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samedi 3 mai 2014

Nouvelles de la Résistance : Pervers ou brutes, ou les deux ? Premier billet du 3 mai 2014

Je prie mes lecteurs habituels d'excuser ma défaillance d'hier. Je n'ai pu, pour cause d'emploi du temps très chargé, produire mon billet quotidien. Pour les consoler, aujourd'hui j'en ferai DEUX !
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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

Plus que jamais, cette devise dont je vous abreuve depuis des semaines est vraie !
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1. La citation du jour.
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Elle portera encore sur la Parole.

"L’homme est un animal de parole. Nous l’avons déjà entrevu : séparer la parole et l’être serait inhumain : parler en vérité, c’est dire ce qui est ; être en vérité, c’est tenir parole. Celui qui dit sans faire est un pervers. Celui qui fait sans dire est une brute. Comme le chante si naturellement HOMÈRE : « Après qu’ULYSSE et PÉNÉLOPE se furent charmés par l’amour, ils se charmèrent encore par leur conversation. » [Odyssée, chant 23.] L’étreinte serait bestiale si la parole mieux que les membres n’embrassait les corps." 

In Fabrice HADJADJ.
Comment parler de Dieu aujourd’hui. Anti-manuel d’évangélisation.
Salvator, Paris, 2012.
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2. Commentaires.
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Comme le montre les deux images qui figurent dans la section 3 de ce billet, il apparaît que nos dirigeants, [mais ils ne sont pas les seuls (il y en a eu d'autres avant eux, et pas forcément du même bord)] se comportent souvent comme des brutes. Qui l'aurait dit de la très jolie Najat ? Elle file en douce 1 million d'euros à une obscure association qui ne comptent que 30 membres, sans justifier cette attribution, ni dire quoi que ce soit des motifs de ce don. Le mérite de ce groupuscule est de soutenir la politique du genre, laquelle, en matière fiscale va se concrétiser par l'obligation pour des époux de faire des déclarations de revenus séparées et d'être taxés en conséquence. Que les militants d'EELV distribuent des préservatifs marqués à leur sigle, pour soutenir leur campagne européenne, toujours avec notre argent, et sans proférer la moindre parole qui justifierait rationnellement cette initiative, indique bien dans quel état de décomposition avancée est arrivée la politique et montre à quel point ce sont des brutes, eux qui prétendent défendre la nature, en promouvant le contre-nature.
Pour ce qui est des paroles qui ne sont pas suivis d'actes, il y aurait beaucoup à dire des pervers qui nous dirigent ! Ils ont fait sciemment des promesses mensongères pour parvenir au pouvoir, et continuent d'en faire pour s'y maintenir. Ils en ont tant faites que des volumes entiers n'y suffiraient pas pour les résumer. Leur mensonge a consisté à croire qu'il leur suffisait d'avoir un système d'idées dans leur cerveau pour que ces idées (dont l'épreuve de la réalité avait démontré depuis longtemps la fausseté) se concrétisent ; il a consisté à promettre des avantages, des bénéfices, du bonheur matériel, en sachant pertinemment que la situation économique du pays ne permettaient pas qu'ils fussent obtenus. Moyennant quoi, après avoir inconsidérément gonflé les impôts qui pèsent sur les producteurs de richesse pour tenter de remplir leurs promesses, avec le succès que l'on sait en matière de chômage, de compétitivité, de commerce extérieur, ils en viennent à reconnaître leurs erreur en instaurant le Pacte de compétitivité, financé en partie par les augmentations d'impôts et de taxe (dont la TVA qu'ils vomissaient du temps où le Président SARKOZY l'avait qualifiée de "sociale"). Gribouille ! Des dirigeants gribouillissimes. Nous attendons de véritables économies ; le million donné si généreusement à ses copines par la jolie Najat, est un million volé à la patrie. Mais enfin, il y a comme un avant-projet de proposition de brouillon d'infléchissement de la bêtise idéologique en direction d'un réalisme économique plus humain. Ne pas le reconnaître serait un péché contre la vérité.
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3. Informations diverses.
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Savez-vous où va notre argent ? (Merci à Dominique pour cette information.) 



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Des "Nouvelles de France", cette photo et ce commentaire ironique : "Ils veulent faire capoter l'UE ou quoi ?"



Voilà, très chers lecteurs à quoi servent les subventions versées par le pays aux Partis Politiques !

dimanche 19 juin 2011

Ni névrose, ni perversité, mais la liberté intérieure

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Comme je l'avais dit hier, et pour répondre à l'un de mes lecteurs, voici un petit mot sur la liberté et les libertaires.
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Est totalement libre un être qui échappe à toute autre détermination que lui-même, et qui, par conséquent est à lui-même sa propre cause. Un tel être est nécessaire. Ce ne peut être que Dieu. La question n'est pas ici de savoir si Dieu existe ou non, mais de donner - à supposer que cela soit possible - une sorte de définition de la liberté ontologique qui est celle de l'être appelé Dieu.
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L'homme n'a pas cette liberté ontologique. Il est à l'évidence "causé" puisqu'il a été engendré et mis au monde par des parents. Il naît dans un certain milieu, une certaine culture ; il pratique une certaine langue. Tous ces éléments et bien d'autres encore vont orienter sa vie et son devenir.  Il est donc déterminé. Et c'est parce qu'il l'est, qu'il cherche (ou que l'on cherche pour lui) les moyens d'échapper à cette condition susceptible d'entraver son développement personnel. Comme l'homme est un sujet social, il se pose la question du "Que dois-je faire pour avoir la vie bonne ?" (voir le billet "Réponse à un ami"), c'est-à-dire la question de la morale et de l'autre. L'histoire de l'humanité nous indique que les peuples reconnaissent tous, à de menus détails près, un ensemble de devoirs que les philosophes appellent la "morale naturelle". L'homme est aussi un animal politique et à ce titre il est soumis à un ensemble de lois, écrites ou non, qui viennent limiter les possibles excès de ses comportements sociaux. Dans cette situation, la liberté de l'homme est une liberté de choix. C'est la liberté morale.
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Résumons : Il y a  au moins quatre catégories de déterminations : la détermination biologique, la détermination culturelle, la détermination anthropologique et la détermination politique. Le libertaire nie l'existence des déterminations anthropologiques, puisque pour lui le concept de nature est un faux concept, un produit de la culture, et plus précisément de la culture occidentale judéo-chrétienne (ce qui est intellectuellement faux, car l'idée de nature est une idée quasi universelle). Il en résulte qu'il ne met pas d'autres bornes à ses comportements que celles de son propres désirs, et s'il admet les déterminations politiques, il a l'idée farouchement enracinée dans son système de valeurs de les faire évoluer au gré de ce qu'il appelle le progrès. Il observe, avec FREUD, que le refoulement des désirs, notamment sexuels, conduit à la névrose. Mais ce qu'il ne voit pas, ou pas encore, c'est que l'absence de lois, notamment en matière de comportement sexuel, fait le lit de la perversité. Un pervers ne connaît aucune borne à ses désirs. Il méprise l'autre, en fait un objet, n'a intériorisé aucune loi morale.
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On voit bien que l'évolution actuelle de la société est propice au développement de la perversité. On le voit dans la multiplication des crimes sexuels. (Ils ont toujours existé, certes, mais avec cette fréquence et cet excès dans l'horreur, ça je ne crois pas que ça se soit vu depuis longtemps. Il faut remonter à TIBÈRE ou à CALIGULA ou à NÉRON ou à d'autres tyrans antiques pour voir la perversité installée au coeur de la culture, de la vie politique, de la vie sociale. On peut du reste inférer que cette perversité antique a été odieuse à nombre de coeurs droits et qu'ils ont, pour cette raison, embrassé le christianisme.) On le voit dans l'explosion de la violence comme moyen de régler les conflits individuels ou sociaux. (Règlements de compte entre trafiquants de drogue, bagarres de bandes, dégradations de biens publics en cas de débordements des manifestations, etc.)
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Avons-nous d'autres choix que la névrose ou la perversité ? Oui. Mille fois oui. Et ce choix, c'est la liberté intérieure sur laquelle je reviendrai. J'ai été trop long !
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Bonne journée.