Affichage des articles dont le libellé est Vie de l'esprit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vie de l'esprit. Afficher tous les articles

mardi 27 août 2019

Lundi 26 août 2019. Xun Zi et la vie de l'esprit.

XÚN Zǐ (荀子) est un penseur confucianiste du 3ème siècle av. J.-C. On trouvera la traduction de ses écrits dans la remarquable collection dirigée par Anne CHENG, appelée "Bibliothèque chinoise", éditions des Belles Lettres, Paris (2016). La traduction du texte chinois est due à Ivan P. KAMENAROVIC. N’ayant pas sous la main le texte bilingue, je m’en remets une fois encore à la traduction française produite dans l’ouvrage de H.G. CREEL, traduit par Jean-François LECLERC (page 136).

" Ceux qui attachent peu d’importance aux principes moraux sont toujours ceux qui font le plus grand cas du matériel. Ceux qui extérieurement attachent de l’importance au matériel connaissent toujours l’angoisse intérieure. Ceux qui agissent sans se soucier des principes moraux sont toujours dans une position extérieure dangereuse ; et de tels hommes sont toujours intérieurement en proie à la peur."

Ne disposant que de très peu de temps aujourd’hui, je laisse à votre sagacité le soin de savourer la justesse de cette pensée et d'en méditer la profondeur. Je reviendrai dans un proche avenir, dès que j’ai le texte bilingue sous les yeux, sur ce très grand penseur.

Portrait de XUN Zi (d'après Wikipedia).


Portrait of Xun Zi.jpg

jeudi 23 novembre 2017

23 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. On ne possède pas le bien, on le découvre.

-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c'est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"[…]. Quand le bien est présent, il ne faut pas cherche à le connaître pour le posséder et en jouir : trop de lumière l’anéantit, comme on le voit dans l’aventure de PANDORE et de PSYCHÉ. Mais dans l’une comme dans l’autre, on trouve un secret très profond de la vie spirituelle ; c’est que le bien est invisible, qu’il ne peut pas être saisi comme un objet, et qu’il se découvre mystérieusement à celui qui le veut, mais non point à celui qui le regarde. […]."
In
Louis LAVELLE.
Le mal et la souffrance. ["Présences" ; sous la direction de DANIEL-ROPS.]
Librairie Plon, les petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris 1940. (Page 73.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
J’aime tout à fait l’idée (mais est-ce une idée ? N’est-ce pas une évidence qui jaillit dans le cœur des chercheurs de vérité ?) que le bien ne doit pas être recherché pour être possédé, mais pour être accompli et découvert. Dans la note brève que j’ai consacré aujourd’hui à cette mémorable prière du chapelet avec plus de cinquante jeunes gens et jeunes filles, mardi dernier, j’ai, sans le savoir, illustré ce que LAVELLE dit si bien et ce que je dis si mal. Ce que j’ai vu a comblé mes yeux et mon cœur ; j’ai découvert cette assemblée ; il ne m’est pas venu à l’esprit que je devais demander à ces jeunes les raisons de leur participation.
Si je l’avais fait je les aurais réduits à l’état d’objets, et le miracle de leur présence à Dieu se serait transformé en une pièce de théâtre, belle certes, mais dépourvue de ce mystère, de ce secret, qui est le propre de la vie de l’esprit…
Ainsi me revient la parole de Jésus : « quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père, qui est là dans le secret, et ton père qui voit dans le secret, te le rendra (Matthieu 6, 6) ».
Mes lecteurs habituels doivent bien se rendre compte qu’avec le temps, la teneur de mes billets change quelque peu. Je me sens plus appelé à créer des liens avec ceux qui sont proches, épouse, enfants, petits-enfants, passants, voyageurs du métro, correspondants sur Facebook. Il me semble que c’est en cercles concentriques et centrifuges que se propagera la Bonne Nouvelle. Les grands, les grossiums, les élites, les chefs, peuvent nous accabler d’impôts, de règlements, de contraintes, d’injonctions; ils peuvent nous accabler de leur grandeur ; ils peuvent dire tout et n’importe quoi (et ils ne s’en privent pas) : le mot chien n’a jamais mordu personne et la répétition incantatoire des mots "les plus démunis" (nom émasculé des « pauvres ») n’en a jamais sorti un de la misère, des mots "ouverture au monde" n'a jamais aidé un pays émergent à émerger davantage, mais a permis d'importer de la main d'oeuvre bon marché pour faire un travail que nous ne voulons plus faire, moi le premier ce qui me désole et me remets à ma place. C'est que le bien relève de la volonté !
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE (LE PLUS SOUVENT) ET CURIEUSE.
-
La bobote s’en fout !

-
Une vision de Jean-Paul II.

-
Les imbéciles continuent de surnager dans les marigots de l’audioviosuel.



Pauvre, pauvre ENTHOVEN !
-
Guerres de Vendée.

-
L’Église clandestine en URSS