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Avant toutes choses, je voudrais remercier ici même Pierre-Henri THOREUX dont je recommande vivement le Blog Liberty lovers. Il a fait un très gentil commentaire de mon dernier billet lequel exhalait une douce odeur de résignation et un petit parfum d'amertume. Il est exact qu'on ne peut mesurer l'impact des propos que l'on tient en se fondant sur le nombre de commentaires. Il n'empêche que parfois j'ai l'impression de parler dans le vide ! Mais Pierre-Henri m'a redonné du tonus.
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Et pour commencer, une nouveauté :
Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Voici comment un citoyen (provisoire, puisqu'il était en vérité Français) de la
République de Genève voyait la nation française des années 1400-1500, en l’année
1780. Il n’y va pas avec le dos de la cuillère, le brave Guillaume-Thomas
RAYNAL, comme vous l’allez voir (je respecte l’orthographe de l’époque) :
"La nation [française] avait
alors ce caractère d’inconséquence, qu’elle a eu depuis & qu’aura
toujours un peuple dont les mœurs et les manières ne seront pas d’accord avec
les loix. Les conseils du prince y donnaient des édits sans nombre, & souvent
contradictoires ; mais le prince dispensait aisément d’obéir. Ce caractère
de facilité dans les souverains, a été souvent le remède à la légèreté avec
laquelle les ministres de France ont donné & multiplié les loix."
In
Guillaume-Thomas RAYNAL.
Histoire philosophique et
politique des établissements et du commerce européen dans les deux Indes. (Tome
premier, Livre I, page 34.)
Chez Jean-Léonard PELLET,
Imprimeur de la Ville & amp; de l’Académie, Genève, 1780. [Il y a dix volumes, que je possède, et un atlas, que je ne possède pas, hélas !]
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2. Commentaires.
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Ce Guillaume Thomas RAYNAL se présente, dans l'introduction à son monumental ouvrage, comme un spectateur absolument objectif de la scène du monde. En réalité, il apparaît être un déiste, familier de Jean-Jacques ROUSSEAU, un déiste un tantinet protestant, et très violemment anticatholique, ce qui ne laisse pas d'étonner, puisqu'il était prêtre catholique, un prêtre un tantinet simoniaque. Un ténébreux produit des Lumières mais un fervent antiesclavagiste et, comme le dit Pierre-Henri THOREUX dans son commentaire, un amoureux de la liberté..
Est-ce à dire que son observation sur le caractère de la nation française est dénuée de valeur ? Hélas, je ne le crois pas, et ce qui était déjà la plaie de notre patrie au temps de la défunte monarchie, est devenu depuis plus de 200 ans, sa lèpre et son cancer. La maladie a galopé dès le début de la Révolution ; savez-vous qu'entre le 1er juillet 1791 et le 26 octobre 1796, nos "représentants" ont pondu 15 479 lois ?
En principe, nous naissons tous égaux devant la loi. Les Conseils du Prince le pressent de raboter les allocations familiales versées aux familles déclarées "riches" (ah ! l'affreux mot ! Il suscite le ressentiment, la jalousie, la gluante envie, mais en aucun cas ceux qu'agitent ces bassesses ne sont prêts à consentir aux efforts qui leur permettraient d'accéder à une position plus enviable que celle qu'ils occupent présentement). L'Assemblée vote le rabotage imaginé par les Conseils du Prince. Mais le Prince ne touche pas au Supplément Familial de Traitement qui inonde de sa douce chaleur les fonctionnaires (3 % du traitement tout de même) et qui leur fut attribué du temps qu'ils ne touchaient pas d'allocations familiales.
En principe, nous sommes tous égaux devant la loi. Mais les régimes spéciaux de retraite n'ont pas été modifiés, ni les rabais consentis aux employés d'EDF sur leur note d'électricité.
Bref, ils passent leur temps à nous accélérer le transit par des lois stupides qu'ils se gardent bien de s'appliquer à eux-mêmes ou d'appliquer à leur clientèle. C'est une clientèle captive ; et une clientèle captive, ressemble fort à une clientèle d'esclave !
Ne parlons pas de l'inconséquence dont j'ai été moi-même le témoin stupéfait et qui a vu monsieur REBSAMEN, le douloureux ministre du travail déclarer sur BFMTV qu'il ne savait pas ce que voulait dire "Contrat de Travail Unique", alors que son patron, monsieur VALLS envisageait deux jours avant de le mettre en oeuvre. Inconséquence ! Incompétence ! Impéritie ! Décidément, le moins mauvais de tous ces nuls pourrait bien être Manuel VALLS dit MENTON-POINTU.