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mardi 11 juin 2019

Lundi 10 juin 2019. France d'en-haut et France d'en-bas !


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Un certain nombre d’élus qui se disent « de droite » ont donc décidé de se déclarer compatibles avec Poncefrelu-Pilatoquet, à l’occasion, n’en doutez-pas, des élections municipales qui approchent. Ils sont prêts à toutes les compromissions pour garder leur fauteuil. Ou plus exactement ils révèlent le fond de leur pensée. Ils approuvent et ce, depuis longtemps, la PMA, la GPA, le mariage homosexuel,  l’euthanasie douce, toutes innovations sociétales vers lesquelles nous marchons à grands pas. Et sur le plan économique, ils soutiennent le néolibéralisme (compétition, financiarisation des entreprises, mondialisation ; pour ce faire, les néolibéraux sont obligés d’avoir recours à une main-d’œuvre peu qualifiée, pour diminuer leur coût de production, et cette main d’œuvre faisant défaut dans les pays occidentaux, ils faut la prendre d’où elle vient). En somme, ces élus, soutenus par une bourgeoisie aveugle, uniquement préoccupée de ses intérêts, se trouvent du côté du manche.
Car Poncefrelu-Pilatoquet est à gauche pour l’organisation de la société, mais à droite pour l’économie, d’où l’apparent triomphe du « en même temps ».
Il est donc clair que le clivage ne passe plus par ces notions de droite et de gauche, mais par la France dite d’en-haut par rapport à la France dite d’en-bas. Pour faire passer la pilule, on utilise les bonnes vieilles ficelles du progrès social, représenté par ces lois iniques qui se préparent dans l'ombre. La France d'en-haut entend conserver ses privilèges pour continuer d’entretenir un rapport de domination avec la France d’en-bas laquelle ne supporte plus, avec raison, les susdits rapports.
Je n’ai jamais vu un fonctionnaire de Bercy produire quoi que ce soit de comestible, quoi que ce soit d’utile concrètement à la vie des hommes, outils, produits divers et fabriqués. Ce qu’il produit, ce sont des textes, des taxes et des contrôles. Je ne dis pas qu’il est totalement inutile, mais il n’a pas l’utilité dont il se prévaut. La France d’en-haut habite les métropoles, dont les cœurs ont été débarrassés des classes populaires (artisans, petits commerçants, petits employés) au profit des bobos (phénomène de gentrification). Il reste alors la France profonde, celle de la campagne, des petits bourgs, des villes moyennes, qu’on laisser crever pour mieux perpétuer ces rapports de domination qui s’édifient depuis ces grandes villes.
Mais ce qui me paraît mystérieux, c’est que tant de catholiques qui se disent pratiquants aient voté pour un homme et son parti que tout éloigne de leurs propres convictions. La France d’en-haut baigne dans l’irréel, celle d’en-bas dans la sueur, le travail et les difficultés à vivre. Et ils n’ont donc rien vu ?
Voilà qui ne durera pas. Soyez-en certains. Et à tout prendre, je préfère un RN, ou une LFI à ces pitres qui se nourrissent du travail des autres, et encore mieux, je préfère le PCD de monsieur POISSON. Je sais que je vais scandaliser, mais il y a un moment où l’on ne peut plus accepter le mensonge et l’exploitation des plus faibles.


vendredi 31 mai 2019

Jeudi 30 mai 2019. La France qui pleure et la France qui rit ou la survivance d'un catholicisme zombie.

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Bien que je ne partage pas la totalité des opinions exprimées dans ce livre très roboratif et stimulant, il mérite amplement d’être lu. Il s’agit de l’ouvrage intitulé Un catholique s’est échappé, de Jean-Pierre DENIS (Le Cerf, Paris, 2019). Nous aurons sans aucun doute l’occasion d’en lire ensemble quelques bonnes feuilles.

DENIS constate que la France n’est plus catholique comme on l’entendait il y a encore quarante ou cinquante ans. Loin d’en geindre, il propose quelques pistes d’action très intéressantes, et il remarque que le catholicisme marque encore la société, un catholicisme zombie, non confessant, mais qui imprègne encore les régions jadis croyantes.

Aux pages 90 et 91 de son livre, il note ceci :

"Dans le Mystère français, Hervé LE BRAS et Emmanuel TODD entendent dévoiler les deux visages de la France — l’un qui pleure, l’autre qui rit. Mais ces deux visages ne sont pas ceux que l’on croit percevoir. La ligne de partage entre la France qui souffre et celle qui s’ouvre ne séparerait pas la gauche et la droite, ou même les riches et les pauvres. Quand on essaie d’en dresser la cartographie en prêtant attention à certains indicateurs, comme les suicides, le niveau éducatif, la fécondité, les homicides, la France qui peine est celle de la Révolution, ce pays depuis longtemps déchristianisé qui a été ensuite marqué par le communisme et par un esprit égalitaire disparu sans laisser de traces. Navrés LE BRAS et TODD constatent la « déprime idéologique et culturelle des populations anciennement laïcisées » et croient relever « l’effet dépressif sur la société française de l’effondrement de la croyance communiste ». Cette France-là, moins bien éduquée, marquée par les inégalités sociales et économiques est aussi celle que tend à conquérir le Front National. Elle souffre. Elle résigne. Elle décline.
"Qui l’eût cru dans le Landerneau intellectuel ? L’autre France celle qui se porte (presque) comme un charme, c’est celle qui reste marquée par l’empreinte du christianisme, malgré la chute spectaculaire de la pratique religieuse. Dans ce pays moins atteint par la crise, on fait des études plus longues, on éprouve moins de difficulté à se situer dans le nouveau paysage européen et mondialisé, le chômage frappe moins les jeunes et, dans une certaine mesure, le lien familial résiste mieux. Or cette France, c’est celle de l’histoire culturelle et politique méprisée et rejetée à la périphérie de son espace mental : la Bretagne et les pays de Loire, les Pyrénées basques, l’Alsace, le versant méridional du Massif central, la Franche-Comté, la Savoie. La persistance de cette cartographie religieuse dans un pays presque entièrement sécularisé a quelque chose de fascinant."
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COMMENTAIRES.
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Ils seront très courts et consisteront à vous montrer la carte des résultats des élections européennes. En effet, c’est fascinant. Les résultats du Rassemblement National (violet) et de La République en marche (jaune moutarde). Vous pouvez constater, en effet, que ce sont bien les régions citées par LE BRAS et TODD, d’ancienne tradition catholique (Bretagne, Pays basque, Sud du Massif central, Savoie, Alsace), qui ont mis le parti macronien en tête, ce qui confirme le choix majoritaire des catholiques pour lui. Le Rassemblement National fleurit dans les régions depuis longtemps déchristianisées.



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samedi 16 décembre 2017

15 décembre 2017. Note Brève. Ils ont peur de ce qu'ils appelaient "la France moisie".

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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Chers amis,

J’ai une montée rhino-moutardière à propension hivernale, en ce moment quand je les vois aduler, tous ces faux-culs, celui qu’ils ont méprisé pendant tant d’années.
Deux amis alsaciens m’ont envoyé, chacun séparément, cet article paru sur le site du Boulevard Voltaire (le samedi 9 décembre) à propos des obsèques de Johnny HALLIDAY. Il me semble intéressant de vous le faire connaître.
Je crois en effet que les élites n’ont pas perçu la portée sociologique ET politique de l’événement : cette foule constituée pour l’essentiel de ce que les racistes maghrébins et africains appellent les « faces de craie » représentait une certaine France, celle que déteste l’imbécile bernanosien Bernard-Henri LEVY, à qui nous devons en partie la catastrophe de la chaotique et actuelle Libye. Je ne tire pas exactement les mêmes conclusions que l’auteur de l’article. Mais ce dont je suis sûr, c'est que la France d'en-haut  a raison de craindre un brutal retour de flammes. La France moisie n'est pas si moisie que ça !

"Marine Le Pen n’a pas eu l’autorisation d’assister aux obsèques de l’icône du rock and roll. Surprenant ! Elle y avait toute sa place. Et son père sans aucun doute plus encore.
Formidable ! Inoubliable ! Exceptionnel ! Historique ! Une journée à la démesure du chanteur. Du jamais vu que l’on ne reverra jamais. Il y a eu Victor Hugo. Il y aura désormais Johnny Hallyday. Les médias ont rivalisé en superlatifs pour rendre compte de la mobilisation populaire lors des obsèques de l’idole des jeunes. Un million de personnes. Des Champs-Élysées à la rue Royale. Les caméras filment. Les images défilent. Et le constat s’impose. Brutal. Incroyable. Invraisemblable. Effrayant. La France de Johnny, celle qui suscite soudainement l’admiration des journalistes et de la classe politique, est celle qu’ils abhorrent habituellement. Ce 9 décembre 2017, Paris a rendez-vous avec la France des années 1960 et 1970. La France d’avant. La France moisie. La France du passé. La France repliée sur elle-même. Frileuse. Égoïste. La France des beaufs et des Dupont Lajoie. Celle de la Renault 12 et de la R 8 Gordini. Celle du paquet de Gauloises bleu et du vin qui rend heureux. La France qui s’est figée. La France qui doit disparaître. Le spectacle est saisissant. Pas de voiles. Pas de racailles. Pas de diversité. Pas de bandes qui cassent et qui pillent.
Il n’y a que la France de l’entre soi. Celle du vivre ensemble est restée à la porte. Quoi, ma gueule, qu’est-ce qu’elle a, ma gueule ? Les micros se tendent. Et les témoignages se succèdent. René. Marc. Laurence. Jean-Paul. Lucienne. Éric. Chacun raconte son anecdote. Souvent tendre. Parfois naïve. Toujours rafraîchissante. Mais le constat reste le même. Aux abonnés absents les prénoms venus d’ailleurs… La richesse du 9-3 n’est pas là. La jeunesse issue des quartiers, qui doit revivifier un pays à bout de souffle, ne vibre pas aux charmes de « Gabrielle ». Renaud Camus et son Grand Remplacement ont l’air malins. Rien n’est peut-être perdu.
La France d’en haut, rassemblée à l’église de la Madeleine, va probablement rattraper cette erreur de l’Histoire qui avance et de la roue qui tourne. Eh bien, non ! C’est la même France. Toujours aussi homogène. Acteurs. Chanteurs. Amis. Hommes politiques. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. On se croirait à une émission de Maritie et Gilbert Carpentier. Comme si quarante années d’immigration n’avaient servi à rien. On comprend pourquoi Marine Le Pen a été déclarée persona non grata par la famille du défunt. Debout parmi les Français massés sur les trottoirs ou assise dans l’église au milieu des stars, elle aurait suscité une impression étrange. Et même franchement désagréable. Celle qu’un Le Pen avait été élu. Et que le grand ménage avait été réalisé."

Premièrement, je regrette aussi, mais c’était le choix de madame HALLIDAY, l’ostracisme qui a frappé Marine LE PEN. Elle avait été invitée, comme tous les parlementaires, à participer aux adieux religieux faits au rocker. On lui a fait savoir qu’elle n’était pas la bienvenue. Dommage, en ce moment rare d’union patriotique autour d’un homme qui, en dépit de son pseudonyme anglo-saxon, a bien représenté à sa façon, une certaine forme de culture populaire.

En second lieu, il me semble quand même avoir aperçu dans la foule quelques africains, plus tout jeunes certes, mais sans aucun doute affectés. Pas de généralisation donc.

Enfin et surtout, quoi qu’on en dise, ce rassemblement me semble être le sursaut d’un peuple qui se souvient d’appartenir à une patrie chrétienne. Monsieur MÉLENCHON peut cracher sa lamentable bile ici et là ! Ce qui le fait enrager, c’est bien cette résurgence de l’antique amour pour une civilisation, un art de vivre, une vision de l’homme fondamentalement opposés à son misérable laïcisme, à sa haine de toutes perspectives spirituelles susceptibles d’éclairer la vie humaine. Mais, comme l’indique la photographie en bas de cette note, sur un autre registre sans doute, BHL ne dit pas autre chose.









"Mon père était un araméen vagabond" (Deutéronome 26, 1-11).... Mais lui n'en avait pas tiré les mêmes conclusions que les descendants d'Abraham !