Et surtout, n'oubliez pas la devise, plus que jamais d'actualité :
Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour : première lecture de la Veillée de Maisons-Laffitte.
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"Ne voyez-vous pas que le véritable but
du novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin, nous
rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus
de mots pour l’exprimer. Tous les concepts nécessaires seront exprimés chacun
exactement par un seul mot dont le sens sera rigoureusement délimité. Toutes
les significations subsidiaires seront supprimées et oubliées. Déjà, dans la
onzième édition, nous ne sommes pas loin de ce résultat.
Vers 2050, plus tôt probablement, toute
connaissance de l’ancienne langue aura disparu. Toute la littérature du passé
aura été détruite. Chaucer, Shakespeare, Milton, Byron n’existeront plus qu’en
versions novlangue. Ils ne seront pas changés simplement en quelque chose de
différent, ils seront changés en quelque chose qui sera le contraire de ce
qu’ils étaient jusque là. Même la littérature du Parti changera. Même les
slogans changeront. Comment pourrait-il y avoir une devise comme « La
Liberté, c’est l’esclavage » alors que le concept même de la
liberté aura été aboli ?
En fait, il n’y aura pas de pensée
telle que nous la comprenons maintenant. Orthodoxie signifie non-pensant, qui
n’a pas besoin de pensée. L’orthodoxie, c’est l’inconscience." George ORWELL. 1984
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Antoine, en compagnie de qui je participe à toutes les veillées parisiennes, était fort déçu quand je lui ai dit que j'aiderais mon ami Philippe, le responsable des Veilleurs de Maisons-Laffitte et que je ne pourrais pas aller Place Saint-Michel. Je lui demande humblement pardon pour cette défection momentanée !
Donc j'attendais Philippe hier soir sur un banc ensoleillé, à la sortie de la Gare. Il est venu me prendre à peu près à l'heure et nous sommes partis dîner dans un Restaurant chinois, tout en préparant l'ordre des interventions. Sur le coup de 20 heures, heure annoncée pour le début de la veillée, marqué à 20 h 30 sur divers sites (Salon beige, Facebook), nous avons commencé à installer, à l'entrée de la rotonde, notre banderole-citation (un mot de Vaclav HAVEL), que nous avons maintenue au sol en posant des lumignons (des pots à yaourt et une bougie plate) sur son pourtour. Deux lampes-tempête complétaient l'éclairage des lieux (la rotonde qui est sise près de la Gare, près de la gare routière).
Nous avons commencé à 20 h 30 par la lecture du texte d'ORWELL. Sur le coup de 20 h 45 nous étions une quinzaine de personnes rejointes par 5 jeunes (de 15 à 17 ans environ) quelques dizaines de minutes plus tard. Deux d'entre eux lirons du reste des textes.
Ambiance attentive, studieuse, déterminée, fraternelle. Contrairement à la première veillée mansonienne, il n'y avait aucun agent (visible) des Renseignements Généraux pour surveiller notre rencontre. Bien entendu, nous avons chanté à deux reprises le Chant de l'espérance ainsi que le Canon de la Paix (dirigée par une jeune participante).
Plusieurs passants ont lu la banderole, demandé des explications sur les raisons de notre rassemblement. D'autres se sont bornés à la lire. D'autres enfin sont passés, indifférents, mais non hostiles. Nous avons entendu aussi des textes de Simone WEIL, d'ARISTOTE, de Marcel de CORTE,
RENAN, PLATON, Mariane DURANO. Et nous nous sommes dispersés sur le coup de 21 h 45. J'ai eu le temps d'attraper un RER pour retourner à PARIS.
Vous me direz que 20 personnes, ce n'est pas beaucoup, mais ce sont des fidèles, des citoyens qui ne sont pas fanatisés mais ne veulent pas s'en laisser compter par des hommes politiques, des journalistes ou des gens du spectacle. Deux idées forces sont sorties de cette soirée : l'importance de donner aux mots leur sens et leur poids de réel (les Français ne veulent plus de discours creux), le nécessaire ancrage de la vie de la cité dans l'histoire, dont nous sommes les héritiers (merveilleux texte de Simone WEIL sur l'enracinement ; je vous le donnerai demain).
Dans 75 villes, des Français se sont rassemblés dans l'espace public, qui est proprement leur bien commun. Les forces de police, à PARIS au moins, sont toujours là pour intimider, en cercler, juguler. Elles ont fait preuve de beaucoup de nervosité lors de la tentative des Sentinelles/Veilleurs et des Veilleurs debout de se tenir devant le Ministère de la Justice, réinvesti par madame TAUBIRA.
Que l'actuel pouvoir se mette bien en tête ceci : aucun de nous ne cédera à la pression médiatique, policière ou politique. Nous continuerons le temps qu'il faut, avec patience, sans violence, mais fermement à nous opposer à un système qui nie les droits de la conscience, les lois de la nature, et confond le Bien commun avec celui d'un clan.
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3. Infos diverses.
-MENTON POINTU dit qu'il veut une République apaisée ! (Via le Salon beige.)
Hier soir, face aux Veilleurs, Place saint-Michel
Une vidéo informative sur les Veilleurs. (Via le Salon beige.)
https://blogger.googleusercontent.com/img/proxy/AVvXsEgcs6yDvg0RpevaPFCGW6FnGHkLK9u-j-xEmVbKINqRHS4G-XoF1jPX4wscJ4MUjxcU9iXC8bKXZvdB5GHmavrTBXxCyca6SsFgp7-l0xaKOeThtfx_rvAkr24sVR7FNgqr-ls7QGC9r1FEh_VAzMdnzQzabKj1M5e_DQjvdmTrKsW6992wdGhiwg=
Les Veilleurs hier soir Place saint-Michel. (Idem.)
Du Figaro, cette autre photo ! (la fameuse soirée d'été place de la Concorde
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Une appréciation des Veilleurs par le Figaro.)
"Qui sont-ils? Des jeunes et des moins jeunes, pour la plupart catholiques, de droite, et d'un milieu plutôt intellectuel. Pas mal d'anciens scouts, qui aiment à fredonner le refrain de l'Espérance : «Reprends courage/ L'espérance est un trésor». Tous «gardiens silencieux d'un trésor que l'on veut détruire: la filiation», proclament-ils. «Nous ne sommes ni un groupe de prière ni un meeting partisan, nous n'avons ni morale ni programme à asséner, indique Gaultier, porte-parole des «veilleurs» de Lyon. Nous ne sommes pas des gardiens de musée, des conservateurs de l'ancien monde, ni même simplement des indignés. Nous sommes des amoureux de la vie.» Comme Confucius, les «veilleurs» affirment que «l'homme qui déplace une montagne commence par déplacer les petites pierres».Partis de Paris, leurs petits lumignons ont embrasé toute la France: ils sont désormais présents dans quelque 200 villes françaises et une douzaine de pays étrangers. Ils ont aussi inspiré d'autres citoyens engagés, comme les «mères veilleuses», ou ces «sentinelles» qui veillent régulièrement, debout, devant le ministère de la Justice."