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dimanche 28 août 2022

BILLET DU 28 AOÛT 2022. UNE BELLE LEçON DE BENJAMIN CONSTANT AUX ECOLOGISTES ET LGBTISTES FOUS.

 "Vouloir faire entièrement abstraction de la nature dans un système de législation, c’est ôter aux lois tout à la fois leur soutien, leur base et leur limite" disait Benjamin CONSTANT dans ses Principes de politique.

Les LGBTistes et les écolos de tous poils qui veulent imposer à l'humanité entière leurs principes antinaturels peuvent pondre tous les règlements, directives, décrets, lois, qu'ils veulent, et j'en passe. Ils se heurteront de manière définitive et constante au REEL. Et les citoyens désobéiront Un homme est un homme, une femme est une femme. La planète a connu des cycles de refroidissement et des pics de chaleur et l'humanité en est à 9 milliards d'êtres. Les uns veulent que les hommes puissent être enceintes, les autres veulent la voiture électrique alors que le prix de l'électricité est passé de 83 euros le megawattheure il y a un an, à plus de 1000 euros le mégawattheure aujourd'hui. Ils auront du mal à nous faire croire qu'ils ont le nez creux. Ce sont des enquiquineurs d'une ampleur que nous n'avons jamais connue, et qui, par certains aspects (les brigades d'intervention pour lutter contre les infractions climatiques) rappellent l'inquisition et ses méthodes expéditives (que l'on a d'ailleurs infiniment exagérées, pour des raisons politiques) qu'il n'est pas question d'approuver, si l'on suit nos critères contemporains de jugement.


vendredi 16 août 2019

Vendredi 16 août 2019. Une sage parole de Confucius, à méditer par Emmanuel, Edouard et tant d'autres


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Ce n’est un secret pour aucun de mes lecteurs : J’ai une très profonde admiration pour la culture chinoise, et je partage celle que H.G. CREEL, un très célèbre sinologue américain, professeur à l’Université de CHICAGO, lui dédie. Dans le chapitre premier de son livre dont l’édition française porte le titre : "La pensée chinoise de Confucius à Mao Tseu-Tong" (Payot, Paris, 1955), il explique avec une très aveuglante évidence, les ravages et les humiliations que l’Occident, soi-disant éclairé par les Lumières, a fait subir à la Chine, civilisée bien avant que l’Europe ne le fut. Dans le chapitre consacré à la pensée de CONFUCIUS, que la délicieuse Pr Anne CHENG a souvent cité dans son cours au Collège de France, CREEL nous livre ce passage très éclairant (traduit et fortement relooké de l’anglais de James LEGGE en français, par le traducteur Jean-François LECLERC).

"Si l’on tente de guider le peuple au moyen de lois et de maintenir l’ordre au moyen de punitions, le peuple cherchera à éviter le châtiment et ne saura pas ce qu’est l’obligation morale. Mais si l’on guide de peuple au moyen de la vertu (à la fois par des préceptes et des exemples), et si l’on confie au li le soin de maintenir l’ordre, alors le peuple aura le sens de l’obligation morale et chercher à se corriger."

Une remarque préliminaire s’impose : la traduction, qu’elle soit anglaise ou française est obligée de gloser une langue extrêmement elliptique et synthétique. La pensée chinoise est directe ; elle n’est pas conceptuelle au sens où nous l’entendons.

Traduction de James LEGGE.

"The Master said, "If the people be led by laws, and uniformity sought to be given them by punishments, they will try to avoid the punishment, but have no sense of shame. If they be led by virtue, and uniformity sought to be given them by the rules of propriety, they will have the sense of shame, and moreover will become good."

子曰:「道之以政,齊之以刑,民免而無恥;道之以德,齊之以禮,有恥且格。」

Voyez-vous, il me semble qu’avant de pondre des lois qui ont la forme d’œufs carrés, nos responsables politiques devraient donner l’exemple et parler de morale, au lieu de débiter de grandes phrases sur la République, sur le vivre ensemble et sur que sais-je encore. Foin de tout cela : loi Avia, augmentation des amendes de toutes sortes, train de vie luxueux de nombre de nos élus, mépris pour le peuple, ignorance de la loi naturelle, sans parler du mépris affiché par ces imbéciles pour les chrétiens en général et les catholiques en particulier. Ne nous gênons pas pour dénoncer de double langage où le homard se même à l’arrogance, les combinazione aux mensonges par omission, et la haine de la patrie à son démantèlement volontaire par des gens intéressés à sa disparition. Du reste, puisque nous parlons de CONFUCIUS, on peut imaginer que les dirigeants de la Chine continentale communiste, réfléchirons à deux fois avant de lancer leurs chars sur HONG-KONG. 



lundi 23 juillet 2018

Lundi 23 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Qui nous rendra libre ?


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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PHILIPPE MURAY ANALYSE LES CONSÉQUENCES DE TOUTES LES PHOBIES.
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"On veut guérir l’homme de l’homme, c’est-à-dire le tuer. On désigne par des tas de noms des tas de maladies qu’il est urgent d’éradiquer comme la misogynie, le racisme, l’homophobie, le sexisme, la xénophobie, etc. Mais quand on a fini cette énumération, quand on a additionné ces passions maléfiques et quelques autres, on s’aperçoit qu’on a plus ou moins dessiné, avec tous ces mots, avec tous ces maux, avec tous ces vices redoutables un bonhomme qui ressemble tout de même de très près au bonhomme de VITRUVE [l’homme idéal dessiné par Léonard de Vinci à partir d’un travail de l’architecte romain dédié à l’empereur Auguste], l’archétype humain, je veux dire n’importe quel être humain rempli de mauvaises intentions (de bonne aussi d’ailleurs), d’idées tortueuses,, de passions négatives, de pensées équivoques, n’importe quel individu viable en somme, si tant est qu’il y en ait encore. On voudrait nous faire croire que la disposition naturelle et originelle de l’homme c’était la liberté (et pourquoi pas la bonté ?), et tous les bons apôtres des mouvements libératoires se présentent comme des restaurateurs de cet état idéal. Mais dès qu’on passe au stade suivant, après l’orgie, après l’émancipation totale, on se retrouve comme par hasard exactement dans le contraire de l’émancipation et de la liberté.
[…]. C’est l’apparition de nouvelles lois, de nouvelles régulations [ah ! les 80 km/h !], de nouvelles normes plus étonnantes les unes que les autres et qui poussent à toute allure comme des plantes monstrueuses, comme une végétation des premiers âges. […]. Les anciens régimes autoritaires mettaient au-dessus de tout la nation, la race ou le peuple ; les nouveaux propagandistes des nouveaux totalitarismes diffus, non dirigés, non conscients d’eux-mêmes, mais tout aussi totalitaires que les précédents, mettent en avant la parité, l’égalité égalitaire, la nécessité de conquérir tous les jours de nouveaux droits particuliers, et c’est tout cela dont l’ère de la liberté a accouché. Elle accouche tout simplement d’un nouveau désir de servitude."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Le mystère de la désincarnation (pages 84-85).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT CHRISTIQUE.
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"Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres" (Jean 8, 31b-32).
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LIENS UTILES.
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Illustration du constat de notre cher Philippe MURAY.


Factuelle, courtoise, objective, une analyse de l’affaire BENALLA.


La finance et le réveil des peuples


Les médias lâchent monsieur MACRON. Pourquoi ?


Acharnement de mauvais perdants contre D. TRUMP : à lire absolument.


Bel article d’Anne-Sixtine PÉRARDEL que j’ai le bonheur de connaître !


C’est le journal La Provence qui dérape ! Pensez donc : un évêque qui rappelle le contenu de la foi ! C'est un "escandale"


Voilà qui ne semble pas inquiéter l’Europe ni notre ministre de la santé.


Sur la sacrifice d’Arnaud BELTRAME.





jeudi 30 octobre 2014

30 octobre 2014. Nouvelles de la Résistance... Un quasi-citoyen helvétique parle de la France !

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Avant toutes choses, je voudrais remercier ici même Pierre-Henri THOREUX dont je recommande vivement le Blog Liberty lovers. Il a fait un très gentil commentaire de mon dernier billet lequel exhalait une douce odeur de résignation et un petit parfum d'amertume. Il est exact qu'on ne peut mesurer l'impact des propos que l'on tient en se fondant sur le nombre de commentaires.  Il n'empêche que parfois j'ai l'impression de parler dans le vide ! Mais Pierre-Henri m'a redonné du tonus.
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Et pour commencer, une nouveauté :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.
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Voici comment un citoyen (provisoire, puisqu'il était en vérité Français) de la République de Genève voyait la nation française des années 1400-1500, en l’année 1780. Il n’y va pas avec le dos de la cuillère, le brave Guillaume-Thomas RAYNAL, comme vous l’allez voir (je respecte l’orthographe de l’époque) :

"La nation [française] avait alors ce caractère d’inconséquence, qu’elle a eu depuis  & qu’aura toujours un peuple dont les mœurs et les manières ne seront pas d’accord avec les loix. Les conseils du prince y donnaient des édits sans nombre, & souvent contradictoires ; mais le prince dispensait aisément d’obéir. Ce caractère de facilité dans les souverains, a été souvent le remède à la légèreté avec laquelle les ministres de France ont donné & multiplié les loix."

In
Guillaume-Thomas RAYNAL.
Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce européen dans les deux Indes. (Tome premier, Livre I, page 34.)
Chez Jean-Léonard PELLET, Imprimeur de la Ville & amp; de l’Académie, Genève, 1780. [Il y a dix volumes, que je possède, et un atlas, que je ne possède pas, hélas !]
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2. Commentaires.
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Ce Guillaume Thomas RAYNAL se présente, dans l'introduction à son monumental ouvrage, comme un spectateur absolument objectif de la scène du monde. En réalité, il apparaît être un déiste, familier de Jean-Jacques ROUSSEAU, un déiste un tantinet protestant, et très violemment anticatholique, ce qui ne laisse pas d'étonner, puisqu'il était prêtre catholique, un prêtre un tantinet simoniaque. Un ténébreux produit des Lumières mais un fervent antiesclavagiste et, comme le dit Pierre-Henri THOREUX dans son commentaire, un amoureux de la liberté..
Est-ce à dire que son observation sur le caractère de la nation française est dénuée de valeur ? Hélas, je ne le crois pas, et ce qui était déjà la plaie de notre patrie au temps de la défunte monarchie, est devenu depuis plus de 200 ans, sa lèpre et son cancer. La maladie a galopé dès le début de la Révolution ; savez-vous qu'entre le 1er juillet 1791 et le 26 octobre 1796, nos "représentants" ont pondu 15 479 lois ?
En principe, nous naissons tous égaux devant la loi. Les Conseils du Prince le pressent de raboter les allocations familiales versées aux familles déclarées "riches" (ah ! l'affreux mot ! Il suscite le ressentiment, la jalousie, la gluante envie, mais en aucun cas ceux qu'agitent ces bassesses ne sont prêts à consentir aux efforts qui leur permettraient d'accéder à une position plus enviable que celle qu'ils occupent présentement). L'Assemblée vote le rabotage imaginé par les Conseils du Prince. Mais le Prince ne touche pas au Supplément Familial de Traitement qui inonde de sa douce chaleur les fonctionnaires (3 % du traitement tout de même) et qui leur fut attribué du temps qu'ils ne touchaient pas d'allocations familiales. 
En principe, nous sommes tous égaux devant la loi. Mais les régimes spéciaux de retraite n'ont pas été modifiés, ni les rabais consentis aux employés d'EDF sur leur note d'électricité.
Bref, ils passent leur temps à nous accélérer le transit par des lois stupides qu'ils se gardent bien de s'appliquer à eux-mêmes ou d'appliquer à leur clientèle. C'est une clientèle captive ; et une clientèle captive, ressemble fort à une clientèle d'esclave !
Ne parlons pas de l'inconséquence dont j'ai été moi-même le témoin stupéfait et qui a vu monsieur REBSAMEN, le douloureux ministre du travail déclarer sur BFMTV qu'il ne savait pas ce que voulait dire "Contrat de Travail Unique", alors que son patron, monsieur VALLS envisageait deux jours avant de le mettre en oeuvre. Inconséquence ! Incompétence ! Impéritie ! Décidément, le moins mauvais de tous ces nuls pourrait bien être Manuel VALLS dit MENTON-POINTU. 

mercredi 14 août 2013

Nouvelles de la Résistance : la liberté ne se confond pas avec la République, premier billet du 14 août 2013

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Les Français, avec le bienveillant concours de leurs hommes politiques et des enseignants officiels, s'imaginent que la Liberté se confond avec la Révolution française. Cette confusion est grosse de violence en raison du brouillard de signification que l'on entretient autour de ce mot.
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Je n'ai jamais caché que je suis profondément attaché à la personne de JÉSUS, à ses actes, à sa parole. Il me semble qu'il a parlé de la liberté comme jamais personne avant lui, ni personne après lui. Saint JEAN l'Evangéliste évoque cette scène entre JÉSUS et quelques uns de ses coreligionnaires (Jn 87, 31-32), un dialogue qui me semble ouvrir des perspectives immenses à toute personne exempte de préjugés et chercheuse de vérité :
 
"Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d’Abraham et nous n’avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu  dire : “Vous deviendrez libres” ? (Jn 8, 31-32)."
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Il est manifeste que ces interlocuteurs n'entendent pas la liberté comme JÉSUS. Avec ce mot, ils entendent la liberté POLITIQUE ou CIVILE. On peut d'ailleurs s'étonner que sous le régime de l'occupation romaine, ils persistent à croire qu'ils ne sont esclaves de personnes. Mais ce n'est pas de cette liberté là dont JÉSUS parle. Il parle de cette liberté intérieure qui pousse immanquablement au bien et à l'amour, et dont le moteur est l'Esprit Saint. A cette époque, les juifs sont tributaires de la loi mosaïque qui leur enjoint de suivre des pratiques rituelles, matrimoniales, sexuelles, alimentaires, vestimentaires, etc. Il existe plus de 500 préceptes auxquels il leur faut obéir pour être fidèles à l'Alliance. Ils sont  de fait "esclaves de la Loi". Entendons-nous bien encore : cette Loi mosaïque qui mélange obligations religieuses, sociales et politiques, a exactement la même valeur juridique de contrainte collective que les lois pondues par nos inénarrables députés depuis qu'il existe un corps législatif national chez nous. Il faut bien reconnaître, cependant, que la liberté politique bien conçue est l'absence de contrainte anormale, ou immorale ou illégitime (cf. LAPLANCHE), et non pas l'absence absolue de lois. A cette illusoire liberté politique, et sans le préciser, les contemporains de JÉSUS associent sans doute la liberté physique, mais ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'est la liberté psychologique et ne se reconnaissent aucune liberté métaphysique (être à soi-même sa propre cause, en l'absence de toute détermination extérieure) qui est l'attribut divin par excellence. Si les contemporains de JÉSUS sont des esclaves de la Loi mosaïque, c'est qu'il est impossible à un homme normal d'être fidèle à tous ses préceptes, et que par conséquent, s'ils sont transgressés, il y a péché. Saint PAUL dans l'épître aux Romains le dit avec vigueur : "Personne ne sera justifié devant  Lui [Dieu] par la pratique de la Loi ; la Loi ne fait que donner la connaissance du péché." (Ro 3, 20)
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Il y a une étroite corrélation entre la vérité et la liberté. Les Révolutionnaires nous ont fourgué une belle devise : Liberté, Égalité, Fraternité. Mais quand on voit le prurit législatif qui les a rongé et qui continue d'irriter leurs descendants idéologiques, on aboutit à ce constat liberticide accablant : tout est réglementé, tout est calibré ; les marges de manœuvres qui nous sont laissées par la loi, la réglementation, les décrets, les circulaires, les arrêtés se réduisent de plus en plus, en même temps que par un curieux effet miroir ces différents moyens juridiques appliqués aux exigences de minorités actives aboutissent à créer des latitudes et des licences qui heurtent les consciences d'un grand nombre de personnes (cf. MEAD : le Moi normatif est remplacé par le Je et ses désirs). C'est aux disciples de JESUS qu'il revient de lever la pression de cette contradiction : ne jamais juger, s'efforcer de comprendre, aimer (c'est-à-dire vouloir le bien de l'autre, lequel n'est pas forcément de donner droit à tous ces désirs et fantasmes), donner l'exemple, non pas par peur d'un quelconque châtiment dans l'au-delà, mais simplement en laissant l'Esprit vivre au plus profond de nous-même ; en un mot s'efforcer d'appliquer ce "commandement nouveau" que JESUS a laissé à ses disciples : "Je vous donne un commandement nouveau, a-t-il dit en effet : aimez-vous les uns les autres les autres comme moi je vous ai aimés" ; mais JESUS n'a jamais séparé la liberté de la vérité : dans sa souveraine liberté, et contre des accusateurs qui voulaient lapider la femme adultère mais dont aucun n'a pu jeter la première pierre, faute d'être exempt de péché, il dit à celle-ci :"Où sont-ils donc ? Personne ne t'a condamnée ?" Et à sa réponse : "Personne, Seigneur", JESUS répond : "Moi non plus, je ne te condamne pas". Mais Lui qui est VERITE, lui dit aussi en la congédiant : "Va et ne pèche plus !".
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La République française ne se confond pas avec la liberté ; elle en est souvent une caricature, d'autant plus pesante qu'elle est violemment antireligieuse, et plus exactement antichrétienne, et plus précisément encore anticatholique. Nombre de bons républicains ont critiqué l'intrusion intolérable des clercs dans la chambre à coucher des couples, et sur ce point ils avaient raisons. J'insiste ! Pourquoi faut-il alors qu'ils s'arrogent ce droit en règlementant PMA, GPA, mariage, pour les homosexuels ? C'est là une vraie question qui mérite mieux que la raillerie ou l'indifférence.  Nous avons déjà bien du mal à nous occuper de nos fesses. Ce n'est pas pour laisser ce soin à des tiers, fussent-ils députés. J'ai d'excellentes raisons de penser que la République, dans sa déclinaison française en général et socialiste en particulier, est parfaitement liberticide, et j'entends bien ne pas me laisser tuer par les SAINT-JUST aux petits pieds qui prétendent incarner le droit et la justice. Je désire parlementer avec eux, discuter, exposer mon point de vue, et, s'il le faut, désobéir, "car il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes". Mais de là à les haïr, non, cela m'est impossible. S'il m'arrive d'avoir la dent un peu dure, c'est au genre littéraire du billet d'humeur qu'il faut l'attribuer, certainement pas à ce que je crois réel ; je ne suis ni meilleur ni moins bon que mes frères en humanité. Qu'on se le dise !
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Deuxième billet sur l'Esprit de corps et ses dangers, en fin de journée.
 
 

samedi 22 août 2009

Vulnérabilité (bis)

Le texte de ma filleule Marie, a rebuté deux lecteurs qui l'ont dit dans leurs commentaires. Je vais m'efforcer de l'expliquer. Il m'est plus facile qu'à eux de le comprendre car je dispose de la totalité du texte de la conférence. Mais les remarques que je vais faire me sont strictement personnelles et exprime la compréhension que j'ai de cette conférence effectivement d'abords difficiles.


Alors je commence.


La vulnérabilité est une caractéristique spécifique de l'espèce humaine. A ce titre elle est une donnée anthropologique universelle si l'on admet que tous les hommes appartiennent à une seule et même grande famille. La vulnérabilité est objectivement observable et subjectivement ressentie.


Observable ? De tous les petits d'animaux, le petit d'homme est le seul qui soit totalement dépendant de ses parents pour sa survie. Abandonné à lui-même, un nouveau-né ne tarderait pas à mourir. Il n'a aucun programme, aucune stratégie de survie dans un monde qui ne lui est ni hostile, ni amical, mais tout simplement neutre et indifférent.


Ressentie ? Oui et à plusieurs niveau. Combien de comportements névrotiques, de phobies sont-ils dus à ce qu'on appelle justement des "blessures d'enfance" (tiens ! tiens! voilà le mot blessure). Névroses et phobies sont ressenties sans que le sujet en connaisse consciemment l'origine. Mais il y a aussi un sentiment conscient de fragilité, chez les vieillards qui sentent la mort approcher, ou chez tout être humain aux prises avec les forces de nature déchaînées : tremblements de terre, tornades, raz-de-marée, inondations, incendies de forêts, etc. Bien d'autres circonstances encore suscite cette prise de conscience. Un même sentiment de fragilité peut naître devant un amour déçu, une incapacité à faire, à comprendre. On voit par là que la vulnérabilité n'est pas si simple à définir, et que le concept, s'il est universellement admis, est loin de l'être avec la même signification pour ceux qui s'en emparent.


C'est ce double aspect de la vulnérabilité, objectif et subjectif, qui domine la scène où se déroule la vie humaine. Pourquoi ce concept devrait-il être critique et normatif, notamment dans le domaine politique ? Il faut éclairer cette affirmation. Critique, il l'est en effet. C'est à l'aune de la vulnérabilité humaine fondamentale qu'il faut juger les décisions politiques. Et c'est pourquoi l'on se scandalise des massacres de femmes, d'enfants, de vieillards "sans défenses" (c'est le mot souvent utilisé pour stigmatiser ces abominations), c'est pourquoi, avec une hâte suspecte d'ailleurs, on a glosé sur les effets de la canicule : quoi, on laisse des vieillards isolés, sans aide, mourir déshydraté, dans la solitude. On pourrait multiplier les exemples. La vulnérabilité fonde la société et le vivre ensemble. Et c'est pourquoi le concept est normatif, qu'il s'impose comme une norme. Est humainement inacceptable toute loi, toute mesure politique, qui ne prend pas en compte cette propriété fondamentale de l'être humain. Or la philosophie des Lumières, qui a tellement influencé la mentalité moderne et contemporaine, nous a conduit à une impasse, celle de l'autonomie des individus, de leur autoconstruction. Nous nous construisons, sous le regard de l'autre, et dans une interdépendance absolue avec lui.
L'impasse est facile à comprendre. Ces penseurs n'avaient pas fait la différence entre la "mêmeté", qui fait des êtres humains des membres à part entière de la même famille, et celle de "l'ipséité", qui fait de chaque être humain un être unique, un mystère pour les autres comme pour lui, une telle unicité, que même la nature l'a sanctionnée par l'individualité "immunologique", cette fameuse individualité qui rend les greffons si rarement compatibles, et en tout cas, jamais totalement compatibles.
Toute la question du politique est donc de tenir compte à la fois de la mêmeté et de l'ipséité dans les décisions que les pouvoirs publics sont amenés à prendre. Vous remarquerez, du reste, que toutes les critiques de l'opposition, actuelle comme passée, reprennent toujours à leur compte et alternativement l'un de ses deux aspects de la personne humaine. Le soutien aux sans-papiers est fondé sur le principe de mêmeté, la progressivité de l'impôt, sur celui de l'ipséité : monsieur, madame untels ont une meilleure situation que monsieur ou madame DUPONT, en raison d'études plus brillantes, de capacités supérieures. Cette particularité doit être mise au service des moins bien lotis. Et la redistribution qui en découle repose sur le principe de mêmeté.

samedi 15 août 2009

Il y a loi et loi

Il est intéressant de lire, sous la plume de l'esprit supérieur que fut CICERON, l'avis que voici : "Il existe une loi vraie, celle de la droite raison, conforme à la nature répandue à tous les êtres, toujours d'accord avec elle-même, non sujette à périr, qui nous rappelle impérieusement à remplir notre fonction, nous dit la fraude et nous en détourne [...]. Cette loi n'est pas différente à Athènes et à Rome, autre aujourd'hui, autre demain, c'est une seule et même loi immuable, qui régit toutes les nations et en tout temps." (De Republica, 3, 22).
Non moins intéressant, l'avis de ce génie que fut PASCAL : "Pourquoi me tuez-vous ? Eh, quoi ! ne demeurez-vous pas de l'autre côté de l'eau ? Mon ami, si vous demeuriez de ce côté, je serais un assassin, cela serait injuste de vous tuer de la sorte, mais puisque vous demeurez de l'autre côté, je suis un brave et cela est juste." (Pensée III, article IX, dans l'édition publiée en 1803 chez Antoine Augustin Renouard, à Paris). Il dit encore : "Les états périraient, si on ne faisait souvent plier les lois à la nécessité. Mais jamais la religion n'a souffert cela, et n'en a usé. Aussi il faut ces accommodements ou ces miracles. Il n'est pas étrange qu'on se conserve en pliant, et ce n'est pas proprement se maintenir et encore périssent-ils enfin entièrement : il n'y en a point qui ait duré quinze cents ans. Mais que cette religion [PASCAL veut parler du christianisme] se soit toujours maintenue et inflexible, cela est divin."
Ces deux textes mettent bien en évidence le caractère apodictique ("qui a une évidence de droit et non de fait" dit le Larousse) de certaines lois, et l'aspect casuistique de certaines autres ("subtilité complaisante", nous dit le même Larousse, de la deuxième acception du terme ; on peut entendre ici et de préférence, "adapté à des situations particulières").
Il me semble que cette distinction est capitale et doit être saisie par tous les législateurs. Oui, on peut dire qu'il y a des lois de circonstance ; hélas elles sont trop nombreuses, spécialement en France. Mais on peut dire aussi qu'il y a des lois nécessaires et inviolables, par exemple : toutes celles qui touchent au respect de la vie, à la dignité d'autrui, au partage des biens. On peut en discuter les modalités parfois, mais alors on est souvent dans l'argutie et le vain combat politique. On a le devoir de dire qu'il est injuste de laisser à la rue des dizaines de sans-logis, on a le devoir de dire qu'il est injuste de laisser de nombreuses familles dans la misère ; on a en retour le droit d'exiger des sans-logis, une fois réglée leur situation, une participation à la vie sociale par le travail au service de tous ; on peut exiger des familles justement aidées par la contribution de tous, qu'elles participent par l'impôt, fût-il modique, à la vie de la patrie. Toutes ces conclusions sont triviales, j'en conviens, mais elles correspondent bien à "la nature répandues dans tous les êtres" dont parle CICERON, et elles soulignent le caractère contraignant pour la personne de certains comportements qui seuls sont en mesure d'y correspondre, ainsi que le côté paradoxal des exigences formulées par les États, dont parle PASCAL.
A méditer. Respecter le bien d'autrui justifie certains aspects de la loi dite HADOPI ; respecter la vie de famille, le repos et le partage exige le repos dominical.

mardi 9 juin 2009

La loi, la morale et le surmoi

Un économiste renommé, Marc de SCITIVAUX, va publier dans la collection "A dire vrai", chez Larousse, un essai intitulé Le père de famille, le trader et l'expert. Je n'ai pas encore lu cet ouvrage, et pour cause, puisqu'il sera en vente le 17 juin, mais L'Express en donne sommairement l'argument (je cite) : Seul le comportement individuel, et non des règles collectives, peut protéger contre les emballements.
Le constat s'applique aux responsables des opérations boursières et financières, pour autant que je puisse en juger. C'est, de mon point de vue, exact mais limité. Il est clair qu'il s'applique à tous les domaines de la vie sociale, de la vie dans l'espace public, lieu spécifique du politique, et qu'il s'applique à chacun d'entre nous. Le nouveau, ici, est l'appel qu'un économiste fait à la personne.
Pour vivre en société, à l'abri de la violence et des désordres, l'homme a besoin de règles, c'est une évidence. D'où viennent ces règles ? Qui a posé les lois ? Comment ont-elles fait leur apparition dans la sociétés des hommes ? Nous n'avons pas attendu la Convention et ses crimes, en France, pour placer la loi au centre de la vie politique. Selon moi, les lois ont été progressivement et empiriquement élaborées par un examen des expériences de la vie sociale, et par la nécessité de contenir les violences qui font périodiquement irruption dans les communautés humaines. Il me semble clair que la loi est née d'abord d'une réflexion morale laquelle entendait projeter dans l'espace public ce que la conscience éclairée des responsables politiques avait conclu de l'examen des expériences collectives. Initialement, il me semble que la loi avait l'accord unanime des membres de la communauté à laquelle elle s'appliquait, et qu'elle n'avait pas le caractère contraignant qu'elle a acquis, notamment depuis les Lumières et la Révolution,
Déjà, en 1561, le Chancelier Michel de l'Hospital s'adressait au Parlement de Paris en ces termes : Les magistrats ne doivent point se laisser intimider par le courroux passager des souverains, ni par la crainte des disgrâces ; mais avoir toujours présent le serment d'obéir aux ordonnances, qui sont les vrais commandements des Rois.
Par "ordonnances", le Chancelier entendait "Les règles immémoriales fondant la vie sociale des Français".
De même, Louis XIV reconnaît au Parlement un droit de libre vérification, et ordonne à ses magistrats de lui désobéir, sous peine de désobéissance, s'il leur adressait des commandements contraires à la loi.
Il me semble évident que le fondement de la Loi fut d'abord la Morale, c'est à dire cet art de vivre qui permet de donner une réponse à la seule question qui vaille pour l'homme : Que dois-je faire ?
Les Lumières, puis la Révolution, ont entendu substituer à la conscience individuelle, la seule dont nous ayons vraiment l'expérience, l'abstraction d'une loi censée représentée la volonté du peuple, laquelle est non moins censée être représentée par l'opinion de la majorité des citoyens. De là, selon les aléas des majorités, les fluctuations des Lois qui reposent sur l'opportunisme du moment et des alliances politiques, et non sur une solide conception du bien et du moins bien.
Papa FREUD est venu encore brouiller davantage l'image que nous pouvions avoir de la vie morale, en attribuant au surmoi et au refoulement, toutes les comportements librement acceptés qu'elle impose au sujet.
Et voilà comment on est passé d'une adhésion à des règles vécues comme nécessaires au bien vivre ensemble, à un ensemble de contraintes légales qui nous ligotent de toute part et nous évite la réflexion de choisir dans nos comportements ceux qui sont adaptés au vivre ensemble et ceux qui ne le sont pas. J'attribue le succès des Écologistes aux Élections européennes à l'appel que les responsables de ce mouvement ont fait à la conscience individuelle des citoyens, et à l'affirmation qu'il est possible de changer le cours des choses par un changement des modes de vie de chacun d'entre nous.
Ainsi, les emballements de tous genres peuvent être évités non seulement dans le domaine de la finance, mais dans tous les domaines de la vie publique.

mardi 5 mai 2009

Que la Révolution fut d'abord liberticide

A de multiples reprises, j'ai eu l'occasion de dire que, faute de morale publique, les gouvernements devaient avoir recours à la loi, et que la loi, par essence est contraignante et qu'un excès de loi est liberticide. J'ai dit et je redis que la Révolution française, à cet égard, fut la plus grande destructrice des libertés individuelles et collectives que notre Patrie ait jamais connue.
En voici la preuve, trouvée justement dans les Considérations su la France du Comte Joseph de MAISTRE. Notre auteur indique qu'entre le 1er juillet 1789 et le 26 octobre 1795, la Constituante, puis la Législative, puis la Convention, ont produit 15.479 lois. Vous entendez bien quinze mille quatre cent soixante dix-neuf lois. Si vous voulez bien y réfléchir, cela revient à dire que ces diverses Assemblées ont jugé utile de régler par la loi plus de 15.000 activités humaines qui jusque là y échappaient. Que certaines de ces lois aient été nécessaires, c'est l'évidence. Qu'il en eut fallu quinze mille et quelque indique assez quelle volonté de puissance, quel esprit de domination régnaient dans la tête de ces hommes médiocres et vils, qui voulait tout régenter et qui ont tout régenté, y compris des activités humaines traditionnelles et paisibles, réglées jusque là par le cours ordinaire de la vie, l'expérience et la tradition, ce que BERNANOS explique si bien dans La France contre les robots en commentant le mot privilège et son étymologie : privata lex.
Et le Comte de MAISTRE d'introduire le tableau du nombre des lois par ce commentaire : Si la perfection était l'apanage de la nature humaine, chaque législateur ne parlerait qu'une fois mais, quoique toutes nos oeuvres soient imparfaites, et qu'à mesure que les institutions politiques se vicient, le souverain soit obligé de venir à leur secours par de nouvelles lois, cependant, la législation humaine se rapproche de son modèle par cette intermittence [il s'agit de l'intermittence dans la production des lois, du sabbat législatif nécessaire et inévitable quand le législateur est légitime et fondé]. Son repos l'honore autant que son action primitive ; plus elle agit, et plus son oeuvre est humaine, c'est-à-dire fragile.
Et il dira quelques pages plus loin :
Il n'y a [...] pas de souveraineté en France ; tout est factice, toute est violent, tout annonce qu'un tel ordre de choses de peut durer.
Hélas, ses prédictions ne se sont point réalisées. Par la violence des idéologies, en effet, par le viol des particularités régionales et des langues des peuples qui faisaient la France, par l'ignorance délibérée du passé, des traditions, des moeurs séculaires, des habitudes polies par le temps et adoucies par lui, les soi-disants amoureux de la Liberté ont réduit la France à cette énorme Caserne Philosophique dont TAINE parle si bien dans la conclusion de ses Origines de la France contemporaine. On étouffe, on a envie de crier, et pourtant l'on crève d'amour pour une Patrie qui traite si mal ses enfants et qu'elle a conduit par millions au massacre dans des guerres folles et inutiles.