer à cet égard.










mercredi 15 mai 2019

Mercredi 15 mai 2019. Crise de la pensée dans l'Eglise ?


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SUR LA CRISE DE LA PENSÉE DANS L’ÉGLISE.
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"L’intellectualisme se heurte tout d’abord aux préceptes, puis à la doctrine et finalement au principe même de la croyance. Il substitue à la foi une certaine perception du beau. Dans un pays qui ne professe aucune foi, il court directement, si on lui laisse le champ libre, au scepticisme et à l’infidélité. Mais, même dans le giron de l’Église et là où on fait sans réserve profession de son Credo, il agit, si rien ne s’y oppose, à la manière d’un principe corrosif et débilitant. Le catholicisme, tel qu’on nous l’a transmis depuis l’origine, paraît alors étroit et peu libéral. Il n’est qu’une religion populaire. Il est la religion des siècles sans culture ou des peuples asservis et des guerriers barbares. Il lui faut donc, pour satisfaire une génération éclairée, subir un traitement délicat et intelligent, accepter d’être corrigé, adouci, amélioré. Il faut qu’on puisse le présenter comme le patron des arts, l’amant de la spéculation, le protégé de la science. Il doit jouer l’académicien lettré, le philanthrope empirique, le politicien partisan. Il lui faut se mettre à jour ; inventer quelque moyen d’expliquer ou de mettre en veilleuse les données qui mettent l’intelligence à la torture et dont il a honte, par exemple : la doctrine de la grâce, les mystères de Dieu, la prédication de la croix, la dévotion à la Reine des saints ou la loyauté au Siège Apostolique. Laissez cet esprit librement se développer au sein de cette mentalité philosophique dont j’ai fait, dans les conférences précédentes, un si grand et juste éloge, et il est impossible qu’il n’engendre pas à la suite : d’abord l’indifférence, puis le relâchement en matière de foi, puis finalement l’hérésie."
In
John Henry NEWMAN.
L’idée d’université, définie et expliquée. Les discours de 1852. Traduction de Edmond ROBILLARD et Maurice LABELLE.
Introduction et notes de Edmond ROBILLARD.
Ad Solem [Écrits newmaniens], Genève, 2007. (Page 396.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Au moment où des théologiens nombreux et compétents s’interrogent sur le devenir de l’Église catholique, et sur certaines positions très controversées du pape François
la parole de NEWMAN retentit avec une particulière vigueur. Il fait allusion, en effet, à la nécessaire loyauté au Siège Apostolique, et le questionnement des théologiens évidemment nous trouble car il est argumenté et semble aller à l’encontre de la recommandation de ce très grand esprit. Je dirai donc que je reste loyal au Siège Apostolique, mais que rien ne m’oblige à adhérer à des positions politiques, morales ou même théologiques du pape actuel lorsqu’elles sont prononcées sans engagement de l’infaillibilité. Je considère en effet que l’introduction de la mentalité philosophique moderne dans le traitement théologique des problèmes qui se posent à l’humanité nous conduit en effet là où le dit NEWMAN. Quand Jésus à renvoyé la femme adultère, il n’a pas parlé de PARDON. Il a simplement dit qu’il ne la condamnait pas, avec cette recommandation : Va et ne pèche plus ! Quand j’entends des voix chrétiennes dire que, ma foi ! ils comprennent qu’on arrête les soins prodigués jusqu’ici à Vincent LAMBERT, ceci dans l’étourdissant silence de quasiment tous nos évêques, je m’interroge ; que signifie l’ordre de Dieu ? Tu ne tueras pas ! (Il est vrai que l’archevêque de Reims a eu des paroles fortes et bienvenues sur cette question ; merci à Mgr de MOULINS-BEAUFORT !)
Nous avons besoin de pasteurs qui soient fermes dans leurs recommandations. Nous savons que notre chemin sur cette terre est plus semé d’épines que de roses. Et tant pis si madame TAUBIRA, madame SCHIAPPA, madame BUZIN ou d’autres nous traitent de ringards, de retardés, de rétro, de culs coincés. Il en va de la vérité. Elle ne se divise pas. Elle n'est pas une idée, mais une personne, et ça, les aveugles ne le peuvent voir !