Affichage des articles dont le libellé est Ecologistes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ecologistes. Afficher tous les articles

dimanche 28 août 2022

BILLET DU 28 AOÛT 2022. UNE BELLE LEçON DE BENJAMIN CONSTANT AUX ECOLOGISTES ET LGBTISTES FOUS.

 "Vouloir faire entièrement abstraction de la nature dans un système de législation, c’est ôter aux lois tout à la fois leur soutien, leur base et leur limite" disait Benjamin CONSTANT dans ses Principes de politique.

Les LGBTistes et les écolos de tous poils qui veulent imposer à l'humanité entière leurs principes antinaturels peuvent pondre tous les règlements, directives, décrets, lois, qu'ils veulent, et j'en passe. Ils se heurteront de manière définitive et constante au REEL. Et les citoyens désobéiront Un homme est un homme, une femme est une femme. La planète a connu des cycles de refroidissement et des pics de chaleur et l'humanité en est à 9 milliards d'êtres. Les uns veulent que les hommes puissent être enceintes, les autres veulent la voiture électrique alors que le prix de l'électricité est passé de 83 euros le megawattheure il y a un an, à plus de 1000 euros le mégawattheure aujourd'hui. Ils auront du mal à nous faire croire qu'ils ont le nez creux. Ce sont des enquiquineurs d'une ampleur que nous n'avons jamais connue, et qui, par certains aspects (les brigades d'intervention pour lutter contre les infractions climatiques) rappellent l'inquisition et ses méthodes expéditives (que l'on a d'ailleurs infiniment exagérées, pour des raisons politiques) qu'il n'est pas question d'approuver, si l'on suit nos critères contemporains de jugement.


mercredi 4 octobre 2017

04 o ctobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Non, tout n'est pas objet de commerce.

Si Jean-Claude GUILLEBAUD n’existait pas, on ne pourrait pas l’inventer : sa pensée est ferme, nourrie de références ; elle bouscule les idées reçues.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Il [L’impératif catégorique] signifie aussi que tout, dans le monde, ne peut pas être approprié ou accaparé. Une part de la réalité doit nécessairement échapper au partage, c’est-à-dire au commerce. (L’homme et le vivant sont évidemment inclus dans cette « part » impartageable.) Dans l’Ancien Testament, on trouve cette idée exprimée au moyen d’une magnifique métaphore, celle de la « part de Dieu » (Dt 32, 9). Elle est soustraite à l’appropriation. Elle doit être retirée avant le partage du reste. La rôle de cette « part » est capital puisqu’elle fonde un principe d’intégrité. Grâce à elle subsiste 'la gratuité absolue du monde qui “n’appartient” en principe à personne si ce n’est au créateur' " (Cf. Shmuel TRIGANO. Le monothéisme est un humanisme. Odile Jacob, Paris, 2000.)
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité.
Éditions du Seuil, Paris, 2001. (Page 103.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Il existe en droit français un principe essentiel, celui de l’indisponibilité du corps. Ce principe signifie que l’on ne peut pas vendre son rein ou son sang, pour arrondir ses fins de mois. Il n’interdit pas le don bénévole de ce rein ou de ce sang, mais, fort sagement, il le range dans la catégorie des actes de fraternité, de solidarité, de générosité.
Comment accepter que de femmes pauvres portent en leur sein un enfant pour d’autres, moyennant finances ? Y-a-t-il quelques choses de plus honteux, de plus inhumain, de plus dégradant ? Comment ces couples homosexuels masculins ne ressentent-ils pas la profonde ignominie qui s’attache à ce trafic ? Même remarque pour la PMA accordée aux couples de femmes homosexuelles.
Si la nature n'a rien à nous dire, que les écologistes la ferment et ne nous em... plus avec leurs dimanches sans voitures et leur réchauffement climatique anthropique. Si elle a quelque chose à nous dire, notamment dans l'ordre de la gratuité, alors qu'ils soient cohérents et condamnent fermement l'instrumentalisation du corps humain, de la sexualité et de la procréation.
Oui, le monde est absolument gratuit. Oui, il est légitime et juste d’en partager les richesses entre tous les êtres humains. Shmuel TRIGANO, cité par GUILLEBAUD, a raison : il n’est d’humanisme authentique que le monothéisme judéo-chrétien. Claude TRESMONTANT, lui aussi, a raison (j’y reviendrai) quand il affirme que la grande révolution anthropologique, le grand tournant évolutionniste, est la révélation au peuple d’Israël que l’homme est fait pour la vie éternelle. C’est ce qu’il faut sans cesse dire, redire, réaffirmer. 
Non tout n'est pas objet de commerce.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Une société sans repère.

-
Mayotte et les flux migratoires.

-
Sur les écoles Espérance banlieues !

-
Un point de vue argumenté : les djihadiste ne sont pas des fous.

-
Je dois dire que je partage cette analyse : 

l’état ne fait rien pour nous protéger contre les clandestins délinquants.


samedi 5 décembre 2015

05 décembre 2015. Nouvelles de la Résistance : Sandales et tomate crue ! Chesterton frappe fort.

-
Chers lecteurs, vous me faites l'honneur et l'amitié de lire, chaque jour un peu plus nombreux, mes billets. Je vous en remercie. Et je vous rappelle que

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

-
1. La citation du jour.
-
Qui aurait pu inventer Gilbert Keith CHESTERTON ? Impossible ! Inégalable !  Tenez, voilà encore une perle que je destine à tous les bobos, les autosuffisants, les destructeurs de sens qui continuent de sévir, aussi bien au grand jour que dans les ténèbres.

"Un homme approche, chaussé de sandales et simplement vêtu, tenant fermement une tomate crue dans sa main droite, et déclare : L'affection familiale et l'amour de la patrie font l'un et l'autre obstacle au plein épanouissement de la fraternité humaine. Mais l'homme aux pensées simples se contentera de lui rétorquer avec un étonnement teinté d'admiration : Quelle peine vous avez dû vous donner pour penser de la sorte ! La vie élevée rejettera la tomate. La pensée simple rejettera tout aussi résolument l'idée que la guerre est immanquablement scandaleuse. La vie haute nous persuadera que rien n'est plus matérialiste que de mépriser un plaisir parce qu'il est purement matériel. Et la pensée simple nous persuadera que rien n'est plus matérialiste que de réserver essentiellement notre indignation aux blessures matérielles."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Hérétiques. Chapitre Les sandales et la simplicité.
-
2. Commentaires.
-
Est-il nécessaire de préciser que ce texte  va comme un gant à ces écologistes de salon qui vont dîner chez Edgar ou à Tour d'argent, à bicyclette, et votent sans aucun état d'âme des lois homicides (fin de vie), asociales (lois sociétales), mais s'abstiennent de voter une loi censée protéger les Français, et tout ceci au nom de la fraternité humaine. Les familles peuvent crever, la patrie peut rentrer en agonie, la fraternité est sauve. Que vivent leurs idées même si tout doit disparaître.
Nous avons le droit d'aimer nos familles et notre patrie, nous en avons même le devoir. Mais s'il s'agit d'un amour étriqué et frileux, il ne répond pas à l'exigence primordiale du véritable amour. Pas un amour de bisousnours, un amour discernant, discret et efficace. Un amour donné, le seul qui puisse apporter la paix déjà CHEZ NOUS.
-
3. Informations diverses.
-

Pétition contre la désinformation de France Inter.



Allez jeter un coup d'oeil, et vous verrez comment la "presse" traite les sujets qui fâchent au gré des vents qui soufflent d'heure en heure dans des directions contraires.
-
Des crèches pour monsieur BAROIN (initiative du Salon beige).

Afin de faire rentrer de façon tout à fait légale des milliers de crèches dans la mairie du frère… François Baroin, président de l’Association des maires de France, à Troyes, alors qu’il y est absolument hostile, les lecteurs […] sont invités à souhaiter le plus respectueusement du monde à M. le Maire de Troyes un « joyeux Noël » en lui envoyant sous enveloppe une carte représentant une crèche que tout un chacun peut se procurer où bon lui semble ou confectionner, et en écrivant « JOYEUX NOËL » au dos. Il sera certainement très touché de ces délicates attentions. Vous pouvez aussi lui envoyer un petit santon pour l’aider à confectionner une crèche pour sa mairie…
Voici son adresse : M. François Baroin, maire de Troyes, Hôtel de Ville, Place Alexandre Israël, 10000 Troyes.

Je vais de ce pas chercher une belle carte postale pour la lui envoyer !




samedi 2 novembre 2013

Camping contre transfo...

-
Lisez bien ce qui suit. C'est très instructif de la manière dont les puissants fonctionnent.
-
Donc, en 2010, RTE, la structure chargée du transport de l'électricité, décide de construire un énorme transformateur sur des terrains agricoles sis au sortir de SAINT-VICTOR (en Aveyron) au bord de la route qui mène à SAINT-AFFRIQUE. Il faut savoir qu'il existe déjà un énorme transformateur non loin de MELVIEU, sur le ban de la commune de SAINT-VICTOR ET MELVIEU. Il traite l'électricité produite par le barrage de PINET, sur le TARN, quelques 200 à 300 m en contrebas. En vérité, il semble que ce projet de transformateur est un prélude à l'installation d'un très grand parc d'éoliennes sur le ban communal. Quand on voit les parcs qui dénaturent l'horizon, du côté du LEVEZOU, de VILLEFRANCHE-DE-PANAT et de BROQUIES, sur la rive droite du TARN, on est absolument consterné. Ces éoliennes sont une véritable offense à la nature. Sur VILLEFRANCHE-DE-PANAT, deux d'entre elles sont déjà en panne et, en vertu d'une loi, il faudra les démonter, à grands frais d'ailleurs. On comprend donc le refus des habitants, d'autant qu'un jeune agriculteur qui vient de s'installer, a formé le projet de construire une bergerie sur le terrain convoité par RTE. Le Préfet et toute l'administration déclarent le projet de transformateur d'utilité publique. Mais il y a de très grosses erreurs dans la publication de l'arrêté, une des communes intéressées n'ayant manifestement pas publié cet arrêté dans les délais, et l'arrêté préfectoral ayant été soigneusement dissimulé pour ne laisser que le délai minimum de publicité par les mairies. Vous me suivez ?
-
Voici comment les écologistes ont traité le sujet.
-
En 2010, l'association de défense de SAINT-VICTOR ET MELVIEU fait appel à monsieur José BOVE pour qu'il les soutienne dans leur refus. C'est vraiment un sujet écologique. Une première réunion a lieu, non pas avec monsieur BOVE qui est indisponible, sans doute parce qu'il n'a pas fini de bourrer sa pipe, mais avec Anne LACOUTURE, son assistante parlementaire au parlement européen, et Marie-Françoise VABRE, l'épouse de monsieur BOVE. On explique, lors de cette réunion, le lien qui existe entre le transformateur et le parc éolien, du pain béni pour le combat écologique. Anne LACOUTURE, et, par dessus-tout Marie-Françoise VABRE écoutent en effet, avec la plus grande attention, les données du problème.
-
Lors d'une deuxième réunion, Anne LACOUTURE, Marie-Françoise VABRE et Arnaud BOUDOU, compagnon de la première, expliquent qu'ils sont allés voir des syndicalistes de RTE, lesquels ont juré sur leurs grands dieux ou ce qui leur en reste, que la construction du transfo était lié à un problème de sécurité pour la région dont la consommation en énergie augmente très rapidement. Arnaud BOUDOU soutient fortement ce point de vue.
-
Quelques mois plus tard, on apprend que RTE a donné 35 000 euros à Anne LACOUTURE et Arnaud BOUDOU pour qu'il transforme leur camping sur le LARZAC en un "éco-camping", le côté écologique se bornant, pour l'essentiel, selon mes informations vérifiées, à rendre ce camping accessible aux handicapés. Leur projet a été parrainé auprès de la fondation RTE par Jean-Marc PERRIN, successeur de Martine DEBIEZ à la direction du projet de transfo. Jean-Marc PERRIN, avant cette nomination, a été directeur du projet de double ligne à très haute tension (400 000 volts) COTENTIN-MAINE, destinée à écouler l'électricité produite par, tenez-vous bien, le futur réacteur EPR de FLAMANVILLE, contre lequel se sont battus les écologistes.
-
Il semble évident qu'Anne LACOUTURE et Arnaud BOUDOU savaient que RTE dirigeait le projet de la ligne COTENTIN-MAINE et le transfo de SAINT-VICTOR. Ils ont accepté le prix de la fondation RTE pour aménager le camping dont ils sont propriétaires. On peut les comprendre et ne point les juger, sauf à constater qu'ils sont peu cohérents. Et on peut conclure que monsieur PERRIN désamorçait une éventuelle contestation de José BOVE qui n'aurait pu aller contre les intérêts de son assistante.
-
Voilà comment fonctionnent les puissants. Au détriment de qui ?

Voici une photo de la vallée du TARN, entre LEVEZOU (à gauche) et plateau de SAINT-VICTOR à droite. En bas, le barrage de PINET. Voilà les sites que RTE va dégrader !


-

Nouvelles de la Résistance, Les Sentinelles, les Hommens et d'autres qui ne laissent pas faire...


-
Me voici de retour de quelques jours d'absence dont cinq jours passés dans cette admirable région que sont les Raspes du Tarn. J'ai déjà fait un billet il y a deux ou trois ans sur ces vertigineuses pentes schisteuses qui descendent à pic du plateau du LEVEZOU au Nord de la rivière ou de celui du pays de SAINT-AFFRIQUE en son Sud. J'aurai tout à l'heure l'occasion de vous raconter des choses très curieuses sur la manière dont les écologistes - qui ne cessent pour l'heure de nous accélérer très sérieusement le transit -, défendent les intérêts des agriculteurs du bourg de SAINT-VICTOR et MELVIEU, quand les intérêts de leurs membres semblent être en jeu. Pour l'instant, je résume des informations diverses, tendant à vous montrer la persistance et l'organisation de notre résistance à un régime insupportable à une majorité de Français. Pour les Veilleurs parisiens, je signale que la prochaine veillée aura lieu le 8 novembre. 

_
Sentinelles/Veilleurs debout devant le domicile de monsieur VALLS.


Sentinelles/Veilleurs debout à RENNES.
Sentinelles à Rennes (c) cliché Les Sentinelles

Sentinelles/Veilleurs debout Place Vendôme.

(c) cliché Les Sentinelles

Sentinelles fiscales devant MATIGNON.
(Notez les bonnets rouges qui coiffent les dites sentinelles.)

Mardi soir, deux sentinelles fiscales devant Matignon

Du site des Hommen ces photos et ce commentaire.


La semaine dernière, la liberté de conscience a été arrachée aux maires de France. Aujourd'hui, le président Hollande assassine place du Palais Royal des maires de toutes les régions de France. La Liberté est Assassinée.

Personne n'ose plus élever la voix contre l'oppression du gouvernement qui tente par tous les moyens de faire taire le peuple et bâillonner ses plus proches représentants. Pour le gouvernement, quand il s'agit d'enchaîner et saigner à blanc les Français, tous les coups sont permis.






Le Salon beige communique :

Des Sentinelles à Bordeaux le 1er novembre.

Des Sentinelles sont annoncées à Bordeaux le vendredi 1er novembre à 21h00 Place Pey Berland entre la cathédrale et l'hôtel de ville.

Manifestation LMPT au Havre le 3 novembre.

La Manif Pour Tous Le Havre donne rendez-vous à la plage, terminus du tramway (Porte Océane) dimanche 3 novembre à midi à tous ceux qui défendent la place de la famille dans la société.
A l’occasion de la Transat Jacques Vabre, La Manif Pour Tous Le Havre entend rappeler que la famille doit rester le noyau fondamental de toute société. Le projet de réforme relatif à la famille, actuellement en préparation, s’il doit tenir compte des évolutions sociales, ne peut pour autant occulter le droit pour un enfant à avoir UN père et UNE mère. Or, les déclarations du ministre chargé de la famille semblent, une fois encore, sacrifier LA famille aux profits DES familleS. La famille doit être remise à sa place naturelle et légitime : au centre de toute société. L’intérêt de l’enfant doit continuer à prévaloir, non seulement dans le choix des juges, mais également dans ceux des autorités chargées de veiller à leur éducation et leur bien-être : parents, proches, certes, mais aussi l’Etat ! L’un, comme l’autre, ne peuvent être l’objet ni de dogmatisme, ni d’arrière-pensées électorales. Car au-delà du débat sur la parentalité, c’est un débat sur l’Homme qui se profile : sa marchandisation est indéniablement en route.
La Manif Pour Tous Le Havre invite tous ceux qui s’interrogent sur les valeurs qui doivent non seulement être conservées mais aussi continuer à prévaloir sur les autres, à venir participer au rassemblement du dimanche 3 novembre 2013, à partir de midi, à la plage au terminus du Tramway.

9 novembre : accueil d'Arnaud Montebourg Porte de Versailles.

Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, inaugurera aux cotés de Fabienne Delahaye, commissaire générale, MIF Expo, le Salon des Produits et innovations made in France le samedi 9 novembre à partir de 10h00. 

Le 26 janvier 2014, vous êtes pris !

On nous prie d'annoncer la création du collectif "Jour de colère". Ce collectif se donne pour objectif d'organiser une grande manifestation nationale, dimanche 26 janvier, réunissant tous les mécontentements.
Nous avons tous au moins une raison de considérer que ce gouvernement détruit la France. Alors tous à Paris le 26 janvier ! Ce collectif, dont je connais quelques membres, vous invite à le rejoindre sur son site ou sa page Facebook.
Dans les jours qui viennent, il en dira davantage sur ses actions et sur ses membres.

François Hollande accueilli en Slovaquie.

Les Slovaques ont réservé un comité d'accueil au président de la République lors de sa visite officielle mardi, pour lui rappeler que la famille repose sur le mariage d'un homme et d'une femme.


C'est clair. La réputation de monsieur HOLLANDE a très clairement franchi les limites de notre patrie. Elle est devenue internationale !





lundi 28 novembre 2011

Une contribution intéressante sur la sortie du nucléaire

-
Un ami alsacien m'envoie ce texte dû à un Sénateur honoraire sur le nucléaire et ses enjeux. Il est long. Mais il mérite d'être lu dans son entier. Je ne ferai aucun commentaire. Le texte est équilibré et bémolise des propos qui pourraient ne pas être objectifs. Il est factuel et se borne à exposer des données chiffrées pour éclairer nos choix.
-
Après la décision de l'Allemagne de sortir définitivement du nucléaire d'ici 2022, la banque d'investissement allemande KFW a estimé, le 19 septembre, à 250 milliards d'euros au total les investissements nécessaires en Allemagne d'ici 2020 pour sortir du nucléaire et financer les énergies renouvelables.
-
Mais si la France décidait elle aussi de sortir du nucléaire, combien cela coûterait-il ? Sur cette question capitale qui est devenue l'un des enjeux politiques majeurs des prochaines présidentielles, il existe peu d'études rigoureuses et objectives récentes et les chiffres avancés varient bien entendu considérablement en fonction des acteurs interrogés.
-
Le patron d'EDF, Henri Proglio, a par exemple affirmé le 9 novembre qu'abandonner le nucléaire "menacerait 400.000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire et 500.000 emplois dans les entreprises actuellement localisées en France, qui risqueraient de partir à l'étranger." Selon lui, un million d'emplois seraient menacés et le coût pour le pays serait d'au moins 0,5 point de PIB. Dans le scénario d'un remplacement du parc nucléaire français par une production constituée pour moitié d'énergies renouvelables et pour moitié de centrales au gaz, il estime que les prix seraient multipliés par deux et que 400 milliards d'euros seraient nécessaires pour substituer les énergies propres au nucléaire et adapter le réseau à cette mutation énergétique.
-
On peut bien sûr rétorquer que les hypothèses de Monsieur Proglio manquent d'objectivité mais il n'en demeure pas moins qu'une sortie du nucléaire aurait un coût très important et, qu'en s'appuyant sur les données disponibles et publiées dans différents rapports officiels, on peut essayer de l'évaluer.
-
Avec 62 600 MW de puissance nucléaire installée, la France représente à elle seule 17 % de la puissance nucléaire mondiale. Le parc nucléaire français, le deuxième au monde, compte 58 réacteurs répartis sur 19 sites. Avec environ 410 TWh par an, la production d'électricité nucléaire représente les trois quarts de la production totale d'électricité française et 80 % de notre consommation brute d'électricité.
-
En supposant, par souci de simplification des calculs, que notre consommation électrique puisse être stabilisée à son niveau actuel et que la part de l'électricité thermique et hydraulique reste constante, pourrions-nous remplacer notre production électrique nucléaire actuelle par des sources d'énergies renouvelables ?
-
Imaginons que, d'ici 2040, on veuille remplacer notre électricité nucléaire pour moitié par de l'énergie solaire et pour moitié par de l'éolien (un quart avec de l'éolien terrestre et trois quarts avec de l'éolien marin). Dans cette hypothèse, il faudrait, en se basant sur les rendements moyens actuels de production de ces énergies, installer au moins 2000 km2 de panneaux solaires, plus de 3 400 éoliennes terrestres géantes (115 par an) et 8 400 éoliennes marines (280 par an). Une telle montée en charge des énergies renouvelables représenterait au moins 100 milliards d'euros d'investissement.
-
A ces sommes, il faudrait encore ajouter la construction probable d'une quinzaine de centrales thermiques supplémentaires de 400 MW (soit un investissement de 5 à 10 milliards d'euros), pour pallier, dans tous les cas de figure, les inévitables fluctuations de la production d'électricité solaire et éolienne (ces énergies étant par nature diffuses, intermittentes et irrégulières). Il faudrait encore financer l'adaptation complète de notre réseau (environ 5 milliards d'euros) et sa transformation "en grille" avec des compteurs intelligents et des moyens massifs de stockage de l'électricité (air comprimé, hydrogène, gaz, sels fondus). Il faut enfin ajouter le coût considérable du démantèlement de nos centrales nucléaires, de l'ordre de 26 milliards d'euros (450 millions d'euros par réacteur selon les dernières estimations).
-
En supposant même que nous puissions réussir à stabiliser notre consommation globale d'énergie au niveau actuel, ce qui serait déjà très difficile, une telle transition énergétique serait donc longue, très coûteuse et très complexe à mettre en œuvre : un ordre de grandeur d'au moins 150 milliards d'euros semble réaliste. Encore faut-il préciser que cette estimation a minima ne prend pas en compte le coût de reconversion des 125 000 emplois directs (4 % de l'emploi industriel) et 410.000 emplois au total (directs et indirects) et de l'impact économique sur ce secteur industriel stratégique : 12,3 milliards d'euros de valeur ajoutée, soit 0,71 % de la contribution au PIB.
-
Elle n'intègre pas non plus le gain économique et environnemental considérable que représentent les 380 millions de tonnes de CO2 évitées par an (l'équivalent des émissions réelles annuelles de la France), grâce à notre production d'électricité nucléaire. Si l'on retient comme "valeur-carbone", sur le marché européen d'échange de quota, l'hypothèse défendue par Christian De Perthuis (100 € la tonne de CO2 en 2030), c'est donc au moins 38 milliards d'euros que la France devrait débourser en 2040 si elle devait se passer du nucléaire à cette date pour produire son électricité, sauf si elle parvenait à produire en 30 ans plus de 400 TWh d'électricité en émettant aussi peu de CO2 qu'avec le nucléaire, ce qui semble, sans rupture technologique majeure, un objectif très difficile à atteindre.
-
Il faut en effet rappeler que, comparée à d’autres pays développés, la France émet moins de CO2 grâce à son énergie électrique produite à 90 % avec des technologies non émettrices de CO2 : énergie nucléaire (entre 75 % et 78 %) et énergie hydroélectrique (entre 11 et 13 %). En 2010, un Français émettait en moyenne 6,1 tonnes de CO2 par an, contre 10,5 tonnes pour un Allemand et 8 tonnes pour un Européen (moyenne par habitant des 27 pays de l'UE). Rappelons le : grâce au nucléaire, un Français émet 40 % de CO2 en moins qu'un Allemand, soit une différence de plus de 4 tonnes de CO2 par habitant et par an de part et d'autre du Rhin !
-
Il est vrai que la production d’un kWh entraîne en France l’émission de seulement 80 grammes de CO2, contre 620 g aux Pays Bas, 670 g en Allemagne, 870 g au Danemark ! Si nous voulions sortir du nucléaire en maintenant notre consommation électrique à son niveau actuel et en continuant à diminuer nos émissions de CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique, nous devrions, non seulement développer de manière massive les énergies renouvelables, mais également généraliser l'installation dans les centrales thermiques de systèmes de capture et de séquestration de carbone et accélérer la mise aux normes énergétiques très coûteuse de l'ensemble des bâtiments et logements.
-
Au total, si l'on prend en compte l'ensemble des coûts économiques, sociaux et environnementaux d'une sortie du nucléaire, la facture totale serait en tout état de cause de plusieurs centaines de milliards d'euros. Cette sortie du nucléaire, même étalée sur 30 ans, aurait pour notre pays un coût global direct et indirect très important qui se traduirait inévitablement par une hausse de nos émissions de CO2 (alors qu'elles ont fortement diminué depuis 1990) et une augmentation sensible du prix de l'électricité pour les entreprises et les ménages, même si l'ampleur de cette augmentation fait l'objet d'âpres débats entre spécialistes et varie en fonction des hypothèses énergétiques retenues.
-
Or, toutes les enquêtes d'opinion récentes montrent que, si une majorité de Français semble plutôt favorable à une sortie progressive du nucléaire sur une longue période, nos concitoyens refusent à 72 % de payer plus cher leur facture d'énergie pour sortir du nucléaire ! Il y a là un paradoxe français redoutable dont il faut absolument sortir.
-
La question de la sortie du nucléaire est donc une question politique qui relève d'un choix démocratique majeur. Cette question peut être formulée ainsi : quand nous aurons estimé, en nous appuyant sur les scénarios les plus probables et les plus objectifs possibles, le coût réel global de sortie du nucléaire et son impact inévitable sur le prix de l'énergie, serons-nous prêts à assumer toutes les conséquences de ce choix et à payer en outre sensiblement plus cher notre énergie en échange de la suppression d'un risque certes réel mais d'une faible probabilité de survenue dans notre pays, compte tenu du très haut niveau de sûreté de nos installations et de la spécificité géographique et climatique de la France ?
-
Certains écologistes lucides et non des moindres, comme Patrick Moore, ex-dirigeant et fondateur de Greenpeace, ont changé de position sur le nucléaire et admettent l'idée que le recours au nucléaire, comme énergie de transition, est inévitable, avec des normes de sûreté accrues, pour les décennies à venir, si nous considérons que la priorité absolue de l'humanité est de limiter le réchauffement climatique en réduisant drastiquement ses émissions de CO2.
-
Le mouvement écologiste n'échappera pas à ce débat et devra évoluer sur la question du nucléaire qui constitue avec les autres grands leviers définis par Solow (économie d'énergie, amélioration de l'efficacité énergétique, lutte contre la déforestation, réorientation de l'agriculture, capture du CO2 et développement des énergies renouvelables) un moyen de production massif d'énergie non carbonée que nous ne pouvons pas nous permettre de refuser, face à l'immense péril du réchauffement que de nouvelles observations et études scientifiques confirment chaque jour.
-
Les réponses paradoxales de nos concitoyens, qui souhaitent majoritairement, après le traumatisme de Fukushima, sortir du nucléaire mais refusent totalement de prendre en charge le coût de cette sortie, montrent bien à quel point il est nécessaire d'ouvrir un vrai et long débat démocratique pour ne pas céder aux visions réductrices et idéologiques qui polluent et dominent ce débat et éclairer sereinement ses enjeux économiques, sociaux et politiques, complexes mais décisifs pour notre avenir.

René TRÉGOUËT
Sénateur Honoraire
Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

samedi 26 novembre 2011

L'insulte n'est pas un argument

-
Le parti socialiste et les verts ont répondu à la charge du Président de la République sur leur politique nucléaire par des injures (c'est un has been sur le nucléaire) ou des accusations (il ment, il triche, il utilise le chantage à l'emploi). Tout cela est misérable et souligne la pauvreté et la petitesse d'esprit de ces politiques qui se disent responsables et dont les jugements moraux s'adaptent à leurs désirs du moment comme une peau de boudin blanc à la farce qu'elle protège.
-
D'abord, rappelons les grands exemples. Il aura fallu que les stigmates de la maladie qui rongeait le Président MITTERRAND ne puissent plus être dissimulés pour que l'opinion publique connaisse, oh, fort peu, ce qu'il en était. Les bulletins de santé étaient faux ; la maladie était déjà installée au début du premier septennat. Pour l'avoir dit, le Dr GUBBLER a été radié de l'ordre des médecins. Mais n'est-ce pas un terrible mensonge que de dissimuler aux électeurs l'état de santé d'un responsable politique qui aspire à des fonctions requérant le maintien de toutes ses capacités physiques ? Arrêtez-moi si je me trompe. Qui a couvert de son aile protectrice l'affaire du Rainbow Warrior laquelle a coûté son portefeuille à Charles HERNU, comme s'il avait pu prendre seul une telle initiative ? Qui a organisé l'affaire des Irlandais de Vincennes. Et ce sont ces gens-là qui ne cessent de brûler de l'encens devant l'autel du défunt Président et qui vont donner des leçons ? Ne serait-ce point là une triche avérée ?
-
Quand le chemin-de-fer a commencé à se développer en France, il s'est trouvé un très grand savant - je crois que c'était ARAGO - pour mettre en garde les voyageurs contre un possible éclatement des poumons lors du passage du train dans les tunnels en raison de la surpression de l'air qu'y provoquait son passage. La crainte écolo-socialiste me rappelle un peu  ce curieux épisodes de l'histoire des chemins-de-fer.  Si les écologistes et les socialistes veulent nous convaincre de la nécessité de supprimer l'énergie nucléaire, ils doivent apporter la preuve qu'elle est, en France, effectivement dangereuse et expliquer pourquoi, et non pas invoquer des dangers innommés, et faire appel à la peur primale des origines de l'humanité. Ils doivent également présenter un plan d'investissement en équipements susceptibles de remplacer les centrales nucléaires. En évaluer le coût.  Mais si c'est pour nous enfumer avec le charbon ou le pétrole (dont le prix dépassera bientôt celui de la truffe), je préfère le doux panache de vapeur qui s'échappe des tours de refroidissement des centrales. Il faut qu'ils nous disent le prix de revient de l'énergie ainsi produite, qu'ils nous expliquent comment ils entendent évacuer les déchets nucléaires produits depuis l'ouverture des centrales, mais attention dans des conditions qui n'offusquent point l'épiderme délicat de Cécile DUFLOT ou de Dominique VOYNET. Des solutions, il y en a qui sont en cours de réalisation, mais qui n'ont pas l'heur de plaire à ces messieurs-dames. J'ajoute encore une chose. Dans la nature, rien ne se crée, rien ne se perd (le cas du surgénérateur de CREYS-MALVILLE mis à part ; il a été abandonné). Il en résulte que la radioactivité du coeur des centrales n'est pas plus importante que celle qui est dispersée dans la nature (la pechblende par exemple). Elle est tout simplement concentrée : là est le problème, le seul d'ailleurs. Et c'est là-dessus qu'il faut travailler, investir, chercher, protéger.
-
Je trouve très curieux que des gens qui se disent de progrès puissent être à ce point aussi ringards. Et je frissonne de terreur à l'idée de voir un jour des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers d'éoliennes barrer nos horizons. Bien des Don Quichotte, au lieu d'y voir de modernes moulins à vent, risquent d'y voir des géants. Ça promet.
-
Monsieur HOLLANDE est un démagogue. Son parti est un parti totalitaire. Leur projet politique est un concentré de mesures qui abaissent notre patrie, appauvrit les citoyens et engraisse les apparatchiks. Le pouvoir déploie de grandes délices aux yeux des hommes, c'est entendu ; je veux bien que ceux qui y prétendent nous mènent au bord du RUBICON, mais pas pour pécher à la ligne.
-

jeudi 24 novembre 2011

Dans les forêts de Sibérie

-
Sylvain TESSON a eu le Prix Médicis 2011 pour le livre dont le titre sert d'en-tête à mon billet. Il a des bonheurs de plume, des images insolites, un vocabulaire riche, une très vive sensibilité, des aphorismes aussi précis qu'un profil de camée. On regrette que parfois, son écriture trahisse l'effort du créateur et paraisse affectée. Mais c'est une petite critique pour une immense approbation de la manière dont il rend compte de ses six mois passés en ermite dans une cabane au bord du Lac BAÏKAL. Je recommande vivement la lecture de ce récit à tous ceux que tente l'aventure d'une vie érémitique, transitoire ou définitive, c'est selon. La frugalité de la vie d'ermite l'amène à réfléchir à ce qu'est la vie de subsistance, la vie âpre et dure qui oblige à tirer sa nourriture, son couvert et son chauffage d'une lutte incessante avec l'hostile nature. Je me permets de proposer à la réflexion  d'Eva JOLY et des fans, une petite réflexion que Sylvain TESSON fait sur l'écologie et la décroissance.
-
"Les théoriciens de l’écologie prônent la décroissance. Puisque nous ne pouvons continuer à viser une croissance infinie dans un monde aux ressources raréfiées, nous devrions ralentir nos rythmes, simplifier nos existences, revoir à la baisse nos exigences. On peut accepter ces changements de plein gré. Demain, les crises économiques nous les imposerons.


"La décroissance ne constituera jamais une option politique. Pour l’appliquer, il faudrait un despote éclairé. Quel gouverneur aurait le courage d’imposer pareille cure à sa population ? Comment convertirait-il une masse à la vertu de l’ascèse ? Convaincre des milliards de Chinois, d’Indiens, d’Européens qu’il vaut mieux lire SÉNÈQUE qu’engloutir des cheeseburgers ? L’utopie décroissante : un recours poétique pour individus désireux de se conformer aux principes de la diététique."
-
Je crois que l'écologie à la française est un luxe de riche. Il est toujours facile de prendre du bicarbonate pour digérer quand on a la panse (j'ai corrigé une erreur orthographique qui est un lapsus calami, grâce à Roparzh Hemon) bien remplie.
-

samedi 19 novembre 2011

Paris vaut bien une messe...

-
... et l'Elysée un honteux compromis.
-
Monsieur HOLLANDE, en effet, vient de passer avec les Écologistes un accord parfaitement honteux. Il a troqué l'indépendance énergétique de sa patrie et l'avance prise par elle en matière d'industrie nucléaire, contre un soutien électoral du parti écologiste. Moyennant quoi, il cède à ses partenaires une soixantaine de circonscriptions électorales où ces amis de rencontre pourront présenter des candidats ayant des chances d'être élus. Monsieur DELANOE, qui n'a pas été consulté, s'étrangle de stupéfaction et parle de tripatouillage à l'annonce de la candidature de Cécile DUFLOT à Paris. Madame AUBRY (qui ferait mieux de sonder de plus près les marais nauséabonds du Carlton) prétend que son premier adjoint cède sa circonscription à un écologiste ; à Bordeaux, Marie BOVE se présente dans la circonscription représentée aujourd'hui par une députée socialiste, et qui fut il y a peu celle d'Alain JUPPE. Voilà très exactement la traduction concrète de la tiédeur et de la mollesse (disait Martine AUBRY) de l'homme qui aspire à la magistrature suprême. Tous ces accords de coulisse, ces compromis rappellent la bonne odeur du cassoulet que fricotaient en leur temps les radicaux du Sud-Ouest.
-
L'accord électoral prévoit la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici 2025, et une réduction à 50 % de la proportion d'électricité d'origine nucléaire, qui est aujourd'hui de 75 %. Bien entendu, les responsables des centrales nucléaires touchées par ces mesures de fermeture n'ont pas été consultés, ni le personnel d'entretien, ni le personnel d'exploitation. Personne n'est en mesure de dire exactement ce qu'il est en est de la filière Mox, le combustible nucléaire nécessaire au fonctionnement du réacteur EPR en cours de construction à Flamanville dans la Manche.
-
Il se trouve que je suis passé très souvent devant la centrale de FESSENHEIM dont la fermeture est décidée par ces messieurs au lendemain de l'élection (à mon avis problématique) de monsieur HOLLANDE. Je n'ai jamais vu ni entendu qui que ce soit habitant la région proche se plaindre de la présence de ce site nucléaire, fournisseur d'emplois et de ressources financières. Mais je conviens que ces seules raisons ne suffisent pas à justifier le maintien d'un site qui serait dangereux. Il s'agit donc de savoir si l'est vraiment et pourquoi.
-
Il est donc intéressant de s'adresser à ceux qui y travaillent. Le Figaro nous apprend que Bernard DODIN, délégué syndical CFDT à FESSENHEIM dit à qui veut bien l'entendre, sinon l'écouter : "Mon coeur est à gauche, je suis un homme de gauche. Devrais-je compter sur la droite pour sauvegarder notre outil de travail ? Ce serait une bêtise sans nom de fermer FESSENHEIM qui a eu l'agrément de l'Autorité - indépendante - de sûreté nucléaire." De son côté, son collègue de la CGT, Jean-Luc CARDOSO renchérit : "On ne démantèle pas une centrale parce qu'on en a envie, mais parce qu'elle est obsolète." Tel n'est pas le cas, dit-il de la centrale alsacienne. "Les socialistes ont eu tort de céder aux écologistes" dit le premier ; "On sacrifie les salariés d'une industrie au profit de quelques places pour des hommes et des femmes politiques" dit le second. Je ne parle pas des réactions mitigées de nombreuses autres personnalités alsaciennes de gauche.
-
Il me semble qu'il faut poser à l'industrie nucléaire deux questions bien distinctes qui, du reste, semblent bien refléter les positions respectives, l'une, chèvre-choutante et mollassonne du candidat socialiste, l'autre, radicale, celle des fidèles de l'écologisme (j'utilise ce mot à dessein).
-
(a) La première question est raisonnable. Elle consiste à apprécier la dangerosité putative de ces sites nucléaires. Deux types de causes, l'un extrinsèque, l'autre intrinsèque, peuvent caractériser cette dangerosité. Les causes extrinsèques sont des causes naturelles : inondations ou tremblements de terre sont les deux principales. S'il est vrai que l'Alsace est une région sismique, surtout dans sa partie méridionale, les séismes n'y sont jamais très importants. J'en ai personnellement ressenti trois en 30 ans dans la région de STRASBOURG dont un à l'automne 1978, assez fort ; il n'a entraîné aucun dégât, aucune destruction, aucune perte humaine. Et, depuis la destruction quasi totale de BALE à la suite d'un séisme important au XVe siècle, aucun autre protestation de la Terre n'a atteint une ampleur telle qu'elle justifie la terreur. Certes, elle est toujours possible, mais hautement improbable. La question des inondations est réglée depuis longtemps grâce à l'aménagement du cours et du lit du RHIN. Par ailleurs, la centrale de FESSENHEIM est construite sur des normes anti-sismiques. Les causes extérieures de dangerosité peuvent être écartées avec une vraisemblance considérable. Les causes intrinsèques dépendent de la technique elle-même. Je recommande vivement la lecture de l'interview d'Alexandre FAURE par Benoît FIDELIN, publiée dans le numéro 6729 du Magazine Pélerin du 17 novembre 2011. Alexandre est ingénieur de sécurité à la centrale nucléaire de CHOOZ dans les Ardennes. Il expose avec précision les précautions prises pour la surveillance continuelle de la centrale : 200 agents de conduite se relayent 24 h sur 24 pour surveiller la bonne marche des deux réacteurs. Dans la salle de contrôle, des dizaines d'écrans et de voyants fournissent des indications instantanées sur la maintenance électrotechnique, les systèmes informatiques, la conduite des opérations, la sécurité des personnels, et quantité d'autres paramètres. On aimerait bien que des contrôles aussi minutieux soient opérés, mutatis mutandis, dans des secteurs politiquement, médiatiquement et sociétalement moins sensibles, comme celui des hôpitaux, des transports routiers ou ferroviaires, des banques, pour ne citer que quelques uns d'entre eux.
-
(b) Et puis il y a les mauvaises questions de l'écologisme radical, pour qui les idées passent avant les hommes, l'irrationnel avant le rationnel, la doctrine avant les faits. Supprimons les centrales disent les vestales et les flamines de ce culte nouveau qu'est devenue l'écologie. Remplaçons-les par des éoliennes, des panneaux solaires, des sources d'énergie renouvelable, sur la nature éthérée desquelles les desservant du dieu nouveau restent très vagues. Au moment où EDF s'engage dans une campagne d'enfouissement de nombreuses lignes à haute tension qui salissaient de leur pylônes et de leur fils les paysages de nos campagnes et des banlieues, on propose d'implanter des éoliennes. Allez-donc voir du côté de MILLAU, de PERPIGNAN ou de la Vallée du Rhône ces forêts métalliques qui se dressent sur les crêtes des monts et des collines, ne tendez pas l'oreille pour entendre le bruit de leur moulin à vent, (c'est inutile, il s'impose, omniprésent, obsédant, obscène), ne cherchez surtout pas à vous renseigner sur le rendement de ces dispositifs (je vais vous le dire tout de même 17 %), ni sur le nombre de ces horreurs qu'il nous faudrait dresser pour produire autant d'électricité que les centrales supprimées. Vaclav KLAUS (je l'ai déjà écrit il y a longtemps dans un billet de ce Blog) a calculé qu'il faudrait implanter une éolienne tous les 50 m entre la frontière slovaque et la mer du Nord pour produire une quantité d'électricité équivalente à celle que produit une petite centrale nucléaire implantée à la frontière de la SLOVAQUIE et de l'AUTRICHE. Par ailleurs le bilan carbone de ces installation est désastreux : il faut du béton pour les socles, du métal pour les piliers et les pales, tout matériau dont la production exige des dépenses d'énergie thermique considérable. Les panneaux solaires demandent des quantités de matières premières rares, coûteuses, et qu'il nous faudrait importer. Reste la géothermie (fort coûteuse, mais certainement d'avenir) et la micro-hydraulique (il faudrait alors qu'EDF abandonne le monopole de distribution du courant).
-
Désolé d'avoir été aussi long. Mais quand un homme politique aspirant à la magistrature suprême choisit des voies aussi manifestement contraire à l'intérêt de son pays, il est du devoir des citoyens de le lui faire savoir. Rajouté au vote des étrangers, les choix de monsieur HOLLANDE donnent à penser que pour lui le pouvoir est plus attrayant que la survie de la patrie. Monsieur HOLLANDE risque de tomber avant peu sous le coup d'une accusation très grave : celle de représenter les intérêts de l'anti-France.
-



vendredi 30 avril 2010

Requiem pour une placette

-
Il y a trente ans, la place Saint-Louis qui donne sur le pont Saint-Thomas, était, le soir, noire de monde. Une aimable anarchie régnait peut-être dans le stationnement des voitures sur le trottoir qui borde l'ILL. Mais on pouvait stationner régulièrement sur la place elle-même. Une foule d'étudiants se pressaient Aux deux Hallebardes et Aux bons crus d'Alsace, deux délicieuses winstubs contiguës. Certes, dans les salles, on n'y voyait pas à trois mètres tant les fumeurs étaient nombreux, et brumeuse l'atmosphère. Mais il y avait de la vie. Un brouhaha vigoureux faisaient un fond sonore vivant et multiforme ; parfois des chants, indubitablement gaulois jaillissaient, à une table, repris en choeur par les dîneurs.
-
Imaginez aujourd'hui un endroit minéral, pavé de granit, entouré d'un petit muret qui se veut être une sculpture moderne minimale, un désert humain, pas de circulation, pas de stationnement. Des jeunes couples qui voulaient tenir commerce dans le quartier ont dû fermer boutique. Les deux winstubs sont quasi désertes.
-
Les bobos sont passés par là, et les écologistes intégristes. Pas de voitures à STRASBOURG, pas de stationnement, pas de jeunesse le soir dans les rues : les étudiants, on les a repoussé à la périphérie de la ville. C'est dangereux, un étudiant, ça fait du bruit, et il ne faut pas déranger les locataires fortunés qui ont acheté, en connaissance de cause, des appartements rénovés au-dessus des deux restaurants si typiques. Monsieur le maire transforme sa ville en dortoir, en musée, et en touristodrome. Ça me fait mal de voir une ville si belle, que j'aime tant, perdre peu à peu de sa vie, comme un blessé perd de son sang. Hélas, le mal est fait. Plus jamais, cette ville naguère si vivante, ne retrouvera cette pétulance alsacienne, faite de bonhomie, d'humour et de juste distance. Les écologistes sont les ayatollahs d'une nouvelle religion tout aussi sectaire que celle de certains iraniens. Je crains fort qu'ils ne finissent par achever le peu de joie de vivre qui reste à un peuple jadis qualifié "du plus spirituel du monde".
-
Allez ! Je chante un requiem pour cette défunte placette.

samedi 5 septembre 2009

Il a bon dos le dioxyde de carbone

Il y a quelques jours, dans la réponse que je faisais à l'un de mes lecteurs, je disais ma perplexité, et l'incapacité dans laquelle je me trouvais de trancher cette ténébreuse histoire de la "taxe carbone". Ma lanterne est maintenant éclairée, et je partage l'avis de mon commentateur. C'est une fumisterie. Me direz-vous, comment éclairâtes-vous ladite lanterne ? Fort simple. Il m'a suffi de lire un livre tout à fait remarquable, informé, bourré de références bibliographiques, argumenté, qui a pour auteur Vaclav KLAUS, Premier Ministre tchèque. On sait que les médias français ne l'aiment guère, et le taxent, un peu rapidement, d'eurosceptique.


D'abord le titre de l'ouvrage : Planète bleue en péril vert. Qu'est-ce qui est en danger aujourd'hui : le climat ou la liberté. Il est édité par l'IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales, Paris, 2009) Mais il faut aller sur le site http://www.irefeurope.org/ pour savoir comment se le procurer. On me l'avait prêté et je me suis épargné la peine d'avoir à le trouver en librairie.


Dans un premier chapitre, l'auteur explique, références historiques et citations à l'appui que l'idéologie écologiste (qu'il nomme environnementaliste) se rapporte à la liberté humaine et non point à l'environnement. Mais le chapitre le plus informatif est le chapitre 6 : Le réchauffement de la planète : qu'en est-il en réalité ?

On apprend ainsi que les cycles climatiques historiquement étudiables ont une durée de 1.500 ans. Les auteurs qui ont forgé ce concept (S.F. SINGER et D.T. AVERY, La preuve physique de l'irrésistible cycle climatique de 1500 ans de la terre), admettent tout-à-fait que nous traversons une ère de réchauffement, mais, avec d'autres (vrais) savants, ils montrent que le responsable de la "variation naturelle du climat sur Terre est le Soleil", et non pas l'activité humaine. Cette notion de cycle est fort bien illustrée par l'histoire des glaciers. Certains d'entre eux ont commencé à reculer à partir de 1850, et il n'existe aucune preuve que les glaciers arctiques aient reculé PLUS RAPIDEMENT au cours du XXe siècle qu'à celui du XIXe. Plus encore, la fonte des glaces ralentit d'année en année. Les glaciers alpins ont perdu 60 % de leur masse depuis 1850. Mais l'évolution de cette perte est très intéressante. La perte a été de 20 % entre 1855 et 1890. La masse de ces glaciers est restée stable de 1890 à 1925. Elle a encore diminué de 26 % entre 1925 et 1960, s'est stabilisée entre 1965 et 1980, et n'a diminué que de 5 % après 1980. Ainsi la fonte des glaciers n'est pas une fonction directe de l'augmentation de la température. Un autre exemple est très intéressant. La région du KILIMANDJARO voit sa température baisser depuis des décennies, et pourtant la masse du glacier ne cesse de diminuer depuis plus de 100 ans, en raison de la baisse sur le long terme de l'humidité.


Il n'existe aucune étude scientifique prouvant de manière irréfutable que le réchauffement climatique, évident, est provoqué par une certaine forme d'activité humaine. C'est du reste ce que dit Malcolm ROSS, Président de la Société Américaine de Météorologie : L'idée que les hommes contribuent SIGNIFICATIVEMENT au réchauffement planétaire est la plus grosse supercherie scientifique dont il a été le témoin.


L'analyse du compte-rendu public Résumé pour les politiciens du rapport du GIEC-IPCC, commanditée par l'ONU a été reprise par un groupe d'experts indépendants qui a publié un Résumé indépendant à l'usage des politiques. Il est impossible de reprendre dans ce billet la totalité des conclusions de ces experts ; j'en retiendrai deux ou trois.


(a) Les arguments selon lesquels les gaz à effet de serre ont ou sont susceptible d'entraîner un réchauffement climatique sont sérieux et méritent notre attention. Néanmoins, cette hypothèse ne peut être prouvée par des arguments théoriques formels, et les données disponibles autorisent à le discuter de façon crédible.


(b) Tandis que le niveau de la mer s'est élevé de 120 mètres au cours des derniers millénaires qui ont suivi la fin de l'ère glaciaire, il s'est stabilisé il y a 2000 à 3000 ans. L'ère actuelle montre que le niveau général des mers s'élève de 2 à 3 mm par an.


(c) L'activité solaire (cause essentielle des modifications climatiques, je vous le rappelle) a été exceptionnellement importante au XXe siècle, en comparaison des 400 dernières années. (Le réchauffement ne se produit pas seulement sur Terre, mais aussi sur Mars, Jupiter, Saturne et même Pluton, dit un spécialiste tchèque, Lubos MOTL.)


Et les auteurs de ce rapport d'indiquer qu'attribuer l'origine du changement climatique au facteur humain en fin de compte affaire d'opinion. Là est le point essentiel. C'est une opinion, dont les environnementalistes ont fait un dogme qu'ils s'efforcent de nous faire avaler par tous les moyens de pressions, médiatiques, politiques, idéologiques, en menaçant gravement nos libertés, et en faisant peser sur le développement des pays pauvres des terribles menaces de récessions.


Je vous recommande vivement la lecture de cet ouvrage. Il est celui d'un économiste, qui démontre que la liberté va de pair avec le bien être humain, et que le développement technique maîtrisé, joint à des attitudes personnelles respectueuses de l'environnement sont suffisants pour maîtriser les effets du réel mais très modeste réchauffement climatique, dont il se plaît à souligner quelques effets bénéfiques potentiels (comme la possibilité de mettre en culture les terres présentement gelées de la Sibérie).


La conclusion revient à Michael CRICHTON cité par l'auteur : Le plus grand défi auquel l'humanité soit confronté est celui de distinguer le réel de l'imaginaire et la vérité de la propagande.


Le dioxyde de carbone a bon dos. La caque contemporaine de monsieur le député COHN-BENDIT sent le hareng soixante-huitard de Dany le ROUGE.

vendredi 19 juin 2009

Quadrature du cercle

J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt l'émission d'Yves CALVI, "Mots croisés", consacrée aux conséquences des élections européennes. Les grands vaincus, à savoir les socialistes et les centristes d'opposition, avaient beau souligner que plus de 70 % des électeurs avaient voté pour un autre parti que l'UMP, les représentants de la gauche prétendre qu'ils étaient en réalité majoritaires, je ne pouvais m'empêcher de penser que quelque chose sonnait faux dans leur raisonnement.
Un politologue expliquait - ce qui me semble donner la clé de compréhension des résultats - que le PS avait épuisé les propositions de la sociale-démocratie, reprises à leur compte et depuis longtemps par les partis de gauche comme de droite (assurance maladie, assurance chômage, minima sociaux, congés payés, droit à la formation continue, bourses d'études, allocations familiales, RMI, RSA, CMU, etc.) ; selon moi, le PS n'a aucune proposition concrète à offrir aux français, sauf à choisir le marxisme, pas franchi par Jean-Luc MELANCHON.
Le PS peut le faire. Mais s'il est fidèle aux idées de MARX, il ne peut que se heurter aux écologistes qu'il annexe avec une certaine naïveté. Voici pourquoi.
Dans l'ouvrage que j'ai souvent cité dans mes billets, Simone WEIL explique "qu'entre une économie primitive et les formes économiques plus développées, il n'y a pas seulement une différence de degré, mais aussi de nature. Et en effet, si, du point de vue de la consommation, il n'y a que passage à un peu plus de bien-être, la production, qui est le facteur décisif, se transforme, elle, dans son essence. Cette transformation consiste à première vue en un affranchissement progressif à l'égard de la nature. Et d'expliquer qu'au lieu d'être harcelé par la nature, l'homme, dans les nouvelles conditions de production (machinisme, haut degré de technologie), est désormais harcelé par l'homme. En d'autres termes, augmenter le bien-être de l'homme en favorisant la consommation par l'amélioration de la production conduit à deux impasses : une séparation toujours plus grande entre ceux qui conçoivent et ceux qui exécutent - raison essentielle de l'aliénation sociale des salariés, et pas seulement des ouvriers, et d'autre part à un épuisement des ressources naturelles. Là où MARX promeut la production et la supposée libération de l'homme par une modification des conditions de la production, les écologistes, eux, appellent de leur voeux la décroissance, c'est-à-dire un genre de vie plus simple, plus ascétique, plus proche de la nature, plus respectueux de l'environnement. Il y a une antinomie foncière entre ces deux conceptions de la vie humaine, et si les responsables politiques du PS et de l'écologie politique sont intellectuellement intègres, ils ne peuvent que constater les aspects irréconciliables de leurs analyses.
D'où vient alors l'impression que les écologistes sont "à gauche", alors qu'en réalité, ils aspirent à un retour à des formes plus simples de production, des formes qualifiables "de droite" (artisanat, petites unités de production, agriculture biologique, refus de certaines innovations techniques) ? De mon point de vue, cette impression vient de leurs opinions positives sur les réformes sociétales que proposent certains responsables du PS : mariage homosexuel, mère porteuse, atomisation du droit de la famille, etc. En somme le PS, pour revenir au pouvoir en compagnie des écologistes, ne peut compter que sur les innovations sociétales dont il est si friand ; les socialistes n'imposeront pas aux écologistes leurs vues sur la production et la consommation. Il leur faudra donc choisir. Poursuivre dans la voie sociale-démocrate qui les conduit normalement à participer au gouvernement en compagnie de "la droite", ou s'allier aux écologistes, en acceptant l'idée de la décroissance. En aucun cas, rallier les vues marxistes (qui n'ont rien à voir avec le capitalisme vilipendé par le facteur et la timbrée) qui conduisent à la pollution, à la surexploitation des ressources de la planète, et finalement à la mort de l'humanité.

lundi 5 janvier 2009

Les (petits, tout petits) hommes verts

Faut-il que la passion et la haine les aveuglent, les (petits, tout petits) hommes verts. Le cul bien calé dans leur fauteuil de mal élus, ils osent dire que la visite du Président SARKOZY au Proche-Orient est inutile. Ils jouent, comme toujours, contre leur Patrie. Je ne parle même pas des intérêts de leur Patrie, je parle de son honneur. Bien entendu, ils n'ont aucune proposition, aucune suggestion, aucune idée à mettre sur la table. Ils critiquent ; heureusement, leur voix ne rencontre pas d'écho. Ils crient dans le vide. A leur place je dirais, par exemple : "N'envoyez plus de roquettes, ne bombardez pas avec des missiles ; utilisez à la place des canons à courgettes, ou des melons, et choisissez ces cucurbitacées de préférence 'bio' ". Ils sont définitivement nuls, ces (petits, tout petits) hommes verts. Ils sont la honte de la gauche, à laquelle ils prétendent appartenir. Je préfère le silence assourdissant des socialistes à l'agitation de ces homuncules. Elle vaut approbation tacite. Bernard KOUCHNER a donné à monsieur GALZI une belle leçon hier soir au Journal Télévisé. Lui, ainsi que le Président SARKOZY essayent de faire quelque chose et tiennent équilibrée la balance de leur jugement : "Non aux roquettes de ces fous ; non aux chars de ces impitoyables vengeurs. Et il se peut, ajoute-t-il à l'adresse du sceptique monsieur GALZI, que nous n'obtenions pas de résultats, mais au moins nous aurons fait quelque chose."
Tous ces médiocres, ces pauvres types qui se disent "verts", suscitent en moi une colère incroyable. Il faudrait donc que notre pays renonce à jouer un rôle de pacificateur, alors que des civils tant israéliens que palestiniens (hélas, de loin les plus nombreux) meurent sous les coups de leur adversaire ? Il faudrait renoncer ? Ils ne valent pas mieux que les capitulards de Vichy, les (petits, tout petits) hommes verts.
Je considère qu'il faut du courage et de la détermination pour entreprendre ces démarches. Vous noterez que seul notre pays les entreprend. C'est à son honneur, à notre honneur à nous tous. Messieurs les (petit, tout petits) hommes verts, il vous paraît plus important de procéder, contre la Loi, à des mariages homosexuels que de promouvoir la paix ; cela indique bien le niveau de votre pensée politique : même pas au-dessous de la ceinture, mais à celui du sol et de la boue.