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mardi 23 novembre 2010

Surprises, découvertes, confirmation, exhortation

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Surprise.
Un ami poitevin me fait parvenir une vidéo terrible de photos prises par les américains lors de la libération des camps de concentration. Ces photos sont commentées. L'un des commentaires indique, pour s'en étonner, que l'étude de la shoah a été supprimée des programmes scolaires en Grande-Bretagne, afin ne pas choquer la sensibilité des élèves arabes ou musulmans qui ont les juifs en aversion pour les raisons que nous connaissons.
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Découverte.
Curieusement, alors que je flânais dans les rayons d'une grande librairie strasbourgeoise, je lis, en quatrième de couverture d'un livre dont je n'ai pas noté le titre, une citation de George SANTAYANA, un philosophe américain du début du XXe siècle : "Une civilisation qui oublie son passé est condamné à le revivre". Je n'aurais jamais imaginé, en relevant sur mon carnet de note cette affirmation provocante, qu'elle pût s'appliquer à la situation que les autorités britanniques ont fait prévaloir dans leur enseignement. Je souhaite avoir tort, mais je crains fort que l'effacement de cette barbarie de la mémoire collective anglaise, tout comme celle de la Révolution dans la mémoire française, ne fasse le lit d'une nouvelle barbarie dont nous ne pouvons encore imaginer ni les contours ni la cible. Restons vigilants...
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Confirmation.
Dans cette même librairie, j'avise un livre de François MALYE et Benjamin STORA : François MITTERRAND et la guerre d'Algérie. Il se confirme bien que le futur Président de la République a signé l'ordre d'exécution des 45 rebelles algériens. Ils furent en effet guillotinés. Pour être juste, il convient de souligner que le Président MITTERRAND, quelques trente années après ce drame, confessait que ce fut l'une des erreurs de sa vie. Il regrettait son geste. Et cela explique peut-être pourquoi il fit abolir la peine de mort lors de son premier septennat. Dont acte.
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Exhortation.
Les autorités européennes commencent sérieusement à nous casser les pieds. Le Président de la République a tous les moyens en sa possession pour provoquer une crise salutaire dans cette pétaudière prétentieuses. Après avoir été insulté par l'inénarrable Viviane REDING pour avoir expulsé des Rroms en situation irrégulière - ce dont le Président SARKOZY s'est parfaitement disculpé - notre pays se voit imposer par les lobbies internationaux des règlements ineptes. Figurez-vous que les plumitifs de Bruxelles se sont mis en tête d'exiger de chaque station service qu'elle dispose de deux cuves de stockage pour chacun des carburants qu'elle dispense. Cette disposition demande de tels investissements que les petites et moyennes stations services qui - pour combien de temps encore ? - émaillent notre tissu routier sont dans l'incapacité de faire face à cette exigence idiote. La France n'est ni le Luxembourg, ni la Hollande, ni la Belgique, ni l'Allemagne. Il se trouve, pour notre malheur, que nous avons une densité de population très faible, en comparaison de nombreux pays européens membres de l'Union, et que notre réseau routier, lointain héritage des Celtes et des Gaulois, est le plus dense du monde. Inutile de sortir de polytechnique pour comprendre que les habitants des bourgs et villages éloignés des grands centres urbains doivent trouver dans leur voisinage proche de quoi remplir leur réservoir. Que veut-on ? Faire crever nos campagnes, faire affluer dans nos villes leurs habitants, les réduire à l'esclavage de la consommation, des néons, et des supermarchés ? Car les grandes surfaces, elles, ont tous les moyens pour mettre deux, trois, dix ou vingt cuves de plus, si elles ne les ont déjà. Nous ne voulons pas de cette Europe-là. Nos autorités doivent craindre un rejet viscéral, profond et définitif de ce grand bazar qu'est devenu l'Europe. Pas ça, ou pas nous. C'est à prendre ou à laisser. Rappelez-vous : "Mon verre est petit, mais je bois dans mon verre".
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