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mercredi 26 juin 2019

Mercredi 26 juin 2019. Mes chroniques. Big brother, les cinglés et les menteurs au pouvoir.


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CHRONIQUE DE L’ANTICHRISTIANISME.
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Il se trouve que je serai à Avignon dans le cadre du festival chrétien.

Je pense que j’aurai l’occasion de donner mon point de vue à ces demoiselles en soutane.
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CHRONIQUE DES PERSECUTIONS.
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Nous devons aider et soutenir nos frères chrétiens d’Algérie, Kabyles ou Arabes.

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CHRONIQUE EN JAUNE.
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Oui, les nervis de Poncefrelu-Pilatoquet ont, sur ordre, exagéré la répression des manifestations de Gilets jaunes à Nice.


Mais des officiers sages et modérés ont refusé d'obéir au castanerade !

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CHRONIQUE DES CINGLES.
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Des jupes pour les petits garçons, théorie du genre oblige !

Je ne souhaite qu’une chose : que ces petits garçons flanquent une mandale à travers la figure de ceux qui les obligeraient à se travestir.

Un juge, membre actif du planning familial et militante pro-avortement voulait faire avorter cette jeune fille au motif qu'elle est handicapée.

Lire cet article édifiant.

Et lisez aussi celui-là : que ne fait-on pas faire et dire à des enfants !


Il n’y a pas, paraît-il, de problème éthique…

Je dis que l’on marche sur la tête quand on voit qu’un médecin, tout ministre fût-il, est capable de dire de telles bêtises, de tels mensonges. On doit se frotter les mains dans les loges.
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CHRONIQUE DES BOURGEOIS DISPARUS.
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Y a-t-il encore des bourgeois patriotes ?

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CHRONIQUE DES JOURNALISTES OFFICIELS ET DE L’INTOLERANCE ASSUMEE.
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C’est eux qui nous disent ce qu’il faut penser et refusent d’inviter ceux qui ne pensent pas bien, c’est-à-dire à gauche, progressistes libertaires, boboïsés, et macronisés jusqu’à l’os.

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CHRONIQUE DE BIG BROTHER.
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Désormais, le fisc français saura tout.

Pendant qu’on parle de canicule, on ne parle pas de ces mesures qui restreignent nos libertés. Bien entendu, je n’approuve pas la dissimulation fiscale, mais il ne s’agit pas ici de cela. Il s’agit pour le fisc de savoir ce que des Français résidant et travaillant en Suisse payent comme impôts. Un jour viendra où il y aura quelques rébellions non points violentes, mais subtiles, financières et médiatiques… Monsieur DRAHI n’a qu’à bien se tenir ou à bien réagir. Je parie sur la deuxième possibilité.
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ET ENFIN CHRONIQUE DE L’ESPERANCE.
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Cette nouvelle génération, je la fréquente chaque semaine ; elle est splendide. Elle portera des fruits que l’on ne peut encore imaginer.





lundi 4 mars 2019

Lundi 04 mars. Lettre à Agnès, ministre !


Chère Agnès,
Très chère ou très cher Collègue,

Vous ne m’en voudrez pas, je l’espère, si j’utilise la formule consacrée par des décennies dans les milieux universitaires. Toute ministre que vous êtes, vous demeurez professeur des universités…, comme je le fus il y a un certain temps. Je n’ai pas à forcer ma répugnance à féminiser les titres des métiers et fonctions, puisque le mot collègue est à moitié épicène…
Non, chère Agnès, si j’écris aujourd’hui cette lettre, c’est pour m’étonner de voir que vous avez soutenu le dérapage de votre collègue (tiens encore un mais dans un autre sens) Marlène qui remarquait une convergence suspecte entre La Manif Pour Tous et les islamistes. Hélas, je ne parviens pas à retrouver le lien de l’article où vous donnez votre avis très éclairé sur la question.
Voyez-vous, nombre de partisans de La Manif Pour Tous sont chrétiens, et plus précisément catholiques. Et ils préfèrent écouter les enseignements antiques des martyrs que vos commentaires approximatifs, injurieux, et quasiment haineux.
Je vous renvoie à ce que dit Paul de Tarse dans son admirable épître aux Romains, chapitre 1, verset 24 et suivants. Saint Paul a payé de sa vie sa fidélité à l’enseignement de son Maître. Il a été décapité l’an 67 ou 68.
Et puis je vais encore vous rappeler un petit passage de la Didachê. On ne connait pas l’auteur de cette exhortation très ancienne, écrite sans doute dans les premières années du deuxième siècle. « Deuxième commandement de l’Instruction : Tu ne tueras pas, tu ne commettras pas l’adultère, tu ne te livreras pas à l’homosexualité, à la prostitution, au vol, à la magie, à la sorcellerie. Tu ne pratiqueras pas l’avortement, et tu ne feras pas périr le nouveau-né. […] » (Section 12, 1-2a).
Et puis encore cet enseignement de l’épître de Barnabé, un père apostolique : « La voie du noir est tortueuse et jonchée de malédiction. […]. Adversaires des justes, ennemis de la vérité, complices du mensonge ignorant le salaire de la justice et n’étant attachés ni au bien ni au jugement équitable : […] sans pitié pour les pauvres ni compassion pour l’affligé ; habiles à la calomnie, oublieux de leur créateur, meurtriers d’enfants, et détruisant par l’avortement la créature de Dieu. Sans souci de l’indigent, durs avec l’opprimé, avocats des riches, juges iniques des pauvres, pécheurs universels. » (Section 20, 1 et ss.)
Voyez-vous, chère Agnès, il me paraît  extrêmement contradictoire de condamner comme se plaisent à le faire certains courants de pensée auxquels il paraît que vous appartenez, sans compter les médias, les abominables crimes des clercs, prédateurs sexuels d’enfants (pédophilie) ou d’adolescents (éphébophilie), ou l’homosexualité de prélats ou de clercs (dans des relations consenties), et de soutenir les prétentions d’homosexuels en matière de PMA ou de GPA. La vérité ne se divise pas.
Il serait à l’évidence malhonnête de comparer les clercs pédophiles et les éphébophiles aux homosexuels. Mais il est tout aussi malhonnête de soutenir le « mariage » homosexuel, de faire chorus avec l’exigence exprimée par les mouvements LGBT en matière de PMA et de GPA, et de s’étouffer de stupéfaction devant les errements d’un McCARRICK. Tout cela procède d’un même mouvement : la négation de la morale naturelle, et le relativisme le plus absolu.
Je n’ai cité que quelques passages des Pères apostoliques, et de leur condamnation catégorique de l’avortement, de l’homosexualité, de l’adultère ou de la débauche. Mais on en trouve d’autres dans ces quelques lettres et instructions très antiques.
PASCAL disait « Je crois aux témoins qui se font égorger ». De tels témoins, nous en avons qui nous sont contemporains : que ce soient les coptes décapités en Libye et qui murmurent avant leur exécution le nom de Jésus, ou celui de ces trois jeunes chrétiens de Syrie, capturés par des hommes de l’Etat islamique et qui, sommés d’abjurer, ont affirmé que Jésus ne leur avait jamais fait de mal, qu’ils ne voyaient pas pourquoi ils le renieraient et qui ont été égorgés. Et tant d’autres encore au Pakistan, en Inde, en Indonésie, au Nigéria.
Mais tandis qu’on libère monsieur BENALLA, qu’on exonère les riches de l’impôt sur la fortune pour ce qui concerne leurs avoirs spéculatifs (les actions), on condamne à tour de bras des Gilets jaunes, on laisse des milliers de gens dans la rue, et l’on manipule avec un cynisme incroyable l’opinion. Vous faites partie, hélas, chère Agnès, de ces gens qui approuvent ces iniquités, de la promotion de l’avortement à celle des revendications des mouvements LGBT. Apparemment, quoique que professeur d’hématologie, vous ne vous faites pas trop de mauvais sang à soutenir ces transgressions. Vous devriez surveiller votre formule sanguine.
J’ai bien l’honneur chère Agnès de vous prier d’agréer les hommages d’un mâle, blanc, hétérosexuel et qui (horresco referens) est catholique.

Philippe POINDRON

mercredi 3 octobre 2018

Mercredi 03 octobre 2018. On entend chanter la Rossignol ! Méfiance ! Méfiance !

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Madame Laurence ROSSIGNOL est un drôle d’oiseau. Elle est devenue socialiste après un passage assez long par la Ligue communiste révolutionnaire. Il semble qu’elle soit aujourd’hui quelque chose comme sénateur (très) socialiste, et que l’une de ses activités principales en tant qu’ancien ministre des familles, de l’enfance et du droit des femmes consiste à rendre inopérant et inutile l’existence du susdit ministère. Il n’y a pas de meilleur moyen de défendre les enfants, en effet, que de les empêcher de venir au monde, et, de son passage éclair à ce ministère, elle aura arraché la possibilité d’élargir le délit d’entrave à l’avortement. Mais cette activité hautement humanitaire ne lui suffit pas, et bien qu’elle ait déserté les ors miteux des palais de la gueuse, toujours dans l’optique de défendre la famille, l’enfance et les femmes, elle entend supprimer la clause de conscience pour les médecins qui ne veulent point procéder à des avortements.
En vérité, je vois très bien madame ROSSIGNOL endosser le rôle qu’en son temps le célèbre MILGRAM fit jouer à "l’expérimentateur", celui qui dans son expérience jouait le rôle de représentant de l’autorité. Il convient de rappeler ici en quoi consistait cette expérience. Des acteurs (appelés élèves) devaient apprendre des listes de mots et les réciter par cœur à des "enseignants", des enseignants (il s’agissait de volontaires, payés, qui croyaient participer à une expérience sur la mémorisation et le rôle de la décharge électrique) devaient en effet les leur faire répéter et leur envoyer à chaque erreur une décharge électrique de plus en plus forte. Bien entendu, l’expérimentateur était dans la confidence, et les "élèves" devaient simuler des réactions de plus en plus violentes au fur et à mesure que les décharges électriques étaient accrues. L’"expérimentateur" demandait aux "enseignants" avec insistance et autorité d’augmenter à chaque erreur la force de la décharge électrique (jusqu’à 450 volts) et les "élèves" simulaient des douleurs de plus en plus fortes, au point d’émettre des cris et de supplier qu’on arrêtât l’expérience. Il s’est trouvé 65 % des "enseignants" pour obéir à l’ordre de l’"expérimentateur"et envoyer à plusieurs reprises des décharges de 450 volts aux "élèves".
L’expérience avait pour but de prouver que les êtres humains ont tendance à obéir à des ordres, fussent-ils immoraux, s’ils leur sont demandés, même sans contrainte.
Le bel oiseau croit donc qu’il est possible de menacer des foudres de la loi ceux des médecins qui sont rebelles à ses ordres, en l’occurrence tuer un fœtus, et d'interdire qu’ils opposent de la résistance. Il est intéressant de noter, pour autant qu’il m’en souvienne, que ce fut un pasteur qui, en entendant la "plainte" d’un élèves, refusa de poursuivre l’expérience au nom des exigences de sa conscience et que ce fut le seul à les invoquer, même si d’autres "enseignants" arrêtèrent leur participation avant d’atteindre les 450 volts fatidiques.
Nous y sommes. Madame ROSSIGNOL croit qu’il est possible d’obliger des médecins à pratiquer des avortements, c’est-à-dire à les faire condamner par la loi, non pas à les pratiquer je pense, mais à payer d’une lourde amende leur refus.
Sombre et sinistre oiseau, madame ROSSIGNOL. Et il est bien dommage que son patronyme si beau soit associé à une initiative mortifère. Un jour pourrait bien venir où, après avoir détruit l’héritage d’HIPPOCRATE, on le remplace par celui des eugénistes nazis qui trouvèrent des complices complaisants pour éliminer environ 20 000 handicapés lesquels faisaient vraiment désordre dans le beau théâtre des vrais aryens. Il se trouva alors un évêque, Mgr Von GALLEN, pour s'opposer avec une incroyable audace à ces horreurs qui cessèrent après son intervention.
Quand on entend chanter la ROSSIGNOL, il convient de se méfier. Car ce n’est pas, comme dans la belle chanson, la brume qui monte du sol quand il module ses trilles, ce sont les vapeurs de soufre qui s’échappent du cratère homicide que l’on appelle le progrès.


lundi 18 juin 2018

Lundi 18 juin 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Luxure libre à tous les étages !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. CHESTERTON A ENCORE FRAPPÉ.
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"Si ceux que l’on appelle libres-penseurs sont des sentimentalistes, les partisans d’un soi-disant amour libre le sont encore plus ouvertement et plus clairement. Nous pouvons toujours prouver le sentimentalisme de telles personnes de par leur faiblesse pour l’euphémisme. Les expressions qu’ils utilisent sont toujours édulcorées et adaptées pour plaire aux journalistes. Ils parlent d’amour libre quand ils veulent dire une chose très différente, mieux définie par les termes de luxure libre. Mais étant des sentimentalistes, ils se font un devoir de minauder et roucouler sur le mot « amour ». Ils parlent avec insistance du contrôle des naissances, alors qu’ils veulent dire moins de naissances et pas de contrôle. Nous pourrions les tailler en pièces si nous pouvions être aussi indécents dans notre langage qu’ils sont immoraux dans leurs conclusions."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Pourquoi je suis catholique. Préface de l’abbé François-Marie CHAUTARD. Traduction collective dirigée, revue et annotée par Wojciech GOLONKA. Chapitre 6. Orthodoxie obstinée, page 85.
Via Romana/Institut Universitaire Saint-Pie X, Versailles, 2017. (Distribué par Salvator.)
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2. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Je dois dire que l’analyse de notre cher Gilbert Keith est époustouflante de justesse : luxure libre, moins de naissances et pas de contrôle en effet. Oui, luxure libre à tous les étages. C’est bien ce que ce monde en train de mourir réclame à grands cris, c’est bien ce que les hommes politiques s’apprêtent à leur accorder. Comme le disait un journaliste, s’appuyant sur le discours de MALRAUX lors du transfert des cendres de Jean MOULIN au Panthéon, des centaines de milliers de voix accompagneront le transfert des cendres de Simone VEIL dans ce temple hideux du paganisme républicain : « Entre ici Simone VEIL avec ton terrible cortège, celui des enfants qui par ta loi n’ont pas vu le jour, et dont les âmes angéliques prient devant la Face pour le salut de ton âme ». N’oublions jamais que Simone VEIL a dit que si les évêques français s’étaient opposés à sa loi, elle ne l’aurait jamais déposée. J’ai de très bonnes raisons de penser – mais je ne puis les révéler sans trahir un secret – que l’accueil d’un enfant, eût-il été conçu dans des conditions peu orthodoxes, est une bonne nouvelle pour les parents qui ont pris la décision de laisser leur bébé voir le jour. Comprenez bien ceci : je ne porte aucune condamnation morale sur la personne de madame VEIL, admirable à bien des égards, mais j’exige de garder ma liberté de jugement : sa loi est exécrable et nous en paierons le prix, si nous ne l’avons déjà payé par le terrible déséquilibre démographique qui est en train de s’installer dans notre patrie.
Une très récente et douloureuse expérience m’a hélas convaincu que l’esprit du monde a pourri l’âme d’une partie de la jeunesse tandis que l’esprit de Dieu a transporté celle de l’autre partie dans ces monastères invisibles où l’on vit le pari bénédictin de l’obéissance à la loi naturelle, de l’observance des préceptes de bonheur enseignés par Jésus : vous êtes mes amis, dit-il, si vous observez mes commandements. Ils les suivent ! Ils sont les amis du Maître ! Ils sont déjà l'avenir de notre patrie, l'avenir du monde.


vendredi 29 décembre 2017

29 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le massacre des Innocents.

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Admirable commentaire de CHESTERTON sur le massacre des saints Innocents dont nous fêtions hier le martyr.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Un souverain vassal de Rome, tributaire de l’ordre romain et sans doute romanisé jusque dans ses vêtements bien qu’il fut oriental, donne ainsi l’impression d’avoir été possédé par d’étranges esprits. L’histoire d’HÉRODE est connue. Inquiet d’un mystérieux rival, il ordonna, sur une simple rumeur, l’assassinat des nouveau-nés de son peuple, massacre digne des capricieux despotes asiatiques. Mais il n’est pas sûr que la place de ce crime parmi les étranges religions des hommes soit assez remarquée. Et pourtant, il jure avec les colonnes corinthiennes et les mosaïques romaines de ce monde superficiellement civilisé par la conquête. Un témoin saisissant le regard de l’Iduméen au moment où l’épouvantable projet s’emparait de son esprit aurait vu derrière lui, peut-être, une ombre gigantesque planant parmi les champs du ciel pour la dernière fois : la figure énorme, effroyable du MOLOCH des Carthaginois attendant son dernier tribut d’un souverain de la race de SEM. En ce premier Noël, les démons aussi festoyèrent ― selon leurs rites."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).

Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 191.)
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2. COMMENTAIRES.
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Chers lecteurs, mon commentaire sera d'abord un tableau, récemment restauré, un chef d’œuvre de Nicolas POUSSIN, Le massacre des saints Innocents ; on peut l’admirer au musée CONDÉ, au château de CHANTILLY.


Je sais que je risque d’être traîné devant les tribunaux en évoquant le massacre contemporain des Innocents dans le sein de leur mère. J’affirme que rien ni personne ne m’empêchera d’affirmer que l’avortement est un crime contre l’enfance et contre l’enfant. J’affirme aussi que le Créateur enveloppe de son manteau de miséricorde tous ceux que des hommes, perpétuant les sacrifices des Carthaginois, auront empêché de connaître la lumière du jour et la douceur des vents du Sud. Et je dis aussi qu’il ne revient à aucun être humain de porter un jugement moral sur les femmes qui ont accepté de tuer la promesse qu’elle portait en leur sein. Il convient donc de distinguer le fait (que la loi range aux magasins des droits quasi constitutionnels) et les personnes qui l’ont accompli. Mais demander cet effort aux imbéciles en quête des voix du monde pour s’assurer le pouvoir relève de la gageure. On peut toujours essayer. C’est ce que je fais.
Enfin, je termine par une question : de qui, de quel empire ténébreux, les promoteurs de l'avortement sont-ils les vassaux ?
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Une conférence à suivre :


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La classe ouvrière trahie par la CGT.

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Les crèches de Noël ont du succès.


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Un emboîtement des amours !

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Voilà des gens qui ignorent ce qu’est la common decency.

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Affaire de LANGON (suite).


La mise au point est intéressante. Ce ne sont pas les enseignantes de LANGON qui ont demandé l’interruption de la projection du film. Mais qui alors ? Il semblerait que l’on ait identifié les interrupteurs… Mais on reste très discret sur leur origine et leur patronyme. Toutes les hypothèses sont donc permises. J’en profite pour présenter mes excuses aux enseignantes de LANGON que j’ai injustement taxées de bigote de la laïcité.


dimanche 10 décembre 2017

09 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Pour faire un homme, mon Dieu que c'est long !

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Un texte lumineux de TRESMONTANT sur l’embryogenèse.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Mais dès 1759, Caspar-Frédéric WOLFF, un jeune médecin allemand, étudiant le développement du poulet, constate que les structures, les organes se forment progressivement.
"C’est cela que l’on appelle l’épigenèse : la formation progressive de l’être au cours du développement embryonnaire qu’on appelle aussi ontogenèse, ou embryogenèse. Comme l’écrit un maître de l’embryologie moderne : “L’épigenèse est plus difficile à comprendre que la préformation. Cette dernière doctrine, en concrétisant dans un seul germe tout l’avenir de l’individu et de sa descendance, supprimait tout problème. Du moment que tout est présent dans l’œuf, il n’y a pas de raison de se demander comment apparaissent et évoluent les organes. C’est parce que le développement est épigénétique que l’embryologie causale s’est constituée en tant que science explicative. Les problèmes qu’elle pose sont souvent difficiles à résoudre, parce que difficile à concevoir. L’un des plus courants, que l’on rencontre à l’échelle de l’organisme entier comme à l’échelle des organes, consiste à se demander comment et pourquoi une organisation complexe, une structure différenciée apparaît aux dépens de ce qui est primitivement simple et homogène, du moins en apparence. Le passage du virtuel au réel, de l’homogène à l’hétérogène, est une des difficultés majeures que rencontre l’embryologiste. Tout est contenu à l’état potentiel, mais non actuel, dans l’œuf au début de son développement. C’est une vérité d’évidence de rappeler qu’il est riche de tout l’avenir de l’individu, des grandes lignes comme des moindres détails de son organisation (…), et que par-delà de l’individu s’inscrivent en lui les caractères de sa descendance, et peut-être de l’évolution qu’elle subira. (Étienne WOLFF. L’embryologie causale. In Précis de biologie générale. P.P. GRASSÉ et collaborateurs, éd., p. 576.)" [Texte intégral.]
In
Claude TRESMONTANT.
Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques.
Éditions du Seuil, Paris, 1976. (Page92.)
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2. COMMENTAIRES.
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Voilà ce que les partisans et les promoteurs de l’avortement ne peuvent voir, ou ne veulent voir : celui de l’épigenèse, c’est-à-dire du développement d’un œuf en un organisme parfaitement différencié. À observer un œuf, on a du mal à imaginer que cette cellule, parfaitement ronde et apparemment homogène, contient en elle tout le programme qui lui permettra de devenir un être complet. Or, et la chose a été démontrée par une chercheuse allemande, prix Nobel de médecine, un œuf, en dépit de ses apparences est déjà une structure polarisée. Son contenu n’est pas dispersé de manière uniforme à travers tout le cytoplasme. En somme, l’œuf est déjà dissymétrique, et c’est en cela qu’il ne peut être considéré comme une simple cellule, analogue à celles que j’ai moi-même pu observer, par millions quand je pratiquais la culture cellulaire. Il y a une différence ontologique considérable entre, par exemple, un globule blanc qui, en son état, n’est pas génétiquement polarisé, et un œuf, fruit de la fusion de deux gamètes, un spermatozoïde et un ovocyte. Du reste, point n’est besoin de sortir de polytechnique pour voir qu’un spermatozoïde, cellule de petite taille par rapport à l’ovocyte avec lequel il va fusionner, y pénètre en un point unique, et que ce lieu spécifique est déjà un premier signal de polarisation.
On pourrait très bien déterminer les conditions physiques qui permettraient à des bonshommes de LANGEVIN de quitter la terre en un temps noté temps de départ ou temps zéro, au moment où se forme un œuf humain, naviguer dans l’espace pendant quelques années et revenir sur terre en constatant que l’œuf en question est devenu un adulte. En d’autres termes, le temps et l’espace sont équivalents, et ce n’est pas parce que, dans notre système de référence, celui de la terre, il faut du temps pour faire un homme (« Pour faire un homme, mon Dieu que c’est long » chantait déjà Hugues AUFRAY), que l’homme tout entier n’est pas déjà PRESENT dans cet œuf.
Je n’ai aucune illusion quant à la capacité qu’ont ces constatations de bon sens d’entraîner la conviction des hommes politiques et des faiseurs d’anges. Mais j’ose espérer qu’elles leur permettront d’interroger leur conscience et qu’avant de supprimer une vie, ils réfléchiront à deux fois.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE, CURIEUSE OU BAROQUE.
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Merci à Karim. Venons-y nombreux.

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L’art (!!!) contemporain ? Une juteuse imposture.

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L’indécence élevée à la hauteur d’un art !

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Une adolescente sur le chemin de la béatification.

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En Bretagne, on sait fêter Marie.

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Bobote pas métro, Bobote toto !

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Honneur et soutien à nos frères de Hongrie.

Ils n’ont pas peur de résister. Ils savent du reste ce que résister veut dire.

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Girondins oui ! Jacobins non !

Une excellente analyse des élections en Corse.