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dimanche 29 septembre 2019

Dimanche 29 septembre 2019. Résistance, dissidence et refus.


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LA MORT DE DIEU C’EST LA MORT DE L’HOMME.
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"Nous savons maintenant que la religion sans Dieu, la religion de l’homme, a fait faillite. Car — c’est le mot de BERDIAEFF — « Là où il n’y a plus de Dieu, il n’y a plus d’homme. » À la mort de Dieu est liée l’agonie de toutes les valeurs qui transfigurent l’existence. L’enthousiasme, la joie de vivre, les élans d’héroïsme, toutes les formes d’expression et d’amour de la beauté sont liées (sic) au climat religieux. La civilisation est d’essence religieuse. André MALRAUX lui-même le dit : « Une civilisation peut-elle longtemps fonder ses valeurs sur autre chose que la religion ? » Et il ajoute : « La civilisation des sciences et des machines, la plus puissante civilisation que le monde ait jamais connue, n’a été capable de bâtir ni un temple ni un tombeau » Car pour bâtir un temple, il faut croire en Dieu, et pour bâtir un tombeau, il faut croire en la mort qui nous ramène à Dieu…
"La parole du Christ : « Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme ? » est plus significative que jamais. Encore une fois, nous sommes plus habiles que nos aïeux, nous sommes plus puissants, nous ne sommes pas meilleurs. Dieu a laissé l’homme empiéter sur sa puissance… Il me revient ces vers extraordinaires que MISTRAL écrivait (il y a cent vingt ans !), ces vers où il évoque « l’humanité future/Qui maîtrise à son gré la nature/Et devant l’homme souverain/Dieu pas à pas se retirant ». Oui, nous avons empiété sur sa puissance, mais nous n’avons pas empiété sur sa perfection ! Là, nous sommes aussi pauvres, aussi démunis, aussi implorants qu’au premier jour de l’humanité. Simone WEIL disait : « Dieu se donne aux hommes en tant que puissant ou en tant que parfait, à leur choix. Alors, soit ! L’homme a choisi la puissance, il l’a eue."
In
Les hommes de l’éternel. Conférences au grand public (1940-1985) établies et présentées par Françoise CHAUVIN. Conférence XIX. Dieu est-il mort ?
MamE (sic), Paris, 2012 (page 283).
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COMMENTAIRES.
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Pour satisfaire aux exigences d’un petit nombre de lesbiennes qui, tout en réclamant le droit à la différence, réclament aussi celui à l’égalité, ce gouvernement de rencontre va faire passer une loi autorisant la PMA, premier pas vers la reconnaissance légale de la GPA.
Rien n’y fait. Ni les réticences de l’Académie de médecine, ni les mises en garde des psychiatres, des psychanalystes et des psychologues, ni celles des responsables religieux, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou juifs, les députés l’ont votée. Et l’opposition, ou ce qui se présente ainsi, n’a vu que 17 députés voter contre ce projet de loi et 55 députés de la majorité voter pour. Cette modification anthropologique fondamentale a donc été adoptée par moins de 60 représentants. Inutile de vous dire que le parti d'opposition auquel ils appartiennent n’aura plus JAMAIS mon suffrage. Où étaient-ils en effet les autres de l'opposition ?
La franc-maçonnerie, la haine de toute vérité, la volonté de rompre avec la condition humaine, et le mensonge ont triomphé. Madame BUZYN a osé dire que cette loi ne lésait personne. Elle oublie simplement d’envisager qu’elle puisse léser l’enfant ainsi conçu. Madame BUZYN est une ignarde, et/ou une imbécile. Elle pourrait bien être les deux. Je suis bien placé pour affirmer que l’absence de père, notamment chez des enfants orphelins (que dire alors des autres ?) est une blessure que l'enfant porte en lui toute sa vie. Il est vrai que dans un système où toute vie intérieure est bannie, où l’état veut s’occuper de tout y compris de l’intime des citoyens, où tout est fait pour satisfaire le nombril des sujets dans ce qu’il a de plus charnel, l’idée que l’homme puisse être un sujet essentiellement relationnel, inclus dans une relation trine, n’effleure même pas les hauts-fonctionnaires, les ministres, des députés, etc., etc. Ce que ces gens veulent, c’est être réélus, par n’importe quel moyen, ou rester en place et grimper dans l’échelle de la haute fonction publique. Les élections, dans un système majoritaire à deux tours, se gagnent aux marges. En l’occurrence, les marges sont représentées en partie par le lobby des LGBT.
Ce que ces députés viennent de faire doit entraîner de la part de toute personne un peu sensée un refus total, un non absolu.
Il est nécessaire que la manifestation du 6 octobre soit géante et massive. Elle doit acter la rupture définitive entre un état détaché de toute réalité humaine et les citoyens. Ceux-ci doivent s’organiser et ignorer complètement les opinions des médias, des hommes politiques en place et des lobbies.
Résistance, Dissidence, Refus.
Et prières pour que les hommes politiques, se ressaisissant, reconnaissent enfin leur erreur ontologique.



jeudi 29 novembre 2018

Mercredi 28 novembre 2018. Nouvelles du temps présent : les deux types d'égoïsme


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La vertu et le vice politiques, voilà, au contraire ce sur quoi ceux qui se soucient d’une bonne législation ont les yeux fixés (Aristote, Les politiques. Livre III, Chapitre 9.)
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L’IDÉAL DE LA VIE SIMPLE VUE PAR UN JOURNALISTE JAPONAIS.
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"Monsieur le gentleman, vous monologuez sur la démocratie mais il semble que vous passez complètement au-dessus de l’essence du politique. Quelle est-elle ? Simplement de laisser les gens, aussi loin que leur volonté et leur intelligence le permettent, bénéficier de la paix et du bonheur. Si nous choisissons un système inadapté à la volonté et au niveau intellectuel des personnes, comment pourraient-elles obtenir la paix et la prospérité"
In
Nakae CHÔMIN.
Dialogues politiques entre trois ivrognes. Traduit, présenté et annoté par Christine LÉVY et Eddy DUFOURMONT.
CNRS Éditions, Paris, 2008. (Page 132.)
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NOTRE BON GUSTAVE FAIT UN BEAU CONTREPOINT.
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"[…] donc tous les régimes se valent.
L’argument est valable s’il veut signifier que tous les régimes sont imparfaits ; il porte à faux s’il veut signifier que tous les régimes sont également imparfaits. Songeons à ceci. Moralement, il se peut que tous les égoïsmes se vaillent. Il reste cependant que, socialement, certaines formes d’égoïsme (en particulier celle des hommes dont la volonté de puissance se déploie à l’intérieur de cadres vitaux comme la famille, la corporation ou la patrie) demeurent conservatrices et fécondes, tandis que d’autres s’avèrent essentiellement désorganisatrices et consomptives. Un paysan ― ce type d’humanité existe encore ! ― que l’avarice incline jour et nuit sur le sol, un chef d’entreprise dévoré d’activité sont égoïstes. Un financier cosmopolite, un démagogue corrupteur, un fonctionnaire parasite, un assisté social dont l’unique préoccupation est de traire au maximum la vache étatique, le sont également. Il ne s’agit pas de porter sur ces divers égoïsmes un verdict moral, il suffit de constater que les uns servent l’harmonie et la prospérité collectives et les autres agissent en sens inverse. Ceci posé, il est facile de comprendre que les institutions qui tendent à cultiver cet égoïsme anti-social se condamnent par elles-mêmes."
In
Gustave THIBON.
Diagnostic. Essai de physiologie sociale. Préface de Gabriel Marcel.
Chapitre Égoïsme et sens social, page 65.
Librairie de Médicis, Paris, 1942.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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D’abord un mot sur Nakae CHÔMIN (1847-1901). CHÔMIN a tenté, avec un certain succès, d’introduire au Japon l’idée démocratique. Il a passé quelques années en France où il a étudié divers auteurs politiques dont Jean-Jacques ROUSSEAU. Il en a traduit en chinois classique une partie du Contrat social. La Bibliothèque chinoise, Éditions des Belles Lettres vient juste de faire paraître (22 novembre 2018) un livre bilingue (chinois-français) intitulé Écrits sur Rousseau et les droits des peuples traduits par Eddy DUFOURMONT et Jacques JOLY.
Il est assez aisé de mettre en rapport les deux citations. 
En lisant celle de CHÔMIN, j’ai l’impression qu’il s’adresse à l’actuel Président de la République dont le récent discours (manifestement intelligent et habile) n’a pas convaincu et pour cause, les Gilets jaunes. Voir une armée de fonctionnaires fiscaux traquer les messages personnels sur Facebook, obliger les entreprises à passer par un logiciel d’État pour établir leurs factures, enregistrées par le fisc, établir des normes  inapplicables avec la bienveillante complicité des parasites de Bruxelles relèvent tout simplement de l’égoïsme anti-social dont parle THIBON. Que des agriculteurs, des employés, des artisans, défendent leurs intérêts (en se voyant taxer par les parasites susnommés d’égoïstes anticiviques, de peste brune, alors qu’ils ne demandent qu’à profiter dans la paix du fruit de leur travail, comme l’indique CHÔMIN) est amplement justifié. Oh ! Certes, ils n’ont pas fait l’ENA et sans doute ne comprennent-ils pas les lois économiques comme le prétend un article prétentieux et arrogant du journal Le Monde (Lois qui se sont toutes révélées incapables de prévoir l’avenir économique ; elles ne font que décrire le présent, et indiquer quelques tendances). Mais eux, ils nous fournissent en légumes et fruits, ils transportent les marchandises, ils réparent les machines à laver et les plomberies déficientes, ils fabriquent des meubles. Ils sont socialement féconds, ce que ne sont ni les ministres, ni les députés, ni cette armée malveillante de fonctionnaires fiscaux pour lesquels chaque citoyen est un fraudeur en puissance. Pendant ce temps, les Facebook, Amazone, Google et autres grossiums internationaux pompent notre argent et ne payent pas un centimes d’impôts chez nous. Ne parlons pas de Total. C’est inacceptable. Tout cela finira mal. Et s’il est vrai que tout agent agit en vue d’un bien, il est aisé de comprendre que les élites défendent bec et ongle leurs privilèges souvent indus, en faisant refluer les classes moyennes en périphérie des métropoles, pas trop loin tout de même, pour qu’ils puissent profiter de leurs services : ces rejetés en périphérie, ces cantonnés dans les campagnes, on les appelle les Gilets jaunes. Je les soutiens sans réserve (sans cautionner les quelques violences de quelques rares d'entre eux, bien entendu).


samedi 3 novembre 2018

Samedi 03 novembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Ils mentent, ils mentent, ils mentent !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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UN APHORISME COURT MAIS SAISISSANT DE NOTRE CHER GUSTAVE THIBON.
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"Être dans le vent, une ambition de feuille morte."
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REPRISE PARFAITEMENT CONTRAPUNTIQUE D’ANDRÉ FROSSARD DE NOTRE CHER GUSTAVE.
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"Quant à l’expression « vivre avec son temps », c’est une de ces formules toutes faites qui nous servent en général à masquer une abdication morale ou un fléchissement de notre combativité. Si le Christ avait « vécu avec son temps », il est hors de doute que aventure se fût achevée moins douloureusement ; il n’y aurait pas eu d’aventure du tout. Au lieu de contrarier violemment les idées reçues, son éloquence, coulant majestueusement dans le lit du conformisme, eût charmé le sanhédrin, et l’on eût fini par l’apercevoir, entouré d’égards, aux cocktails de Ponce-Pilate. Bref, il serait entré dans notre histoire, et nous ne serions jamais entrés dans la sienne.
"Il est clair aujourd’hui à l’Est, du côté où le soleil se lève enfin, que la religion survivra à tous les systèmes. « La vérité vous délivrera », dit le Christ. Parole d’une exactitude saisissante. De même qu’il ne faut pas beaucoup de plutonium pour faire une bombe atomique, les plus petites vérités ont une force explosive inimaginable. Il a suffi d’en reconnaître quelques-unes dans l’empire du mensonge, pour que cet empire commence à se disloquer. Or l’Église, par l’Évangile, a partie liée avec la vérité. Elle n’a rien à craindre du temps. L’Évangile n’est pas dépassé. Il n’a jamais été rejoint."
In
André FROSSARD.
Dieu en questions.
Desclée de Brouwer ; Stock/Laurence Pernoud, Paris, 1990. (Page 148.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Nous vivons dans l’empire du mensonge en action, par omission et en paroles. Je ne vais pas commenter en détail les « diminutions d’impôts » proclamées par nos princes. Il faut dire que leur dernière trouvaille, en matière de diminution, consisterait à imposer les dons, contribution et interventions des comités d’entreprise. Ces gens ne sont pas foutus de faire la moindre économie, mais en revanche ils n’économisent pas leur imagination en matière de taxes diverses. Passons.
Parlons plutôt des mensonges de la presse. On nous affirme que Donald TRUMP a été conspué par la foule lors de sa visite à Pittsburg. Les mondialistes à la sauce Hillary s’en pourlèchent les babines, sauf que c’est faux. Allez aux bonnes sources des nouvelles, et vous verrez que sur une ville de plusieurs centaines de milliers d’habitants, il y avait 1500 manifestants (au plus). Mensonge par action. Le gouvernement ou ce qui se présente comme tel invite les Français à aller voter aux élections européennes, à l’aide d’un clip où on nous présente SALVINI et ORBAN, démocratiquement élus et soutenus par leur peuple, comme des repoussoirs. Mensonge en parole et par action. On ne nous parle jamais de l’origine des « jeunes » qui terrorisent des quartiers entiers, les chauffeurs de bus ou de tram de la Seine-Saint-Denis ou de Nantes, pour ne citer que deux zones où le problème est parfaitement aigu ; on nous signale pudiquement les débordements de la fête païenne, américaine, insupportable d’Halloween mais on se garde bien de nous dire qui en sont les auteurs. Mensonge par omission. On nous fait participer aux États généraux de la Bioéthique, mais comme les contributions des Français ne sont pas dans le vent, on laisse à des gens comme TOURAINE et ses acolytes, tous de gauche, tous francs-maçons, le soin d’élaborer les textes. Mensonge, mensonge, mensonge. Eh bien je dis que pour le parieur, la vérité rend libre, et, comme le dit si magnifiquement André FROSSARD dans le livre d’où j’ai extrait la citation de ce jour, la « liberté est le cri de guerre de la charité ».
Oui, ils mentent quand ils disent qu’un enfant sans père, ça n’a pas d’importance pour l’enfant ; oui, ils mentent quand ils font le procès d’une homophobie croissante (souvent due aux musulmans intégristes) en oubliant de parler de la persécution molle des chrétiens, persécution quotidienne par la presse, par les tags, par tous les moyens de la propagande, renforcée, hélas, par les scandales des clercs prédateurs homosexuels. Mais on parle assez peu des scandales pires encore et du même type, auxquels de très hauts fonctionnaires et élites britanniques ont participé. Je ne développerai pas la chose, tant elle est ignoble et indigne, connue de tous les journaux informés, et soigneusement tue par eux.
Moi, je n’ai jamais vu des militants de l’Aquarius participer à la banque alimentaire de ma paroisse, fréquentée essentiellement par des familles musulmanes, par des femmes souvent voilées, et qui, sans être serviles, nous manifestent de la gratitude et du respect, respect que nous leur rendons bien, tant elles sont gentilles, aimables, ouvertes. (Je ne puis plus participer à la distribution pour des raisons de mal de dos et je parle donc d'une expérience d'il y a deux ans). Je n’en vois pas non plus participer à l’opération Hiver solidaire de ma paroisse, où l’on accueille fraternellement des SDF pendant toute la période de froid, pour le dîner, la nuit et le petit déjeuner.
Tant il est vrai que le bruit ne fait pas de bien, et que le bien ne fait pas de bruit. Et que c’est dans le silence que le parieur trouve sa liberté.

mardi 4 septembre 2018

Mardi 04 septembre. Nouvelles du pari bénédictin. Que le plus grand soit comme celui qui sert !


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Plutôt qu’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetées dans le ciel.
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QUAND LA BRUYERE PARLE D’UN HOMME DE PETIT GÉNIE.
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"[…]. Un homme d’un petit génie peut vouloir s’avancer : il néglige tout, il ne pense du matin au soir, il ne rêve la nuit qu’à une seule chose, qui est de s’avancer. Il a commencé de bonne heure, et dès son adolescence, à se mettre dans les voies de la fortune : s’il trouve une barrière de front qui ferme son passage, il biaise naturellement, et va à droite ou à gauche, selon qu’il y voit de jour et d’apparence, et si de nouveaux obstacles l’arrêtent, il rentre dans le sentier qu’il avait quitté ; il est déterminé par la nature des difficultés, tantôt à les surmonter, tantôt à les éviter, ou à prendre d’autres mesures : son intérêt, l’usage, les conjonctures le dirigent. Faut-il de si grands talents et une si bonne tête à un voyageur pour suivre d’abord le grand chemin, et s’il est plein et embarrassé, prendre la terre, et aller à travers champs, puis regagner sa première route, la continuer, arriver à son terme ? Faut-il tant d’esprit pour aller à ses fins ? Est-ce donc un prodige qu’un sot, riche et accrédité.
             "Il y a même des stupides, et j’ose dire des imbéciles, qui se placent en de beaux postes, et qui savent mourir dans l’opulence, sans qu’on les doive soupçonner en nulle manière d’y avoir contribué de leur travail ou de la moindre industrie : quelqu’un les a conduits à la source d’un fleuve, ou bien le hasard seul les y a fait rencontrer ; on leur a dit : ‘Voulez-vous de l’eau ? Puisez’ ; et ils sont puisé."
In
[Jean de] La BRUYÈRE.
Les caractères. Présenté par Marcel JOUHANDEAU.
Le Livre de Poche, Classique, N°1478-1479.
Chapitre De la société et de la conversation. N°38.
Éditions Gallimard et Librairie Générale Française (pour le copyright), Paris, 1965. (Page 146.)
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CONTREPOINT DE GUSTAVE THIBON.
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"Un noble de l’ancien régime pouvait, sans cesser d’être respecté et obéi, traiter ses serviteurs avec une extrême familiarité ; un parvenu moderne est obligé de compenser par un autoritarisme mort, l’absence d’autorité vivante et de marquer d’autant plus ses distances qu’elles n’existent pas en réalité. L’égalitarisme le plus malsain devient fatal dès que la hiérarchie sociale n’est plus fondée que sur des différences de fortune. Pour que le peuple respecte et suive spontanément ceux qui le gouvernent, il faut qu’il sente que ces derniers le dominent par autre chose que l’argent. D’où la nécessité de diminuer entre les hommes les écarts de fortune au profit de différences de caste, de tradition, de culture, etc., ou, tout au moins, d’asseoir les différences des fortunes sur des différences humaines. Mais quelle hideuse caste de maîtres que cette populace dorée. […]."
In
Gustave THIBON.
Diagnostics. Essai de physiologie sociale. Chapitre Sur l’égalité et le problème des classes.
Librairie de Médicis, Paris, 1942. (Pages 37.)
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COMMENTAIRES.
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Ils seront illustrés par des liens :



Et par cette parole du Maître que le parieur fait sienne :

"Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. (Matthieu 20, vv 26 et 27.

Madame Saal a payé sa dette à la société puisqu’elle a été condamnée pour mésusage de l’argent public. Et, comme je l’ai déjà, ce jugement porte sur le for externe. Nous n’avons pas à juger au for interne. Ce que nous pouvons dire simplement est qu’il est difficile de demander au peuple d’être civique quand on promeut un (déjà) haut fonctionnaire à une fonction plus haute encore et mieux, beaucoup mieux rémunérée, tandis qu’on rogne sur les retraites dès qu’elles dépassent 1200 euros par mois. C’est tout simplement incompréhensible…

Le parieur bénédictin, cependant, n'a rien d'un envieux. Il poursuit sa route ; il sait que la porte est étroite, que le chemin est raboteux. Qu'importe, puisqu'il mène à la vie., la vraie, la vie éternelle. Mais cela ne l'empêche pas d'être lucide.


mercredi 8 août 2018

Mercredi 08 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Plus de mal ? donc plus de bien

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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ANDRÉ FROSSARD ÉVOQUE, SANS LA SAVOIR, LE PARI BÉNÉDICTIN.
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"Quant aux exemples que l’on donne des « échecs » du christianisme, ils tiennent, uns à la faiblesse humaine, et il faudrait beaucoup d’orgueil pour la condamner, les autres, soit à une volonté de puissance déplacée dans l’ordre spirituel, soit à une erreur de l’Église, que d’aucuns l’incitent encore aujourd’hui à commettre : celle de participer au pouvoir temporel et d’essayer d'infléchir le cours du siècle par d’autres moyens que ceux de la foi et de l’amour. Si la morale religieuse semble diverger, et n’être pas tout à fait la même pour les personnes et pour les sociétés, c’est parce que l’Église a été amenée durant certaines périodes de l’histoire, par exemple aux temps des invasions barbares, à prendre des responsabilités civiles qui ne lui reviennent pas normalement. Seule institution valide parmi les décombres de l’empire romain, et dernier refuge des populations menacées, elle a dû édicter des règles de vie communes qui tenaient compte — charitablement — du fait que le grand nombre ne va pas d’un même élan vers la sainteté. Elle ne pouvait fonder ces règles sur l’Évangile pris dans ses exigences intégrales, car […] l’Évangile ne se lit pas à la troisième personne du pluriel, mais à la deuxième personne du singulier. […].
In
André FROSSARD.
Dieu en question.
Chapitre Le christianisme a échoué. (Pages 33 et 34.)
Desclée de Brouwer, Stock/Laurence Pernoud, Paris, 1990.
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ANALYSE DE GUSTAVE THIBON.
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"Décadence moderne. – C’est la décadence d’un monde chrétien. Quelque chose de mille fois pire que l’effondrement du monde antique. C’est le pourrissement non seulement de la nature humaine, mais de la place de Dieu dans l’homme. La décomposition antique était franche ; mais le cadavre de notre civilisation est fardé de tous les attributs divins : justice, amour, vérité… (C. VIII, 26.12.1936.)

"Incarnation du mal. – Un des signes capitaux de l’âge actuel : le « péché » émigre de plus en plus hors de son lieu propre (la conscience et la liberté individuelles) pour s’installer, d’une part dans la vie collective (lois et régimes malsains) et, d’autre part, dans la vie organique (nerfs malades, instincts pervertis, etc.) Le domaine du mal proprement moral s’amenuise toujours davantage. De sorte que le moraliste ne sait plus très bien où finit sa  tâche et où commence celle de l’homme d’État ou du médecin." (C.VIII, 13.1.1937.)
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (La référence C suivie d’un chiffre romain indique le cahier d’où sont tirées ces notes inédites).
(Page 24 ; page 26.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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André FROSSARD reprend (quoique incomplètement) l’analyse de Rod DREHER dans son ouvrage sur le pari bénédictin, tout comme celui de G.K. CHESTERTON dans plusieurs de ses ouvrages.
Il y a plusieurs réalités qu’il convient de bien réaliser : (a) le Royaume n’est pas de ce monde, et il est vain de vouloir instaurer un régime politique dicté par des règles générales issues de l’enseignement évangélique : l’Évangile, comme le dit si subtilement FROSSARD, se lit à la deuxième personne du singulier (par exemple : « Si ton frère te sollicite pour un stade, fais en deux avec lui »), pas à la troisième personne du pluriel ; (b) il est d’une aveuglante clarté que la loi, en se substituant à la conscience (vous savez, ce « jugement de la raison pratique sur ce qu’il convient de vouloir, de pouvoir ou savoir) a réussi à gommer la notion de responsabilité individuelle, de libre arbitre, et bien entendu de péché ; (c) ensuite, et ceci est décisif, il en résulte que le pouvoir politique s’est autoproclamé l’énonciateur des normes morales et sociales, c’est-à-dire, en fin de compte, le destructeur de toute morale ; (d) il en résulte (et je renvoie à mon billet du 2 août sur la « diffusion de la charité par capillarité » du 2 août), c’est en faisant le choix personnel et radical des préceptes évangéliques qu’il est possible de changer le monde un tant soit peu. Les moines l'ont fait depuis plus de 1500 ans ! Nous reviendrons avec Philippe MURAY, demain, sur la disparition du mal de l'espace public, et sur l'avènement d'un monde infantile de Bisournours.
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LIENS BIEN UTILES.
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Chronique des cinglés (suite et pas fin !)


Vous allez vous pincer les joues pour ne pas exploser de rire devant tant de pédanteries in compréhensibles et grotesques. Mais Libération est le champion de la confusion, de la tourbe putride et de l’imbécillité de intellectuels qu'a bien définie par BERNANOS.

Ou encore :


Ex orienté Lux ! Merci à nos frères orthodoxes bulgares.


Libération a encore sévi ! 
Monsieur HUITOTREL est un censeur impitoyable de tout ce qui n’est pas agrégé à son univers esthético-idéologique. En un mot, c’est un imbécile heureux.


Je redonne ce lien.



Et nos frères d’Orient reviennent sur la terre de leur père à QARAKOSCH.


Des enfants prient à Qaraqosh, où la moitié de la population est revenue depuis la libération de la ville.