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lundi 8 août 2016

08 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Encore un propos sur l'honneur, une denrée rare !

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Faudrait-il encore que je le répétasse ?

Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ce qui est radicalement exclu [sous-entendu « dans l’honneur »], c’est tout ce qui est de l’ordre de la complaisance, de la flatterie et aussi de l’équivoque, pour autant qu’un esprit perverti peut être amené à le cultiver. Je dirais volontiers que l’honneur est lié à la parole, au fait de n’avoir qu’une parole. Mais peut-être est-ce là justement ce qui caractérise l’aristocratie au seul sens recevable de ce mot — une aristocratie qui peut non seulement être dépourvue de ressources matérielles, mais encore n’avoir à se targuer d’aucune origine nobiliaire. Si le peuple d’Espagne est si admiré par ceux qui ont eu l’occasion de prendre contact avec lui, ne serait-ce pas justement parce que ce peuple essentiellement pauvre a ardé cette qualité naïve et la fierté qui s’y rattache. La fierté n’est pas nécessairement l’orgueil, bien qu’elle risque très souvent de se confondre avec lui. Il me semble que la fierté est toujours lié au sentiment d’une indépendance en quelque sorte innée, par là même inaliénable ; en ce sens, elle s’oppose étrangement à l’esprit de revendication qui se manifeste partout dans les démocraties. Car on ne revendique après tout que ce qu’on n’a pas, mais qu’on devrait avoir. Or cette opposition n’existe pas en principe pour l’homme fier ; il lui semblerait en quelque façon s’abaisser en réclamant son dû."

"[…]. L’homme fier est celui qui ne permet pas qu’on mette sa parole en doute, car cette parole est lui-même, on serait tenté de dire qu’elle est son bien unique, et l’honneur est justement la conscience de cette qualité inamissible, de cet invariant."

In
Gabriel MARCEL.
Les hommes contre l’humain.
La Colombe, Éditions du Vieux Colombier, Paris, 1951, p. 198 et p. 199.
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2. COMMENTAIRES.
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Lorsque, hier, j’ai livré à mes lecteurs quelques passages des Grands cimetières sous la lune du grand BERNANOS, je n’avais encore lu l’avant dernier chapitre de l’ouvrage majeur de Gabriel MARCEL.
Voyez-vous, ce qui est frappant, et que je n’ai relevé que lecture faite, c’est la convergence des analyses et des remarques de deux auteurs aussi différents qui se puissent imaginer. BERNANOS a écrit sur les horreurs de la guerre d’Espagne, Gabriel MARCEL écrit après la fin de la deuxième guerre mondiale. Il fait allusion à la pauvreté du peuple espagnol lequel, à la fin des années 40 était encore dans la pauvreté. Or, les deux auteurs qualifient d’aristocratique la mentalité du Peuple. Et chacun dans son style, insiste sur la relation qui existe entre l’honneur et le respect de la parole donnée. (Je me demande tout de même si Gabriel MARCEL n’a pas lu l’ouvrage de BERNANOS. Il revient en effet sur le sens de l’honneur qui animait de nombreux anarchistes espagnols, quelques lignes plus loin.)
Il me semble que la réaction du peuple français, et le mépris qu’il manifeste pour les hommes politiques en général, et pour monsieur HOLLANDE en particulier, sont liés à son sens de l’honneur. Ce n’est pas le manque de résultat qu’il critique, c’est le non-respect de la parole donnée. On comprend, dans ces circonstances, que nombre d’entre nous tombions dans la revendication. Que nous reste-t-il en effet, sinon une immense frustration et une sourde colère contre ces pantins qui violent la parole, ce que l’homme a de plus sacré, et qui est le reflet en chacun de nous de la Parole faite chair ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Celui qui a fermé les églises en Algérie vient en France inaugurer une mosquée en Saône-et Loire (transmis par mon amie Brigitte).

Le Ministre du Culte algérien et député de la communauté algérienne, Bouabdallah Ghlamallah est venu inaugurer la nouvelle mosquée de Torcy, en Bourgogne C’est vendredi en milieu d'après-midi que Bouabdallah Goulamallah a été accueilli par le premier magistrat de Torcy en la personne de Roland FUCHET (PS).
C’est ce même Bouabdallah Ghlamallah qui avait, l'année dernière, fait fermer 10 églises et s’était justifié au journal L'’Expression par cette phrase : « J'assimile l’évangélisation au terrorisme ». La « réciprocité » de la « tolérance » ne semble pas encore d’actualité.






vendredi 22 août 2014

22 août 2014. Nouvelles de la Résistance... Le roi des imbéciles, j'ai nommé ...

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Je n'y peux rien, mais c'est ainsi :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. Les citations du jour.
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De monsieur Jacques ATTALI.

(a)."Dès qu'il dépasse 60-65 ans, l'homme vit plus longtemps qu'il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis, pour ma part, en tant que socialiste, contre l’allongement de la vie. L'euthanasie sera un des instruments de nos sociétés futures." (Transmis par Droit de Naître, Georges MARTIN.)

(b)"Les prix n'augmentent pas, nous sommes en déflation, c'est le moment absolument formidable et unique pour augmenter la TVA. Il faudrait l'augmenter massivement, de trois points". (Interview sur BFMTV).

De Richard SENNETT.
L'incivilité, «c'est le fait de peser sur les autres de tout le poids de sa personnalité. C'est le déclin de la sociabilité produit par un tel comportement» 
In
Les tyrannies de l'intimité. Le Seuil, Paris, 1979. 
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2. Commentaires.
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Non seulement, monsieur ATTALI se présente comme le prototype de l'imbécile bernanosien, mais il est aussi le prototype de l'homme incivil. Tenir de tels propos relève de la provocation. Parler de la vieillesse comme d'un marché non solvable quoi qu'en pleine expansion est d'une rare ignominie. Proposer une augmentation massive de la TVA (moment paraît-il idéal pour le faire) est d'une rare irresponsabilité. Pour ce qui me concerne, l'augmentation de mes impôts directs est d'une telle importance que je suis dans l'obligation absolue de ne dépenser dans les trois mois qui viennent que le strict nécessaire, à l'exclusion de tous loisirs ou de tout achat de livres, de voyages, de fréquentation d'un petit restaurant de quartier. Trois pour cent de plus d'impôts indirects, et là je ne sais plus comment faire.
Que dire alors des Français moins bien lotis ?
Tant que nous serons gouvernés comme nous le sommes aujourd'hui par ces inconséquents, tant que les conseillers politiques seront de l'acabit de monsieur ATTALI, il n'y a pas grand chose à attendre du monde politique. La meilleure façon de vivre consiste alors à créer de petits corps intermédiaires informels, avec ses voisins, ses amis, ses proches, et de les faire se soutenir mutuellement par la pratique des échanges de service non marchands (troc, par exemple).
Ainsi, une infirmière peut pratiquer gratuitement des soins chez son voisin féru d'informatique en échange de conseils et de réparation de sa tablette ou de son PC. C'est un exemple concret...
Ainsi, un professeur peut donner gratuitement des leçons au fils ou à la fille de son boucher en échange d'un rôti ou de côtes d'agneau.
Ainsi un garagiste peut réparer gratuitement la voiture de son médecin en échange de consultations.
Un tel comportement suppose que nous ayons le courage de créer du lien social, le courage de ne pas avoir peur de l'autre, le courage de donner de notre personne.
Il nous faut absolument échapper à cet état tellement oppressif qu'il en devient illégitime. En somme, c'est le moment de pratiquer une forme bénigne d'ESCAPISME que le Larousse définit comme la décision de se soustraire à une société considérée comme illégitime, et pourtant trop forte pour qu'on lui résiste.
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3. Information diverses.
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Manifestation à Ajaccio le mardi 26 août contre le Piss Christ.

"Le musée Fesch d’Ajaccio accueille une exposition du photographe Andres Serrano, dont le fameux Piss Christ qui montre un crucifix plongé dans de l’urine. Le Christ a partagé notre condition humaine, il est non seulement notre Dieu, mais notre frère, Qui accepterait de voir les photos de son père, de sa mère, de l’un des siens, traitées ainsi et exposées au public ? Que le moment suprême de la Rédemption des hommes, le moment où le Christ offre Sa vie sur la croix pour sauver les êtres humains soit associé à des déjections, n’est pas pour surprendre, car UNE TELLE HAINE ETAIT DEJA ANNONCEE DANS L’ÉVANGILE, et les profanations, au cours de l’histoire, n’ont pas manqué. Ici, elle est portée par la cupidité d’un « artiste », un photographe « malin » (Corse-Matin du samedi 28 juin), qui utilise le scandale comme argument publicitaire, procédé vieux comme le monde... Espérons au moins qu’il éprouve un petit sentiment d’infériorité devant les merveilles du musée Fesch ?"


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La gendarmerie algérienne fiche les chrétiens (via le salon beige).

"La gendarmerie algérienne mène une enquête discrète sur les chrétiens de Kabylie. Elle a établi un fichier individuel dans lequel sont mentionnés: le nom, l'âge, le statut social, les ressources financières, l'opinion politique et le niveau scolaire de chaque chrétien. Les services des renseignements généraux ont infiltré tous les lieux de culte et certains lieux ont même été dévoilés. 
Le nombre de chrétiens aurait largement dépassé celui des musulmans dans des localités comme Tizy Wezzu, Makouda, At Wagnun, Iwadiyen…
«On nous a dit que l'Etat algérien compte ne pas nommer à des postes clés des citoyens Kabyles de confession chrétienne. C'est une ségrégation. Un chantage pour notre communauté qui pratique sa religion dans une parfaite tolérance», a confié un chrétien kabyle au journal Tamurt. Ce recensement a commencé à être dénoncé par des chrétiens kabyles depuis mai 2014".
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vendredi 21 décembre 2012

L'histoire revue et corrigée...

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Avant de commenter les remarques que monsieur HOLLANDE a faites à ALGER, je voudrais vous faire part, très chers lecteurs, de ce qu'une historienne qui répond répond au nom de Suzanne CITRON, a dit dans son livre intitulé Le mythe national publié en 1987. Je n'ai pas lu ce livre, mais me promets de le faire. Il s'agit d'une citation faite par Hervé MARTIN dans son article Michel de Certeau et l'institution historique (OUVRAGE COLLECTIF. Histoire, Mystique et Politique. Michel de Certeau. Éditions Jérôme Millon, Grenoble, 1991).
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"L'absence, en France, de l'idée que l'histoire a une 'histoire' est flagrante. Nous croyons à l'Histoire avec un grand H. Pourtant le passé se transmet sous des habillages qui varient selon les époques ; la configuration d'un récit est marquée d'empreintes idéologiques fluctuantes, de colorations imaginaires ; nulle explication ne reflète jamais complètement son objet."
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Avec une servilité qui ne laisse point d'étonner, une partie de la presse a encensé monsieur HOLLANDE qui a parlé des souffrances engendrées en Algérie par la colonisation. Il se flatte de n'avoir point présenter d'excuses ni parlé de repentance. C'est encore heureux. La vérité oblige à reconnaître qu'il y a eu de bien vilains abus en Algérie, soit pendant la colonisation proprement dite, soit pendant la guerre. Mais c'est là une vue partielle et partiale dont  Suzanne CITRON explique avec une extrême lucidité les origines, sans malheureusement en voir les conséquences.
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L'historiographie confirme en effet les abus liés à la colonisation. Mais l'historiographie enseigne aussi que la France a fait en Algérie une oeuvre de civilisation exceptionnelle. Il est inutile de la décrire. Elle saute aux yeux de qui n'a pas d'oeillères. En d'autres termes, il est tout à fait possible d'amasser un grand nombre de faits, mais il est très difficile d'en trouver le sens, car le sens leur est donné par celui qui écrit ou qui parle et ainsi croit faire de l'Histoire, alors qu'il ne fait qu'un discours sur des faits. C'est la raison pour laquelle, au temps glorieux de la République laïcarde, radicale et franc-maçonne, on a délivré une histoire de l'Ancien Régime et de la Révolution conforme à l'idéologie des hommes au pouvoir. Il s'en servait pour y rester en utilisant du reste les réseaux de l'Instruction Publique pour formater les esprits, exactement de la même manière que les clercs formataient leurs ouailles pour leur inculquer un certain comportement qui asseyait leur pouvoir sur la société. Or la vérite de Jésus REND LIBRE.
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Sur ce point, comment ne pas être d'accord avec Michel de CERTEAU, un jésuite trop tôt disparu, un historien de très haute volée, un philosophe, un mystique qui a parfaitement mis en lumière les contradictions de l'institution avec les exigences évangéliques ? Je n'ai jamais caché que j'aime l'Église catholique dans laquelle j'ai été baptisé et élevé et dont je m'efforce de suivre les orientations pastorales. Mais j'ai aussi des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. Et il me faut affirmer que tout discours sur Dieu est marqué de limites, car Dieu est ineffable.
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Allons, terminons par une apostrophe d'un autre historien iconoclaste, Michel MORINEAU, tirée du même article. Je l'applique in extenso au discours d'Alger de monsieur HOLLANDE : "Je dénonce les cécités monstrueuses d'une intelligentsia cooptée !"
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C'est tout et c'est beaucoup pour aujourd'hui.
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mercredi 24 août 2011

Je ne peux pas résister...

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Je ne peux pas résister au petit plaisir de porter à votre connaissance cet article paru dans un journal algérien, un article que m'envoie un correspondant alsacien. Je m'abstiendrai de commenter. L'article date du 19 juillet 2010. Je pensais pouvoir vous donner le fac simile de l'article. Mais il semble que je ne peux pas le maintenir sur le billet. Je vais donc transcrire.
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Le Temps d'Algérie.
Quotidien National d'information.

 

mercredi 19 janvier 2011

Le domino

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Tout le monde connaît le jeu fascinant qui consiste à aligner, posés sur la petite tranche, un grand nombre de dominos et à provoquer l'écroulement de toute une longue file en faisant tomber le premier de la série sur le second dont la chute se répercute sur le troisième et ainsi du reste.
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Les événements de TUNISIE sont d'une extrême gravité. On feint de découvrir que monsieur BEN ALI, ancien membre de l'internationale socialiste, longtemps classé à gauche, n'était qu'un affreux dictateur. C'est vrai, sans aucun doute ; sa famille a vécu sur le dos du pays ; les siens ont accumulé des fortunes considérables au prix d'une corruption inimaginable. Tout cela est avéré. Il n'empêche. Qui, de nos hommes politiques, nous a déconseillé de passer des vacances dans l'un des luxueux hôtels de DJERBA ? Qui nous nous a mis en garde contre ce régime despotique ? Pas grand monde, pas même monsieur BARTOLONE, membre éminent du PS, né au pays des Carthaginois, ni feu Philippe SEGUIN, lui aussi natif de ce pays.
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Tout de même, il convient de rappeler que le taux de scolarisation en TUNISIE est l'un des plus élevé d'Afrique du Nord, que l'Université de MONASTIR recrute ses professeurs selon le mode en vigueur dans notre pays et que son enseignement y est très honorable, que l'un des spécialistes mondiaux des maladies neuromusculaires et musculaires héréditaires travaille en TUNISIE. J'ai accueilli dans notre laboratoire une étudiante tunisienne très bien formée, et nous avons publié, avec son patron tunisien, des résultats fort intéressants sur la culture de certains virus, réputés incultivables, dans des cellules musculaires embryonnaires. La TUNISIE est tout sauf un pays arriéré. Et c'est sans doute cette excellente scolarisation jointe à un sous-emploi chronique des jeunes diplômés qui a été l'un des moteurs d'une juste révolte.
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Personne ne semble avoir relevé que le leader des islamistes tunisiens, Rached GHANNOUCHI, fut longtemps en exil à LONDRES (ville où la propagande islamiste est une des plus virulentes au monde), que ce leader a vécu dans une ambiance de haine contre les infidèles, sans doute au contact de la diaspora pakistanaise, afghane, proche-orientale extrémiste, et qu'il projette de rentrer dans son pays, même si son parti (le parti Ennahdha) reste interdit et que lui-même n'a pas intégré le gouvernement. Compte tenu des tensions apparues après la constitution d'un gouvernement d'Union Nationale qui ne semble pas avoir l'assentiment du peuple tunisien, compte tenu des moyens que le mouvement wahabbite saoudien tient à sa disposition pour répandre la plus sectaire des idéologies prétendues musulmanes, il y a fort à parier qu'un mouvement de réaction religieuse va se développer là-bas, d'autant plus facilement que se déverseront sur le pays les flots d'argent venus d'Arabie saoudite.
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C'est alors qu'il faut craindre la contagion de l'islamisme en Algérie. Il ne faut pas oublier que la rébellion islamiste et son cortège d'horreurs et d'assassinats ont fait son apparition après la suspension d'un processus électoral démocratique qui avait fait du parti islamiste le parti majoritaire. Les responsables politiques et militaires sont corrompus, et l'on a du mal à comprendre comment le premier exportateur de gaz naturel du monde voit son peuple réduit au chômage, sa jeunesse privée d'espoir, et la misère se répandre comme une lèpre.
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Si cela devait arriver, il faut craindre qu'à son tour le Maroc ne soit entraîné dans la tourmente pour des raisons analogues : concussion, corruption, inégalités sociales intolérables, confiscation des richesses nationales par un petit nombre de grossiums.
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Craignons alors pour notre pays ; nous avons colonisé l'Afrique du Nord et la présence de la France, quoi qu'en dise les nombreux imbéciles qui regardent dans leur cerveau plutôt que dans la réalité, est regrettée. Oh, certes, il n'entre pas que de la nostalgie dans ce regret. Mais les jours ordinaires étaient meilleurs et nous risquons de voir affluer des milliers d'exilés qui ne voudront pas supporter la tutelle des imams et des fanatiques et se souviendront que notre patrie ne fut pas qu'oppressive.
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dimanche 19 décembre 2010

Une lumière dans les ténèbres

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A côté des ignobles, des crapules, des lâches, des violents, il existe des êtres lumineux qui sont l'honneur de l'humanité, donnent des raisons de vivre et d'espérer, et changent le regard. Christian de CHERGE était de ceux-là. J'ose affirmer que la Providence vient de mettre sous mes yeux un écrit du prieur de TIBHIRINE, qui est à la fois une réponse à POTOMAC, et l'expression précise de ce qu'obscurément je pense, sans avoir la force ou l'intelligence de le dire.
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"Ma vie n'a pas plus de prix qu'une autre. Elle n'en a pas moins non plus.
En tout cas, elle n'a pas l'innocence de l'enfance.
J'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde et même de celui-là qui me frapperait aveuglément.
Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j'aime soit indistinctement accusé de mon meurtre.
C'est trop cher payer ce qu'on appellera peut-être la grâce du martyre que de la devoir à un Algérien, quel qu'il soit, surtout s'il dit agir en fidélité à ce qu'il croit être l'islam.
Je sais le mépris dont a pu entourer les Algériens pris globalement.
Je sais aussi les caricatures de l'Islam qu'encourage un certain islamisme.
Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes."
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Il s'agit, on l'aura compris du testament du prieur, par lui rédigé en la ville d'Alger, entre le 1er décembre 1993 et le 1er janver 1994. Un billet de ce Blog a déjà évoqué les paroles de feu de ce moine. Mais l'extraordinaire, c'est que ce texte m'ait été mis sous les yeux au moment même où je doutais de l'utilité de mon entreprise.
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Comment ne pas rapprocher ce testament de la Parole du prophète Isaïe. Oui, comment ne pas y voir une actualisation, une concrétisation de la promesse qu'il a faite aux hommes en annonçant qu'il leur viendrait un Sauveur dont l'un des noms serait "Le Prince de la Paix".
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"Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur les habitants du sombre pays, une lumière a resplendi. [...]. Oui un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l'insigne du pouvoir est sur son épaule ; on proclame son nom : 'Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix'. [...]. Il sera solidement établi sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Voilà ce que fait l'amour invincible du Seigneur de l'univers'." (Isaïe 9, 1 à 6 passim).
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mardi 30 novembre 2010

La presse est bizarre, tout de même...

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Les médias bien-pensants ont longuement commenté le résultat du référendum tenu en Suisse dimanche dernier. Les citoyens suisses ont décidé d'expulser de leur pays tous les étrangers responsables de crimes (meurtre, brigandage, viol, délit sexuel, trafic de drogue, fraude aux aides sociales, traite d'êtres humains). Voilà qui paraît intolérable, honteux, contraire aux conventions européennes et internationales sur la double peine, pour les commentateurs et journalistes que j'ai entendus ou lus. Il y a un hic, c'est que cette décision, prise à une majorité de 54,2 % des votants et à une majorité de cantons, est une décision du peuple. Des consternations identiques s'étaient longuement étalées, sur la décision que ces mêmes citoyens avaient prise d'interdire la construction de minarets (et non point d'interdire les mosquées, comme on a tenté de le faire croire). Mais là encore, c'était une décision du peuple. Faut-il se méfier de la démocratie au motif qu'elle risque de perturber le ronronnement de la bien-pensance politique qui fait le jeu de tout ce petit monde dont l'irréalisme finit par lasser ? Je ne pense pas que cette décision populaire soit infondée ou honteuse. Pourquoi faudrait-il garder sur son sol des individus qui n'en respectent pas les règles ? Notez, d'ailleurs que les pays d'origine de ces délinquants ont souvent refusé de signer un accord de réadmission, préférant se décharger du problème que d'en trouver la solution. Certaines expulsions resteront sans doute lettre morte.
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Il faut avoir de bons yeux et de la patience pour dénicher en page 8 du Figaro daté du 29 novembre 2010, un petit entrefilet qui nous apprend que le procureur du tribunal correctionnel de LARBAA NATH IRATHEN (Kabylie) a requis un an de prison contre quatre Algériens convertis au christianisme. Ils sont accusés d'avoir ouvert (et non point construit) un temple protestant dans la région de TIZI OUZOU, sans que les autorités les y aient autorisés. Arrêtez-moi, chers lecteurs, si je me trompe. Avez-vous entendu Claire CHAZAL ou David PUJADAS faire le moindre commencement de début d'avant-projet de proposition de brouillon de commenctaire sur ce sujet au Journal Télévisé ? Nos frères chrétiens d'Algérie sont persécutés ; ils sont de plus en plus nombreux à revenir à la foi de leurs pères, dont saint AUGUSTIN fut le premier et génial propagateur. Ainsi, nous devrions accepter sans broncher que nos voisins suisses hébergent sur leur sol des étrangers (venus de tous les coins du monde ; attention, je n'entends pas dire qu'ils viennent tous du Maghreb ; m'accuser d'une telle insinuation est une ignominie) convaincus de crimes, héberger chez nous des étrangers qui occupent illégalement, sans titres et sans ressources, des lieux publics et privés, mais nous devrions accepter que l'on passe sous silence les persécutions dont les chrétiens sont victimes, non seulement dans les pays du Maghreb, mais au Proche et Moyen-Orient, en Iran, au Pakistan, en Inde, en Chine, au Viet-Nam, en Corée, pour ne citer que les principaux foyers du mal ? Eh bien non ! Ouverture, partage, aide, certes ; mais pas à n'importe quel prix, pas au prix de l'injustice.
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Jamais une civilisation n'a connu de telles folies, des folies absolument suicidaires. Voilà où mène le laïcisme et la haine du christianisme : à raisonner faussement, à avoir des jugements biaisés, des jugements de cour. Nous aimerions que nos évêques, si prompts à condamner les expulsions des Rroms, élèvent les mêmes protestations contre ces persécutions et demandent des neuvaines de prière et des collectes pour aider ces courageux qui préfèrent obéir à Dieu qu'aux hommes. Ceux de mes lecteurs qui confessent le nom de Jésus peuvent lancer vers le ciel d'incessantes supplications pour leurs frères d'Afrique du Nord.
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mardi 8 juillet 2008

Au père Christian Delorme

Dans le numéro du Monde daté du 4 juin, le père Christian DELORME, prêtre de l'archidiocèse de LYON publiait un article sur les relations islamo-chrétiennes. Ce prêtre est un spécialiste de ces relations, c'est tout à fait indéniable. Mais il est aussi prêtre, et son article soulève bien des questions et suscite le scandale. Que dit-il, le père Christian DELORME ?

Ceci :

Ce qui fait fondamentalement l'unité de l'Algérie, c'est son islamité.

Le débarquement des Français en Algérie, en 1830 ? Le père DELORME évoque les atteintes à la culture et aux institutions musulmanes qu'ont perpétrées (rien que ça) les coloniaux.

L'existence d'une minorité chrétienne en Algérie pourrait devenir prétexte à des interventions militaires. Le père DELORME proclame l'urgence d'une réflexion sereine sur la légitimité ou non du prosélytisme chrétien en terre d'Islam.

Et encore : L'Évangile, certes, demande aux chrétiens d'annoncer le Christ, mais pas au prix du déchirement d'un peuple, pas au prix de l'engendrement de situation de violence.


Il me semble que le père DELORME marche sur la tête. Est-il violent d'assister à une messe dans une maison privée ? Est-il possible d'empêcher des hommes et des femmes d'accéder à une Lumière qui est tout le contraire de la violence ? Devons-nous accepter l'islamisation de notre patrie et la persécution de nos frères chrétiens algériens ? Qui déchire le pays ? Le juge de TIARET qui condamne ses compatriotes à l'amende et à la prison pour des délits d'opinion ou ces chrétiens héroïques qui ne font que retrouver leurs racines, affirment très haut l'amour qu'ils portent à leur patrie, mais réclament la liberté de conscience et de culte.


Nous n'avons pas fini de payer notre apostasie. Madame ROYAL peut bien proclamer dans ses déclarations que le métissage est une bonne chose pour la France, mais pour qu'elle fasse accepter par nos compatriotes cette idée, qui est philosophiquement et religieusement juste, il faudrait encore qu'elle et son parti comprennent une chose : il est impossible à un être humain coupé de son Dieu d'accepter totalement la différence et la fraternité fondée en Christ. Cette schizophrénie d'un régime laïc qui ne s'inspire que d'exigences chrétiennes coupées de leurs racines, dépourvues de la sève qui leur donne vie, nous conduit à la catastrophe. Oui à l'évangélisation de tous les peuples. Il n'y a pas de salut hors de l'accueil du Message. On ne peut imposer par la loi l'amour et la charité.

jeudi 29 mai 2008

Précisions sur les conversions de musulmans au christianisme

Dans mon billet d'hier, je faisais allusion aux chrétiens d'Algérie persécutés par le pouvoir en raison de leur conversion. J'ai recueilli aujourd'hui quelques précisions là-dessus, dans un article publié par le journal gratuit 20 minutes, curieusement le seul du jour à développer ce sujet.
Habiba KOUIDER a été arrêtée le 29 mars dernier dans un bus. Son crime ? Avoir en sa possession une dizaines d'exemplaires de la Bible. Le Procureur de TIARET a requis contre elle trois ans de prison. Vous imaginez chez nous un Procureur requérant trois ans de prisons contre un musulman pris en flagrant délit de possession de plusieurs corans, ce musulman fût-il un français converti ?
En Algérie,on observe depuis quelques années des mouvements de conversion massifs de musulmans au christianisme, tout spécialement en Kabylie. J'ai moi-même rencontré récemment un Kabyle converti au catholicisme qui m'a dit qu'il n'avait fait que retrouver ses racines, celles de saint Augustin, l'évêque d'Hippone, un génie, il faut le dire et le crier. Monsieur Bouabdallah GHOLAMALLAH, ministre algérien des Affaires Religieuses, combat, lui, le "prosélytisme chrétien". Il estime à 11.500 le nombre d'Algériens devenus chrétiens (essentiellement des Évangélistes). En vertu des recommandations du ministre, le même Procureur de TIARET a requis deux ans de prison ferme et 5.000 euros d'amende à l'encontre de six (et non pas cinq comme je le disais hier) Algériens convertis, arrêtés pour avoir assisté à une messe "sans autorisation", car, voyez-vous, en vertu d'une loi votée en 2006, l'exercice des cultes non musulmans est sévèrement réglementé par la loi, et le texte vise surtout les chrétiens. Nous n'aurions pas chez nous assez de place dans nos prisons pour loger tous les musulmans, si nous avions adopté à leur égard de telles mesures. Nous ? On subventionne la construction des mosquées, et l'on étrangle tout ce qui de près ou de loin se réclame du Christ. Folie furieuse et totale inconséquence.
J'en reviens à ce que disais hier. Nos racines sont chrétiennes. Nous avons le droit et le devoir de les protéger. Elles font partie de notre bien commun. Elles caractérisent notre nation. Il est tout à fait possible, selon moi, de respecter les musulmans et de reconnaître ce que nous sommes. J'ai eu beaucoup d'élèves musulmans, des croyants profonds, des hommes et des femmes remarquables. Certes, ils étaient l'élite de leur patrie (Tunisie, Syrie, Maroc, Liban), mais ils comprenaient très bien le point de vue que je viens d'exposer, et manifestaient beaucoup d'étonnement devant le vide spirituel de la vie de tant de Français. En quelque sorte, ils nous donnaient une leçon de tolérance ET de foi.
J'attends toujours que le Réseau Éducation Sans Frontières, les socialistes, les communistes, les verts, les belles consciences de gôôôôche, les Collectifs de tous poils, Droit au Logement, les nouveaux socialistes, Ségolène, Bertrand, Arnaud, Laurent, Martine, etc. etc., si promptes à dénoncer le racisme qui flamberait chez nous, émettent une protestation indignée devant la violation de ce droit le plus élémentaire de tout être humain : celui de croire et de pratiquer sa religion sans être inquiété. En somme, ils défendent, ils revendiquent la différence avec la volonté de nous l'imposer, mais ils ne sont pas fichus de protéger ceux qui ailleurs, souffrent des maux qu'ils prétendent combattre chez nous.

vendredi 14 décembre 2007

Mise au point salutaire

Le Dr SAVELLI, Professeur agrégé au Val de Grâce, ne m'en voudra pas si je porte à la connaissance de mes lecteurs la remarquable lettre ouverte qu'il a envoyée au Président BOUTEFLIKA après les déclarations injurieuses que ce dernier a porté sur notre Patrie. Il y a des limites à ne pas franchir, - la repentance n'a de raison d'être que lorsqu'elle porte sur des faits avérés - monsieur BOUTEFLIKA l'a pourtant fait. Merci au Pr SAVELLI pour cette mise au point factuelle, digne et pleine de hauteur.

"LETTRE A Mr BOUTEFLIKA, Président de la République algérienne.

Monsieur le Président,
En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles !
C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.
Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations ? « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion. Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) .Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami, Histoire des Berbères,T I, p.36-37,40,45-46. 1382) .
Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme ,sans rien construire en contre partie ?
Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves ? Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVIème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain. Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.
Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours ? Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.
Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées ?
Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains ? Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.
Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme ? Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans .La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !
Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962 ?
Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et d es autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de « kabyle » - j’accepte) ?
Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, - il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle - mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles,un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste ? Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie.
Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle ?
Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide ? Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.
Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés ? Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?
Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, 75.000 Harkis, ont été sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, ainsi que des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A .S. ? Et que plus de 200.000 Algériens qui refusaient un parti unique ont étés supprimés, beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie ! C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs, de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !
Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées, ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie (Berbérie). Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?
En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ?
Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.
Un citoyen français,
André Savelli,
Professeur agrégé du Val de Grâce."
Chers amis et lecteurs, pour une fois je vais vous demander un service : diffusez cette lettre au maximum. Elle n'est pas agressive ; elle met les points sur les i, et renvoie dans leurs cordes les menteurs. C'est la France qui a fondé l'identité algérienne, et c'est la France qui a permis à l'Algérie d'atteindre un point de développement d'infrastructures qu'aucun de ses voisins d'Afrique du Nord n'a encore atteint.
Il est bon que l'Algérie soit indépendante. Là-dessus, plus de doutes à avoir.
Il y a eu, certes, en Algérie, des actes isolés de mépris ou d'exploitation des populations algériennes par certains de nos concitoyens. Nous avons amplement démontré que nous regretions ces excès, bien que, collectivement, notre pays n'en fut point l'inspirateur direct. Rendons grâce un petit moment au cardinal LAVIGERIE, qui a fait supprimer l'esclavage en Afrique. Ayons aussi un moment de recueillement pour les moines de TIBEHIRINE qui ont été décapités, et qui jusqu'au bout de leur vie on témoigné de l'amour qu'ils portaient aux algériens. Pensons à monseigneur CLAVERIE, qui a été tué dans un attentat, alors qu'il était extraordinairement aimé des populations de Constantine, et qu'il avait pris la nationalité algérienne. Après tout, l'amour vaut mieux que la haine, et il efface bien des indignités, dont celles de nos abusifs contempteurs.
Remarque ultime je m'absente pour quelques jours. Reprise du Blog le 16 décembre.