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lundi 3 octobre 2011

Ce livre n'est pas recommandable

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Deux réactions de lecteurs, l'une très argumentée, l'autre plus polémique, m'amènent à préciser ma pensée sur le livre de Pascal BONIFACE. Selon eux, le livre n'est pas recommandable.
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(a) J'ai bien pris soin de préciser que j'ai survolé ce livre. Mon regard a été accroché par deux affirmations qui m'ont paru intéressantes. J'ai donné la liste des faussaires de Pascal BONIFACE. J'aurais dû préciser que c'était "sa" liste et que ne n'y adhérais pas - sauf pour Caroline FOUREST qui me paraît vivre d'imposture - forcément à ses analyses. Je me moque des affiliations politiques de monsieur BONIFACE. Je m'intéresse à ce qu'il écrit. Et s'il apparaît, à la lecture, qu'il est un grand manipulateur, je vous le ferai savoir. Il apparaît aux dires ce ceux qui l'ont lu que ses affirmations sont légères et ses arguments infondés. Je vais voir.
(b) Je ne serai jamais l'homme d'un système, même si je m'efforce de systématiser ma pensée (ce qui n'est pas la même chose ; je renvois mes lecteurs au chapitre "KANT" de l'ouvrage publié sous la direction de Maurice MERLEAU-PONTY : Les philosophes, de l'antiquité au XXe siècle. Histoire et portraits). Quand j'approuve l'initiative de XYLOGLOSSE alias Arnaud MONTEBOURG de dénoncer publiquement les agissements moralement répréhensibles, et peut-être juridiquement condamnables de monsieur GUERINI, je n'entends pas adhérer à ses options politiques. Je trouve qu'il lui a fallu du courage pour l'avoir fait, et le seul à l'avoir fait parmi les responsables socialistes. Que cette dénonciation soit de posture ou sincère n'est pas le problème. J'applique ici mon principe, faire le crédit de la bonne foi à celui qui parle.
(c) J'ai sur l'un de mes lecteurs le privilège d'avoir compté parmi mes élèves des étudiants maghrébins, syriens et africains. Je les ai bien connus et j'ai eu pour eux de l'affection et de l'admiration pour leurs qualités humaines et intellectuelles. Pratiquer l'amalgame qui consiste à envelopper tous les maghrébins, les arabes, les africains de la réprobation (pour ne pas dire du mépris) dont on gratifie certaines populations immigrées possiblement profiteuses, ou les assimiler tous à bandes ethniques qui terrorisent nos concitoyens est une opération qui m'est insupportable, au nom même de la justice et de la vérité. Me gratifier de défenseur (sous entendu "à tout prix") des "jeunes" des cités, j'ai le regret de le dire à TIPPEL, est un procès d'intention blessant et qui n'est pas à la hauteur de ses habituelles interventions.
(d) J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de dire combien je trouvais Martine AUBRY arrogante, hargneuse, dangereuse pour la démocratie en raison de son sectarisme totalitaire. Une fois, j'ai signalé, parce que je l'avais vue dans l'émission de Michel DRUCKER, Vivement dimanche ! qu'elle était sympathique dans son particulier. C'est ce que j'ai vu et entendu. C'est ce que je dis. Point. Si, par malheur, elle est désignée candidate officielle du PS aux élections présidentielles, ne vous étonnez pas de la voir installer son PC de campagne Rue AUBRY le BOUCHER, près du Centre POMPIDOU ; ne veut-elle pas augmenter de 50 % le budget de la culture ?
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Dernière notule ; j'ai eu le privilège, aussi, de connaître un parent de Julien BENDA. Il en portait le patronyme, et était un fort brillant chercheur du Collège de France. Je vais de ce pas commander La Trahison des clercs. Car la suggestion de Pierre-Henri THOREUX me paraît fort judicieuse.
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PS : (a) je ne crois pas que Georges BERNANOS approuverait le traitement infligé aux Palestiniens par ISRAËL avec la bénédiction des États-Unis. Je n'y peux rien, mais je le trouve indigne d'un pays civilisé, et ses dirigeants feraient bien de relire ce que dit la Torah à propos du traitement de l'étranger (je précise, de celui qu'ISRAEL considère comme étranger, ce qui est une contrainte morale de plus au regard du Livre).
PS : (b) il est très difficile d'exprimer sa pensée de manière nuancée dans des billets écrits et nécessairement courts.