Il y a quelques jours, dans la réponse que je faisais à l'un de mes lecteurs, je disais ma perplexité, et l'incapacité dans laquelle je me trouvais de trancher cette ténébreuse histoire de la "taxe carbone". Ma lanterne est maintenant éclairée, et je partage l'avis de mon commentateur. C'est une fumisterie. Me direz-vous, comment éclairâtes-vous ladite lanterne ? Fort simple. Il m'a suffi de lire un livre tout à fait remarquable, informé, bourré de références bibliographiques, argumenté, qui a pour auteur Vaclav KLAUS, Premier Ministre tchèque. On sait que les médias français ne l'aiment guère, et le taxent, un peu rapidement, d'eurosceptique.
D'abord le titre de l'ouvrage : Planète bleue en péril vert. Qu'est-ce qui est en danger aujourd'hui : le climat ou la liberté. Il est édité par l'IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales, Paris, 2009) Mais il faut aller sur le site http://www.irefeurope.org/ pour savoir comment se le procurer. On me l'avait prêté et je me suis épargné la peine d'avoir à le trouver en librairie.
Dans un premier chapitre, l'auteur explique, références historiques et citations à l'appui que l'idéologie écologiste (qu'il nomme environnementaliste) se rapporte à la liberté humaine et non point à l'environnement. Mais le chapitre le plus informatif est le chapitre 6 : Le réchauffement de la planète : qu'en est-il en réalité ?
On apprend ainsi que les cycles climatiques historiquement étudiables ont une durée de 1.500 ans. Les auteurs qui ont forgé ce concept (S.F. SINGER et D.T. AVERY, La preuve physique de l'irrésistible cycle climatique de 1500 ans de la terre), admettent tout-à-fait que nous traversons une ère de réchauffement, mais, avec d'autres (vrais) savants, ils montrent que le responsable de la "variation naturelle du climat sur Terre est le Soleil", et non pas l'activité humaine. Cette notion de cycle est fort bien illustrée par l'histoire des glaciers. Certains d'entre eux ont commencé à reculer à partir de 1850, et il n'existe aucune preuve que les glaciers arctiques aient reculé PLUS RAPIDEMENT au cours du XXe siècle qu'à celui du XIXe. Plus encore, la fonte des glaces ralentit d'année en année. Les glaciers alpins ont perdu 60 % de leur masse depuis 1850. Mais l'évolution de cette perte est très intéressante. La perte a été de 20 % entre 1855 et 1890. La masse de ces glaciers est restée stable de 1890 à 1925. Elle a encore diminué de 26 % entre 1925 et 1960, s'est stabilisée entre 1965 et 1980, et n'a diminué que de 5 % après 1980. Ainsi la fonte des glaciers n'est pas une fonction directe de l'augmentation de la température. Un autre exemple est très intéressant. La région du KILIMANDJARO voit sa température baisser depuis des décennies, et pourtant la masse du glacier ne cesse de diminuer depuis plus de 100 ans, en raison de la baisse sur le long terme de l'humidité.
Il n'existe aucune étude scientifique prouvant de manière irréfutable que le réchauffement climatique, évident, est provoqué par une certaine forme d'activité humaine. C'est du reste ce que dit Malcolm ROSS, Président de la Société Américaine de Météorologie : L'idée que les hommes contribuent SIGNIFICATIVEMENT au réchauffement planétaire est la plus grosse supercherie scientifique dont il a été le témoin.
L'analyse du compte-rendu public Résumé pour les politiciens du rapport du GIEC-IPCC, commanditée par l'ONU a été reprise par un groupe d'experts indépendants qui a publié un Résumé indépendant à l'usage des politiques. Il est impossible de reprendre dans ce billet la totalité des conclusions de ces experts ; j'en retiendrai deux ou trois.
(a) Les arguments selon lesquels les gaz à effet de serre ont ou sont susceptible d'entraîner un réchauffement climatique sont sérieux et méritent notre attention. Néanmoins, cette hypothèse ne peut être prouvée par des arguments théoriques formels, et les données disponibles autorisent à le discuter de façon crédible.
(b) Tandis que le niveau de la mer s'est élevé de 120 mètres au cours des derniers millénaires qui ont suivi la fin de l'ère glaciaire, il s'est stabilisé il y a 2000 à 3000 ans. L'ère actuelle montre que le niveau général des mers s'élève de 2 à 3 mm par an.
(c) L'activité solaire (cause essentielle des modifications climatiques, je vous le rappelle) a été exceptionnellement importante au XXe siècle, en comparaison des 400 dernières années. (Le réchauffement ne se produit pas seulement sur Terre, mais aussi sur Mars, Jupiter, Saturne et même Pluton, dit un spécialiste tchèque, Lubos MOTL.)
Et les auteurs de ce rapport d'indiquer qu'attribuer l'origine du changement climatique au facteur humain en fin de compte affaire d'opinion. Là est le point essentiel. C'est une opinion, dont les environnementalistes ont fait un dogme qu'ils s'efforcent de nous faire avaler par tous les moyens de pressions, médiatiques, politiques, idéologiques, en menaçant gravement nos libertés, et en faisant peser sur le développement des pays pauvres des terribles menaces de récessions.
Je vous recommande vivement la lecture de cet ouvrage. Il est celui d'un économiste, qui démontre que la liberté va de pair avec le bien être humain, et que le développement technique maîtrisé, joint à des attitudes personnelles respectueuses de l'environnement sont suffisants pour maîtriser les effets du réel mais très modeste réchauffement climatique, dont il se plaît à souligner quelques effets bénéfiques potentiels (comme la possibilité de mettre en culture les terres présentement gelées de la Sibérie).
La conclusion revient à Michael CRICHTON cité par l'auteur : Le plus grand défi auquel l'humanité soit confronté est celui de distinguer le réel de l'imaginaire et la vérité de la propagande.
Le dioxyde de carbone a bon dos. La caque contemporaine de monsieur le député COHN-BENDIT sent le hareng soixante-huitard de Dany le ROUGE.