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samedi 16 décembre 2017

15 décembre 2017. Note Brève. Ils ont peur de ce qu'ils appelaient "la France moisie".

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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Chers amis,

J’ai une montée rhino-moutardière à propension hivernale, en ce moment quand je les vois aduler, tous ces faux-culs, celui qu’ils ont méprisé pendant tant d’années.
Deux amis alsaciens m’ont envoyé, chacun séparément, cet article paru sur le site du Boulevard Voltaire (le samedi 9 décembre) à propos des obsèques de Johnny HALLIDAY. Il me semble intéressant de vous le faire connaître.
Je crois en effet que les élites n’ont pas perçu la portée sociologique ET politique de l’événement : cette foule constituée pour l’essentiel de ce que les racistes maghrébins et africains appellent les « faces de craie » représentait une certaine France, celle que déteste l’imbécile bernanosien Bernard-Henri LEVY, à qui nous devons en partie la catastrophe de la chaotique et actuelle Libye. Je ne tire pas exactement les mêmes conclusions que l’auteur de l’article. Mais ce dont je suis sûr, c'est que la France d'en-haut  a raison de craindre un brutal retour de flammes. La France moisie n'est pas si moisie que ça !

"Marine Le Pen n’a pas eu l’autorisation d’assister aux obsèques de l’icône du rock and roll. Surprenant ! Elle y avait toute sa place. Et son père sans aucun doute plus encore.
Formidable ! Inoubliable ! Exceptionnel ! Historique ! Une journée à la démesure du chanteur. Du jamais vu que l’on ne reverra jamais. Il y a eu Victor Hugo. Il y aura désormais Johnny Hallyday. Les médias ont rivalisé en superlatifs pour rendre compte de la mobilisation populaire lors des obsèques de l’idole des jeunes. Un million de personnes. Des Champs-Élysées à la rue Royale. Les caméras filment. Les images défilent. Et le constat s’impose. Brutal. Incroyable. Invraisemblable. Effrayant. La France de Johnny, celle qui suscite soudainement l’admiration des journalistes et de la classe politique, est celle qu’ils abhorrent habituellement. Ce 9 décembre 2017, Paris a rendez-vous avec la France des années 1960 et 1970. La France d’avant. La France moisie. La France du passé. La France repliée sur elle-même. Frileuse. Égoïste. La France des beaufs et des Dupont Lajoie. Celle de la Renault 12 et de la R 8 Gordini. Celle du paquet de Gauloises bleu et du vin qui rend heureux. La France qui s’est figée. La France qui doit disparaître. Le spectacle est saisissant. Pas de voiles. Pas de racailles. Pas de diversité. Pas de bandes qui cassent et qui pillent.
Il n’y a que la France de l’entre soi. Celle du vivre ensemble est restée à la porte. Quoi, ma gueule, qu’est-ce qu’elle a, ma gueule ? Les micros se tendent. Et les témoignages se succèdent. René. Marc. Laurence. Jean-Paul. Lucienne. Éric. Chacun raconte son anecdote. Souvent tendre. Parfois naïve. Toujours rafraîchissante. Mais le constat reste le même. Aux abonnés absents les prénoms venus d’ailleurs… La richesse du 9-3 n’est pas là. La jeunesse issue des quartiers, qui doit revivifier un pays à bout de souffle, ne vibre pas aux charmes de « Gabrielle ». Renaud Camus et son Grand Remplacement ont l’air malins. Rien n’est peut-être perdu.
La France d’en haut, rassemblée à l’église de la Madeleine, va probablement rattraper cette erreur de l’Histoire qui avance et de la roue qui tourne. Eh bien, non ! C’est la même France. Toujours aussi homogène. Acteurs. Chanteurs. Amis. Hommes politiques. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. On se croirait à une émission de Maritie et Gilbert Carpentier. Comme si quarante années d’immigration n’avaient servi à rien. On comprend pourquoi Marine Le Pen a été déclarée persona non grata par la famille du défunt. Debout parmi les Français massés sur les trottoirs ou assise dans l’église au milieu des stars, elle aurait suscité une impression étrange. Et même franchement désagréable. Celle qu’un Le Pen avait été élu. Et que le grand ménage avait été réalisé."

Premièrement, je regrette aussi, mais c’était le choix de madame HALLIDAY, l’ostracisme qui a frappé Marine LE PEN. Elle avait été invitée, comme tous les parlementaires, à participer aux adieux religieux faits au rocker. On lui a fait savoir qu’elle n’était pas la bienvenue. Dommage, en ce moment rare d’union patriotique autour d’un homme qui, en dépit de son pseudonyme anglo-saxon, a bien représenté à sa façon, une certaine forme de culture populaire.

En second lieu, il me semble quand même avoir aperçu dans la foule quelques africains, plus tout jeunes certes, mais sans aucun doute affectés. Pas de généralisation donc.

Enfin et surtout, quoi qu’on en dise, ce rassemblement me semble être le sursaut d’un peuple qui se souvient d’appartenir à une patrie chrétienne. Monsieur MÉLENCHON peut cracher sa lamentable bile ici et là ! Ce qui le fait enrager, c’est bien cette résurgence de l’antique amour pour une civilisation, un art de vivre, une vision de l’homme fondamentalement opposés à son misérable laïcisme, à sa haine de toutes perspectives spirituelles susceptibles d’éclairer la vie humaine. Mais, comme l’indique la photographie en bas de cette note, sur un autre registre sans doute, BHL ne dit pas autre chose.









"Mon père était un araméen vagabond" (Deutéronome 26, 1-11).... Mais lui n'en avait pas tiré les mêmes conclusions que les descendants d'Abraham ! 

mardi 22 septembre 2015

22 septembre 2015. Nouvelle de la Résistance : Règles d'or d'une école hors contrat comparée à la charte de la laïcité

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Le mot chien n'a jamais mordu personne !
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 1. Les deux citations du jour et les raisons de leur choix.
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A plusieurs reprises, dans mes billets, j'avais suggéré que l'on contournât les diktats et l'incapacité de l'Education prétendue et soi-disant nationale (qui n’est que l’Education à la sauce socialo-maçonnique), en s'engageant (en fonction de nos compétences respectives) comme enseignant dans des structures éducatives hors contrat.
Mais il est un peu trop facile de dire "Armons-nous et partez" ! Et je cherchais à concrétiser cette proposition pour ce qui me concerne. L'occasion m'a été donnée de faire la connaissance d'une école de la Fondation Espérance banlieues, soutenue et parrainée par Henri ROSELMAK, et de m'y engager comme professeur bénévole de Sciences Naturelles. Ma candidature a été retenue et je me prépare à une fonction enthousiasmante. Ces institutions hors contrat sont ouvert aux enfants des territoires "marqués par un fort taux d'illettrisme et de décrochage scolaire".
Voici les Règles d'Or que chaque enfant accepte en rentrant au Cours X de la ville de Z (pour des raisons de discrétion, je ne donnerai pas le nom de cette école ni le lieu où elle est située). Dans un second paragraphe, vous pourrez lire la "charte de la laïcité" pitoyable exemple des pseudo-vertus de notre enseignement public

"Règle d'Or du Cours X.

Je crois que

1. Si je veux être heureux, je devrai travailler, réfléchir, apprendre, lire, parler avec les autres, les écouter avec mon coeur, découvrir et respecter la nature, faire du sport.

2. Si je veux être heureux, je devrai comprendre que tout homme ou femme est mon frère ou ma soeur, quels que soient sa race, sa religion, son pays, son âge, ses capacités. Peut-être me rendrai-je compte que la souffrance d'autrui, même quand je ne connais pas, me fait aussi mal, et que, au contraire, sa joie me construit.

3. Si je veux être heureux, je devrai aimer la vérité et la rechercher avec humilité. Je ne tricherai pas. Je ne mentirai pas. Je comprendrai aussi que j'ai souvent tort. Je respecterai ceux qui ne sont pas d'accord avec moi.

4. Si je veux être heureux, j'essaierai d'apporter la paix, car je sais que la force, c'est d'être pacifique, et que la violence est le plus souvent un signe de faiblesse.

5. Je suis un élève du cours X... pour y être heureux.

Pour cela

-J'arrive à l'heure, je mets mon uniforme, je me tiens bien en cours, pendant les récréation, les repas, les assemblées.

-Je respecte les autres élèves de tout âge ; j'obéis aux professeurs, je reste silencieux quand cela est demandé.

-Je n'apporte pas d'objet dangereux ; je prends soin du matériel, des cahiers, des livres, de la nourriture.

-J'écoute en classe ; je faits tous les jours mon travail de classe avec application.

-Je ne triche pas, ni à l'école, ni à la maison, ni en sport."

Et voici la boursouflure d'une autre charte, celle de la "laïcité". Comparez, et concluez vous-même. Je vais quand même vous y aider, en vous indiquant qu’il s’agit très exactement d’injonctions ABSRAITES, faites pour consolider une certaine forme de pouvoir, totalitaire, matérialiste, parfaitement insouciantes (quoique elle s’en défende) du bonheur de l’enfant. Cette charte ne s’adresse pas à lui, mais (un peu) à ses parents, et surtout à une déesse abstraite, la République, dont nous connaissons les conditions de la naissance, et à ses prêtres relais, les enseignants obligés d'adhérer sans réserve à cette accumulation d'affirmations dépourvues de la moindre base pédagogique, psychologique et humaine, mais exclusivement fondée sur des intentions politiques. Lisez plutôt. C’est risible par certain côté et affligeant par un certain autre, tant le style est solennel, incompréhensible, enflé, creux et à peine sonore.


"1. La France est une République indivisible, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi, sur l’ensemble de son territoire, de tous les citoyens. Elle respecte toutes les croyances.

2. La République laïque organise la séparation des religions et de l’État. L’État est neutre à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles. Il n’y a pas de religion d’État.

3. La laïcité garantit la liberté de conscience à tous. Chacun est libre de croire ou de ne ps croire. Elle permet la libre expression de ses convictions, dans le respect de celles d’autrui et dans les limites de l’ordre public.

4. La laïcité permet l’exercice de la citoyenneté, en conciliant la liberté de chacun avec l’égalité et la fraternité de tous dans le souci de l’intérêt général.

5. La République assure dans les établissements scolaires le respect de chacun de ces principes.

6. La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l’apprentissage de la citoyenneté. Elle les protège de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leur propre choix.

7. La laïcité assure aux élèves l’accès à une culture commune et partagée.

8. La laïcité permet l’exercice de la liberté d’expression des élèves dans la limite du bon fonctionnement de l’École comme du respect des valeurs républicaines et du pluralisme des convictions.

9. La laïcité implique le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations, garantit l’égalité entre les filles et les garçons et repose sur une culture du respect et de la compréhension de l’autre.

10. Il appartient à tous les personnels de transmettre aux élèves le sens et la valeur de la laïcité, ainsi que des autres principes fondamentaux de la République. Ils veillent à leur application dans le cadre scolaire. Il leur revient de porter la présente charte à la connaissance des parents d’élèves.

11. Les personnels ont un strict devoir de neutralité : ils ne doivent pas manifester leurs convictions politiques ou religieuses dans l’exercice de leurs fonctions.

12. Les enseignements sont laïques. Afin de garantir aux élèves l’ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde ainsi qu’à l’étendue et à la précision des savoirs, aucun sujet n’est exclu a priori du questionnement scientifique et pédagogique. Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme.

13. Nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’Ecole de la République.

14. Dans les établissements scolaires publics, les règles de vie des différents espaces, précisées dans le règlement intérieur sont respectueuse de la laïcité. Le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.

15. Par leur réflexion et leurs activités, les élèves contribuent à faire vivre la laïcité au sein de leur établissement."

Et voyez ensuite comment nos hommes politiques et nos grossiums médiatiques appliquent ce beau principe de la laïcité et de la vie citoyenne dans leur discours, en consultant notamment les photos ci-dessous  !

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2. Quelques perles péchés dans le parc à huitres des imbéciles (bernanosiens) !
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Bernard-Henri LEVY dit le bernard-l'hermitte.



François HOLLANDE dit Normal Ier.


Guy BEDOS... Vous savez ce que je veux dire !


Vincent PEILLON... ou le Grand taulier.


Manuel VALLS dit Menton Pointu.


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En effet, de tolérance et de lumière, enfin presque toujours, car il y a quelques fâcheuses exceptions.




Mais je n'aurai garde de mettre tous les fidèles musulmans dans le même sac. J'attends seulement que les musulmans dits modérés manifestent leur opposition et leur honte devant de telles horreurs. C'est parce qu'ils ne le font pas assez visiblement qu'un nombre croissant de nos concitoyens manifestent une grande répulsion à l'égard de cette religion. Pour ce qui concerne mon futur enseignement, je sais que dans mes classes (15 enfants par classe), il y aura 80 % d'enfants relevant de cette confession. Croyez-moi, je respecterai leur foi sans exprimer la mienne autrement que par le respect et la bienveillance : maxima pueris reverentia debetur !

lundi 17 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : Où l'on voit que la loi peut être violence ; des raisons d'espérer pourtant

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Plus que jamais et encore notre devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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"Ce qui est décisif, c’est que la loi, bien qu’elle délimite un espace où les hommes ont renoncé à la violence entre eux, recèle en elle, du fait de sa formation comme par sa nature même, quelque chose de violent. Elle résulte de la fabrication et non de l’action ; le législateur ressemble à l’urbaniste et à l’architecte, et non à l’homme d’État ou au citoyen. La loi, en produisant l’espace du politique, contient cette élément de violation et de violence caractéristique de toute production."
In Hannah ARENDT. Qu’est-ce que la politique ? Texte établi par Ursula LUDZ. Traduction de l’allemand et préface de Sylvie COURTINE-DENAMY. (Collection Points. Série Essais. No 445.) Éditions du Seuil, Paris, 1995.
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2. Commentaires
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La violence et l'arrogance avec laquelle cette majorité de rencontre nous abreuve de lois que refuse un nombre très important de Français, illustrent à merveille la constatation d'Hannah ARENDT, tant les dites lois suintent et puent la fabrication. (D'autres sont plus douces, plus artisanales et mieux supportées ; cette majorité ne les a pas inspirées !) Ceci ne nous fait pas oublier que "BRUXELLES" a mis notre pays sous surveillance, que nous avons perdu des dizaines de points de compétitivité, que le chômage continue de grimper et que les meilleurs de nos jeunes n'ont qu'un idée : se tirer du guêpier dans lequel l'aveuglement des élites les ont fourrés, et que les prélèvements obligatoires et les impôts ont atteint un niveau inégalé, sans la moindre tentative faite par ces incapables pour diminuer les dépenses de l'Etat. Ces lois iniques et insupportables, ils les agitent devant nos visages comme un chiffon rouge pour nous faire oublier leurs échecs en nous mettant en colère. Mais notre colère se nourrit AUSSI de leurs incohérences politiques, de leur manière de traiter la justice, et de la désinvolture avec laquelle ils traitent tous ceux qui s'opposent à leur politique. Mais comme disait Pierre DAC : "Certains jouent aux échecs, d'autres les collectionnent." 
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3. Infos diverses, divertissantes et instructives.
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Bernard-Heni LEVY à KIEV.




Cherchez l'erreur ! Merci à mon ami Philippe.
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Discours de Vladimir POUTINE au Forum de VALDAI (via l'Observatoire de la christianophobie).


« Un autre défi important pour l’identité de la Russie est lié aux évènements qui ont lieu dans le monde. Cela concerne les politiques étrangères et les valeurs morales.
Nous pouvons voir comment beaucoup de pays euro-atlantiques sont en train de rejeter leurs racines, dont les valeurs chrétiennes qui constituent la base de la civilisation occidentale. Ils sont en train de renier les principes moraux et leur identité traditionnelle : nationale, culturelle, religieuse et même sexuelle. Ils mettent en place des politiques qui mettent à égalité des familles nombreuses avec des familles homoparentales, la foi en Dieu est égale à la foi en Satan.
Cet excès de politiquement correct a conduit à ce que des personnes parlent sérieusement d’enregistrer des partis politiques dont l’objectif est de promouvoir la pédophilie.
Dans beaucoup de pays européens les gens sont embarrassés de parler de leur religion. Les jours de fête sont abolis ou appelés différemment : leur essence est cachée, tout comme leur fondement moral. Et les gens essaient agressivement d’exporter ce modèle à travers le monde.
Je suis convaincu que cela ouvre un chemin direct à la dégradation et au primitivisme, aboutissant à une profonde crise démographique et morale. Quoi d’autre que la perte de la capacité à se reproduire pourrait être le meilleur témoignage de cette crise morale ? Aujourd’hui presque toutes les nations développées ne sont plus capables de se reproduire par elles-mêmes, même avec l’aide des flux migratoires.
Sans les valeurs présentes dans la chrétienté et dans les autres religions du monde, sans les standards moraux qui se sont formés durant des millénaires, les gens perdront inévitablement leur dignité humaine.
Nous considérons cela naturel et juste de défendre ces valeurs. On doit respecter le droit de chaque minorité à être différente, mais les droits de la majorité ne doivent pas être remis en question. »
Telle est la véritable raison pour laquelle on veut abattre Vladimir POUTINE. Je le préfère à Bernard MADOFF, aux banques GOLDMANN-SACHS et LEHMAN-BROTHERS, ou à Manuel BARROSO, ou à l'invraisemblable madame ASHTON ou à Barak OBAMA. (De plus, si nous savions consulter une carte de géographie, nous verrions que la RUSSIE est plus proche de nous que ne le sont les ETATS-UNIS.) Ne parlons de monsieur 19 % qui décidément concentre en sa personne tous les vices d'un système à bout de souffle. Je préfère le Vieux Monde à celui que l'on dit Nouveau. Je préfère une Europe chrétienne à une Europe maçonnique et idolâtre. 
Je m'absente jusqu'à mardi soir. Reprise des billets mercredi matin.

mardi 25 octobre 2011

Meurtre télévisé

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Notre chère CORATINE s'indigne à juste titre des conditions dans lesquelles le colonel KADHAFI a été tué et des images vidéos qui ont accompagné ou suivi son exécution. Je partage entièrement son avis. Je vais m'en expliquer.
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Commençons par le commencement. Un journal télévisé (je crois que c'était TF1), au soir de la mort du colonel, invite Gérard LONGUET, Ministre de la Défense, et Bernard-Henri LEVY, pour commenter l'événement. Le Ministre avoue qu'il ne connaît pas les circonstances exactes de cette mort. Différentes versions ont circulé. Les unes veulent que KADHAFI ait été blessé par un tir d'un avion de l'OTAN alors qu'il tentait de fuir SYRTE, sa ville natale, dans un convoi lourdement armé de plusieurs dizaines de pick-ups. Les autres disent qu'il a été blessé mortellement au cours de l'accrochage qui a suivi la découverte de sa cache ; très symboliquement, il s'agit d'une sorte de canalisation d'égout. Le Ministre ne tranche pas. Cependant, avant cette interview, les photos, les vidéos, terribles, de cette capture ont été présentées aux téléspectateurs. Il semble bien que KADHAFI soit encore vivant, quoique ensanglanté et très certainement blessé, quand on le capture. Puis viennent des images de son cadavre. Il est donc mort entre ces deux séquences.
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Bernard-Henri LEVY, avec un aplomb, pour ne pas dire un culot invraisemblables, affirme qu'il a eu en ligne deux officiers généraux du CNT qui lui donnent la seconde version. BHL glose et commente. KADHAFI, selon lui, est mort en combattant, les armes à la main. Il semble faire la leçon au Ministre qui fait profil bas. BHL admet que ces images sont terribles (mais pourquoi le seraient-elles si, comme il l'affirme, KADHAFI est mort en combattant ?) et que c'est le lot de toutes les révolutions. Il cite au passage, comme une sorte de détail de l'histoire, les massacres de septembre qui ont souillé la Révolution Française, et la République qui en est issue, d'une tache indélébile. Je m'exclame avec une constance que mes premiers lecteurs confirmeront : "Tous les parfums de l'Arabie ne parviendraient pas à l'effacer" : c'est un personnage de SHAKESPEARE qui qualifie de tache les effets d'un meurtre (N'est-ce pas Ldy McBETH ?). Mais pour BHL, il s'agit des coquilles des oeufs dont on fait les bonnes omelettes. C'est bien en effet le lot de toutes révolutions.
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Eh bien ! Je vais vous dire ce que je pense de cette horreur télévisée. Une séquence ultérieurement publiée montre des combattants du CNT. L'un d'eux raconte que KADHAFI a été capturé vivant et que l'un des soldats du CNT l'a tué d'une balle (dans la tête ?). L'expression anglaise exacte était : "He shot him", "il a tiré dessus". Nous n'avons pas vu le déchaînement de violences qui ont suivi le meurtre du colonel : on le tire par les cheveux (peut-être même avant qu'il ne soit abattu), on le bat, on insulte son cadavre. La vérité est que KADHAFI a été abattu ; il est difficile de dire "froidement", car dans la confusion et la douleur, ce genre de geste, hélas, est monnaie courante. Ce que conteste c'est (a) la diffusion de ces photos et vidéos ; (b) l'enthousiasme qui a marqué cette mort. On peut éventuellement le comprendre de la part de ceux qui ont souffert du colonel. On le comprend moins de la part des hommes politiques qui en leur temps faisait risette au tyran pour quelques gouttes de pétrole et des contrats de vente d'armes.
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Grâce au ciel. La Lybie va devenir une République islamique appliquant la charia. On peut prédire sans crainte de se tromper que cette application va soulever quelques problèmes. Les troubles vont continuer.
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jeudi 28 janvier 2010

Justice pour Pie XII

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J'ai à plusieurs reprises critiqué certaines opinions de Bernard-Henry LEVY. Je n'en suis donc que plus à l'aise pour manifester mon étonnement, et un étonnement admiratif, devant la prise de position qu'a prise l'écrivain sur Pie XII.
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Dans un article paru le 20 janvier 2010 dans le Corriere della sera, et repris le lendemain par l'Osservatore romano, BHL a dénoncé la mauvaise foi et la désinformation que de nombreux médias français ont entretenues sur Benoît XVI et Pie XII. BHL désire mettre les points sur les i et il le fait avec une rare vigueur : Il faudrait, dit-il, en finir avec la mauvaise foi, le parti pris et, pour tout dire, la désinformation, dès qu'il s'agit de Benoît XVI.[...] A l'occasion de la visite du pontife à la synagogue de Rome, les médias n'ont pas attendu que le pape passe le Tibre pour annoncer urbi et orbi, qu'il n'avait pas su trouver les mots qu'il fallait dire, ni accomplir les gestes gestes qu'il fallait faire, et qu'il avait donc manqué son objectif....
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BHL rappelle aussi, ce que les médias français n'ont jamais dit, que Rolf HOCHHUTH, qui a écrit la pièce de théâtre intitulée le Vicaire dans laquelle est condamné le prétendu silence de Pie XII sur la shoah, est un négationiste patenté et qui, ultime provocation d'une carrière honteuse mais économiquement juteuse (c'est moi qui met ces qualificatifs), a pris la défense de David IRVING, un homme qui niait que les chambres à gaz eussent jamais existé, dans le journal d'extrême droite Junge Freiheit.
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Enfin, avec beaucoup d'émotion et de probité, BHL, rappelle les paroles de Golda MEIR : pendant les dix années de la terreur nazie, quand notre peuple a souffert un martyre effroyable, la voix du pape s'est élevée pour condamner les bourreaux.
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Et BHL de conclure en s'étonnant que dans le silence assourdissant du monde entier, qui savait, on fasse porter tout le poids ou presque à celui qui, parmi les dirigeants d'alors (a) n'avait ni canons ni avions à sa disposition ; (b) ne ménagea pas ses efforts pour partager avec ceux qui avaient des canons et des avions des informations dont il avait connaissance ; (c) sauva en personne, à Rome et ailleurs, un très grand nombre de ceux dont il avait la responsabilité morale. [...] Benoît et Pie, ou peut-être des papes boucs émissaires.
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Merci à BHL. Si je ne suis pas toujours d'accord avec lui, je dois dire que cet hommage rendu à la vérité des faits et des personnes me remplit de gratitude et d'admiration. Pour cette fidélité à la vérité, BHL mérite décidément le nom de philosophe. Merci.
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Quant à nos journaleux qui se font les propagateurs de ces mensonges, on ne peut que leur souhaiter de connaître un jour la lumière et de faire amende honorable

samedi 20 juin 2009

Le poisson pourrit toujours par la tête

Le Point (du 11 juin) et L'Express (N°3024) offrent à leurs lecteurs deux exemples typiques du fonctionnement cérébral des prétendues (ou soi-disant) élites contemporaines. Peu importe qu'elles aient pour noms Jacques ATTALI ou Bernard-Henri LEVY. Chacun s'accorde à reconnaître aux deux essayistes une brillante intelligence et une plume de qualité. Qu'en ont-ils fait ? Ce que le siècle, le monde, la gloire et la vanité ont commandé. Terrible aveu du côté transitoire, hexagonal, parisien, germanopratin de nos célébrités.
Vous croyez que la fonction de l'art est de célébrer le Beau ? Il n'en est rien déclare BHL qui glose avec brio sur les oeuvres d'art contemporain exposées par François PINAULT en son Palais-Entrepôt-Musée de Venise.
Sont-elles belles, au moins ? se demande-t-il. La mission de l'art n'est-elle pas d'embellir le monde - et ces [...] dents de géants sculptées par Richard HUGUES et posées à même le sol, en vis-à-vis des TWOMBLY, contribuent-[elles] à cet embellissement ? Non, de nouveau. Pas non plus. [Et voilà le clou de la pensée de BHL sur l'art. Tenez-vous bien, car l'opinion du philosophe est pour le moins originale.] Car c'est une pauvre idée de l'art que de le réduire à une esthétique. C'est une idée tardive, basse époque, décadente. C'est une idée de ceux qui ne l'aiment pas, ou qui s'en méfient, ou qui en ont peur, ou qui rêvent de le bannir à la périphérie de la Cité (retenez-ceci ; c'est très utile pour la deuxième partie). Et c'est l'autre vertu de cet accrochage de nous rappeler que l'art, quand il est grand, n'est jamais seulement ni forcément beau - que sa vocation est, non décorative, mais métaphysique.
PRAXITELE et ses sculptures superbes, Simone MARTINI et son "Annonciation", Léonard et son "Adoration des Mages", REMBRANDT et "Les pélerins d'Emmaüs" ou son "Fils prodigue", CHARDIN et ses natures mortes, les antiques bronziers Chinois et leurs vases rituels, les mosaïstes de ZEUGMA ou de POMPEI, faisaient de la métaphysique. Ils ne cherchaient pas d'abord le Beau. C'est du moins l'idée de BHL. Voilà bien une idée stupide. Certes, et je l'admets volontiers, derrière l'aspect décoratif d'une oeuvre, il y a du sens, et du sens voulu par l'artiste qui cherche à émouvoir ou à transmettre. Mais prétendre qu'une oeuvre d'art n'a pas besoin d'être belle pour être de l'art, voilà qui dépasse l'entendement des gens simples et sains d'esprit. En réalité BHL ne regarde pas les oeuvres. Il regarde en son cerveau un système d'idées et il cherche si ce qu'il voit correspond à celui-ci. Nicolas de STAEL ou MANESSIER sont de grands peintres non parce qu'ils ont fait de la métaphysique, mais parce qu'en travaillant les couleurs, la composition, la matière de leurs peintures, en agençant savamment les surfaces colorées, et quand bien même leurs oeuvres sont abstraites, ils ont, par la beauté et par elle-seule, élevé nos âmes vers Dieu. Je ne vois rien dans les dernières oeuvres de PICASSO qui puissent s'y mesurer.
Monsieur Jacques ATTALI prend ses désirs pour la réalité, et désire sans aucun doute nous entraîner sur une voie éclairée non point par des lanternes mais par des vessies. Selon lui, les quartiers défavorisés abritent une grande part de la vitalité française. Il paraît en effet que toutes les études établissent qu'une part importante de la musique, de la littérature et de la peinture d'aujourd'hui (et pas seulement l'art des rues) trouve sa source dans les banlieues. Même l'essentiel des mots nouveaux, en France, en est issu. [...] L'énergie que mettent ces jeunes à réussir leurs études est sans égale. [...] Ils portent une créativité exceptionnelle en matière scientifique et technique.
J'admets volontiers, pour le vocabulaire, que rebeu, meuf, keufs ou rap viennent des banlieues. Je ne suis point certain que ces nouveautés linguistiques correspondent à l'idée que VAUGELAS se faisait de notre langue. Je ne sais de quelles études monsieur ATTALI veut parler qui attribuent aux banlieues la part majeure de la créativité artistique en France. Peut-être de BHL qui la déplorerait car cantonnée hors des murs de la Cité ? La vérité est qu'en focalisant son attention sur les banlieues et leurs habitants, monsieur ATTALI en fait une catégorie à part. Il en pointe, sans le dire, l'origine étrangère, africaine, maghrébine, asiatique, et il la monte en épingle. Mon expérience d'enseignant me montre qu'il n'y a pas de différence dans les aptitudes des étudiants, quelle que soit leur origine. Et c'est rabaisser bien bas les jeunes des banlieues que de les caresser dans le sens du poil en prêtant à leur "communauté" des qualités purement imaginaires ou supérieures à celles d'autres "communautés" auxquelles ils seraient incapables de s'identifier. Ils le peuvent. Et c'est tant mieux. J'ai pu le vérifier dans les dernières années de ma vie universitaire. J'ai donné bénévolement des cours de Biologie Générale à des jeunes gens et jeunes filles qui désiraient rentrer à l'Université sans avoir le Baccalauréat, grâce au Diplôme d'Accès aux Etudes Universitaires. Ils venaient en majorité de banlieues dites sensibles, et nombre d'entre eux appartenaient à ces pseudo-isolats glorifiés par monsieur ATTALI. Je les ai profondément aimés mais je ne les ai jamais considérés différemment de mes étudiants ordinaires. Ils ont eu droit aux mêmes exigences, et j'ai volontairement élevé le niveau de mon enseignement à celui d'un enseignement supérieur et non point secondaire. Mon expérience va exactement à l'encontre des opinions de monsieur ATTALI. Ces jeunes veulent être reconnus comme le sont leurs pairs de la ville ou de la campagne. Ils n'ont pas perdu le sens de l'universel.
BHL et monsieur ATTALI, en publiant ces articles, commettent une mauvaise action, le premier contre le génie artistique propre à sa patrie, le second en détruisant subtilement l'universalité du statut d'être humain. Le premier attaque l'ipséité, le second la mêmeté.
Le poisson pourrit toujours par la tête. Triste exemple que l'opinion de ces élites.