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vendredi 16 septembre 2011

Relâche, encore

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Je m'absente  pour une dizaine de jours. Je ne doute pas un seul instant que les habitués ne cessent de ronger leur frein ! Je ne saurais les quitter sans leur livrer une courte pensée de mon cher Gustave THIBON. Prémonition ? Nous verrons bien. Mais, tombé par hasard ce matin sur elle, je me demande si elle n'est pas un appel à mettre fin à une entreprise somme toute un peu vaine. On ne transforme pas le monde avec des mots, mais avec des actes, silencieux, fidèles, obscurs, parfois douloureux, mais remplis d'espérance.
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"Qu'il s'agisse d'un homme, d'une doctrine ou d'une passion que tu dois abandonner au bord de la route pour suivre ton plus haut destin, tâche d'éviter, en te retirant, toute apparence de vulgarité ou de reniement. Tu dois prendre congé avec d'autant plus de courtoisie et de gratitude que tu sais que tu ne reviendras jamais. L'hôte dont tu ne franchiras plus le seuil, c'est celui-là que tu dois saluer le plus bas."
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jeudi 18 septembre 2008

La France et l'Afghanistan

Une visite au Musée GUIMET, et plus spécialement aux salles consacrées à l'art antique afghan, me fait découvrir dans le détail les extraordinaires découvertes qu'y ont fait les savants français. FOUCHER ou HACKIN, par exemple. Ces éminents archéologues ont fait faire à la connaissance de l'histoire de ce pays des progrès considérables. La France a eu longtemps le monopole des fouilles dans cette lointaine contrée. Elle fut conquise par ALEXANDRE, et de nombreux colons grecs s'y installèrent au point que des Royaumes hellénistiques durables y furent fondés. Tout cela fut découvert, ou redécouvert par nos compatriotes. Nos concitoyens s'en moquent sans doute éperdument. C'est bien dommage. Car notre pays jouit en Afghanistan d'un grand prestige. La France a aidé à sa reconstruction après les ravages provoqués par les guerres civiles successives et les Taliban (pas de s à ce mot qui est déjà un pluriel), et sa diplomatie se souvient qui toujours se déploie sur le long terme.
Il serait lamentable et lâche de laisser le peuple afghan tomber entre les mains de fanatiques ; il serait infiniment triste d'avoir inutilement versé le tribut du sang avec la perte récente de dix de nos soldats. La tentation est grande pour l'opposition comme pour l'opinion publique de renoncer. Mais l'histoire nous montre que les renoncements ne conduisent jamais aux résultats qu'on en attend. Les jeunes ne savent pas ce que fut la honte de MÜNICH. Et comme on ne transmet plus, ils n'ont aucune idée de ce que fut notre lâcheté. (On dit que DALADIER, acclamé par la foule à son retour à PARIS aurait murmuré à l'un de ses collaborateurs : Ah ! Les c... S'ils savaient !). Oui la foule et certains hommes politiques se félicitaient à l'époque de ce que cet accord honteux nous assure pour longtemps "le pain et la liberté". Deux ans après nous étions occupés, nous avions à peine de quoi nous nourrir, et nous étions dans le déshonneur.
Quand le monde est aussi dangereux qu'il l'est aujourd'hui, quand de lourdes menaces pèsent sur la paix, nous avons mieux à faire que de polémiquer sur une vidéo de monsieur DARCOS, le CD de madame SARKOZY-BRUNI, ou les conciliabules des éléphants à LA ROCHELLE. Quand les Français seront-ils unis ?