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jeudi 22 août 2019

Jeudi 22 août 2019. Pas de société qui tienne sans recours à la transcendance !


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SOCIÉTÉ JUSTE ET SENS DE LA TRANSCENDANCE.
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"On devrait toujours vivre avec cette conscience de la grandeur et donc avec la conscience du caractère proprement transcendant et miraculeux de l’existence. On vivrait une existence pleine et juste. On connaîtrait notamment une véritable société sous la forme d’une société de communion. Tel n’est pas le cas. La raison d’une telle anomalie ? Pour accéder au sens de l’existence, il faut accepter de n’être rien par rapport à l’immense, au transcendant, au miraculeux. Quand on est humble, qu’on n’a pas d’orgueil, quand on  a vaincu son orgueil, l’accès à une telle conscience est possible. Et étant possible, une humanité authentique débouchant sur une société authentique se met en place. Quand tel n’est pas le cas, dépourvue d’une conscience de l’existence, l’humanité cesse d’être authentique et avec elle la société. D’où l’apparition d’un monde faux, d’un monde de mensonge, d’un monde de tromperie, l’homme sans conscience du miracle de l’existence se croyant supérieur à tout. Prétention vertigineuse. Débouchant sur un monde à l’envers dans lequel la conscience du miracle de l’existence est considérée comme une folie tandis que l’idée selon laquelle il n’y a ni miracle ni transcendance est considéré comme de la haute sagesse. « La sagesse de Dieu est folie aux yeux des hommes tandis que la sagesse des hommes est folie aux yeux de Dieu », enseigne saint Paul. Tout PASCAL est un commentaire de ce chiasme. Ce qui éclaire sa politique." [Texte intégral.]
In
Bertrand VERGELY.
Traité de résistance pour le monde qui vient.
Le Passeur. Éditeur, Paris, 2016 (page 192).
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Il est très curieux de voir comment ce constat vient éclairer et compléter celui de CHESTERTON, dont nous parlions avant-hier.
Nos chers laïcards qui veulent extirper Dieu du monde politique sont à l’œuvre depuis plus de deux siècles. Ils y ont réussi. On juge l’arbre à ses fruits. Le monde va-t-il vraiment mieux depuis cette expulsion ?
Certes, le monde chrétien, quand il existait encore, n’était pas exempt d’injustices ni de pauvreté. Mais dites-moi, pensez-vous que dans ce monde-là on eût imaginé qu’il fût possible d’anéantir des centaines de milliers, des millions d’êtres humains à coup de bombe atomique, de camps de concentration, de goulags, de camp de rééducation, de khmers rouges, ou de révolution culturelle. La chose n’était pas pensable à l’échelle politique. Il y eut des massacres, c’est entendu, et des massacres commis par des chrétiens, cela est vrai. Mais il y avait aussi un François d’Assise qui allait soigner les blessés musulmans en Égypte, un Vincent de Paul qui en remontrait à l’amiral des galères, Un FÉNELON ou un BOSSUET qui, avec la langue fleurie qui était leur, savait dire au Roi toute les condamnations qu’ils portaient contre certains de ses actes. Cette liste n’est pas exhaustive.
J’ose dire qu’il y avait alors une vraie société. Une société d’hommes, c’est clair, d’hommes cupides, violents, libidineux, sans doute. Mais ils faisaient société et ne vivaient pas que pour eux : paroisses, confréries, corporations, communes, tissaient entre eux des liens qui les faisaient membre d’une société unique, avec ses conflits, probablement, mais aussi ses fêtes, ses alliances. Aujourd’hui, nous sommes dans une société multiculturelle, communautariste, cloisonnée, syndiquée, marquée par une lutte des classes savamment entretenue, à laquelle, hélas, l’arrogance des élites donne apparente raison ; il est malheureux peut-être de le dire, mais la seule société qui demeure homogène, malgré son extrême diversité, est bien la communauté musulmane, qui elle, a bien le sens de la transcendance, et c'est pourquoi l'islam veut investir le monde. Ses fidèles sont droits, pour la plupart. Mais on peut s'interroger sur des chefs qui font massacrer 63 personnes un jour de mariage à Kaboul !
L’avenir est aux chrétiens qui, acceptant de plonger dans le pari bénédictin, attireront à eux tous ceux qui les verront vivre en vérité.

mercredi 5 juin 2019

Mardi 04 juin 2019. Nouvelles du pari bénédictin : Quel est le chemin ?


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QUEL EST LE CHEMIN ?
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Jean-Pierre DENIS (Directeur de Rédaction du journal La vie) commence ainsi, et c’est poignant, son livre très intéressant : Un catholique s’est échappé). Voilà un ouvrage qui soulève toutes sortes de questions justes, avec des solutions dont certaines parfois, me paraissent susceptibles d’être discutées.
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"Nous sommes assis côte à côte, ce sera l’une des toutes dernières fois. Lui dans son fauteuil, tourné vers le bouquet de bouleaux qui ferme son ultime horizon. Moi sur une chaise et, plus ou moins, entre deux avions. Il a un peu perdu la tête. Les crises de démence alternent avec les épisodes lucides, mais sombres. Soudain, le vieux monsieur parle.
— Dis-moi quel est le chemin ? me demande-t-il.
"[…].
"Peut-on devenir le père de son père ? Maintenant que le chemin devient essentiel, chemin de la vie et chemin de la mort, chemin qui mènera au lieu où l’attend celle que nous aimions et qui est partie tellement en avance, je ne sais pas quoi dire.
"Il y a bien ce passage de Jean :
"— Je suis le chemin, la vérité et la vie.
"La vérité est chemin de vie. Le chemin est la vie véritable. La vie est dans la vérité de chaque pas, pour si étroite que le sentier devienne, pour si abrupt qu’il semble. Pourtant, je ne pense pas un seul instant au Christ. Je n’ai pas le nom de Jésus sur mes lèvres, mais le vertige d’une grande ignorance, aphasique.
"Quelques mois plus tard, j’arriverai trop tard. À peine trop tard pour le revoir vivant. Beaucoup trop tard pour lui donner la réponse. Il l’aura trouvé lui-même du coup. Non sans avoir dit en mon absence – ce fut d’ailleurs sa dernière et sa seule volonté :
"— Je veux un enterrement religieux."
In
Jean-Pierre DENIS.
Un catholique s’est échappé.
Éditions du Cerf, Paris, 2019. (Pages 9 et 11.)
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COMMENTAIRES.
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Il n’a pas échappé à ceux de mes lecteurs qui me connaissent bien, que je passe la majeure partie de mon temps à poursuivre, dans l’espérance, ce qui à vue humaine est voué à l’échec : faire connaître à ceux que je rencontre le chemin du bonheur, (qui sans aucun doute pour ce qui me concerne, passe par le Christ). C’est la raison pour laquelle je m’acharne à relever ce qui dans l’actualité, dans les événements contemporains ou passés, les fourvoiements moraux, politiques, juridiques, médiatiques qui éloignent l’homme charnel de son vrai bonheur, et lui font abandonner le chemin.
Il ne faut pas se leurrer. On ne peut édifier une Cité de Dieu sur la terre. Tout juste peut-on s’efforcer de faire des lois justes, de partager équitablement les richesses de la terre, de défendre la vie dans toutes ses composantes, depuis la conception jusqu’à la mort, de refuser toutes formes de racisme (et il y en a de nombreuses formes dans le monde politique qui semble être ignorés des médias) ou de xénophobie. C’est déjà un vaste programme. Mais il est vrai que la vie est un chemin qui prend le nom d’une personne, et qu’en cheminant avec elle, on marche vers la vérité et la lumière.
Il revient au Petit Reste, évoqué par tant de prophètes de l’Ancien Testament, et par Jésus quand il parle de Petit Troupeau, d’être comme une sorte de fanal, de phare, de lampe pour éclairer autant qu’il est possible la longue route des mortels. C’est bien ce que se propose de faire le parieur bénédictin. Allons, courage ! La route est difficile, certes, mais elle vaut la peine d'être suivie.



samedi 30 mars 2019

Samedi 30 mars 2019. Nouvelles du pari bénédictin : l'avenir appartient aux mystiques !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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L’AVENIR DU MONDE REPOSE DANS LES MAINS DES MYSTIQUES.
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"En réalité, le mysticisme est l’activité suprême et les Mystiques sont les vrais clairvoyants de l’humanité. Tous les génies dominateurs, tous ceux-là qui ont eu la puissance de traîner après eux, dans les sillons de la terre, le troupeau d’eunuques et de décapités qui s’appelle le genre humain ; tous les héros de l’Épée, de la Croix ou de la Pensée, tous ont été des Mystiques en quelque manière, et cette manière de mysticisme que l’on déshonore aujourd’hui du nom de superstition était en eux comme une vibration prolongée du FIAT créateur, et répondait à cet éternel appétit de majesté qui se bâtit des solitudes dans les grandes âmes, comme les Pharaons se bâtissaient des solitudes dans l’immensité des déserts."
In
Léon BLOY.
Propos d’un entrepreneur de démolitions (Éd. 1884). Fac simile de l’édition originale.
Tresse, Éditeur, Paris, 1884/Hachette Livre/BnF, SD [2017 ?]. (Page 282.)
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LE PRÉSENT DU MONDE, UNE HONTE POUR LES CHRÉTIENS.
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"L’état présent du monde est une honte pour les chrétiens. C’est à nous, chrétiens, que la chrétienté a été confiée. Qu’en avons-nous fait ? Les châtiments qui nous menacent et ceux qui nous ont déjà frappés sont plus que légitimes. Vu que nous n’avons pas su faire reconnaître en nous la véritable physionomie de la charité du Christ, devant laquelle tout homme de bonne volonté ploierait les genoux, nous ne devons pas être surpris qu’on brûle les églises et qu’on massacre les fidèles. Le sacrement du baptême n’est pas une police d’assurance contre l’incendie ni contre le martyre."
Georges BERNANOS.
In
La révolte de l’esprit. Écrits de combats (1938-1945). ("Le goût des idées". Collection dirigée par Jean-Claude ZYLBERSTEIN.) Présentation de Gilles BERNANOS.
Les Belles Lettres, Paris, 2017. (Page 18).
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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On se gausse dans les loges ; les esprits forts se frottent les mains. Ils vont finir par l’achever, l’infâme qui en vérité les aveugle des clartés de la Vérité : cette Église qui a traversé tant d’épreuves et de siècles, dont les fidèles ont arrosé de leur sang les terres de tous les continents. Mais ils ne peuvent pas faire que ce qui a été, que ce qui est, ait été et soit. Partout dans le monde, il y a des ministres de la charité, des saints qui dans le silence des monastères, ou dans la trépidation des pauvres quartiers indiens ou brésiliens, œuvrent pour faire connaître le Soleil de Justice. Partout dans le monde, sur tous les continents, il y a des mystiques dans les bras desquels repose l’humanité blessée. Hélas, ils sont trop peu nombreux, et l’état présent des choses ne fait monter assez le rouge de la honte au plus grand nombre des chrétiens.
Il est de la plus haute urgence que le petit reste des fidèles, ancrés dans la foi, l’espérance et la charité, témoigne, qu’il crée ces petits groupes de parieurs bénédictins, témoins avancés de la victoire définitive de l’Agneau. Allons, ressaisissons-nous, sans faire de bruit, ça je le répète, et tant par notre prière, nos vies et nos comportements, comptant sur la Miséricorde parfaite, faisons savoir à ceux qui nous approchent que nous ne sommes pas les dupes du trompeur, du diviseur, de l’esprit de confusion.
Plus que jamais, l’avenir de l’humanité appartient aux mystiques.





dimanche 17 mars 2019

Samedi 16 mars. Nouvelles du pari bénédictins. La vérité ne se divise pas ! Emonder notre vigne !


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Plutôt qu’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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ESPRIT DE VÉRITÉ CONTRE RELATIVISME.

"Le relativisme s'exprime par ses formules toutes faites : « Il se peut que ce soit vrai pour toi, mais ce n'est pas vrai pour moi.» « Tout dépend de la façon dont on considère la chose. » « Rien n'est tout noir ni tout blanc » C'est ainsi que l'adultère, au même titre que la beauté, dépend du regard de celui qui considère la chose. Pour la sodomie, on a trouvé cet euphémisme : « Un autre style de vie ».
Tout ce qui est valeur ou jugement se dissout et devient brouillard, grisaille généralisée. Ce brouillard est mortel pour la vérité. Il résulte de la mise en pratique du relativisme, de la confusion entre le bien et le mal, entre le blanc et noir, entre les ténèbres et la lumière. Mais Dieu est lumière et il n'y a pas en lui de ténèbres. La lumière est vérité ; ce brouillard grisâtre est mensonge, séduction, tout autant que les ténèbres si ce n'est davantage. Les premières paroles que Dieu prononça sur une création encore à l'état de chaos furent « Que la lumière soit » et il sépara la lumière des ténèbres (Genèse 1, 3-4). Cet acte de séparation n'a jamais été résilié : lumières et ténèbres ne peuvent se mélanger pas plus que ne le peuvent vérité et mensonge. [...] La sagesse de ce monde cherche sans cesse à nier les distinctions que Dieu a établies pour l'éternité, à rendre floue la ligne de démarcation entre vérité et mensonge, à fabriquer ce brouillard, cette grisaille qui permet de redéfinir et de justifier tout ce que nous désirons être ou faire. Le relativisme est séduisant, car à la différence de la vérité, il fait tellement bien notre affaire."
Arthur KATZ et Paul VOLK.
L'esprit de vérité. Un message prophétique (2e édition).
Éditions Emmaüs, Saint-Légier (Suisse), 2008. (Page 77.)
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MONSTRUOSITÉ D’UNE SOCIÉTÉ SANS DIEU.
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Voir cet article remarquable :

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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Les violences qui traversent notre pays ou qui secouent le monde, comme cette abominable tuerie de Christchurch, trouvent leurs justifications dans l’esprit des violents, par le recours au relativisme qui veut que tout se vaille, et surtout que la fin justifie les moyens. Pourtant l’Esprit de Vérité nous l’apprend : Tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas le bien d’autrui... La vérité ne se divise pas. Le parieur bénédictin le sait, et il s’efforce d’en vivre, en connaissant ses limites, ses erreurs, et son péché. Que voulez-vous, tant que la loi appellera bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien, nous irons de violences en violences, de déchaînements en déchaînements, et de ténèbres en ténèbres jusqu’à la chute finale qui risque bien d’engloutir l’humanité dans l’anéantissement si elle n’y prend garde.
Il est clair, et c’est une chose qu’il faut absolument comprendre, que tout agent agit en vue d’un bien. Quand des casseurs saccagent et brûlent le Fouquet’s, ce qu’ils recherchent c’est le plaisir et la joie de la vengeance contre un établissement fait pour les riches et qu’ils n’ont aucune chance de fréquenter. Ils se moquent éperdument du commandement qui interdit de convoiter le bien d’autrui. Quand un cinglé tue 50 innocents qui sont en train de prier – circonstance à mes yeux aggravante – le bien qu’il vise c’est la manifestation de la prétendue supériorité de la civilisation occidentale. Il se moque éperdument du commandement qui interdit de tuer.
Quand la loi interdit l’existence de sites opposés à l’avortement, elle se moque éperdument de la Parole du Christ qui nous affirme : "La vérité vous rendra libres !" Quand quelques élus veulent faire de l’exercice de la liberté de conscience un délit, elle se moque éperdument de la Parole du Christ qui nous murmure : "Le Royaume est au-dedans de vous."
Je sais bien qu’il est trop facile de disqualifier le message en disqualifiant quelques indignes messagers, et en négligeant très sciemment les messagers discrets, actifs et silencieux de la Charité. De tout cela, nous aurons à rendre des comptes.
Chers amis parieurs bénédictins, il nous faut de toute urgence prendre la décision de marcher sur le périlleux chemin de la sainteté. Et de ne pas être hypocrite. La vigne doit être émondée, les branches sèches coupées et brûlées, mais cette taille, ces branches sèches à brûler, c’est d’abord au-dedans de nous qu’il convient de le faire.



mercredi 6 mars 2019

Mercredi 06 mars ! 2019. Nouvelles du pari bénédictin. Simone Weil et Marcel Légaut lui viennent en aide


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Au lieu d'un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l'armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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UN CONSTAT TOUJOURS ACTUEL DE SIMONE WEIL.
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"Conserver la puissance est, pour les puissants, une nécessité vitale, puisque c'est leur puissance qui les nourrit ; or ils ont à la conserver à la fois contre leurs rivaux et contre leurs inférieurs, lesquels ne peuvent pas ne pas chercher à se débarrasser de maîtres dangereux ; car, par un cercle sans issue, le maître est redoutable à l'esclave du fait même qu'il le redoute et réciproquement ; et il en est de même entre puissances rivales."
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition). (Page 55.)
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CONTREPOINT DE MARCEL LEGAUT AVANT COMMENTAIRE.
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"Si nous sommes faibles aujourd'hui et méprisés, c'est justement parce que nous sommes de l'avenir, parce que nous avons bâti notre vie sur les valeurs de l'avenir, sur celles qui ne cotent pas au cours d'aujourd'hui, parce que nous sommes des espérants dans un monde d'installés. L'avenir, timide comme un jeune homme, en face des possesseurs bien établis qui le méprisent et le haïssent d'une crainte secrète, inavouée ; l'avenir, candide et sans défense, sans organisation, sans moyens puisque justement il est l'avenir, l'avenir qu'ils voudraient bien empêcher de naître mais qui pourtant sera et qui, un jour, les sauvera s'ils ne veulent pas périr.
Oh ! la dure vie qu'il nous faut vivre dans ce monde en voie de remontée vers la lumière, mais qui se cramponne et veut s'établir à chacune des étapes où il parvient, hait tous ceux qui l'appellent plus loin, renie chaque fois l'élan spirituel qui l'a porté là où il est, et à qui ils doivent tout, leur confort, leur sécurité, leurs idées, leur morale. Les pharisiens d'aujourd'hui bâtissent des tombes aux prophètes que leurs pères ont tués et ils lapident eux-mêmes les descendants des prophètes."
In
Marcel LEGAUT.
Prières d’un croyant. (38e édition).
Bernard Grasset, Paris, 1947 (Page 55).
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Dans son livre sur l’oppression sociale, notre très chère Simone analyse avec une extraordinaire finesse les effets maléfiques des rapports de domination. Il convient de rapprocher cette analyse sur ce que dit notre non moins cher Gustave THIBON sur la l'existence de la hiérarchie, nécessaire à l’équilibre de la société. Les rapports de domination se définissent très simplement par le fait que le dominant a les moyens d’imposer au dominé son point de vue, en utilisant la force (sanctions diverses qu’il est inutile d’énumérer, mais que l’on retrouve dans les rapports de l’État avec les citoyens ou parfois dans les rapports entre un DRH et des salariés). Les rapports hiérarchiques, nécessaires, se définissent non moins simplement par le fait que le supérieur hiérarchique donne l’exemple, et que s’il a un pouvoir de sanction, il ne l’utilise que rarement et à bon escient, non sans avoir pris la précaution préalable d’avertir un possible transgresseur de ce qui l’attend s’il persiste dans son erreur.
Je vois un très direct rapport entre la crise des Gilets jaunes, si brutalement réprimée par les forces de l’ordre sur recommandation du ministre de l’intérieur, et l’analyse des rapports de domination ainsi que de la grande peur des oligarques qui s’accrochent à tout prix à leur puissance, laquelle est pour eux une nécessité vitale. Et je vois un non moins direct rapport entre les attaques frontales des puissants médiatiques, politiques ou culturels contre les catholiques et l’Église, et l’admirable page de Marcel LEGAUT. Le candide avenir entrevu par les espérants s’ouvre largement aux disciples du Maître, mais la remontée vers la lumière à laquelle s’oppose ce monde leur est dure : ils sont attaqués de l’intérieur par les scandales dont se sont rendus coupables des prêtres ou des évêques  perdus,  et de l’extérieur par ces puissants qui étayent leur puissance par leurs dénigrements ciblés, contre ces clercs corrompus bien sûr, ce qui est tout à fait compréhensible, mais aussi contre ceux qui défendent la foi que leur ont transmise depuis les temps antiques les Apôtres, les Pères apostoliques, les confesseurs et martyrs, et les innombrables témoins contemporains qui obstinément, sans relâche, font preuve d’une inépuisable charité.
Les parieurs bénédictins ne sombrent pas dans le désespoir ; ils se sentent appelés à un témoignage de sainteté héroïque, ce qui, pour moi, n’est pas facile tant j’ai envie de claquer le beignet à des CASTANER, des SCHIAPPA, des TACHÉ, des BELLOUBET et autres dominants assez peu serviteurs de leurs concitoyens. Ils confondent l'opinion publique et leur monde virtuel, avec réalité concrète, celle des petits geste réguliers de service et d’amour des pauvres dont je suis le témoin émerveillé tous les jours, œuvres de jeunes gens et jeunes filles, d’adultes discrets, de prêtres consumés de charité et d’ascétisme. A vrai dire, les chiens peuvent aboyer, l’immense cortège des hommes venus de la grande épreuve, ceux qui ont trempé leur tunique dans le sang de l’Agneau, sont en marche (eux aussi !) vers la Jérusalem céleste. Et sur cette route-là, il n'y a ni gendarmes ni CRS.



samedi 16 février 2019

Vendredi 15 février 2019. Nouvelles du pari bénédictin : nous voici rentrés dans les derniers temps !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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UNE TRÈS ANTIQUE PROPHÉTIE.
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"Au dernier temps, faux prophètes et corrupteurs se multiplieront. Les brebis se changeront en loups, et l’amour deviendra de la haine. Dans les progrès de l’iniquité, les hommes se détesteront, se poursuivront, se trahiront. Alors paraîtra le séducteur du monde, se donnant pour le fils de Dieu. Il produira des signes et des prodiges et la terre sera livrée entre ses mains et il commettra des crimes plus horribles que l’on n’en vit jamais depuis le commencement des siècles. Alors la créature humaine entrera dans le feu de l’épreuve. Beaucoup trébucheront et périront. Ceux qui auront persévéré dans la foi seront sauvés par celui qui aura été maudit. Alors apparaîtront les signes de la vérité."
In
Les Pères apostoliques. Traduction et introduction de France Quéré.
Chapitre La Didaché, 3.
Collection « Points », série Sagesses N°SA22. (Page 103.)
Éditions du Seuil, Paris, 1980.

Cet écrit est anonyme. Il remonte au tout premier temps de la primitive Église (fin du Ier, début du IIe siècle).
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CONTREPOINT DE L’ACTUALITÉ.
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Le parieur bénédictin ne peut être que frappé par le côté actuel de cette prophétie, et par sa réalisation ; les faux prophètes pullulent et on peut les nommer : théoriciens du genre, dévoyés du mouvement LGBT, hommes et femmes politiques qui au milieu des tempêtes sociales les plus graves ont trouvé le moyen de pondre deux réglementations vraiment essentielles : l’interdiction de la fessée, et la substitution des mentions père et mère par celles de parent 1 et parents 2 dans les livrets à remplir par les parents lors de l’inscription de leur enfant dans un établissement public. Les corrupteurs se comptent par centaines qui promeuvent par voie de publicité l’infidélité conjugale, la libération de la sexualité (sex education, série  semi-pornographique dont je vous ai déjà parlé et qui est destinée aux adolescents et adolescentes), l’avortement pour convenance et l’euthanasie active. Jamais la haine, qu’elle soit exprimée par les Blacks blocs, les nationalistes de l’ultra-droite, les sites islamistes, les rappeurs africains ou maghrébins qui proclament qu’il faut pendre les blancs, la haine qui se développe contre les hommes politiques chez les Gilets Jaunes, la haine des Gilets jaunes qui est exprimée par le pire pompier pyromane qu’est l’inénarrable monsieur CASTANER, la hargne cybernétique des journalistes du groupe LOL contre nombre de leurs confrères, (je cite les haines qui fleurissent en bouquets vénéneux dans notre pays, ou dans nos médias) n’a atteint un tel sommet. Ne parlons pas des crimes affreux qui du nazisme au stalinisme en passant par les crimes des régimes tyranniques argentins ou grecs, le génocides du peuple khmer par Pol Pot, le maoïsme et la Révolution culturelle qui a fait 40 millions de morts, ont abreuvé la terre du sang des innocents ; évoquons enfin pour terminer les décapitations filmées, les pendaisons, les crucifixions des chrétiens par les monstres du moribond État islamique.
Ainsi, et quoique en disent les amateurs du progrès indéfini et ses apparents prodiges, il faut bien convenir que nous sommes rentrés dans les derniers temps, et que la couronne de l’éternité sera bientôt posée sur la tête de ceux qui n’auront pas renié l’Agneau.
Le parieur bénédictin ne maudit pas, mais il a le droit et le devoir de dénoncer les mensonges, les erreurs et les manœuvres enténébrantes, d’où qu’elles viennent. Bien sûr, on va me dire que je devrais commencer par ne pas passer mon temps à critiquer ceux qui se présentent comme les pasteurs des peuples. Mais je n’ai jamais vu de pasteurs dévorer leurs brebis… Examinons sans préjugés s’il en est vraiment, avec en tête cette certitude : nous sommes dans le monde, nous ne sommes pas du monde. Depuis ce jour inoubliable où j’ai reçu la grâce de la conversion, j’essaye de combattre les idées fausses, mais je m’efforce (parfois sans succès) de ne jamais utiliser des arguments ad hominem comme auxiliaires de ce combat. Ni moins bon, ni meilleurs qu’un autre, ça je n’ai pas d’illusion sur mes limites. Mais je me refuse à utiliser les informations scabreuses, calomnieuses, médisantes qui intéressent tel ou tel. Et Dieu sait s'il en circule !
A tous Pax et bonum.



dimanche 25 novembre 2018

Dimanche 25 novembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Vivre en créature, pas en machine


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.

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ROD DREHER ET L’USAGE DES OUTILS.
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"Certaines personnes soutiennent que la technologie n’est que l’application de la science et que sa portée morale dépend de l’usage que l’on en fait. Ce point de vue est naïf. « Avant d’être un instrument, la technologie est d’abord une façon de voir le monde, qui porte en elle-même une conception particulière de l’être, de la nature et de la vérité », déclarait le philosophe des sciences Michael HANBY en 2015, lors d’un rassemblement catholique.
"Qu’a-t-il voulu dire par là ? Pendant des millénaires, les hommes ont utilisé des outils pour modifier leur environnement. Mais ce qui a donné naissance à la technologie comme vision globale du monde a été, d’abord avec le nominalisme, puis avec l’émergence de la modernité, l’idée selon laquelle la nature n’a pas de signification en elle-même. Qu’elle n’est que de la matière. Ce que l’Homme technologique appelle « vérité », c’est ce qui lui sert à étendre son empire sur la nature et ce qui lui permet de façonner avec la matière des choses utiles ou plaisantes, en droite ligne avec sa conception de l’existence. Regarder le monde selon un point de vue technologique revient à le considérer comme un matériau modifiable à volonté, sans les seules limites de l’imagination.
"Au contraire, pour la tradition chrétienne, la liberté véritable de l’homme, telle que sa nature l’y prédispose, réside dans une soumission pleine d’amour à Son Créateur. Tout ce qui ne vient pas de Dieu est un esclavage. En 1993, Neil POSTMAN publiait Technopoly, un essai dans lequel il expliquait que les croyances théologiques et métaphysiques des cultures prémodernes déterminaient la façon dont elles utilisaient les outils. Ce n’est que dans les temps modernes, avec la montée en puissance de la technologie, que nos outils se sont retournés contre nous et qu’ils ont gagné le pouvoir de rediriger nos conceptions métaphysiques et théologiques."

"« Il n’est pas bien difficile de deviner que le monde se divisera bientôt entre ceux qui veulent vivre en créatures et ceux qui veulent vivre en machines », écrit Wendell BERRY. Rangeons-nous du côté des créatures, et du Créateur."
In
Rod DREHER.
Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Le pari bénédictin. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert DARBON.
Artège, Paris/Perpignan, 2017. (pages 318 et 341.)
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CONTREPOINT HARMONIEUX DE JEAN-CLAUDE GUILLEBAUD.
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"Aujourd’hui, nous sommes tentés par le désespoir. C’est donc le bon moment pour espérer.
"Examinons quelques-uns de ces vertiges de l’âme.
"Le premier, c’est le règne toujours plus puissant, conquérant, dominateur de la marchandise. Ce règne laisse de moins en moins de place à la gratuité, au partage, au désintéressement. Il finit par occuper l’espace. C’est MARX qui en a le mieux parlé au XIXe siècle quand il évoquait « les eaux glacés du calcul égoïste ». Difficile de réfléchir au nihilisme contemporain sans commencer par là. Le règne accompli de la marchandise, c’est le triomphe du « combien » sur le « comment ». Qu’il s’agisse d’apprécier le fonctionnement d’un hôpital, d’une école, d’un théâtre, le réflexe est toujours le même : compter au lieu de penser."

"Aujourd’hui, il est clair que nous sommes souvent dans une méconnaissance comparable. Nous agissons sans savoir ce qui est réellement en jeu. Dans l’univers médiatique, on use régulièrement ― et en toute innocence ― de la lapidation d’un présumé coupable. Un homme politique, un artiste, un curé, un chanteur, un magistrat, peu importe. Pendant trois ou quatre jours, il sera désigné comme coupable et lynché en tout bien tout honneur."
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
La foi qui reste. (Pages 138 et 146).
L’iconoclaste, Paris, 2017.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Ces quelques citations illustrent parfaitement l’impasse politique et sociale dans laquelle est piégée notre patrie.
Les idées forces de ces citations sont les suivantes :
(a) Les machines et les outils se sont retournés contre nous. Devenus dépendants du pétrole pour développer une agriculture intensive et accélérer les échanges par des transports de plus en plus rapides, nous ne pouvons plus réfléchir, rentrer dans le silence et devenir maître de notre vie.
(b) Le règne de la marchandise s’étale avec une rare impudeur aux yeux de ceux qui n’ont pas les moyens de s’acheter tout ce qu’il offre. C’est la raison des protestations qui, ici et là, s’élèvent contre le blocage des centres commerciaux, notamment lors de ce hideux black Friday emprunté aux États-Unis, par les "Gilets jaunes".
(c) La quantité remplace la qualité. Aucun journaliste ne s’est gaussé de l’annonce par monsieur CASTANER du nombre de manifestants à l’unité près, du nombre de sites où manifestaient les gilets jaunes, du nombre d’interpellations et de blessés lors des manifestations d’hier. Certes, un ministre de l’intérieur n’est pas mis à ce poste pour faire du sentiment, mais tout de même, il pouvait y avoir un commentaire de compassion ou de compréhension pour ces manifestants qui expriment leur misère sans pouvoir mettre de mots dessus et en sont réduits à le faire par la colère.
(d) Enfin, la nécessité de trouver un coupable ; il a été identifié hier et qualifié par monsieur CASTANER de bandes d’ultra-droite, alors que j’ai vu de mes yeux vu des manifestants anarchistes relevant de l’ultra-gauche sur des vidéos que l’on peut retrouver sur Twitter.

Je discutais récemment avec un ami, Jacques, qui n’est manifestement pas un pilier de sacristie, mais qui a choisi de vivre comme un moine : pas de télévision, pas de voiture, pas de téléphone portable, une garde-robe réduite à son minimum. Spécialiste de l’Inde, fin connaisseur du sanscrit, Jacques m’expliquait pourquoi il est indispensable de s’affranchir de l’usage du pétrole, ressource épuisable, vendue spéculativement par des pays qui sont des ennemis déclarés de notre civilisation ; qu’il est indispensable de revenir à des modes de vie plus simples, tout simplement parce qu’un jour l’épuisement des ressources naturelles, exploitées sans aucune vergogne par des compagnies anonymes, internationales, puissantes et discrètes, pourrait conduire à la guerre de tous contre tous. Jacques a en tête un projet de développement pour l’Inde. Peut-être acceptera-t-il d’en témoigner sur ce Blog. Je l’y encourage vivement. Dans tous les cas, je partage son analyse, et j’en ai tiré des conclusions personnelles pratiques, notamment dans l’usage de l’électricité.
Vivre en créature, pas en machine ! Et si c'était cela que voulaient exprimer les Gilets jaunes ? Je leur dis ceci : NON AU DÉSESPOIR !