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dimanche 24 septembre 2017

24 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. L'utilité n'est pas un critère de vérité !

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Nous poursuivons avec René GUENON.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…], dans l’état actuel de déchéance intellectuelle, on en est arrivé à perdre complètement de vue la notion même de vérité, si bien que celle d’utilité ou de commodité a fini par s’y substituer entièrement. Quoi qu’il en soit, dès lors qu’il est convenu que la « réalité » consiste exclusivement en ce qui tombe sous les sens, il est tout naturel que la valeur qu’on attribue à une chose quelconque ait en quelque sorte pour mesure sa capacité de produire des effets d’ordre sensible ; or il est évident que la « science », considéré à la façon moderne, comme essentiellement solidaire de l’industrie, sinon même confondue plus ou moins complètement avec celle-ci, doit à cet égard occuper le premier rang, et que par là elle se trouve mêlée aussi étroitement que possible à cette « vie ordinaire » dont elle devient même ainsi un des principaux facteurs ; par contrecoup, les hypothèses sur lesquelles elle prétend se fonder, si gratuites et si injustifiées qu’elles puissent être, bénéficieront elles-mêmes de cette situation privilégiée aux yeux du vulgaire. Il va de soi que, en réalité, les applications pratiques ne dépendent en rien de la vérité de ces hypothèses, et l’on peut d’ailleurs se demander ce que deviendrait une telle science, si nulle en connaissance proprement dite, si on la séparait des applications auxquelles elle donne lieu ; mais, telle qu’elle est, c’est un fait que cette science « réussit », et, pour l’esprit instinctivement utilitariste du « public » moderne, la « réussite » ou le « succès » devient comme une sorte de « critérium de la vérité », si tant est qu’on puisse encore parler ici de vérité en un sens quelconque."
In
René GUÉNON.
Le règne de la quantité et les signes des temps. (Collection "Tradition".) Édition définitive établie sous l’égide de la Fondation René Guénon.
Gallimard, Paris, 2015. (Page 115.)
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2. COMMENTAIRES.
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Un professeur de philosophie en Sorbonne faisait un cours sur la vérité et affirmait avec l’autorité des imbéciles dénoncés par BERNANOS : « Il n’y a pas de vérité ! ». Une étudiante malicieuse répondit alors du haut de l’amphi : « C’est bien vrai ! ». L’histoire est authentique.
Pour notre monde, en effet, est vrai ce qui est utile ou commode. Il y a donc une étroite connexion entre les technosciences et ce qui est tenu momentanément pour vrai aussi bien par les gouvernants que par les gouvernés. Le statut de vérités scientifiques intangibles conférées aux théories est du reste assez contradictoire : mais une théorie n’est qu’une construction de l’esprit qui permet de donner de l’ordre et de la cohérence au monde, en expliquant un ensemble de faits sans liens apparents entre eux. On en change quand des faits expérimentaux viennent les contredire de plein fouet. Un exemple typique est le remplacement du système de PTOLÉMÉE et de KEPLER par celui de COPERNIC quand il fut avéré que la Terre tournait autour du Soleil. Il en fut de même avec la physique de NEWTON qui avec la découverte de PLANCK fut battue en brèche par l’explication quantique du rayonnement du corps noir.
L’explication de René GUÉNON est absolument lumineuse. Il existe des réalités qui ne sont pas de l’ordre du sensible, des réalités qui donnent accès à des vérités d’ordre supérieur, et permettent de cheminer alors vers la Vérité tout entière.
Cette Vérité porte un nom ; c’est une personne. Et elle nous dit aussi qu’elle est le Chemin et la Vie.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Mélenchon, l’idiot utile.

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Bonne question.

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On a failli le tuer. Il s’est réveillé à temps !

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Valérie TRAITRESSE n’aura plus jamais nos voix !

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Ils dénoncent les associations catholiques mais ils ne semblent pas se soucier des crimes communistes.

Alors on peut leur rafraîchir la mémoire :

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Il y a manifestation et manifestation.



mercredi 18 février 2009

Créationisme et évolutionisme

Message à l'intention d'un très proche qui me titille sur l'évolutionisme, à l'occasion du bicentenaire de la naissance de DARWIN.
Le créationisme et l'évolutionisme sont l'un et l'autre des théories, c'est-à-dire des systèmes d'explication de la totalité ou de la quasi totalité de faits relevant d'un même champ de connaissances. L'un, le créationisme, est moins probable que l'autre, l'évolutionisme. Mais il faut bien comprendre que dans les deux cas, ce sont des croyances qui s'appuient, l'une, sur une Parole biblique faussement interprétée (créationisme), l'autre, sur des observations paléontologiques lesquelles, par définition, ne peuvent faire l'objet QUE d'une interprétation. Est scientifique ce qui peut être falsifié par l'expérience. Or nous n'avons aucun moyen de vérifier par l'expérience la théorie de l'évolution à partir d'une hypothétique forme de vie dont nous ne savons rien. Nous savons cependant deux choses : l'une, c'est que la micro-évolution (au sein d'un genre ou d'une espèce, d'un phylum même) est un fait avéré (c'est la micro-évolution), l'autre, c'est qu'il existe un mécanisme génétique très particulier, l'invention génique, qui permet, par exemple, à une espèce bactérienne réputée incapable de métaboliser tel substrat, d'acquérir cette capacité à la suite d'une série de mutations, qu'on peut sélectionner en modifiant l'environnement et donc la pression de sélection qui pèse sur le micro-organisme. Une objection majeure à la théorie de l'évolution est l'absence de formes intermédiaires entre les différents plans d'organisation des êtres vivants. TEILHARD expliquait la chose par la rareté des mutants engagés dans une certaine voie évolutive. L'explication est insuffisante. Car ce mutant s'est forcément multiplié, et à supposer qu'il ait encore muté, on devrait retrouver les restes de formes archaïques de ces nouveaux plans d'organisation, ou admettre que le rythme des mutations a été si rapide et a intéressé un si petit nombre de sujets, qu'il est impossible d'en retrouver les traces.
Mais... Natura non fecit saltum. La nature ne fait pas de saut. J'avoue donc mon ignorance, sur l'origine de la vie, même si je trouve l'évolutionnisme plus pertinent.
Un de mes collègues, le regretté Professeur Gilbert LAUSTRIAT, m'expliqua, il y longtemps, pourquoi les physiciens sont devenus les scientifiques les plus modestes du monde de la recherche. A la fin du XIXe siècle, début du XXe siècle, tous les phénomènes physiques se laissaient expliquer en termes de physique newtonienne (G = m que multiplie m' divisé par D au carré). Seul un phénomène bizarre et absolument mineur, négligeable pour tout dire, résistait à ce bon Isaac NEWTON : le rayonnement du corps noir. PLANCK résolut de s'attaquer à l'insolent ; il découvrit la nature corpusculaire et discontinue des ondes, et sa fameuse constante. Comme quoi, une explication universellement admise a ses limites, quand elle rencontre un génie qui en explore les failles. J'ajoute pour terminer, que HAECKEL, un célèbre naturaliste du XIXe siècle, le père du fructueux concept des protistes, fustigeait les opposants à l'évolutionnisme, en prétendant qu'en déclarant non scientifique la théorie de l'évolution, ILS N'Y AVAIENT RIEN COMPRIS. Ce qui me semble une objection bien peu scientifique. Si nous ne tenons pas bon sur la validation des interprétations par l'expérience et par elle seule, je ne donne pas cher de l'avenir de la science. N'en déplaise à Antoine DANCHIN pour qui j'ai une grande admiration, il n'est pas scientifiquement exact que la macro-évolution (c'est-à-dire le passage progressif d'une forme de vie simplifiée à des formes de vie de complexité croissante et découlant les unes des autres, d'un plan d'organisation à l'autre) ait été scientifiquement prouvée, comme il l'a déclaré récemment dans un journal. S'il me lit, sait-on jamais, qu'il me donne des précisions qui m'ont peut être échappé. Je modifierais alors mes positions en conséquence.