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dimanche 6 décembre 2015

06 décembre 2015. Nouvelles de la Résistance : effondrement du cours de la brosse à reluire !

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Espérer contre toute espérance !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté, l'ignoble lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"La principale caractéristique du nouveau journalisme est simplement d'être un mauvais journalisme. Il est, au-delà de toute comparaison, le travail le plus informe, le moins soigné et le plus terne qu'on réalise aujourd'hui."

et

"Mais s'ils [les journalistes] s'efforcent de quelque manière que ce soit, de devenir des hommes politiques, nous ne pouvons que leur faire remarquer qu'ils ne sont même pas encore de bons journalistes."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Hérétiques. Chapitre La modération de la presse à sensation.

Je vous avais dit que c'était le mois de CHESTERTON. Avouez qu'il est fabuleux !
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2. Commentaires.
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Le sang de nos compatriotes massacrés par des barbares est à peine effacé des trottoirs de notre capitale et du sol du Bataclan, qu'il s'élève dans la presse un concert de louanges ; elles montent comme un encens capiteux vers les princes qui ont, pour notre malheur, la responsabilité de nous gouverner. C'est à qui louera les fortes décisions de monsieur HOLLANDE, le calme impénétrable de monsieur CAZENEUVE et les mouvements de menton de monsieur VALLS. Au point que l'offre de brosses à reluire dépassant la demande, le cours de cet objet domestique s'est effondré.
Pour être juste, je dois dire ici que les mesures prises par le gouvernement sont adaptées à la situation, et qu'il n'est donc pas question de les critiquer. Mais louer ceux qui les ont fait adopter, alors que ce sont des mesures de bon sens, me semble relever de la plus basse flatterie. Louer ceux qui ont attendu ces massacres pour faire admettre l'état d'urgence par leur majorité est une flagornerie. (Il se trouve encore, à gauche, quelques frondeurs qui ne les approuvent point.) Louer l'homme qui a refusé, sur ordre des Etats-Unis, de livrer à la Russie les porte-hélicoptères que ce pays avait payés, est une honte. Ils font aujourd'hui défaut à la RUSSIE, le seul pays qui, pour l'heure, sait ce qu'il veut et le fait.
Est-ce un hasard si, à 48 heures des élections régionales, nous avons vu, au cours du même journal télévisé, monsieur BARTOLONE tout souriant, à côté d'une grossium dont j'ai oublié le nom, puis, quelques minutes plus tard, monsieur FABIUS présidant une séance de la COP21, vous savez, ce monsieur qui disait qu'Al Nosra faisait du bon boulot et qui faisait vendre des armes à des rebelles autoproclamés "modérés" alors qu'ils relèvent de la même mécanique mentale que les barbares de l'Etat islamique. A peine quelques minutes plus tard, nous avons eu droit au visage botoxé et souriant de madame ROYAL. Ce ne sont là que des coïncidences, n'est-ce pas ?
Que dire des trémoussements des responsables de la droite ? Ils sont risibles, ceux du Président SARKOZY en tête. Il ne donne pas l'impression de regretter la destruction de la LIBYE ! La gravité affectée de monsieur JUPPE fait se dresser sur ma tête le peu de cheveux qui me restent. NKM me donne des boutons...

Pour comprendre un certain nombre de choses, il convient d'adopter un point de vue non pas synchronique, mais diachronique ou historique.
La République est née en 1870 d'une défaite militaire sans appel et elle n'a pas hésité à fusiller des milliers de parisiens qui n'étaient pas d'accord avec l'idée que l'on pût livrer nos canons à l'ennemi, et se faisaient de la fraternité une autre idée que monsieur THIERS et ses bourgeois.
La guerre de 1914 a été déclarée par un gouvernement de gauche.
La guerre de 1939 a été déclarée par un gouvernement de gauche et c'est une chambre de gauche qui a voté, en pleine débâcle, les pleins pouvoirs à un vieillard.
La guerre d'Algérie a été enclenchée par un gouvernement de gauche. C'est un homme de droite qui y a mis fin. On peut contester (et je le fais) la manière dont cette fin de guerre a été obtenue, mais cette paix a permis de ne pas allonger la liste des jeunes français "morts pour la France" sur les monuments édifiés à leur mémoire.
La guerre contre l'Etat islamique est déclarée (tardivement) par un gouvernement de gauche.

Voyons maintenant la part de la droite dans la responsabilité de nos désastres. Monsieur SARKOZY, qui avait reçu quelques mois auparavant le colonel KADHAFI à l'Elysée, est responsable du chaos qui règne aujourd'hui en LIBYE, devenue un second foyer d'Etat Islamique et un important pourvoyeur de migrants. Monsieur Bernard HENRI-LEVY peut faire semblant de parader sur des barricades en carton à KIEV. Il est le prototype de l'imbécile bernanosien qui croit que les idées de VOLTAIRE ont valeur universelle et il a été un élément "intellectuel" important dans la campagne contre la LIBYE.
C'est également l'Occident qui a attaqué l'AFGHANISTAN (Soviétiques exceptés qui ont eu la sagesse de se retirer et ont laissé les afghans régler entre eux leurs affaires) et l'IRAK (avec les conséquences que l'on sait). Et les journalistes, sans aucun recul, cirent les bottes, qui de monsieur HOLLANDE, qui de monsieur SARKOZY. Misère ! Vous comprenez pourquoi le marché est inondé de brosses à reluire qui ne valent plus rien ! Effondrement des cours, vous dis-je !

Au lieu de réagir fermement, depuis des décennies contre les mosquées et imams radicaux, contre les clandestins, au lieu de donner à des rues le nom de responsables FLN dont les mains ont trempé dans le sang de nos compatriotes, au lieu, tout simplement, de faire aimer la France concrète aux Français, nos hommes politiques portent une responsabilité écrasante dans nos désastres. Mais je vois naître une jeunesse formidable ; elle relèvera notre patrie, grâce à sa lucidité, sa générosité et sa foi (voir ci-dessous).
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3. Informations diverses.
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Maesta et la Passion du Christ. A voir toute affaire cessante.

https://youtu.be/njKEo_rcC6E
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La classe d’âge la plus croyante de la population française c'est la jeunesse.

  • érosion du catholicisme dans la société française : 77 % des 18-40 ans sont ainsi baptisés (81 % de la population française), 54 % ont fait leur première communion ou leur confirmation (contre 66 %), 52 % ont été catéchisés (61 %) et 41 % ont reçu une éducation religieuse (52 %).
  • Mais si on se concentre uniquement sur les plus jeunes, les 18-24 ans, les résultats s’inversent, de façon parfois spectaculaire. C’est de loin la classe d’âge la plus croyante de la population française.

Les 18-24 ans sont 25 % à se dire « croyants et pratiquants » : un chiffre qu’on ne retrouve que chez les plus de 65 ans. De la même manière, ils sont 62 % à se dire catholiques (au-delà de la moyenne française, qui se situe à 60 %), dépassés seulement par les 50-64 ans (65 %) et les plus de 65 ans (75 %).
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Les Lumières sont en train de faiblir !

Le lundi 14 décembre à 20h30 une conférence est organisée à l’auditorium de la médiathèque d’Orléans, avec Philippe Jourdain sur le thème :
« Pour éclairer l’avenir éteignons les Lumières »

J’ai été copié ! et Je vous rappelle à cet égard mon billet : Il est temps d’éteindre les Lumières (10 octobre 2010).

lundi 27 juin 2011

Petites et grandes scènes qui révoltent

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Claire est baptisée depuis trois ans. Sa rencontre avec Jésus glorifié en Christ a été décisive. Sa vie est transformée. Elle a trois enfants, Diane, Ariane et Achille. A la suite de sa conversion, son mari est devenu littéralement fou furieux. Elle a décidé de divorcer. Il a plaidé, pour avoir la garde de ses enfants, que sa femme faisait partie d'une secte. Il a perdu. Mais, comme il est de règle, il a la garde périodique des trois petits et, quand il les a avec lui, il passe son temps à démolir par ses remarques ce qui est pour lui des bondieuseries, et la mère de ses enfants. Il semble qu'il soit écouté d'une oreille attentive par Achille, qui doit avoir une dizaine d'années, et qui ne prive plus pour ricaner quand sa maman parle de ce à quoi elle croit. Claire avait l'intention d'emmener ses enfants à Parys-le-Monial pendant les vacances. C'est un lieu de pélerinage et un centre de prières pris en charge par la communauté de l'Emmanuel. Référé du père auprès du juge des affaires familiales. Le juge donne raison au père. Claire ne pourra pas emmener ses enfants à Paray-le-Monial : "Vous comprenez, dit cet imbécile (au sens de BERNANOS), il y a du religieux à Paray-le-Monial. Vous risquez d'influencer les enfants". Ainsi, un père a parfaitement le droit de démolir dans l'esprit de ses enfants tout sentiment religieux, toute aspiration à la transcendance, mais une mère n'a pas le droit de leur faire une autre proposition que celle de la République laïque, antichrétienne, anticléricale. Nombre de Magistrats font partie de ces sociétés de pensée discrètes ou secrètes, aux mains desquelles notre patrie a été livrée dès l'avènement de la 3ème République. Ceci explique cela (voir la lutte de monsieur Eric de MONTGOLFIER à Nice). Permettez-moi de vous rappeler ici une parole de cet autre imbécile, je veux dire le petit père COMBES, un ancien séminariste : "J'entends aussi me prévaloir des lois de la Révolution et faire triompher en matière de politique religieuse l'esprit de la Révolution" (cité par Defendente GENOLINI dans le numéro du journal gratuit Direct Matin daté de ce jour). Ils n'ont pas lâché prise ; ils n'entendent pas lâcher prise, ces penseurs de l'ombre. Un jour viendra où les chrétiens devront payer pour louer des Églises qu'ils ont construites au fil des siècles, des Églises qui serviront aussi de salle de cinéma, de salle de bal, de salle des ventes voire de lupanar. Monsieur le juge, vous n'avez pas été juste avec Claire. Vous n'êtes pas un honnête homme. Vous êtes un sectaire. Votre fonction mérite certes le respect ; votre personne, c'est une autre affaire.
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C'est avec stupeur que je lie dans le journal Valeurs actuelles la lettre ouverte que le père Julien de POMMEROL, aumônier militaire du 2e Régiment étranger de parachutistes a été obligé d'envoyer au Ministre des Armées Gérard LONGUET. Je résume : le père de POMMEROL fait poser par monsieur BOUCHET, député, une question audit ministre (Question écrite 100.539 publiée au Journal Officiel du 22 février 2011). Celui-ci répond à cette question écrite dans le Journal Officiel du 17 mai 2011. On admirera au passage la promptitude avec laquelle le Ministre répond à un homme qui tout de même risque sa vie pour notre pays, puisque, sans prendre part aux combats, il accompagne nos soldats en opération. Monsieur le Ministre LONGUET met en cause l'exactitude des faits narrés par l'aumônier dans son rapport de mission, sans que celui-ci ait jamais été entendu. Voici trois paragraphes de la réponse pleine de dignité du père de POMMEROL.
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"J'aurais pourtant pu vous préciser le sens de ma démarche [si j'avais été entendu]. Je le fais donc ici, et publiquement, puisque mon honnêteté est maintenant mise en cause publiquement. Ce que je dénonce dans le rapport n'est en fait que le prolongement de ce qui se passait il y a vingt ans lors de la guerre du Golfe. Déjà, la soumission à l'islam est flagrante.
Cela commence à l'arrivée au port de YANBU (Arabie Saoudite), lorsque les soldats français débarquent des bâtiments de la Marine nationale. La police religieuse saoudienne les attend au bas de la passerelle, vérifiant en écartant les cols des treillis, que les militaires ne portent pas de croix autour du cou ; et si c'est le cas, la croix est retirée, mise dans une enveloppe et retournée en France.
Avant même d'arriver, des consignes incroyables ont été données : ne pas transporter de porc ou d'alcool dans ses bagages ; ne pas s'en faire envoyer dans les colis (la prévôté a même la mission sur place de le vérifier en ouvrant des colis au hasard, confisquant et détruisant les victuailles interdites par l'islam) ; ne pas arborer de croix rouges sur les véhicules sanitaires... Tout cela en dit long sur l'état d'esprit de la mission et ceci jusqu'au bout..."
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Cher monsieur le Ministre, feriez-vous partie, vous aussi de la cohorte des imbéciles (au sens de BERNANOS), et d'une sous-cohorte plus terrible encore, celle des imbéciles lâches ? Faudrait-il que nous acceptassions les mosquées dans nos villes et les prières publiques dans nos rues sans exiger la réciprocité de mesures de même nature vis-à-vis des chrétiens dans les pays musulmans ? Vous combattez, dites-vous, la xénophobie et le racisme du FN, mais vous encouragez celui des musulmans les plus fanatiques. Pour dire le vrai, si nous avons le sentiment que l'islam envahit notre patrie, c'est parce que nous avons renié la foi de nos pères et que nous ne sommes plus capables d'évangéliser, ni par la parole, ni par l'exemple, et ce avec la bienveillante complicité des plus sectaires de nos "élites".
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Le cas de Claire est celui d'une petite scène, d'une scène minuscule sans doute, qui révolte au plus profond d'elles-mêmes, les âmes droites. Le cas de nos soldats est celui d'une grande scène, d'une scène majuscule qui révolte silencieusement un nombre croissant de nos compatriotes ; ils pensent que le prix de la dignité vaut bien que l'on se prive de pétrole. Et si les musulmans veulent s'étriper entre eux, finalement, je suis en train de me demander s'il n'est pas plus productif de les laisser faire. Plus un soldat français ne doit mourir en Afghanistan après avoir transité par des pays aussi "tolérants" que l'Arabie saoudite. Nous n'avons rien de bon à retirer de ces combats. Le gaz du TURKMENISTAN et de l'OUZBEKISTAN, et les richesses du sous-sol centre-asiatique, qu'ils restent là où ils sont. Les multinationales attendront des jours meilleurs pour agrandir leur pré-carré.
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C'est tout pour ce soir.

jeudi 28 avril 2011

Rétablir la vérité

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Deux compatriotes sont retenus comme ôtages en Afghanistan. Nous devons certes ne jamais cesser d'y penser. Mais il faut aussi rétablir la vérité sur les conditions dans lesquelles Hervé GHESQUIERE et Stéphane TAPONIER ont été capturés.


Contrairement à ce que la presse en dit, les deux journalistes avaient achevé le reportage que les responsables de FR3 leur avaient demandé de faire pour le compte de la chaîne. Ils n'ont donc pas été pris alors qu'ils travaillaient. Ils sont partis de leur plein gré pour (je cite, sous réserve toutefois, n'ayant pu m'assurer de la véracité des propos que je rapporte ici) "assurer les taliban (pas de s à taliban) de la compréhension et du soutien de la gauche française dans leur lutte". Ces propos ont été prétés aux deux journalistes, militants de gauche, connus pour leurs opinions, en soi tout à fait respectables, mais qui donnent à leur équipée une tout autre couleur.


Voici ce que dit le général ROUDEILLAC : "Les deux journalistes de FR3 n'étaient pas en reportage quand ils ont été enlevés. Leur avion les attendait. Le reportage était terminé." Cette mise au point a été censurée par l'AFP.


Gérard LIEBENGUTH, Président de l'amicale nationale du 22e BCA et des troupes de montagnes, de son côté, déclare : "Les deux 'touristes' farfelus sont partis faire du militantisme à titre personnel dans les montagnes afghanes, une fois leur reportage avec l'armée terminée" et il ajoute (de manière un peu brutale) : "Et pendant ce temps les médias nous bassinent sans arrêt avec leurs deux abrutis prisonniers volontaires à qui les professionnels sur place avaient vivement conseillé de ne pas aller dans les montagnes afghanes."


Le général Jean-Louis GEORGELIN, chef d'Etat-major des armées, ne cache pas son irritation de devoir engager la sécurité de ses troupes pour les deux irresponsables couverts par les médias, et il dit au micro d'Europe N°1 : "Nous avons déjà dépensé plus de 10 millions d'euros dans cette affaire. Je donne le chiffre parce que j'appelle à la responsabilité des uns et des autres." Du reste, il ne les appellera pas "les deux journalistes" pendant l'interview, mais "ces deux personnages". On sent qu'il est au bord de l'explosion, retenu toutefois par le devoir de réserve.


Conclusion : les médias continuent de nous mentir. Ils semblent lier le rapt à l'exercice du métier de journaliste, alors qu'il n'en est rien ; cela n'enlève rien au caractère odieux de la chose, mais soustrait un peu de sainteté journalistique à cette séquetration que rien ne justifie, pas même le désir d'apporter aux taliban (ceux qui coupent la tête de leurs ennemis vivants et se délectent de la placer ensuite, toute dégoulinante de sang, sur le thorax de leurs victimes) le soutien de la gauche française.

dimanche 23 janvier 2011

Curieux visage de la presse

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Un ami alsacien m'envoie copie d'un message que le général ROUDEILLAC voulait faire passer sur le Blog du Figaro. Je vous le livre et je m'abstiendrai de tout commentaire après que j'aurai mentionné le refus exprimé par le modérateur du Blog de publier ces remarques pour le motif suivant : "Rejet au nom de la charte éthique du journal".
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Message du général ROUDEILLAC (2e section) au Blog du Figaro, au nom de
"L'Amicale nationale du 22e BCA et des troupes de montagne"
Deux Français se font tuer au Niger, un sous-officier française se fait tuer en Afghanistan.
Que font les médias ?
Face à ces trois destins cruels, ils relèguent au second plan de leurs préoccupations la mort en service du militaire français, pour commenter à souhait la fin tragique de deux hommes qui avaient fait le choix de se rendre au Niger, pour des raisons qui leur étaient propres.
Et en cela réside la différence avec le 53e militaire tué au combat. Ce militaire s'était rendu en Afghanistan sur ordre de la France, ou plu exactement sur ordre des représentants politiques des Français.
Cette obéissance aux décisions de la Nation mériterait de ne pas passer au second plan. Ce sous-officier tué au combat mérite donc notre compassion. La France doit se sentir responsable de ce qui lui est arrivé. Les médias feraient bien de souligner la grandeur du sacrifice consenti et du métier des armes, la noblesse de l'obéissance aux décisions de la démocratie, le respect que se doit d'avoir la Nation à l'égard de ses armées et de ses enfants qui acceptent de servir, sans compter.
Mais le plus insupportable demeure l'indifférence voire le mépris de certains faiseurs d'opinions, convaincus de détenir la vérité."
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Et le général ROUDEILLAC, n'ayant pu faire connaître cette opinion, jugée non conforme à l'éthique par le Figaro, demande qu'on la porte à la connaissance du plus grand nombre par les moyens les plus adaptés. Il ajoute en commentaire à cette demande : "Malheur à celui qui montre du doigt la partialité des médias".
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Je déplore la réaction du modérateur du Figaro. Mais elle ne m'étonne guère... Et dire que ce Journal a pour devise : "sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur". En tout cas, je remplis vis-à-vis de nos compatriotes militaires un devoir de respect, et me fais une obligation de porter cet incident à la connaissance de mes lecteurs.

jeudi 18 septembre 2008

La France et l'Afghanistan

Une visite au Musée GUIMET, et plus spécialement aux salles consacrées à l'art antique afghan, me fait découvrir dans le détail les extraordinaires découvertes qu'y ont fait les savants français. FOUCHER ou HACKIN, par exemple. Ces éminents archéologues ont fait faire à la connaissance de l'histoire de ce pays des progrès considérables. La France a eu longtemps le monopole des fouilles dans cette lointaine contrée. Elle fut conquise par ALEXANDRE, et de nombreux colons grecs s'y installèrent au point que des Royaumes hellénistiques durables y furent fondés. Tout cela fut découvert, ou redécouvert par nos compatriotes. Nos concitoyens s'en moquent sans doute éperdument. C'est bien dommage. Car notre pays jouit en Afghanistan d'un grand prestige. La France a aidé à sa reconstruction après les ravages provoqués par les guerres civiles successives et les Taliban (pas de s à ce mot qui est déjà un pluriel), et sa diplomatie se souvient qui toujours se déploie sur le long terme.
Il serait lamentable et lâche de laisser le peuple afghan tomber entre les mains de fanatiques ; il serait infiniment triste d'avoir inutilement versé le tribut du sang avec la perte récente de dix de nos soldats. La tentation est grande pour l'opposition comme pour l'opinion publique de renoncer. Mais l'histoire nous montre que les renoncements ne conduisent jamais aux résultats qu'on en attend. Les jeunes ne savent pas ce que fut la honte de MÜNICH. Et comme on ne transmet plus, ils n'ont aucune idée de ce que fut notre lâcheté. (On dit que DALADIER, acclamé par la foule à son retour à PARIS aurait murmuré à l'un de ses collaborateurs : Ah ! Les c... S'ils savaient !). Oui la foule et certains hommes politiques se félicitaient à l'époque de ce que cet accord honteux nous assure pour longtemps "le pain et la liberté". Deux ans après nous étions occupés, nous avions à peine de quoi nous nourrir, et nous étions dans le déshonneur.
Quand le monde est aussi dangereux qu'il l'est aujourd'hui, quand de lourdes menaces pèsent sur la paix, nous avons mieux à faire que de polémiquer sur une vidéo de monsieur DARCOS, le CD de madame SARKOZY-BRUNI, ou les conciliabules des éléphants à LA ROCHELLE. Quand les Français seront-ils unis ?

jeudi 3 avril 2008

La cheville de Julien et la moustache de Noël

Monsieur Julien DRAY a la cheville fine et robuste. Candidat déclaré à la succession de François HOLLANDE, ne lui fait-on pas dire dans une interview donné au journal gratuit Direct Matin, "Avec moi, le PS va vivre" (titre de couverture) ? Diable (si je puis m'exprimer ainsi), monsieur DRAY est-il un thaumaturge capable de réveiller un mort ? A vrai dire, le journal déforme le propos de monsieur DRAY ; celui-ci affirme en réalité : "Les gens se disent qu'avec moi, on est sûr que le parti socialiste va vivre et qu'il ne sera pas au service de telle ou telle ambition personnelle". Ce qui n'est pas du tout la même chose. Du coup, j'ai lu avec plus d'attention les propos du député. Je me demande s'il n'a pas étudié (un peu) mon Blog. Il a le courage de proclamer fermement : "Je mets en garde le parti contre l'antisarkozysme stérile. A l'avenir nous serons jugés sur notre capacité à proposer. C'est ce travail qui doit former la colonne vertébrale du projet socialiste." J'ai suffisamment critiqué certains propos passés de monsieur DRAY pour approuver ses présents propos. Par conséquent, la cheville de Julien n'est pas si enflée que ça, même si le projet de rassemblement de toute la gauche, prôné par le candidat DRAY, et son clin d'oeil au MoDem, me semblent relever du grand écart. Attendons ses propositions et examinons-les sans faire de procès d'intention à celui qui les élaborera. En tout cas, monsieur DRAY a compris bien des choses (sauf l'importance du religieux pour l'Homme).
La moustache triomphante de monsieur MAMMERE, et "l'autocérébroscopie ", voire "l'auto-ombiloscopie" (petits néologismes qui désignent la propension à regarder dans son cerveau ou vers son nombril), auxquelles il se livre, méritent un commentaire ; je veux parler bien sûr de l'Afghanistan, et de l'influence française en ce pays que notre Noël ignore complètement (voir mon billet d'hier).
En 1921, le Roi Amanullah, qui a arraché chèrement aux anglais l'indépendance totale de son pays en 1919, donne à la France la quasi exclusivité des fouilles archéologiques en Afghanistan. En 1922, il est créé une Délégation Archéologique Française en Afghanistan (DAFA), qui restera, au moins jusqu'en 1950, la seule mission archéologique active dans cette région. Le premier Directeur de la DAFA est Alfred FOUCHER. Il se fera aider dans ses travaux par le géologue Jules BERTHOUX. Joseph HACKIN fait des découvertes fabuleuses, notamment celle du trésor de BEGRAM (disons plutôt que c'est sa femme RIA qui fait les premières découvertes, dont celles d'ivoires splendides). D'autres archéologues français prestigieux, Daniel SCHLUMBERGER (Directeur de la DAFA jusqu'en 1963), Jean-Marie CASAL, Paul BERNARD (le dernier Directeur de la DAFA, et qui cesse d'exercer ses fonctions en 1978, début des bouleversements politiques afghans) font des découvertes absolument fabuleuses. Peu nombreux, ces savants font honneur à notre pays ; ils sont connus, aimés et respectés des élites intellectuelles afghanes. Ils ont rendu leur passé aux Afghans. Rien que pour cela, il vaut la peine de défendre ceux-ci contre l'obscurantisme des Talibans. Si la moustache de Noël MAMMERE doit se lever à l'horizontale, c'est en mémoire de ces hommes désintéressés. Et souvenons-nous de ce que DALADIER, accueilli par les acclamations d'une foule mue par un lâche enthousiasme, à dit à son retour de MÜNICH : "Ah, les c..., s'ils savaient". Eh bien, nous savons. Il n'y a pas lieu d'être lâche.

Esprit faux, et comment ils fonctionnent

L'inénarrable Noël MAMMERE est le prototype de l'homme qui parle bien et pense faux. Je l'ai entendu au journal télévisé critiquer l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan au motif, tenez-vous bien les côtes, que c'est un alignement sur les Etats-Unis et une entorse à la doctrine définie par le Général de GAULLE il y a... 50 ans, qui refusait le commandement intégré de l'armée française à l'OTAN. Plusieurs remarques. Monsieur MAMMERE, s'il avait été un homme politique responsable se serait posé quelques questions factuelles. Les Talibans représentent-ils un danger pour notre pays ? L'audition des vidéos de monsieur BEN LADEN devrait à cet égard lui ouvrir les yeux. Les Talibans représentent-ils un danger pour le peuple afghan ? Le visionnement de certaines scènes filmés par ces fanatiques devrait améliorer sans aucun doute la perception que monsieur MAMMERE a de la situation ; il pourrait en autre réfléchir à ceci que j'ai vu de mes yeux au journal télévisé il y a quelques années : dans ce qui ressemble à un terrain de sport, une foule muette et pétrifiée regarde cette femme à genoux, ensevelie dans une grande burka bleue, et entourée de quelques barbus, dont l'un braque une arme de point sur la nuque de la condamnée. On ne voit pas ses yeux, ils sont cachés derrière cette sorte de grille qui permet aux femmes de voir (!) sans être vue. Dans quelques instants, le barbu appuiera sur la détente et sa victime s'affaissera sur le sol qu'elle ensanglantera. Une parmi des milliers.
Monsieur MAMMERE, s'il avait eu le début du commencement de l'ombre d'un soupçon de culture se serait demandé si notre pays a des intérêts à défendre en Afghanistan, et il se serait rappelé que la France exerce une influence considérable sur les intellectuels afghans, depuis qu'un des monarques afghans lui avait concédé l'exclusivité des recherches archéologiques dans son pays. (Joseph HACKIN a été un merveilleux découvreur de vestiges archéologiques, par exemple.) Il aurait compris que nous ne cherchons pas quelques avantages matériels, mais le rayonnement de notre culture, bien mise à mal par le rouleau compresseur linguistique, financier, technologique et politique des Etats-Unis.
Mais monsieur MAMMERE regarde dans son cerveau LA DOCTRINE, LES IDEES et le SYSTEME ; le réel n'a qu'à s'y plier, et s'il ne fait pas, le cerveau de monsieur MAMMERE est là pour lui murmurer, il a tort, ce réel, c'est pas bien.
Je n'aime pas la violence ; je hais la guerre ; mais dans la situation actuelle, la moins mauvaise des solutions est bien de combattre ces fous, et si l'on peut prévoir que la lutte sera longue, on doit reconnaître aujourd'hui que la présence de troupes étrangères en Afghanistan a permis des résultats remarquables : 80 % des petits afghans sont scolarisés ; la population a accès aux soins, notamment les femmes, et l'on peut se déplacer sans trop de dangers dans de nombreuses régions. On ne meurt plus de faim. Certes, il n'est pas certain que nous ayons à imposer notre modèle de démocratie élective à ce peuple, très bigarré ethniquement et linguistiquement, et qui fonctionne sur un autre mode que le nôtre, depuis des siècles. Du moins peut-on l'aider à trouver la paix et la concorde civile. Je suggère que monsieur MAMMERE soit envoyé comme délégué ministériel d'ouverture au Musée GUIMET ; il pourra y voir combien la France a été utile à la connaissance de l'Afghanistan par les Afghans eux-mêmes, et portera ainsi un jugement sain et factuellement fondé sur la question en débat.