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jeudi 17 mai 2018

Jeudi 17 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Programme de vie pour un parieur (1)


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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Thomas d’AQUIN n’est pas seulement un immense philosophe, un théologien de premier plan. C’est aussi un très fin observateur de la nature humaine et donc un très bon psychologue.
Il identifie dans l’homme trois facultés : la sensibilité, l’intelligence et la volonté. Bien avant que les physiologistes et les anatomistes n’étudient la structure du corps humain, et sans le savoir, l’Aquinate ― tout être de bonne foi en conviendra ― fait dépendre la sensibilité des cinq sens : vue, odorat, ouïe, goût et toucher, l’intelligence des aires cérébrales corticales intégratrices, et la volonté des aires cérébrales motrices volontaires.
Le parieur bénédictin doit s’efforcer d’être un être équilibré et de faire usage de ces trois facultés, sans en privilégier aucune. Soyons concret, puisqu’il paraît que je ne le suis pas, et voyons comment le susdit parieur peut utiliser ces facultés, sans sombrer dans un déséquilibre ridicule, mortifère ou tyrannique. Aujourd’hui, commençons par la vue.

Le parieur va utiliser d’abord ses sens pour affiner et orienter sa sensibilité. Utilisant la vue, il aime aussi bien les miniatures persanes ou les peintures chinoises – car il est ouvert d’esprit ― que les primitifs italiens, allemands, flamands ou hollandais, les peintres de la Renaissance italienne, française ou espagnole, ou allemande, les peintres classiques (le Caravage, le Titien, Poussin, etc.), il survole avec amusement les peintres légers du XVIIIe siècle, (mais il apprécie Chardin ou madame Vigée-Lebrun) et admire Ingres, Géricault, l’immense Delacroix, Monet, Van Gogh, et bien d’autres. Il ressent de l’émotion devant un Nicolas de Staël ou un Manessier, fait le tri entre la provocation, la hideur et le génie d’un Picasso ou d’un Dali. Bien entendu il admire la sculpture grecque, l’art gréco-bouddhique, l’art dit bien à tort primitif, la sculpture romane, ou gothique ou classique ; il aime Rodin, mais aussi Brancusi, Germaine Richier, et tant d’autres. Il aime la puissance des temples égyptiens, mésopotamiens, mais aussi les admirables mosquées iraniennes ou syriennes, les temples bouddhiques, les tombeaux des empereurs chinois, et par-dessus tout il est émerveillé par l’art roman, par les cathédrales, par les superbes bâtiments du classicisme européens, et il ne dédaigne pas admirer les bâtiments du XIXe dont Haussmann est un des concepteurs les plus féconds, ou encore Garnier et son opéra. Il aime les jardins anglais, les jardins japonais, et bien entendu aussi les jardins à la française, expression la plus pure du génie de notre patrie.
Mais le parieur, utilisant la vue, tombe à genoux devant un ciel étoilé, une orchidée sauvage ou un papillon des tropiques. Il est en admiration devant le foisonnement de la vie dans les océans, dans les forêts, dans les savanes et même dans les steppes arides. Bref, il écarquille tout grand les yeux et il ne peut que louer Celui en qui toutes ces beautés trouvent leur source et leur sens.
Et puis il se pose quand même quelques questions de fond.
Quel changement philosophique a-t-il poussé les peintres à passer de l’art figuratif à l’art abstrait ? Du monde réel au monde imaginaire. Cet art figuratif qui a nourri l’humanité pendant des siècles, où que ce soit sur la planète, pourquoi est-il aujourd’hui ringardisé (essentiellement par les galeristes qui trouve leur fonds de commerce et leur pitance dans ces innovations picturales toute plus insanes les unes que les autres [je pense au monochrome de Y. Klein, pour ne citer que lui ou au Cloaca de Wim DELVOYE, une machine qui produit des excréments (là, je suis TRÈS poli)]. Il y a derrière tout cela une raison philosophique qui tient à l’idée que les modernes et post-modernes ont de l’homme.
Vous voyez bien que cette énumération est une sorte de programme éducatif pour nous-mêmes et pour nos enfants et/ou petits-enfants. Une école qui n’embrasse pas cet ensemble et ne s’intéresse qu’au strict contemporain, est une école décervelante, une école en apesanteur, une école de servitude.
Demain, nous passons à l’ouie.
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LIENS UTILES.
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Illustration de la rupture philosophique de la modernité/post-modernité.


Acharnement anti-scientifique des médias publics !

Belle réponse à des incultes. Ils ne connaissent ni TRESMONTANT, ni CARMIGNAC ni MARION et ils ignorent les découvertes archéologiques.


Merci aux Jamaïcains.


Le monde a cessé d’être chrétien, certes, mais il y a toujours des chrétiens.


Le « blasphème » se porte bien dans un monde qui a tué Dieu.

Seuls les blasphémateurs ne voient point qu’ils sont ridicules !


Pour apprendre à discerner.


L’espérance du parieur.