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vendredi 16 septembre 2022

BILLET DU 15 SEPTEMBRE 2022. L'ESPERANCE ET L'OPTIMISME, QUELQUES PETITES DIFFERENCES

 Nous baignons dans une atmosphère à la fois anxiogène et cependant optimiste. Tout ira mieux demain. Et demain on rasera gratis. Mais, comme le dit si bien notre immense BERNANOS,  il y a une énorme différence entre l'optimisme et l'espérance. Lisez ce que disait notre Georges dans un petit livre évidemment remarquable : La liberté pour quoi faire (Folio, Essais, N°274, Paris 2017).

"L'optimisme est un ersatz de l'espérance, dont la propagande officielle se réserve le monopole. Il approuve tout, il subit tout, il croit tout, c'est par excellence la vertu du contribuable. Lorsque le fisc l'a dépouillé même de sa chemise, le contribuable optimiste s'abonne à une revue nudiste et déclare qu'il se se promène ainsi par hygiène, qu'il ne s'est jamais mieux porté.

"L'optimisme est un ersatz de l'espérance, qu'on peut rencontrer facilement partout, et même, tenez par exemple, au fond de la bouteille. On ne va à l'espérance qu'à travers la vérité, au prix de grands efforts et d'une longue patience. Pour rencontrer l'espérance, il faut aller au-delà du désespoir. Quand on va au bout de la nuit, on rencontre une autre aurore."

Quand madame ROUSSEAU avance que le travail est une valeur de droite et revendique le droit à la paresse, elle fait preuve d'optimisme, un optimisme fou, détaché de toute réalité. Heureusement, monsieur Fabien ROUSSEL a réfuté cette pensée idiote. Monsieur ROUSSEL est communiste, mais il pense, et sa pensée est cohérente. L'espérance de notre patrie ne dépend d'aucun parti, d'aucune idéologie, mais d'hommes qui ont une idée saine de ce qu'est l'être humain. Monsieur ROUSSEL en fait partie. J'ai écouté ses interventions pendant les campagnes électorales. Il a un avenir, car lui, il espère et il sait que l'espérance est souvent un combat. Il n'est pas le seul à penser. Mais ceux qui pensent sont bannis des médias. A nous de faire connaître les opinions des ROUSSEL, ZEMMOUR, PHILIPPOT, que l'on affuble par commodité du qualificatif d'extrémistes qui appelle une pomme, pomme, et non point banane.

Je dois dire que je me moque complètement d'être taxé de ceci ou de cela. J'écoute, je lis, et je m'efforce de conclure.




samedi 13 octobre 2018

Samedi 13 octobre 2018. Défendre l'ordre symbolique contre tous les Askolovitch

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Pour comprendre les raisons de ce long billet, lisez pour commencer :
Ordre symbolique et loi Constitutive. Patrick JUIGNET. Psychisme, 2013

Pourquoi, allez-vous me dire, est-ce que je semble m’acharner contre ce journaliste que je considère comme un être misérable, au sens étymologique du terme, Claude ASKOLOVITCH. C’est que ce monsieur représente, à un niveau d’incandescence rarement atteint, ce qu’il y a de plus faux, de plus tordu chez ces faux sages, ces donneurs de leçon qui s’acharnent depuis des années à détruire l’ordre symbolique constitutif de l’humain.
Permettez-moi de diviser ce billet en trois parties la première et la dernière sont empruntées à Philippe MURAY, toujours lui, et la seconde à un résumé de l’article remarquable de Patrick JUIGNET, dont la référence figure en tête de ce très long billet. MURAY, hélas, n’est plus là pour dézinguer avec humour ces soixante-huitistes, comme il les appelait, qui continuent de pontifier sur des trône médiatiques miteux et vermoulus, maintenu en un état précaire par quelques milliardaires mondialisés qui ont encore besoin d’eux.

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POURQUOI J'AIME L'ESPRIT ET LE TRAVAIL DE MURAY.
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"Maintenant, il est tout de même certain que j’avais quelques dispositions au désaccord, que j’en ai sans doute toujours eu, ne serait-ce que par le goût  très prononcé que j’ai nourri assez tôt, et alors que la plupart des gens de ma génération lisaient du CAMUS ou du SARTRE, pour des écrivains comme CÉLINE, BLOY, PÉGUY ou BERNANOS. Il y avait là, m’a-t-il très vite semblé, tout un courant de littérature bien plus excitante et infiniment moins bien élevée que celle des bonnes consciences de la gauche, une véritable puissance d’altérité ou d’antagonisme, une concentration de violence, de beauté et d’hostilité, une mise en échec du programme social général, un creusement génial du désaccord, partout où ce creusement fait mal, et aussi un art de l’augmentation, du démesurage de toute chose que RABELAIS le premier avait mis en œuvre.  Un art très spécial de l’attaque ad hominem, également, et DIDEROT ne disait-il pas que toutes les billevesées métaphysique ne valent pas une bonne attaque ad hominem ? En bref, je me suis trouvé en parfait accord avec CICÉRON : « La retenue et la modération ne sont pas de mise dans une cause excellente » (Errat, qui temperentium, mediocritatem, modum denique desiderat in re optima). La suite ne devait-elle pas me donner raison ? Au tournant des années 80 (et pour prendre une date commode, après la chute du Mur), j’ai soudain retrouvé ce ton, ce son, cette brutalité face à un paysage social et humain qui se révélait soudain tout nouveau. La moralisation effrénée, le terrorisme de la Vertu, la foi intermittente dans le progrès, le repli sur des croyances préhistoriques irrationnelles (astrologie, etc.), la psalmodie des droits de l’homme et toutes les prières, les sanglots et les vœux pieux accompagnant la montée de ces éléments déchaînés m’ont conduit en 1991 à écrire L’Empire du Bien, dont l’incipit résume à mes yeux la nouvelle période : « Nous voilà donc atteint d’un Bien incurable. » Ce constat, depuis lors, n’a cessé de se vérifier et ses conséquences de s’amplifier. Treize ans plus tard, nous sommes toujours et plus que jamais ceux qui savent et disent et imposent le Bien. Plus que jamais, nous sommes incapables d’imaginer que ceux qui ne pensent pas comme nous (l’Autre islamique, par exemple, ou le peuple quand il vote « mal ») sont ailleurs que dans le Mal (et un Mal quasi-extra-terrestre). C’est une situation sans précédent du fait que cette illusion ambitionne de régner sur toute la planète, et que ce préjugé veut s’y appliquer comme étant le ce-qui-va-de-soi absolu et définitif dans les siècles des siècles (ce qui ne nous empêche pas de répéter dans le même élan que l’Histoire, c’est-à-dire la dialectique continue !). Les résistances que rencontrent cette illusion et ce préjugé ne sont donc plus que des scandales résiduels, des oppositions à liquider. C’est toute l’histoire sans fin de notre époque, où le Bien s’énonce et se dicte à la planète entière avec de plus en plus de brutalité dans quelque domaine que ce soit, depuis les lois répressives contre les plus petits soupçons de mauvaise pensée (de « phobies ») jusqu’aux croisades américaines de la Vertu-qui-se-venge (comme disait Zarathoustra : « Hélas ! que ce mot “vertu” est déplaisant quand il coule de leur bouche ! Et quand ils disent “Je suis juste”, cela sonne toujours comme : “Je suis vengé” ! »)."

In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage. Chapitre C’est le sans précédent qu’il faut écrire. (Page 310.)
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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QUE DIT PATRTICK JUIGNET ?
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Patrick JUIGNET affirme et montre que l’ordre symbolique constitutif appartient à la nature humaine, n’est pas structuré par le langage, n’est pas normatif et n’est pas d’origine divine, c'est à dire dépendant d'une révélation extérieure à l'humain lui-même. Mais surtout, à la fin de son remarquable article, il énonce et commente à grands traits les caractéristiques essentielles de cet ordre que les imbéciles du Monde, de Libération ou du Nouvel Observateur s’efforcent de démolir avec obstination depuis des années, sans doute pour se venger de leur père, ce qui leur permet d’affirmer qu’ils sont justes alors qu’ils ne sont que vindicatifs.

 

Le premier principe : la prohibition de l'indifférenciation et la prescription de l'individuation.

JUIGNET insiste sur l’importance de la sexuation,

Le second principe : la limitation pulsionnelle et la prescription de  l'échange.

JUIGNET indique que l’interdit de l’inceste relève de ce principe. L’échange par ailleurs se fait entre TOUS les humains.

Le troisième principe : la prohibition de la violence et la prescription du respect d'autrui.

Ce principe prescrit de renoncer à la violence et reprend ce que ne fait que constater le Décalogue : Tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne violeras pas.
Voici comment Philippe MURAY reprend à son compte, avec ce talent incomparable qui le fait reconnaître entre tous : (Ouvrage cité, chapitre Comment peut-on être pensant, pages 428-429.

"Il y a une nouvelle innocence, une nouvelle forme de candeur, une manière moderne de s’étonner que tout ne soit pas encore tout à fait moderne, complètement moderne, moderne à cent pour cent et plus si affinité.
Il y a une expression à cet étonnement. Elle consiste à tomber des nues, à chuter verbalement de l’armoire ou de tout ce qu’on voudra en entendant quelqu’un proférer encore l’un ou l’autre des mille jugements, sentiments ou façons de voir qui furent considérés comme des banalités de base pendant des siècles et des siècles. Et qui, pour l’étonné moderne, ne sont plus du tout des banalités de base mais des énormités, voire des abominations, au mieux des signes de confusion mentale. Ainsi commence le nouveau millénaire : par un renversement des étonnements.
[…] Et comment s’emmêlait-il les pinceaux dans des propos confus ? [MURAY parle d’un comédien interviewé par un grand quotidien national lequel en faisant le portrait de l’interviewé déclare qu’il « s’emmêlait les pinceaux dans des propos confus »]. En prétendant que, pour les enfants « deux mamans ce n’est pas possible, qu’il faut un père ».
En effet. On ne saurait davantage s’emmêler les pinceaux dans des propos confus qu’en répétant de ces truismes qui remontent à la plus haute Antiquité. Ce n’est d’ailleurs pas qu’il remonte à la plus haute Antiquité qui rend ce truisme plus respectable pour autant ; mais enfin, celui-ci a au moins pour lui les évidences de la Nature et les affirmations de la Bible. On peut être contre, bien sûr, contre la Nature ou contre la Bible, et même contre la Nature et la Bible en même temps, mais alors ça fait beaucoup. Et il y a aussi la psychanalyse, qui ne dit pas autre chose que la Nature ou la Bible quand elle parle d’ « ordre symbolique », c’est-à-dire du père et de la mère nécessaires. Mais l’étonné nouveau se moque éperdument de la Bible comme de la Nature et de la psychanalyse, ces machins obsolètes. Ou plutôt, il s’étonne que quiconque puisse encore y faire référence et même allusion. C’est qu’il n’est pas né d’hier l’étonné nouveau, il est né d’aujourd’hui ; et il ne comprend même plus ce qui s’est passé hier, ni ce qu’on y a pensé, ni qu’on ait pu y penser. Qu’on y ait pensé quelque chose d’autre que ce qu’il ne pense pas le jette dans des stupéfactions sincères. « Comment peut-on être pensant ? » […]."

En prétendant que l’initiative de monsieur JARDIN ― qui a réussi à faire interdire Médine au Bataclan, lieu où sa fille a été assassinée ― sue la haine, monsieur ASKOLOVITCH est moderne, hypermoderne, Il détruit les trois principes de l’ordre symbolique : la paternité, l’échange, la non-violence. C’est lui le violent, c’est lui l’ignoble. Et si j’ai pris un long détour pour arriver à cette conclusion, c’est simplement pour vos souligner (a) que MURAY aime les auteurs que je vous cite depuis des mois : BLOY, BERNANOS, PÉGUY, et aussi CÉLINE dont les ligues de vertus post-modernes ont réussi à faire interdire la réédition, (b) qu’il s’agit de résister à ces nouveaux barbares, qu’il s’agit de lutter pour maintenir l’ordre symbolique constitutif de l’humain. (c) Et qu’en faisant interdire MÉDINE au Bataclan, monsieur JARDIN a eu parfaitement raison au nom du PRINCIPE D’HUMANITÉ !

vendredi 1 septembre 2017

01er septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. On change de devise (c'est le cas de le dire !)

Chers lecteurs, à partir d’aujourd’hui, nous changeons de devise ! Nous devons à BERNANOS (encore lui) cet aphorisme ravageur qui réduit a quia le politiquement correct et tous les journalistes aux ordres !
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Mais pour ses adorateurs, l’argent n’est pas seulement un mal qui fait du bien et un bien qui fait du mal, ce fumier sur lequel poussent les fleurs de la civilisation, pour reprendre une image de ZOLA : il est aussi une consolation merveilleuse. Tant qu’on s’occupe à le gagner, à le garder, à le gâcher, il absorbe toute l’énergie, se suffit à lui-même, donne un sens parfait à la vie. Il est habité de puissances trop considérables pour souffrir la moindre concurrence. Comme le savait l’Église, il est le seul rival de Dieu, capable comme lui d’embrasser la multiplicité du monde dans son unité, de ne mettre aucune borne à son expansion. Il est une force spirituelle à vrai dire, le seul absolu que nous tolérions en période de relativisme." [Texte intégral.]
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 52.)
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2. COMMENTAIRES.
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On ne saurait mieux dire ! 
C’est la raison pour laquelle tout régime politique qui met l’économie (dans sa forme moderne, capitalistique, laquelle n’a rien à voir avec le libéralisme, mais est liée à l’idée que l’homme moderne et progressiste se fait du progrès et de son infinitude théorique) en tête de ses préoccupations est voué à périr.
Bien sûr, "l’argent ne fait pas le bonheur, surtout pour les pauvres" disait l’inoubliable COLUCHE. Mais il ne s’agit pas de cet argent-là dans les propos de BRUCKNER. Il s’agit de l’argent idolâtré pour lui-même, amassé, entassé, retenu, veillé, surveillé jalousement par les banquiers, les spéculateurs, transformé en objet de commerce, au lieu d’être resté un simple moyen d’échange. Dites-moi à quoi peut servir d’amasser des moyens d’échange, si l’on n’a rien à échanger sauf des moyens d’en gagner toujours plus !
Vous comprenez pourquoi j’ai changé la devise de ce Blog. Il est facile en effet de prêcher sur l’iniquité de l’argent pervers, il est plus difficile de faire aimer cette opinion et de pousser à ne considérer l’argent que comme un serviteur, et non point un maître. Et je dois déjà moi-même me convertir.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Illustration de la devise nouvelle !


Il a dit la vérité, mais on n’aime pas cette vérité-là !
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HAMON menace de tout déballer !

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Valérie TRAITRESSE persiste et signe !

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"Le vent, nul ne sait d’où il vient, nul ne sait où il va !"


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Note d’un voyageur sur sa visite à Téhéran.


De mon point de vue, on ne sanctionne pas un pays qui a plus de 3000 ans d’existence et qui, au même titre que toutes les nations libres, conduit comme il l’entend sa politique.
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L’avis d’un médecin syrien sur l’islam.

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Un avertissement sans frais, où l’appel au discernement !



vendredi 14 octobre 2016

14 octobre 2016. Nouvelles de la Résistance. Bonnes bombes et mauvaises bombes ?

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !-
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le premier venu, aujourd’hui, du haut des airs, peut liquider en vingt minutes des milliers de petits enfants avec le maximum de confort, et il n’éprouve de nausées qu’en cas de mauvais temps, s’il est, par malheur sujet au mal d’avion… Oh ! Chère lectrice, inutile de vous agiter ! Sans doute votre mari ou votre amant ― l’homme de votre vie ― appartient-il au corps de bombardiers, en porte le martial uniforme. .Je devine qu’il a pour vous, même dans les moments de plus grande intimité, les égards et les délicatesses d’un être d’élite, et vous n’admettez pas que le compare à un lansquenet allemand du XVIe siècle, à quelque égorgeur qui vous aurait certainement, le cas échéant, violée au coin d’une rue en flammes, sur le trottoir, sans même prendre la peine de s’essuyer les mains. Mais voulez-vous que je vous dise Ce qui me fait précisément désespérer de l’avenir, c’est que l’écartèlement, l’écorchement, la dilacération de plusieurs milliers d’innocents soit une besogne dont un gentleman peut venir à bout sans salir ses manchettes ni même son imagination. […]"
In
Georges BERNANOS.
La France contre les robots.
40e  édition.
Robert Laffont, Paris, 1947, p. 161.
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2. COMMENTAIRES.
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Je dédie cette citation à Françoise et à Maximilien qui dénoncent avec une exceptionnelle vigueur les crimes aériens commis soit pendant la seconde guerre mondiale, soit dans les combats contemporains en Syrie (en mentionnant que dans ce dernier cas, les Russes et les Syriens n’ont pas le monopole de la cruauté, mais que les Américains, les Français et les Anglais y participent allègrement).
Les 13 et 14 février 1945, DRESDE était anéanti par les forces aériennes anglaises au moyen de bombes au phosphore. Avant cette ville, LEIPZIG avait déjà subi deux bombardements massifs en 1943 et 1944, avant d’en subir un troisième, terrible, le 23 avril 1945. Ces bombardements avaient été autorisés par Winston CHURCHILL le 14 février 1942. Il s’agissait, par la terreur (déjà) de soulever le peuple allemand contre HITLER. Il n’en fut rien, bien au contraire.
Les 6 et 9 août 1945, HIROSHIMA, puis NAGASAKI étaient réduits en cendres par deux bombes atomiques, lancées par des bombardiers américains.
Dans les deux cas, les historiens s’interrogent sur l’utilité stratégique de ces bombardements qui ont fait des centaines de milliers de morts (35 000 à LEIPZIG dont 25 000 seulement ont pu être identifiés).
En SYRIE, à ALEP Est, les bombardements russes et syriens apportent chaque jour leur lot de morts, tandis qu’à l’Ouest, les bombardements des quartiers fidèles à ASSAD font à leur tour des centaines de victimes.
Il est temps (a) de dénoncer avec la plus extrême vigueur ce qu’il faut bien appeler ces crimes de guerre ; (b) il est non moins temps de rétablir la vérité historique factuelle, à défaut de connaître dans le détail les motifs des responsables de ces atrocités.
Il me plaît infiniment que ce soit un royaliste, BERNANOS, qui ait porté ces jugements avec une telle vigueur !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Suite de l’avis d’un groupe de chrétien sur l’accueil de migrants :


dimanche 7 août 2016

07 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Ils n'ont ni grandeur ni honneur.

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Ce n’est décidément pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"L’idée de grandeur n’a jamais rassuré la conscience des imbéciles. La grandeur est un perpétuel dépassement, et les médiocres ne disposent probablement d’aucune image qui leur permette de se représenter son irrésistible élan (c’est pourquoi ils ne la conçoivent que morte et comme pétrifié, dans l’immobilité de l’Histoire). Mais l’idée du Progrès leur apporte l’espèce de pain dont ils ont besoin. La grandeur impose de grandes servitudes. Au lieu que le progrès va de lui-même où l’entraîne la masse des expériences accumulées. Il suffit donc de ne lui opposer d’autre résistance que celle de son propre poids. C’est le genre de collaboration du chien crevé avec le fleuve qu’il descend au fil de l’eau. […]." (Page 30.)

"[…]. La démocratie est l’état naturel des citoyens aptes à tout. Dès qu’ils sont en nombre, ils s’agglomèrent et forment une démocratie. Le mécanisme du suffrage universel leur convient à merveille, parce qu’il est logique que ces citoyens interchangeables finissent par s’en remettre au vote pour décider ce qu’ils seront chacun. Ils pourraient aussi bien employer le procédé de la courte paille. Il n’y a pas de démocratie populaire, une véritable démocratie du peuple est inconcevable. L’homme du peuple, n’étant pas apte à tout, ne saurait parler que de ce qu’il connaît, il comprend parfaitement que l’élection favorise les bavards. Qui bavarde sur le chantier est un fainéant. Laissé à lui-même, l’homme du peuple aurait la même conception du pouvoir que l’aristocrate – auquel il ressemble d’ailleurs par tant de traits –, le pouvoir est à qui le prend, à qui se sent la force de le prendre. C’est pourquoi il ne donne pas au mot de dictateur exactement le même sens que nous. La classe moyenne appelle de ses vœux un dictateur, c’est-à-dire un protecteur qui gouverne à sa place, qui la dispense de gouverner. L’espèce de dictature dont rêve le peuple, c’est la sienne. […]." (Page 54.) (BERNANOS oppose ici le Peuple et la classe moyenne pour laquelle, est-il besoin de le dire, il n’a guère de considération.)

"[…]. Le Monde a besoin d’honneur. C’est d’honneur que manque le Monde. Le Monde a perdu l’estime de soi. Or aucun homme sensé n’aura jamais l’idée saugrenue d’apprendre les lois de l’honneur chez Nicolas MACHIAVEL ou LÉNINE. Il me paraît aussi bête d’aller les demander aux Casuistes. L’honneur est un absolu. Qu’a-t-il de commun avec les docteurs du relatif ?" (Page 92.)
In
Georges BERNANOS.
Les grands cimetières sous la lune. (Collection "Points". Série Témoignage. N°P91.)
Librairie Plon, Paris, 1995.
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2. COMMENTAIRES.
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La grandeur de notre pays ne se mesure pas un nombre de médailles olympiques que nous obtiendrons à RIOS, (en dépit du déplacement médiatisé de celui qui nous sert de Président) !
L’honneur de notre pays ne consiste pas à suivre aveuglément les ordres de l’Oncle Sam.
La démocratie, vécue par le Peuple, a un véritable côté aristocratique et non point oligarchique.

Nous serions grands si nous prenions vis-à-vis des pays qui soutiennent de leur argent le salafisme et l’islamisme les mesures qui s’imposent, plutôt que de décorer de la Légion d’honneur un ministre saoudien, ce pays qui a tué par décapitation près d’une centaine de ses ressortissants depuis le début de l’année, et qui est le banquier des islamistes.
Nous serions pays d’honneur si nous avions le courage de renvoyer chez eux ceux qui se sont introduits chez nous par effraction et ne cessent de nous menacer, et nous serions dans l’honneur si nous donnions aux jeunes syriens émigrés chez nous une formation militaire pour qu’ils aillent combattre chez eux les fous responsables de leur exil.
Nous serions un pays d’honneur si, après avoir discerné les cas, nous accordions aux exilés un accueil digne de ce nom, au lieu de les parquer dans des jungles ignobles, si nous leur donnions un véritable travail plutôt que des allocations qui offensent la dignité de l’homme en flattant sa paresse.
Mais qu’est-ce que l’honneur pour un pays dont le Président congédie sa maîtresse par un communiqué de presse ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES
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On recase ! Voir cet article du site du Boulevard Voltaire !


vendredi 22 janvier 2016

22 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance.Est-il trop tard pour réformer les institutions ?

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Devant l'accumulation de tant de mensonges et d'incapacités, plus que jamais, il est nécessaire de se dire que 

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Encore BERNANOS, allez-vous dire ! Je n’y peux rien si je trouve dans ses livres des vues profondes et prophétiques.

"Demain ce sera plus simple encore. Si simple qu’on ne pourra plus rien écrire sur le malheur des hommes dont les causes immédiates décourageront l’analyse. Les premiers symptômes d’une maladie mortelle fournissent au professeur le sujet de brillantes leçons, Mais toutes les maladies mortelles présentent le même phénomène ultime, l’arrêt du cœur. Il n’y a pas grand-chose à dire là-dessus. Votre société ne mourra pas autrement. Vous discuterez encore des « pourquoi » et des « comment », et déjà les artères ne battront plus. L’image me semble juste, car la réforme des institutions vient trop tard lorsque la déception des peuples est devenue irréparable, lorsque le cœur des peuples est brisé."
In
Georges BERNANOS.
Les grands cimetières sous la lune. (Collection "Points". Série Témoignage. N°P91.)
Librairie Plon, Paris, 1995.
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2. Commentaires.
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La réforme des institutions vient trop tard en effet. Je n’ignore pas que le texte de BERNANOS a été écrit à propos de la guerre civile espagnole. Mais avec elle, avec le nazisme, avec le fascisme, s’annonçaient les actuels désastres. On imaginait qu’il suffisait de créer un grand machin, l’Europe à 28 membres, dont les nations constituantes parlent plus d’une quinzaine de langues différentes, pour combattre les antagonismes, les haines internationales (dont la France hélas, avec Napoléon, a été l’une des principales pourvoyeuses), les éteindre ainsi à tout jamais. La machin en question s’occupe de tout, sauf de l’essentiel ; le parlement européen est une pétaudière où l’on se dispute les bonnes places et où les lobbies LGBT, pro-IVG, homosexualistes tiennent le haut du pavée et la dragée haute à des peuples qui ne veulent pas de leurs folies.
On désigne du doigt la POLOGNE, en fait on fait désigner du doigt la POLOGNE par monsieur Donald TUSK, polonais, Président du Conseil européen, parce que son parti a été battu à plate couture par un parti plus conservateur, soucieux de maintenir à la POLOGNE une souveraineté si souvent malmenée au cours de sa longue histoire. On fait aussi un procès à monsieur Viktor ORBAN qui, pour les mêmes raisons et avec les mêmes choix politiques entend que charbonnier soit maître chez lui.
Ne parlons pas de l’inénarrable monsieur Jean-Claude JUNCKER, Président de la Commission européenne qui ignore totalement qu’il existe dans les patries constituant l’Europe un légitime sentiment national ; vous verrez que lui et ses acolytes parviendront à faire interdire la production de fromages fermentés, de foie gras, mais autorisera l’extension des vignobles qui viendront concurrencer nos propres productions. Cet homme a le droit de ne pas aimer la France ; il n’a pas le droit de transcrire dans son action politique cette inimitié. Partisan du mondialisme, il est parvenu à obliger les états membres à accueillir sans contrôle de centaines de milliers de personnes en provenance de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, d’Erythrée et des pays d’Afrique du Nord dont tous ne sont pas en détresse, mais cherchent la bonne occasion de profiter du système. Il me semble qu’il ne doit pas être difficile de faire la différence entre une famille comprenant une maman, des enfants et un papa et des jeunes en pleine force de l’âge, célibataire (hélas, car on a vu ce que la continence forcée peut donner, à COLOGNE ou ailleurs), et qui devraient défendre la liberté de leur propre pays.
Désolé, mais je ne marche pas dans ce grands bazar. Il y a eu quantités d’erreurs dans ce beau projet, la première a été l’élargissement de l’Europe, notamment à la Grande-Bretagne et aux pays de l’Europe orientale, la seconde de créer une passoire à gros trous qui s’appelle l’espace SCHENGEN. Combien de morts encore avant qu’on supprime cette idiotie ? (Elle n'avait pas lieu d'être quand l'Europe était l'Europe ; l'Europe est morte, hélas ! Et je porte le deuil d'une belle disparue)
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3. Informations diverses.
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Toutes les études sur les enfants élevés par des homosexuels sont invalides
C'est un pavé dans la mare du lobby LGBT qu'envoie le docteur Pierre Lévy-Soussan, psychiatre, psychanalyste et auteur de "Destins de l'adoption", invité de l'émission "Le Rendez-vous santé" sur LCI.
Vous ne serez pas étonnés d'apprendre que cette séquence a été supprimée et qu'il n'est plus possible de la voir sur le site LCI. Heureusement le Salon beige a gardé copie de cette séquence caviardée ! La voici. Au cas où l'image disparaîtrait, voici le lien :

https://youtu.be/gMwTifuGSRs

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Accueil de monsieur CAZENEUVE par La Manif Pour Tous à BLOIS.








vendredi 30 janvier 2015

30 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance. Une société sans amour et sans espérance ?

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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Lu à la dernière veillée parisienne cet extrait d'une conférence de Georges BERNANOS, datée de 1945 (merci à AXEL qui m'a transmis ce texte) :

"Qui ne défend la liberté de penser que pour soi-même est déjà disposé à la trahir.
Si l’homme ne pouvait se réaliser qu’en Dieu ? Si l’opération délicate de l’amputer de sa part divine – ou du moins d’atrophier systématiquement cette part jusqu’à ce qu’elle tombe desséchée comme un organe où le sang ne circule plus – aboutissait à faire de lui un animal féroce ? Ou pis peut-être, une bête à jamais domestiquée ?
Il n’y a qu’un sûr moyen de connaître, c’est d’aimer.

Le grand malheur de cette société moderne, sa malédiction, c’est qu’elle s’organise visiblement pour se passer d’espérance comme d’amour ; elle s’imagine y suppléer par la technique, elle attend que ses économistes et ses législateurs lui apportent la double formule d’une justice sans amour et d’une sécurité sans espérance." 
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2. Commentaires.
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Nous sommes gouvernés depuis des lustres par des hommes qui pratiquent une justice sans amour, parce qu'ils ne croient qu'au droit positif, c'est à dire aux lois votées par des majorités de rencontre. Ils appliquent aveuglément à leurs adversaires des sanctions qu'ils ont imaginées pour eux et des règles qui protègent leurs affidés ; ils se sont ménagés des refuges qui les met à l'abri de punitions qu'ils méritent par leur complaisance.
Nous sommes gouvernés depuis des lustres par des hommes qui prétendent nous apporter la sécurité avec leurs lois sur le chômage, mais sont incapables de procurer du travail à leurs concitoyens qu'ils réduisent au désespoir ou forcent à l'exil. Ils se mêlent de tout et ne s'occupent de rien. Ils sont ténébreux, tortueux, vindicatifs, parfois - hélas - corrompus matériellement et très souvent corrompus intellectuellement.
Mais ils sont des hommes, des frères en humanité. C'est bien ce qui rend très difficile de lutter contre leur politique suicidaire pour la patrie, ruineuse pour leurs concitoyens, et tueuse de nos libertés. Il n'y a qu'une manière de le faire : la pensée, la réflexion, la culture et le courage de la protestation.
Simone WEIL a dit quelque part qu'une société ne pense pas. Il faut des hommes exceptionnels pour lui imposer un cours contraire à celui d'un fleuve emporté vers la mer des illusions. Nous en manquons cruellement. Ceux qui nous dirigent vont dans le sens du courant ; ils sont le produits d'une société qui se prive délibérément d'espérance et d'amour. Nous avons les dirigeants que nous avons secrétés par notre refus de Dieu.
Toutes les mesures prises par ce gouvernement consistent à dresser "les plus démunis" contre "les riches" pour justifier la spoliation des classes moyennes assimilés à ces "riches". Je croirai à leur sincérité le jour où ils dénonceront le véritable scandale de ce monde : 1 % des hommes possède 99 % des richesses de notre planète. Ils font la pluie et le beau temps ; ils manipulent les cours des matières premières et des monnaies ; ils imposent leurs normes et leurs produits ; ils font l'opinion mondiale en contrôlant les médias ; et souvent ils soutiennent des groupes armés en Afrique ou en Amérique du Sud, dans le seul but de contrôler les sources de matières premières sises dans les territoires gagnés par lesdits groupes. Ces hommes auront des compte à rendre au tribunal de Dieu. Rien ne nous empêche de prier pour eux afin d'éclairer leur conscience. Mais rien ne nous empêche non plus de dénoncer sans relâche ce scandale abominable.
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3. Infos menues.
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Merci à Brigitte qui me transmet ce texte.

"Au cours du journal télévisé de 13h00, du 24 janvier 2015, sur France 2, un reportage faisait état de la situation de l’imprimerie qui fut le dernier refuge des frères Kouachi. Les dégâts occasionnés à la suite du déclenchement des feux, mettant fin à la fuite des deux terroristes islamistes, auraient été chiffrés à 100 000 euros. Pour une remise en état des lieux, ces fonds manquent. L’imprimerie est à l’arrêt, le personnel au chômage et la population a lancé un appel aux dons qui se traduit par un millier d’euros… Je suis abasourdi et révolté par cette information. Une entreprise française subit une double peine et mendie de quoi reprendre le travail, tandis que Charlie Hebdo récolte des millions d’euros des Français… et, surtout, ce journal, qui était, initialement, en faillite, a reçu immédiatement un million d’euros de l’Etat, avec un accompagnement médiatique indécent. Je demande que ce journal, qui n’est pas le mien, reverse à l'imprimerie 100 000 euros de la somme reçue de l’Etat, soit 10%.... Dans ces 100 000 euros, venus des impôts des contribuables français, il y aura ma part… Qu’un semblant de morale ou de justice apparaisse, enfin, dans notre société qui marche sur la tête, mais  qui excelle en communication…"

Je ne suis plus CHARLIE du tout !
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Merci encore à Brigitte  pour cet éloge des vautours !


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Lu sur le site Agora Vox ceci.

Ce texte vient confirmer ce que j'ai de l'origine de l'Islam dans plusieurs billets (textes du père SOUBEYRAND ou d'Alfred-Louis de PREMARE, notamment) :

"L’actualité met l’islam dans toutes les conversations et toutes les préoccupations. Attentats, djihad, « islamisation », polémiques et coups littéraires masquent cependant une réalité fondamentale de cette religion.
Un cataclysme de proportions bibliques se déroule en effet sous nos yeux sans qu’il n’y soit prêté attention. L’islam est entré dans sa phase d’apocalypse, et qui sait, peut-être d’effondrement, malgré ce que laisse à penser le raidissement des forces islamistes dans le monde entier. L'apocalypse, c'est étymologiquement la « révélation ». L’eschatologie musulmane veut croire qu’il s’agira du « jour du jugement », lorsque Jésus reviendra sur terre aidé du Mahdi pour triompher des infidèles et établir l’islam à tout jamais. Dans le monde réel, le « jour du jugement » est déjà arrivé pour l’islam, en catimini : c'est la mise à jour récente par la recherche historique des origines véritables de cette religion, bien loin des présupposés de la légende islamique. Le visage du monde en sera bientôt transformé.
Des publications d’une portée historique quasiment sans précédent ne cessent de se succéder depuis les années 2000, dans l’indifférence du grand public. Des sources nouvelles y sont étudiées, des documents mis à l’écart au cours des siècles y sont redécouverts, des hypothèses nouvelles quant aux origines de l'islam sont avancées. Ces travaux démolissent peu à peu la validité du discours musulman et la cohérence de l’histoire sainte musulmane, (voir par exemple Le Grand Secret de l’Islam, synthèse de quelques unes de ces recherches parue cet automne). Le colosse islam vacille. Il ne le sait pas encore.
Ainsi, le caractère nouveau et inédit de la « révélation coranique » a été balayé (Edouard-Marie Gallez, Mehdi Azaiez, Manfred Kropp, Guillaume Dye) : le consensus des chercheurs établit désormais que le coran s’inscrit dans la continuité du milieu judéochrétien qui l’a accouché. C’est cette « antiquité tardive », travaillée par des courants juifs et chrétiens hétérodoxes - les spécialistes parlent de « judéo-nazaréisme ».
On a établi l’impossibilité physique de l’existence de la ville de La Mecque au temps de Mahomet selon ce que prétend le discours musulman (Patricia Crone). Les « Mecquois » que décrit le Coran, et donc les origines de l'islam, sont à chercher ailleurs, probablement en Syrie (Robert Kerr, Edouard-Marie Gallez).
Le texte coranique lui-même, soumis pour la première fois à une étude informatisée systématique (Jean-Jacques Walter) a révélé de tout autres fondements que ceux que le discours islamique lui attribue : il n’a pas été composé entre 610 et 632, mais par une cinquantaine d’auteurs différents sur une période de plus de deux cent ans ; Mahomet ne s’est jamais prétendu le prophète d’un monothéisme nouveau, mais a prêché l’antichristianisme du milieu nazaréen dont il était issu (Christoph Luxenberg a prouvé par ailleurs que le texte coranique provient pour une part de traductions directes de l’araméen). Il n’a été intronisé fondateur d’une religion nouvelle qu’au moins 60 ans après sa mort.
Les travaux en cours des projets Coranica et Corpus Coranicum laissent supposer d’autres publications tout aussi renversantes. Ils convergent et renforcent la lame de fond qui risque bien d’emporter cette religion.
Et que font les musulmans face à cela ? Ils s’écharpent l’un l’autre au nom du « véritable islam » qui doit selon eux prévaloir sur toute la terre. Ils continuent de le faire aujourd’hui comme ils le font depuis 1400 ans, et ce alors même que le tapis vient d’être tiré sous leurs pieds. Leur écrasante majorité ignore tout de ces découvertes. Elle se braque dans le refus dogmatique de considérer les origines de l’islam dans une perspective historico-critique. Que fera-t-elle lorsque ces travaux atteindront la conscience du grand public ?
Voici qui change considérablement les présupposés des scénarios de catastrophe subtilement élaborés par les lanceurs d’alerte, les déclinologues, les partisans du « choc des civilisations » et autres pourfendeurs de l’islamisation et du « grand remplacement ."

jeudi 11 décembre 2014

11 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Espérance ! Récit de la veillée du 10 décembre.

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Faudra-t-il que je le crie sur les toits (et notamment sur ceux de l'Elysée) ?

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"Qui n’a pas vu la route, à l’aube entre deux rangées d’arbres, toute fraîche, toute vivante, ne sait pas ce que c’est que l’espérance. L’espérance est une détermination héroïque de l’âme, et sa plus haute forme est le désespoir surmonté. On croit qu’il est facile d’espérer. Mais n’espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensonges où ils trouvaient une sécurité qu’ils prennent faussement pour de l’espérance. L’espérance est un risque à courir, c’est même le risque des risques. L’espérance est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter sur son âme…On ne va jusqu’à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts. Pour rencontrer l’espérance, il faut être allé au-delà du désespoir. Quand on va jusqu’au bout de la nuit, on rencontre une autre aurore.
Le démon de notre cœur s’appelle « À quoi bon ! ». L’enfer, c’est de ne plus aimer.
Les optimistes sont des imbéciles heureux, quant aux pessimistes, ce sont des imbéciles malheureux On ne saurait expliquer les êtres par leurs vices, mais au contraire par ce qu’ils ont gardé d’intact, de pur, par ce qui reste en eux de l’enfance, si profond qu’il faille chercher. Qui ne défend la liberté de penser que pour soi-même est déjà disposé à la trahir.
Si l’homme ne pouvait se réaliser qu’en Dieu ? Si l’opération délicate de l’amputer de sa part divine – ou du moins d’atrophier systématiquement cette part jusqu’à ce qu’elle tombe desséchée comme un organe où le sang ne circule plus – aboutissait à faire de lui un animal féroce ? Ou pis peut-être, une bête à jamais domestiquée ?
Il n’y a qu’un sûr moyen de connaître, c’est d’aimer.

Le grand malheur de cette société moderne, sa malédiction, c’est qu’elle s’organise visiblement pour se passer d’espérance comme d’amour ; elle s’imagine y suppléer par la technique, elle attend que ses économistes et ses législateurs lui apportent la double formule d’une justice sans amour et d’une sécurité sans espérance."

Georges BERNANOS. Dans une conférence datée de 1945.
Texte lu à la soirée des Veilleurs hier soir, Place Vauban. (Merci à Axel qui transmet ces textes aux Veilleurs de PARIS.)
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2. Commentaires : récit de la veillée du 10 décembre.
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Je suis arrivé hier soir un peu après 20 h 30, place Vauban. J'étais seul, car ANTOINE, mon habituel compagnon veilleurs n'avait pas pu se libérer. Désormais, son épouse se joint a nous, ce qui fait un trio doté d'un certain tonus quand il arrive à se réunir.
Je venais à pieds par l'avenue de Ségur, et je voyais déjà de loin le dôme des Invalides scintiller de mille feux. Aucun président de la République ne parviendra à susciter dans son entourage le concours de ces talents que LOUIS XIV a su réunir pour parvenir à créer ce chef-d'oeuvre du génie français. J'ose dire, certaines basiliques de ROME exceptées, et bien entendu nos Cathédrales, dont Saint-Pierre, qu'aucun bâtiment religieux au monde n'atteint une telle perfection, un tel équilibre dans une solennelle simplicité. Et c'était ce décor qu'avaient choisis les animateurs des veillées parisiennes pour nous entretenir des vertus politiques.
Nous étions rassemblés sur le trottoir qui longe le fossé entourant l'ensemble de l'édifice. Une dizaine de fourgons bleus de la gendarmerie faisait écran entre la place proprement dite et notre rassemblement formé, d'après mes estimations, d'environ 120 personnes (au minimum). Le froid et l'humidité expliquent sans doute que l'affluence ait été un peu plus faible que d'habitude.
Un problème de sonorisation, heureusement traité une dizaine de minutes après le début de la veillée par de jeunes spécialistes a fait que nous avons commencé sans l'aide des hauts parleurs. AXEL a fait un exposé remarquable sur le sens des mots "vertu" et "politique" : prudence,  force, et tempérance sont les vertus politiques essentielles ; quand au politique, il a trait au bien commun, au bien de tous dans l'espace public.
Marie a lu  le songe de SALOMON à GABAON, un texte biblique qui est une référence en matière de vertu politique. Maître TREMOLLET de VILLERS a ensuite pris la parole pour rappeler que la justice suppose que le justiciable puisse avoir un accès direct au juge suprême (et il a abondamment commenté la manière dont saint Louis rendait la justice sous son chêne à VINCENNES) lequel doit aussi rendre des comptes à Celui qui lui a confié le pouvoir ; son commentaire de la réponse de JESUS à PILATE (tu n'aurais sur moi aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'En-haut) était magistral. Oui les Princes, au plus haut qu'il soit, ont un juge au-dessus d'eux, et le pitoyable monsieur HOLLANDE n'échappe pas à cette règle.
Puis nous avons des lectures de Simone WEIL, d'ARISTOTE, de PEGUY, de Jean de La FONTAINE, de Benoît XVI, de CORNEILLE, de SOLJENYTSINE, entrecoupée par un intermède à la cornemuse (en fait un biniou) par Eric, quelques pages de piano. La nouveauté était que la lecture des textes étaient accompagnée magnifiquement par le pianiste. C'est que maintenant, nous disposons en effet d'un très beau piano électrique.
J'ai croisé mes amis Guillaume, puis Philippe.
Le froid aidant, et mon dos aussi, j'ai quitté la veillée avant la fin.
Mais je vous promets de vous donner en citation du jour les textes que j'ai entendus et qui sont admirablement adaptés à la situation du moment.
Simplement, je voulais signaler que l'assistance était composée pour moitié de jeunes gens et jeunes filles (entre 20 et 30 ans) et d'un public plus âgé (ce qui, à mon avis est nouveau). Oui, je suis plein d'espérance, car ni monsieur HOLLANDE, ni madame TAUBIRA, ni le Grand Orient, ni les Libres-Penseurs, ni les destructeurs volontaires, organisés, déterminés ne viendront à bout de la volonté de ces jeunes et de ces moins jeunes de défendre le beau, le bien, le vrai. Voilà des mots qu'il convient de remettre à la mode !
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3. Informations diverses.
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Des crèches partout.

A Marseille, dans le 7e secteur (via l'Observatoire de la Christianophobie).


A ORANGE (Vaucluse).
A BOLLENE (Vaucluse).
A PARLY 2 (Yvelines).
A CAEN (Calvados).
A MELUN (Seine-et-Marne).
Dans une boulangerie parisienne.
Et sans doute ailleurs.

Et quel plus beau signe d'espérance que la venue du Fils en ce monde ?
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