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mercredi 24 août 2011

Je ne peux pas résister...

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Je ne peux pas résister au petit plaisir de porter à votre connaissance cet article paru dans un journal algérien, un article que m'envoie un correspondant alsacien. Je m'abstiendrai de commenter. L'article date du 19 juillet 2010. Je pensais pouvoir vous donner le fac simile de l'article. Mais il semble que je ne peux pas le maintenir sur le billet. Je vais donc transcrire.
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Le Temps d'Algérie.
Quotidien National d'information.

 

samedi 11 septembre 2010

Je radote, mais tant pis

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Je radote, mais tant pis. Combien de fois depuis l'ouverture de ce Blog vous ai-je parlé de cette oeuvre roborative de BERNANOS, La France contre les robots. Je lis et relis ce livre ; il est jouissif, jubilatoire, drôle, incisif. Allons, encore une petite perle prise dans ce fleuve impétueux d'imprécations contre le système.
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"Lorsqu'on prononce devant vous le mot d'ordre, vous savez tout de suite ce que c'est, vous vous représentez un contrôleur, un policier, une file de gens auquel le règlement impose de se tenir bien sagement les uns derrière les autres, en attendant que le même règlement les entasse pêle-mêle cinq minutes plus tard dans un restaurant à la cuisine assassine, [...], dans un wagon sale et puant. Si vous êtes sincère, vous avouerez peut-être même que le mot de liberté vous suggère vaguement l'idée du désordre - la cohue, la bagarre, les prix montant d'heure en heure chez l'épicier, le boucher, le cultivateur stockant son maïs, les tonnes de poissons jetées à la mer pour maintenir les prix. Ou peut-être ne vous suggèrerait-il rien du tout, qu'un vide à remplir - comme celui, par exemple, dans l'espace... Tel est le résultat de la propagande incessante faite depuis tant d'années par tout ce qui dans le monde se trouve intéressé à la formation en série d'une humanité docile, de plus en plus docile, à mesure que l'organisation économique, les concurrences et les guerres exigent une réglementation plus minutieuse. Ce que vos ancêtres appelaient des libertés, vous l'appelez déjà des désordres, des fantaisies. "Pas de fantaisies ! disent les gens d'affaire et les fonctionnaires également soucieux d'aller vite, le règlement est le règlement, nous n'avons pas de temps à perdre pour des originaux qui prétendent ne pas faire comme tout le monde."
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Je reviendrai sur ce livre prophétique, écrit au Brésil (où l'auteur s'était exilé après les honteux accords de Münich) en 1944 ! Rien n'a changé. A droite, comme à gauche, à Paris, comme à Bruxelles, on continue de croire qu'il suffit de pondre une loi pour que les hommes d'affaires et les fonctionnaires soient satisfaits et puissent jouir de paisibles digestions. Ah ! tout de même ceci encore de BERNANOS, dans le même ouvrage : "Qui ne défend la liberté de pensée que pour soi-même [...] est disposé à la trahir. Il ne s'agit pas de savoir si cette liberté rend les hommes heureux, ou si même elle est rend moraux. Il ne s'agit pas de savoir si elle favorise plutôt le mal que le bien, car Dieu est maître du Mal comme du Bien. Il me suffit qu'elle rende l'homme plus homme, plus digne de sa redoutable vocation d'homme, de sa vocation selon la nature, mais aussi de sa vocation surnaturelle, car celui que la Liturgie de la Messe invite à la participation à la Divinité - divinatis consortes - ne saurait rien renoncer de son risque sublime..."
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Je revendique hautement le droit de penser librement et je l'exige aussi pour autrui. Merde au politiquement correct, oui à la pensée, au dialogue, au respect de la différence.
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