Affichage des articles dont le libellé est Les dix-neuf poèmes anciens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les dix-neuf poèmes anciens. Afficher tous les articles

mardi 30 décembre 2014

30 décembre 2014. Relâche et bons voeux

-
A mes lecteurs habituels, je souhaite une très bonne année par anticipation. Je m'absente en effet jusqu'à jeudi soir (reprise des billets le 2 janvier) et il ne me sera pas possible de produire mon billet quotidien le 31 décembre et le 1er janvier. Que cela ne vous empêche pas de passer de bonnes fêtes de fin d'année. Et puisque nous rentrons dans l'hiver, je vous dédie un poème chinois classique :

"Au premier mois d’hiver les souffles froids surviennent,
Oh ! l’âpreté du vent du Nord !
Un grand chagrin m’instruit de la longueur des nuits ;
Là-haut sous mes regards, la foule ordonnée des étoiles." 

In
[LES DIX-NEUF POÈMES ANCIENS.]
Texte établi, traduit et annoté par Jean-Pierre DIÉNY. ("Bibliothèque chinoise". Collection dirigée par Anne CHENG et Marc KALINOWSKI).

Je vous laisse apprécier la beauté de ce poème, sa simplicité et l'émotion forte qui s'en dégage. Nous n'avons pas le monopole de la poésie !

jeudi 18 novembre 2010

Un poème chinois, pour respirer

-
Il existe une série de poèmes chinois, Les dix-neuf poèmes anciens, auxquels on a donné le nom de "Mère de la poésie". Une récente traduction de cette oeuvre prestigieuse a paru. On la doit à Jean-Pierre DIENY, et à la diligence des Éditions Les Belles Lettres. Je ne peux m'empêcher, alors que nous marchons à grand pas vers l'hiver, je ne peux m'empêcher, disais-je, de vous faire partager le poème N°17, que je trouve absolument splendide.
-
Au premier mois d'hiver les souffles froids surviennent,
Oh ! l'âpreté du vent du Nord !
Un grand chagrin m'instruit de la longueur des nuits ;
Là-haut, sous mes regards, la foule ordonnée des étoiles.
Trois fois cinq jours : la lune claire est pleine,
Quatre fois cinq : lièvre et crapaud s'échancrent.
Un visiteur venu des cieux lointains,
M'a remis une lettre.
Et ces premiers mots : "je ne vous oublie pas",
Les derniers mots : "la séparation dure".
Je l'ai glissée dans mon sein, dans mes manches.
Trois ans n'ont pu en effacer les lettres.
Mon coeur n'est plein que de pensée d'amour,
Mon seigneur, je le crains, n'en a pas connaissance.
-
Le poème chante la loyauté d'un fidèle serviteur, qui, séparé depuis longtemps de son épouse pour servir son Seigneur - loin de sa maison -, reçoit une lettre de son aimée. Sentiment de la nature, concision, beauté des images, tout est là pour susciter notre admiration. Quand vous saurez, en outre, que chacun de ces vers, si bien traduits, de comporte que cinq caractères, vous comprendrez le raffinement de ce poème.
-
Si j'ai, aujourd'hui, parlé de poésie, c'est que je suis stupéfié de voir les réactions des opposants au discours du Président de la République. J'ai voulu faire une pause, avant de démontrer la mauvaise foi ou la bêtise ou les deux, de ceux qui ont des oreilles mais n'entendent pas, ont des yeux mais ne voient pas. A demain donc pour un commentaire que je souhaite le plus distancié possible.
-