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vendredi 29 décembre 2017

29 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le massacre des Innocents.

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Admirable commentaire de CHESTERTON sur le massacre des saints Innocents dont nous fêtions hier le martyr.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Un souverain vassal de Rome, tributaire de l’ordre romain et sans doute romanisé jusque dans ses vêtements bien qu’il fut oriental, donne ainsi l’impression d’avoir été possédé par d’étranges esprits. L’histoire d’HÉRODE est connue. Inquiet d’un mystérieux rival, il ordonna, sur une simple rumeur, l’assassinat des nouveau-nés de son peuple, massacre digne des capricieux despotes asiatiques. Mais il n’est pas sûr que la place de ce crime parmi les étranges religions des hommes soit assez remarquée. Et pourtant, il jure avec les colonnes corinthiennes et les mosaïques romaines de ce monde superficiellement civilisé par la conquête. Un témoin saisissant le regard de l’Iduméen au moment où l’épouvantable projet s’emparait de son esprit aurait vu derrière lui, peut-être, une ombre gigantesque planant parmi les champs du ciel pour la dernière fois : la figure énorme, effroyable du MOLOCH des Carthaginois attendant son dernier tribut d’un souverain de la race de SEM. En ce premier Noël, les démons aussi festoyèrent ― selon leurs rites."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).

Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 191.)
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2. COMMENTAIRES.
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Chers lecteurs, mon commentaire sera d'abord un tableau, récemment restauré, un chef d’œuvre de Nicolas POUSSIN, Le massacre des saints Innocents ; on peut l’admirer au musée CONDÉ, au château de CHANTILLY.


Je sais que je risque d’être traîné devant les tribunaux en évoquant le massacre contemporain des Innocents dans le sein de leur mère. J’affirme que rien ni personne ne m’empêchera d’affirmer que l’avortement est un crime contre l’enfance et contre l’enfant. J’affirme aussi que le Créateur enveloppe de son manteau de miséricorde tous ceux que des hommes, perpétuant les sacrifices des Carthaginois, auront empêché de connaître la lumière du jour et la douceur des vents du Sud. Et je dis aussi qu’il ne revient à aucun être humain de porter un jugement moral sur les femmes qui ont accepté de tuer la promesse qu’elle portait en leur sein. Il convient donc de distinguer le fait (que la loi range aux magasins des droits quasi constitutionnels) et les personnes qui l’ont accompli. Mais demander cet effort aux imbéciles en quête des voix du monde pour s’assurer le pouvoir relève de la gageure. On peut toujours essayer. C’est ce que je fais.
Enfin, je termine par une question : de qui, de quel empire ténébreux, les promoteurs de l'avortement sont-ils les vassaux ?
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Une conférence à suivre :


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La classe ouvrière trahie par la CGT.

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Les crèches de Noël ont du succès.


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Un emboîtement des amours !

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Voilà des gens qui ignorent ce qu’est la common decency.

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Affaire de LANGON (suite).


La mise au point est intéressante. Ce ne sont pas les enseignantes de LANGON qui ont demandé l’interruption de la projection du film. Mais qui alors ? Il semblerait que l’on ait identifié les interrupteurs… Mais on reste très discret sur leur origine et leur patronyme. Toutes les hypothèses sont donc permises. J’en profite pour présenter mes excuses aux enseignantes de LANGON que j’ai injustement taxées de bigote de la laïcité.


lundi 25 décembre 2017

25 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Bergers de Bethléem et institutrices de Langon.



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Nous poursuivons la lecture de CHESTERTON. Il y a matière !
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Or, énigme sublime, à Bethléem, le ciel est sous la terre. [CHESTERTON fait allusion à la naissance de Jésus dans une grotte.]
Il y a là la marque d’une révolution. Mais comment dire quelque chose d’adéquat ou de neuf sur ce renversement du monde ? Cette idée d’un Dieu en exil et bientôt hors-la-loi a bouleversé la conception générale du droit et des devoirs envers les pauvres et les exilés. À partir de ce moment, il faut le souligner, il n’y avait plus de place pour l’esclavage. Il pouvait y avoir et il y a eu, jusqu’à ce que l’Église eût la force de les libérer, des hommes légalement esclaves, mais il n’était plus possible de les maintenir en esclavage par simple commodité. Les individus prirent une importance qu’aucun outil ne peut avoir. L’homme cessa d’être un moyen ― l’outil d’un autre homme. À juste titre, la tradition chrétienne rattache le sentiment de fraternité populaire qu’engendre Noël à l’annonce faite par les anges aux bergers qui parlèrent face à face avec les princes du ciel. […]."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 184.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je voudrais, que dis-je, je veux m’adresser à ces institutrices et instituteurs de LANGON qui ont fait interrompre la projection d’un film américain L’étoile de Noël, à laquelle ils avaient emmené des bambins à l’occasion de ce qu'ils appellent les fêtes, quand ils se sont aperçu que le film (mettant en scène, en dessin animé, des animaux) racontait l’histoire de Jésus, de sa naissance, des bergers.
Je me demande s’ils se sont interrogés sur la déception qu’ont pu ressentir ces enfants quand ils ont dû quitter le cinéma. Ils ont préféré suivre leur haine de tout ce qui est religieux plutôt que d’écouter ce que leur murmurait le cœur profond. Il y a là quelque chose de misérable, mais qui accomplit de manière éclatante les prophéties, notamment celles d’ISAÏE, dont la fameuse :"Un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l'insigne du pouvoir est sur ses épaules [il s’agit de la meurtrissure de la croix portée par Jésus montant au Calvaire], on l’appelle messager de Dieu" (Isaie 9,5), le non moins fameux passage du Prologue de Jean : "Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu" et l’épisode crucial de Bethléem : "il n’y avait pas de place POUR EUX à l’hôtellerie." Il n’y a pas de place pour lui dans le cœur de ces institutrices.
Oui, mesdames les défenseurs d’un laïcisme qui date d’un autre âge, vous avez considéré les enfants dont vous aviez la charge comme des outils, (utiles à votre propre promotion ?), et non comme des personnes : ils ont été littéralement les esclaves de votre sectarisme. Il se trouvera des inspecteurs et des recteurs pour vous féliciter, pour trouver admirable votre vigilance républicaine. Et vous rejoindrez triomphalement la cohorte de ceux qui ont chassé Marie sur le point de mettre au monde son enfant, l’enfant lui-même, et le robuste Joseph qui trouva cette pauvre grotte pour abriter sa famille.
Vous devriez avoir honte. Mais il ne semble pas que ce sentiment pour l’instant vous habite. Je vous plains de tout mon cœur. Mais je sais une chose : c’est que les enfants que vous avez frustrés de l’histoire de Noël, en chercheront la conclusion et s’interrogeront sur votre aveuglement. Un jour viendra, où grâce à eux, vous entendrez enfin le chœur des archanges !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Tout de même, la presse en a parlé, sur des registres divers et avec des appréciations diverses ; mais elle en a parlé.