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jeudi 3 mars 2022

BILLET DU 03 MARS 2022. UNE HYPOTHESE

 Je suis très frappé par le changement de visage de monsieur POUTINE. Il y a quelques mois, il avait les joues relativement creuses. Aujourd'hui, il a un visage plutôt enflé, ou bouffi, un visage qui rappelle celui des personnes qui prennent des corticoïdes anti-inflammatoires. Il n'est donc pas exclu que monsieur POUTINE soit assez malade. Compte-tenu de ses récentes activités sportives, il est peu probable que cet hypothétique traitement soit destiné à traiter des maladies inflammatoires auto-immunes.

Je formule donc l'hypothèse que monsieur POUTINE est atteint d'un  cancer et peut-être même d'un cancer à un stade avancé, que peut-être aussi il se sait condamné à assez brève échéance. Si cette hypothèse est plausible, on peut imaginer qu'il veuille à tout prix réaliser son vœu le plus cher, celui de reconstituer l'Empire russe, avant sa propre disparition. Il y a là un principe de compréhension de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, car pour l'instant, personne n'est en mesure de dire avec précision quels sont les buts de guerre du président russe.

A cette affaire, se joint un aspect religieux trop négligé. Un schisme est en train de se développer entre le patriarcat orthodoxe de Lviv et le patriarcat orthodoxe de Moscou. Cette déchirure est lourde de conséquences pour la chrétienté tout entière y compris pour les catholiques de rite latin ou de rites orientaux. Il me semble que rejeter la dimension religieuse de cette agression est une erreur d'analyse de la part de pays matérialistes, athées et peu soucieux de morale.

Nous ne pouvons pas souhaiter la mort de qui que ce soit, et donc pas plus celle de monsieur POUTINE que celle de monsieur ZELENSKY. Nous devons souhaiter l'instauration d'une paix juste. Et dans le côté de la justice figure l'exigence légitime de la Russie de ne pas avoir d'armes atomiques américaines sur le sol d'un éventuel nouveau membre de l'OTAN, jouxtant ses frontières..

dimanche 5 avril 2009

Colère, tristesse, incompréhension

Je viens juste de voir quelques vidéos montrant les dévastations qui se sont abattues sur le quartier du Port du Rhin, à STRASBOURG. Je connais bien ce quartier. Il ne transpire pas la richesse ; il n'héberge que des gens au revenu modeste, voire très modestes. Comme le dit un de ses habitants : "c'est encore nous les pauvres, qui avons payé". Des imbéciles, des fous furieux ont brûlé une pharmacie, l'une des rares du quartier, un hôtel, des commerces, le bureau de tourisme. Les abris-bus sont détruits, les chaussées couvertes de débris de toutes sortes. On ne voit pas très bien où ces actions peuvent conduire ; on ne peut en comprendre la signification, si ce n'est celle de la rage impuissante d'une poignée de nantis - eh oui ! - qui à l'aide de téléphones portables, de motos rapides, d'internet et d'ordinateurs, peuvent se permettre de coordonner des actions violentes que n'ont pu endiguer 20.000 policiers. Il s'agissait d'une véritable guérilla urbaine, et il se trouve encore des gens pour dire que la police n'a rien fait. Certes, il semble bien que les forces de l'ordre se soient éclipsées après le passage des cortèges officiels car elles ont sans doute gagné le coeur de la ville, la Place Kléber, la Place Broglie, la Place de la République que les manifestants avaient l'intention d'investir. Il est regrettable, plus que regrettable même, que rien ni personne n'ait pu s'opposer à cette violence, ni même la prévoir en ce quartier. Mais quand on connaît la ville - ce qui est mon cas - on ne voit pas "l'intérêt" qu'il y a à vandaliser le quartier du port du Rhin. Si, on en voit un, celui de la lâcheté. Situé à la frontière allemande, il permet aux valeureux assaillants de se replier rapidement sur KEHL sans risquer d'être poursuivis par la police française. Une fois encore des pauvres ont été frappés dans leur lieu de vie et dans leur environnement. Ces grands coeurs de gauche sont tout prêts à démolir le monde pour sauver les opprimés disent-ils. Que ne commencent-ils par expliquer, argumenter, protester même, en manifestant dans le calme. Ils en sont incapables. (Écoutez bien ce que dit monsieur BESANCENOT [j'en ai déjà parlé], vous verrez que le sort des hommes concrets ne l'intéresse pas ; il comprend que des innocents perdent la vie à cause de la révolution ; ce qui mérite son combat, c'est le triomphe de ses idées, c'est à dire de son ego, de sa volonté de puissance, de son amour du pouvoir, et non le très hypothétique bonheur de lendemains qui chantent.)
Je suis pris de colère, et j'ai bien envie de flanquer une râclée à ces voyous ; je suis rempli de tristesse aussi, car je connais la difficulté qu'il y a à vivre au Port du Rhin, et je ne comprends pas qu'il puisse se trouver des gens pour critiquer l'absence de la police, comme s'il leur paraissait normal que de tels débordements puissent surgir pour manifester un désaccord politique. Et je fais le pari que c'est cette absence (relative) de la police qui va faire la une des journaux, et le fond des gloses, des éditoriaux, des analyses et des commentaires, et non le malheur des habitants. Rappelez-vous l'histoire de l'excommunication. Mis à part Mgr FISICHELLA, qui a parlé de la petite victime ? Personne ! On a tiré à boulets rouges sur l'archevêque de RECIFE, sur le Vatican qui n'en pouvait mais, sur le pape ; mais l'enfant ? Personne n'a exprimé pour elle la moindre compassion. Je le répète, le propre de l'idéologie c'est de n'accorder aucun crédit au sort des hommes concrets.