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vendredi 9 décembre 2016

08 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Tout finit par se savoir, cher Manu !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"C’est difficile de s’affranchir d’un parti ! Soyons francs, l’étiquette politique, le mode de scrutin, les modes de désignation, les modes de financement des campagnes électorales sont des choses qui comptent et qui pèsent. Vous êtes donc dans un rapport où vous tendez l’élastique en permanence, jusqu’au bord de la rupture, mais sans rompre pour autant. J’en suis un des exemples. Cela dit, est-ce qu’il y a des possibilités de rupture et d’affranchissement ? Je crois qu’il ne faut pas l’exclure dans l’avenir."
Confidence de Manuel VALLS à Stéphane LENEUF. Mercredi 4mars 2009, Assemblée Nationale.
In
Le goût du pouvoir. Rencontres avec les jeunes loups de la politique.
Bourrin éditeur, Paris, 2010, p. 35.
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2. COMMENTAIRES.
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Manuel VALLS ne sera pas soutenu par Martine AUBRY, j'en fais le pari. Dans le livre de LENEUF, il est mentionné qu’en début juillet 2009, ladite Martine lui avait envoyé une lettre l’enjoignant de cesser ses attaques contre le Parti socialiste ou de le quitter. La remarque citée est une réponse à madame AUBRY, dont Manuel VALLS avait dit à LENEUF que sa pensée s’était arrêtée aux années quatre-vingt-dix, sans préciser du reste s’il s’agissait des années 1890 ou 1990. J’inclinerais volontiers à croire que Manu Menton Pointu pensait au XIXe siècle, tant madame AUBRY est restée archaïque, sectaire et hargneuse.
Ceci étant dit, on voit poindre dans cette sorte de profession de foi (elle ne date que de 7 ans) le cynisme d’un homme qui a circonvenu François HOLLANDE, et se soucie du socialisme comme de colin-tampon. Pour dire le vrai, nous partageons avec allégresse son insouciance, mais nous craignons aussi bien son sectarisme que son arrogance, et nous n’oublions pas qu’il a fait gazer des femmes, des vieillards et des enfants lors de La Manif Pour Tous de mars 2014. De cela, il devra rendre compte tout comme le sinistre BOUCAULT qui a fait probablement truquer les photos aériennes publiées par le Monde, lesquelles laissaient entendre qu’il n’y avait pas eu autant de manifestants qu’avancés, et qu’il a interdit la transmission des photos aériennes prises par la protection civile aux responsables de cette manifestation.
Mensonge, désinformation, violence en tous ordres ne me paraissent pas honorer celui qui prétend à nos suffrages !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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C’est le grand amour chez les socialistes :


Faut pas s'géner Julien !
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Enfin, elle démissionne !





jeudi 3 décembre 2015

03 décembre 2015. La pilule, la veste ou la culotte (comme on voudra) de monsieur Delevoye. Deuxième billet de ce jour

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Monsieur DELEVOYE n'a pas été réélu Président du très inutile CESE. Paye-t-il son refus d'avoir pris en considération la pétition de plus de 700 000 citoyens ? Je ne sais. Mais il  avait pris ses ordres à l'Elysée, à Matignon et à la Rue Cadet... Et son refus, sous d'autres cieux que celui du socialisme aurait peut-être été traité de forfaiture.
Cela n'a pas été. C'est que la justice n'a pas le droit d'auto-saisine. Voilà qui est bien commode pour ce régime.
Je dois dire que je ne suis pas mécontent que monsieur DELEVOYE ait été renvoyé à ses très chères études, lesquelles sont pour nous, contribuables, fort coûteuses.

J'aurais volontiers gardé le silence et modéré mes commentaires sur nos princes, en ces moments de tristesse. Mais la manipulation grossière dont ils se rendent les auteurs à quelques heures des élections régionales est insupportable. Hier soir, Manuel VALLS sur Europe 1. Aujourd'hui, Martine AUBRY sur France 3 ou BFMTV, je ne sais plus, mais je l'ai vue. Guillot crie au loup. Les imbéciles ! Les triples imbéciles ! Chacune de leurs interventions leur ôtent des voix, et ils croient en ravir au Républicains ? Ils n'aiment pas la France. Ils aiment la TURQUIE (quelques milliards d'euros accordés par l'Europe à ERDOGAN contre la promesse de modérer les flux de migrants) ! Ils aiment le QATAR, ils aiment l'ARABIE SAOUDITE (pourquoi pas, après tout), mais ils détestent la RUSSIE. Je me demande dans quel pays je suis !

Il faut quand même se souvenir que François HOLLANDE s'est décidé à prendre à son compte des mesures d'urgence, réclamées depuis des mois par l'opposition, y compris le FN. Et il y a des porte-cotons pour dire que Normal Ier a coupé l'herbe sous le pied à ses adversaires ? Mais on rêve ! On hallucine. Il ne fait que leur donner raison. Eh bien je préfère l'original à la copie !
Se refaire une virginité sur la mort et le sang de tant d'innocents compatriotes et d'innocents étrangers est indigne. Il ne l'aurait pas été de la part de monsieur HOLLANDE de reconnaître qu'il n'avait pas pris à temps la mesure du risque. Voilà qui l'eût grandi et rendu respectable aux yeux de ses compatriotes. Il a fallu ces horreurs pour qu'il réagisse et s'en vante ? Quelle honte.
Ne parlons pas de l'opposition qui a tant à faire avec les crèches (monsieur BAROIN, ou même monsieur Hubert FALCO qui a contraint un forain à ôter une crèche de son stand, au motif qu'elle occupait l'espace public lequel, on le sait, est LAIC, comme certaines rues encombrées de fidèles musulmans les vendredis soirs ; ce sont les deux poids deux mesures qui sont ignobles). Ces gens devront rendre des comptes. Et le plus tôt sera le mieux.
Exeant omnes ! Exeant !

vendredi 16 décembre 2011

Les voyants extra-lucides

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Le 8 novembre 1932, Léon BLUM publiait dans le Populaire un article dans lequel il affirmait : "Hitler a perdu le pouvoir, il a perdu l'espérance du pouvoir !" Peu de temps après cette belle déclaration, le Maréchal HINDENBURG désignait comme chancelier de l'Empire celui que BLUM voyait comme un désespéré. Bel exemple de clairvoyance pour un homme que l'on crédite d'une envergure politique exceptionnelle.
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Le 10 septembre 1939, Paul REYNAUD, alors ministre des Finances claironnait : "Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts."  Il aurait dû changer de lunettes ! Bel exemple de clairvoyance pour un homme dont on a tout-à-fait accepté la très opportuniste démission au moment des ténèbres de la débâcle, et qui passe pour un politique remarquable.
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Ne parlons pas du Maréchal FOCH, qui - il n'était que général à l'époque - déclara en 1911 : "les aéroplanes sont des jouets scientifiques intéressants, mais ne présentent pas de valeur militaire." Il est vrai que KELVIN avait déclaré en 1895 que "la réalisation d'une machine volante plus lourde que l'air est impossible."
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Si je vous cite ces quelques prophéties foireuses (qu'on me passe cette petite vulgarité), c'est bien pour indiquer que le jugement politique peut être oblitéré par des craintes, des présupposés idéologiques, des ignorances, et qu'il est bien vain, de la part des candidats déclarés à l'élection présidentielle, de tirer des plans somptueux sur une dérisoire comète. Les Français ne sont pas dupes. Un récent sondage indique que 55 % de nos concitoyens sont en faveur d'un Gouvernement d'Union Nationale après les élections de mai 2012, quel que soit le vainqueur. Ils voient bien l'extrême difficulté dans laquelle est plongée notre patrie, pour des raisons qui échappent en partie à la décision de nos responsables, mais aussi pour des raisons qu'ils auraient pu anticiper ou pour des décisions hasardeuses qui ont entraîné des calamités, au nombre desquelles les 35 heures (proposées par madame AUBRY sur les conseils de Dominique STRAUSS-KAHN), ou la retraite à 60 ans.
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C'est tout pour ce soir.
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lundi 3 octobre 2011

Ce livre n'est pas recommandable

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Deux réactions de lecteurs, l'une très argumentée, l'autre plus polémique, m'amènent à préciser ma pensée sur le livre de Pascal BONIFACE. Selon eux, le livre n'est pas recommandable.
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(a) J'ai bien pris soin de préciser que j'ai survolé ce livre. Mon regard a été accroché par deux affirmations qui m'ont paru intéressantes. J'ai donné la liste des faussaires de Pascal BONIFACE. J'aurais dû préciser que c'était "sa" liste et que ne n'y adhérais pas - sauf pour Caroline FOUREST qui me paraît vivre d'imposture - forcément à ses analyses. Je me moque des affiliations politiques de monsieur BONIFACE. Je m'intéresse à ce qu'il écrit. Et s'il apparaît, à la lecture, qu'il est un grand manipulateur, je vous le ferai savoir. Il apparaît aux dires ce ceux qui l'ont lu que ses affirmations sont légères et ses arguments infondés. Je vais voir.
(b) Je ne serai jamais l'homme d'un système, même si je m'efforce de systématiser ma pensée (ce qui n'est pas la même chose ; je renvois mes lecteurs au chapitre "KANT" de l'ouvrage publié sous la direction de Maurice MERLEAU-PONTY : Les philosophes, de l'antiquité au XXe siècle. Histoire et portraits). Quand j'approuve l'initiative de XYLOGLOSSE alias Arnaud MONTEBOURG de dénoncer publiquement les agissements moralement répréhensibles, et peut-être juridiquement condamnables de monsieur GUERINI, je n'entends pas adhérer à ses options politiques. Je trouve qu'il lui a fallu du courage pour l'avoir fait, et le seul à l'avoir fait parmi les responsables socialistes. Que cette dénonciation soit de posture ou sincère n'est pas le problème. J'applique ici mon principe, faire le crédit de la bonne foi à celui qui parle.
(c) J'ai sur l'un de mes lecteurs le privilège d'avoir compté parmi mes élèves des étudiants maghrébins, syriens et africains. Je les ai bien connus et j'ai eu pour eux de l'affection et de l'admiration pour leurs qualités humaines et intellectuelles. Pratiquer l'amalgame qui consiste à envelopper tous les maghrébins, les arabes, les africains de la réprobation (pour ne pas dire du mépris) dont on gratifie certaines populations immigrées possiblement profiteuses, ou les assimiler tous à bandes ethniques qui terrorisent nos concitoyens est une opération qui m'est insupportable, au nom même de la justice et de la vérité. Me gratifier de défenseur (sous entendu "à tout prix") des "jeunes" des cités, j'ai le regret de le dire à TIPPEL, est un procès d'intention blessant et qui n'est pas à la hauteur de ses habituelles interventions.
(d) J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de dire combien je trouvais Martine AUBRY arrogante, hargneuse, dangereuse pour la démocratie en raison de son sectarisme totalitaire. Une fois, j'ai signalé, parce que je l'avais vue dans l'émission de Michel DRUCKER, Vivement dimanche ! qu'elle était sympathique dans son particulier. C'est ce que j'ai vu et entendu. C'est ce que je dis. Point. Si, par malheur, elle est désignée candidate officielle du PS aux élections présidentielles, ne vous étonnez pas de la voir installer son PC de campagne Rue AUBRY le BOUCHER, près du Centre POMPIDOU ; ne veut-elle pas augmenter de 50 % le budget de la culture ?
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Dernière notule ; j'ai eu le privilège, aussi, de connaître un parent de Julien BENDA. Il en portait le patronyme, et était un fort brillant chercheur du Collège de France. Je vais de ce pas commander La Trahison des clercs. Car la suggestion de Pierre-Henri THOREUX me paraît fort judicieuse.
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PS : (a) je ne crois pas que Georges BERNANOS approuverait le traitement infligé aux Palestiniens par ISRAËL avec la bénédiction des États-Unis. Je n'y peux rien, mais je le trouve indigne d'un pays civilisé, et ses dirigeants feraient bien de relire ce que dit la Torah à propos du traitement de l'étranger (je précise, de celui qu'ISRAEL considère comme étranger, ce qui est une contrainte morale de plus au regard du Livre).
PS : (b) il est très difficile d'exprimer sa pensée de manière nuancée dans des billets écrits et nécessairement courts.

samedi 3 septembre 2011

Le doigt dans l'oeil ou si c'était vrai ça se saurait

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"Le XXè siècle sera heureux! Alors, plus rien de semblable à la vieille histoire; on n'aura plus à craindre, comme aujourd'hui, une conquête, une invasion, une usurpation, une rivalité de nations à main armée..., un partage de peuples par congrès...; un combat de deux religions se rencontrant de front, comme deux boucs de l'ombre sur le pont de l'infini; on n'aura plus à craindre la famine, l'exploitation, la prostitution par la détresse, la misère par le chômage, et l'échafaud, et le glaive, et les batailles, et tous les brigandages du hasard dans la forêt des événements; on pourrait presque dire :  'il n'y aura plus d'événements; on sera heureux'."
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Ainsi disait Victor HUGO dans les Misérables. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le prophète barbu s'est fourré le doigt dans l'oeil. Le XXe siècle a vu éclater deux guerres mondiales épouvantables, surgir la bombe atomique, les camps de concentration, des régimes totalitaires comme il n'en avait jamais existé (STALINE, HITLER, MUSSOLINI) et dont certains perdurent avec arrogance (BACHAR EL ASSAD, COREE du NORD, CHINE, MUGABE). Il faut bien réaliser que, dans le sillage des utopies de la Révolution française, et soutenu par tout un courant de pensée se réclamant du progressisme, notre bon  vieillard donnait l'impression de croire dur comme fer à ce qu'il disait. Exactement comme madame AUBRY qui prétend que l'on peut, dans le contexte économique actuel, augmenter le pouvoir d'achat, partir à la retraite à 60 ans, travailler 35 heures par semaine, recruter en pagaille des fonctionnaires si... si elle est élue. Demain on rase gratis, c'est bien connu. Il est vrai que madame ROYAL annonçait un SMIC à 1500 euros par mois pendant sa campagne et qu'elle avoua, après son échec, n'avoir jamais cru à cette promesse.
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Ces gens se trompent doublement et même triplement, et je crains que les ténors de l'actuelle majorité ne tombent dans les mêmes travers. (a) Leur erreur porte sur l'homme ; ils estiment qu'il est naturellement bon, naturellement porté au bien et que la société est responsable de tous ses errements. Or l'homme n'est rien de tout cela. Il est peccable, et par nature, enclin à la paresse, à la cupidité (surtout la cupidité), l'orgueil, la jouissance à tout prix, l'égoïsme. Le politique est radicalement impuissant à rendre l'homme travailleur, généreux, humble, charitable. Il  lui faut, pour obtenir les résultats que l'exercice d'une saine vertu, si elle était enseignée permettrait d'obtenir partiellement, il lui faut, disais-je, le recours à "la force injuste de la loi" (immortelle et charismatique parole de feu le Président MITTERRAND). Le problème, c'est qu'un loi humaine se contourne... (b) Ils ne croient pas à la loi naturelle, et par conséquent, ils sont par essence totalitaires, puisque, détenant le pouvoir législatif, ils détiennent celui de définir des normes positives sans avoir à se référer à la loi naturelle (c'est bien ce qu'avait dit en son temps le Président CHIRAC). (c) La troisième erreur relève de la philosophie politique. Il est impossible de proclamer son attachement à la fraternité, l'un des trois termes de la devise républicaine, quand on passe son temps à critiquer ceux qui ne pensent pas comme vous. Par quoi, il apparaît que le but des joutes politiques n'est pas le bien du peuple et des citoyens, mais la prise du pouvoir à la seule fin d'en jouir.
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Alors je pense à la scène du lavement des pieds... Le Maître prend le statut d'esclave et va laver les pieds de ses disciples. On en est loin. Si toutes ces promesse politiques étaient tenables, ça se saurait.
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C'est tout pour aujourd'hui.

mercredi 31 août 2011

Amabilités cacophoniques

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Michel ROCARD est un "grand pourfendeur de l'hypocrisie" dit Dominique de MONTVALON dans un article de France-Soir. En affirmant que DSK était atteint "d'une maladie mentale et avait du mal à maîtriser ses pulsions", l'ancien premier ministre met hardiment et courageusement les pieds dans le plat. Évidemment, il exaspère les éléphants, éléphanteaux et éléphanticules. Mais enfin il exprime quelque chose qui pourrait bien ressembler à la vérité. DSK n'a pas fait l'objet d'un non-lieu, il n'a pas été blanchi par la justice américaine, comme tant d'imbéciles se plaisent à le proclamer aussi bien à la télévision qu'à la radio. Le procureur a simplement abandonné les poursuites, et s'il s'est effectivement passé quelque chose à caractère sexuel - même la défense de DSK admet des gestes inappropriés - nous ne saurons jamais exactement quoi, puisque la victime supposée ne sera jamais confrontée à son agresseur présumé.
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Bien entendu, après avoir tonitrué haut et fort son opinion sur DSK (qui "a du talent" dit-il, ce qu'il est nécessaire de mentionner), ROCARD s'est attiré une volée de bois verts de la part de Laurent FABIUS qui déclare, l'imbécile (au sens de BERNANOS) : "je ne savais pas que ROCARD était un expert médical internationalement reconnu". Car lui, il l'est, ce qui lui permet d'affirmer haut et fort que ROCARD se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate. Il ne comprend donc pas que ROCARD exprime une idée bienveillante et que lui, l'omniscient, le déclare capable d'avoir une relation sexuelle, consentie ou contrainte, avec une femme de chambre, entre la poire et le fromage, ou plus exactement entre deux avions, sans que cela tire à conséquence.
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Jacques LANG déclare avec hauteur : "Je crois que ROCARD a quelques difficultés à maîtriser les siennes, de pulsions." Voilà un travers qui n'encombre pas le parcours de l'ancien ministre de la culture !
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Et puis il y a monsieur PUPPONI, l'actuel maire de SARCELLES, ami et successeur de DSK dans cette fonction. Monsieur PUPPONI ne fait pas dans la dentelle, mais dans la fête foraine. Il s'apprête à faire en sa bonne ville un accueil triomphal au "blanchi" de NEW-YORK qui n'en demandait sans doute pas tant.
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Oublierais-je madame AUBRY ? Que nenni ! Après avoir passé à MARRAKECH un accord pré-électoral avec DSK, celle-ci prend ses distances, et essaye de décoller de son doigt le sparadrap strauss-kahnien. Il lui faut gagner des voix pour rattraper monsieur HOLLANDE qui la distance dans les sondages. Madame MANSOURET lui a peut-être remonté de symboliques bretelles en lui rappelant l'affaire de Tristane, sa fille, et en lui susurrant que François HOLLANDE savait tout. Du coup, pour grappiller quelques voix chez les militantes, madame AUBRY lance à son ex-partenaire le coup de pied de l'âne : "Je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l'attitude de Dominique STRAUSS-KAHN vis-à-vis des femmes" (citation de mémoire.)
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Attendons la comparution en justice de monsieur GUERINI, l'actuel Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, pour en savoir un peu plus sur les combines par lui échafaudées, et qui ont probablement permis à Martine AUBRY de devenir Premier Secrétaire du PS, si j'en crois les protestations de Ségolène ROYAL.
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Personnellement, je trouve que ces amabilités, passablement cacophoniques, traduisent et trahissent la vacuité intellectuelle abyssale du programme socialiste. Les deux qui émergent de ce naufrage sont Arnaud MONTEBOURG qui a dénoncé les pratiques de monsieur GUERINI, et surtout Manuel VALLS qui décidément a une approche autrement réaliste des difficultés de notre pays. En voilà deux qu'il faudra suivre.
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Ceci étant, je maintiens que dans un pays riche comme la France, il est scandaleux que 8 millions et quelques de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Il faudra bien, que dis-je ? il faut mettre fin à ce scandale, et pour cela en avoir le courage et la volonté.
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lundi 18 juillet 2011

Pour qui se prend-elle ?

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Fassent les Cieux que nous ne l'ayons jamais comme Président de la République ! Madame AUBRY vient de tenir des propos qui ressemblent bien à ceux d'un censeur des moeurs (politiques, cela va sans dire). Si elle avait été le Premier Magistrat de notre Pays, elle aurait exigé la démission de monsieur FILLON, le Premier Ministre. Venant de la part d'un responsable qui avait passé un accord avec monsieur STRAUSS-KAHN, la chose ferait rire, si elle ne révélait un trait de caractère extrêmement dangereux pour la démocratie : celui d'un dictateur au petit pied.
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J'ai eu l'occasion de dire hier que je trouvais peu élégants les jugements de monsieur FILLON sur madame Eva JOLY, une inélégance qui tient du reste plus à la forme qu'au fond. Et je vous renvoie à mon billet d'hier pour justifier ce bémol apparemment tardif. Mais rien ne motive, for la haine de l'adversaire, l'exclusion symbolique de monsieur FILLON du champ politique, par cette dame AUBRY dont j'exigerais, moi, la démission de Premier Secrétaire si j'étais membre du Bureau National du PS. Pour qui se prend-elle ? Est-elle oui ou non pour la suppression du défilé ? Monsieur FILLON est pour son maintien. Il le dit, et attaque au passage la candidate qui désire sa disparition. Mais que dit madame AUBRY là-dessus ? Nous ne le savons pas, en tout cas les médias n'ont pas relayé franchement cette opinion, bien que nombre d'éléphants, éléphanteaux et éléphanticules aient bari haut et fort qu'ils étaient pour son maintien. Et à comment justifie-t-elle l'opinion de madame JOLY, madame AUBRY ?
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Nous sommes là  dans le pur domaine de l'idéologie. Il est dit dans le système de pensée socialiste qu'il faut être internationaliste. Monsieur FILLON ne pense pas ainsi. Il n'est donc pas socialiste (on s'en doutait un peu), donc il doit démissionner. C'est aussi simple que ça. Un tel raisonnement est d'une rare imbécillité. Je maintiens qu'il faut poser à madame JOLY les quelques questions relatives à l'exercice de ses droits de citoyen norvégien. Si elle les a exercés (ce qui n'est pas illégitime en soi), alors il est possible de conclure qu'elle a une double attache et qu'il peut y avoir des conflits d'intérêt entre ces deux amours (notamment à propos du pétrole, sur quoi le peuple norvégien dont le pays regorge, s'est fondé pour rejeter l'entrée dans l'Union Européenne). On pourrait cependant imaginer ou rêver que madame JOLY, si elle était élue, négocie très improbablement un accord privilégié avec la Norvège, un accord qui donnerait à la France un accès sécurisé et bon marché à l'or noir. Serait-elle prête à le faire ? Voilà un bon usage potentiel d'une double nationalité, non ?
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Madame AUBRY, qui n'est décidément pas en veine d'imbécillité (au sens de BERNANOS), déclare à AVIGNON qu'il faut augmenter (et qu'elle augmenterait, grâce à l'argent récupéré "sur les riches") le budget de la culture de 30 à 50%, rien que ça, ce qui est une manière de s'attacher davantage un monde (officiel et médiatique) qui lui est tout acquis. Dégoûté des errements, des horreurs, des enfantillages de "l'Art Contemporain", une partie des gens de goût a déserté le champ de la Culture et l'a abandonné à des faiseurs ou des rapins : ça nous donne le Piss Christ et autres BOLTANSKY, ou encore des tableaux entièrement blancs, ou orange ou noirs que l'on proclame chefs-d'oeuvre, tandis que d'authentiques artistes, explorateurs de nouvelles formes ou de nouvelles matières, crèvent de faim dans leur sous-pentes, faute d'entrée dans le petit monde des cultureux de gauche.
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Manuel VALLS, lui, décidément plus intelligent et plus au fait de la réalité, a tout simplement déclaré que l'augmentation insensé de ce budget est impossible. Bonjour les étripages à venir au PS. Je reviens donc à ma question : Pour qui madame AUBRY se prend-elle ?

mercredi 29 juin 2011

Primaires au Parti Socialiste

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Madame AUBRY a donc présenté hier sa candidature aux élections primaires du PS. Elle l'a fait, disent les journaux, depuis et dans son "fief" de LILLE. Jolie manière de désigner le pré carré que le PS s'est taillé dans la région, à coup de subventions, de rattachement de communes périphériques socialistes à la ville de LILLE (pour garder la mairie), de politique clientéliste. La langue trahit et traduit toujours une réalité. Mais le PS n'est pas le seul à  avoir agi ainsi. Il fut un temps où, régnant en maître à PARIS, le RPR a pratiqué la même politique.
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Il vaut la peine de regarder en face ces élections primaires : sont candidats François HOLLANDE, Martine AUBRY, Ségolène ROYAL, Manuel VALLS, Arnaud MONTEBOURG. C'est d'abord de ce dernier que je voudrais parler. Stéphane LENEUF a fait paraître en 2010 un livre intitulé Le goût du pouvoir. Rencontres avec les jeunes loups de la politique. Je n'ai pas eu le temps encore d'en lire la totalité. Mais bien de ces jeunes loups sont mis gentiment sur le grill par l'auteur : François BAROIN, Manuel VALLS, Jean-Christophe LAGARDE, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Benoît HAMON, Najat BELKACEM, etc. et bien entendu Arnaud MONTEBOURG.
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J'ai lu le chapitre consacré à l'entretien que LENEUF a eu avec Arnaud MONTEBOURG. Le jeune loup y apparaît sous un jour nettement plus sympathique et ouvert que dans les interventions qu'il destine aux médias. Il n'a pas sa langue dans sa poche. Voici quelques réponses  aux questions et réflexions que lui fait l'auteur.
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(a) "[...] Je pense qu'il y a un problème de renouvellement des dirigeants politiques, parce que le parti est un héritage ainsi qu'une sorte de système de protection d'intérêts acquis. Toute remise en question est donc vécue comme un danger, alors qu'elle serait d'une grande utilité. Dans la vie ce sont souvent les héritiers qui dilapident le patrimoine et le capital du fondateur [NdT : Il s'agit ici du capital mitterrandien]. Pour moi le Parti socialiste est aujourd'hui dans cette situation."
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(b) Arnaud MONTEBOURG explique ainsi les raisons de l'échec de 2007, et le report de nombreuses voix socialistes sur François BAYROU :
"Les électeurs se détournent parce que le Parti socialiste a dix ans de retard par rapport à la société. Il y a un problème d'immobilisme. L'ancienne génération a transformé le parti en parti conservateur. Préserver des positions acquises, défendre des fromages, cela ne représente pas mon parti socialiste ! Je ne suis pas d'accord avec cela, donc je cherche à le transformer. Je pense que c'est rattrapable, mais il y a un moment où l'on ne pourra plus passer notre temps à rattraper. Le jour où je serai convaincu que ce n'est pas possible, je le quitterai. On approche du moment de vérité. Ce sera sans doute avant 2012."
Arnaud, vous souviendrez-vous de ce que vous disiez si justement au début de l'année 2010 ?
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(c) Et à propos de l'audace de Nicolas SARKOZY qui a recruté de nombreux quadras comme ministres, Arnaud MONTEBOURG déclare :
"Ils [NdT : Les quadras du Président.] n'ont pas eu la malchance d'avoir Lionel JOSPIN qui n'a jamais eu l'idée de préparer sa succession puisqu'il était persuadé d'être élu. C'est par orgueil que ces choses-là se sont passées ! Je me souviens qu'au moment du départ de l'équipe gagnante de 1997 avec Martine AUBRY et Dominique STRAUSS-KAHN, il a été décidé de réinstaller Laurent FABIUS et Jack LANG alors qu'il aurait fallu nous aider et faire monter une nouvelle génération. Le PS donne des coups à ses enfants. Tout cela, c'est la faute de Lionel JOSPIN qui a ossifié le parti !"
Cher Arnaud, conviendrez-vous avec moi que la stratégie conservatrice du PS et de ses éléphants n'a guère varié. Vous citez deux noms de l'équipe gagnante de 1997, Marine AUBRY, Dominique STRAUSS-KAHN, des noms que précisément on retrouve ou aurait dû retrouver aux primaires. Aurez-vous le courage de quitter ce parti de fossiles ?
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Je dois dire que dans de nombreux billets précédents, je n'ai guère été tendre avec Arnaud MONTEBOURG. Je tempérerais volontiers mes critiques en lisant les déclarations qu'il fait dans ce livre. S'il persiste dans ses analyses et s'il a la force de proclamer ses convictions, il a certainement de l'avenir. On peut espérer qu'il n'attendra pas d'être centenaire.
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vendredi 11 mars 2011

Incohérence de la pensée

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Madame AUBRY a reproché à Michèle ALLIOT-MARIE de n'avoir pas compris l'aspiration du peuple tunisien à la démocratie, et son désir de secouer la pesante tutelle d'un tyran. Et sur ce point, il faut lui donner raison. Fort bien. Il me semble logique par conséquent de considérer que madame AUBRY confère le caractère démocratique au nouveau régime en train de se mettre en place au pays des Carthaginois. Fort bien encore.
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Il se trouve que des milliers de Tunisiens fuient ce paradis démocratique nouvellement apparu pour tenter de gagner la France, en qui ils voient leur seul salut. Madame BRUNEL, utilisant l'expression maladroite de "remettre dans les [ou "dans des", qui ne dit pas la même chose que "dans les"] bateaux ceux de ces clandestins qui viendraient à aborder les côtes de notre pays suscite un tollé général de la classe politique. Quoi ! Comment ? Est-ce possible ? Une honte. Effets de manche, mouvements mussoliniens du menton, et tutti quanti.
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Je reprends donc ma méthode des questions.
(a) La Tunisie actuelle est-elle oui ou non démocratique ?
(b) Pourquoi tant de Tunisiens fuient-ils leur pays ?
(c) Avons-nous les moyens de les accueillir décemment et si oui, comment et à quel prix ?
(d) Est-il possible tout à la fois de vouloir recruter des fonctionnaires, augmenter le pouvoir d'achat, accueillir des immigrés clandestins, en faisant payer les riches et seulement les riches ? Ne faudrait-il pas mettre à contribution d'autres citoyens pour appliquer cette politique, et qui ?
(e) Serait-il possible de demander leur avis aux Français (indépendamment de leur couleur de peau ; un compatriote est un compatriote ; il n'y a aucune concession à faire là-dessus).
(f) Est-il possible de reconnaître l'autre en son identité profonde quand on ne sait pas soi-même qui l'on est ?
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Questions subsidiaires.
(a) Pourquoi monsieur Laurent HENART, numéro 2 du Parti Radical, s'est-il félicité publiquement de la reculade du Gouvernement sur la déchéance de la nationalité, et l'attribue-t-il à l'influence du Centre ?
(b) Serait-il judicieux, puisque cette mesure, probablement anticonstitutionnelle, n'a point passé la rampe du Législateur, de lui substituer la déchéance des droits civiques ?
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La véritable faiblesse de l'opposition est sa pensée : creuse, contradictoire, incohérente, elle est ballottée au gré des influences diverses qui l'agitent. Je conçois parfaitement que l'on pratique une politique d'accueil des clandestins. Mais alors il faut dire comment on va s'y prendre et ne pas mentir aux Français sur les sacrifices qui leur seraient demandés au cas où elle développerait. Il faudrait d'autres références et un autre Credo pour qu'elle fût un succès. Sinon, mensonge, duperie, tromperie.
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lundi 7 mars 2011

Sondage (bis)

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Comment ne pas relever la réaction de monsieur AYRAULT aux résultats du sondage explosif dont je vous parlais hier. Le maire de NANTES, d'habitude mieux inspiré, se dit consterné de voir "monsieur SARKOZY se faire dicter son ordre du jour par Marine LE PEN" (je cite de mémoire ; l'idée est parfaitement rendue).
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Mais qui doit dicter à l'exécutif son ordre du jour ? Le PS et les sociétés de pensée plus ou moins occultes qui entendent imposer au pays une politique inspirée d'idéaux, sans doute respectables mais enfin minoritaires, ou bien les citoyens qui s'inquiètent (à tort ou à raison, la question n'est pas là) de tel ou tel problème. Quand 23 % des sondés (près d'un électeur sur quatre) déclarent qu'ils voteront pour Marine LE PEN, on ne dit pas que le peuple a tort. On se demande pourquoi il réagit ainsi.
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Il serait donc intéressant de voir pourquoi ces électeurs font ce choix, de connaître leur motivation, leur crainte, leurs désirs, et d'y répondre par des solutions qui honorent la double tradition de patriotisme et d'accueil de la France. Et puis il serait intéressant de savoir pourquoi seulement 21 % des sondés se déclarent soit en faveur de Martine AUBRY, soit en faveur de monsieur SARKOZY.
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J'ai entendu la première reprocher au Président de la République de favoriser les entreprises et non les collectivités locales. C'est bien connu que celles-ci sont des créatrices de richesses tout à fait remarquables pour sa clientèle, qu'elle recrute à tour de bras dans les régions et départements que contrôle le PS, dans la fonction publique territoriale. Les entreprises, elles, se décarcassent pour produire, exporter, créer des emplois durables et qualifiés, des richesses redistribuables. Ce qui est tout à fait condamnable, en effet.
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Décidément, ils sont tous nuls, archi-nuls, aveugles, archi-aveugles. Qu'ils se soucient enfin de la France et des Français ; ils semblent mettre, eux, leur âme avant leur ventre dans l'ordre de leurs préoccupations.

lundi 3 janvier 2011

Comptabilité sécuritaire

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Au nom de la transparence, madame AUBRY demande que le ministre de l'intérieur publie les statistiques des voitures brûlées dans la nuit de la saint Sylvestre. Au nom du 'bon sens' le ministre de l'intérieur dit que la diffusion immédiate de ces chiffres donnerait aux incendiaires l'impression que leur activité annuelle est un défi ; un défi qu'ils se portent à eux-mêmes et à l'autorité ; un défi qu'il s'agit de relever en dépassant les performances de l'année précédente.
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J'applique ma méthode en posant des questions :
Quelle est l'intention de madame AUBRY quand elle demande la publication de ces chiffres ?
Leur diffusion est-elle vraiment une information qui est due aux citoyens ?
Leur diffusion ne risque-t-elle pas d'accroître, au cas où "les chiffres ne seraient pas bons", le sentiment d'insécurité que la première secrétaire du PS ne cesse de dénoncer comme infondé ?
Peut-on considérer qu'il y a entre les forces de l'ordre et les incendiaires comme une sorte de jeu ?
Madame AUBRY a-t-elle émis un jugement sévère sur ces actes délictueux ou les considère-t-elle comme normaux, les faisant passer ainsi par pertes et profits ?
Madame AUBRY a-t-elle exprimé sa compassion, sa sympathie, sa "solidarité" avec les victimes de ces déprédations ?
Est-il possible de faire la part des incendies de voitures de tiers et de voitures d'incendiaires désireux de se débarrasser de leur encombrant véhicule ?
Monsieur HORTEFEUX a-t-il raison de ne pas diffuser immédiatement ces chiffres pour ne pas entretenir dans l'esprit des incendiaires un motif de fierté, celui "d'avoir fait mieux que l'an dernier" ? Est-il de bonne foi ? Cherche-t-il à cacher quelque chose ?
Madame AUBRY a-t-elle proposé une solution plus efficace pour empêcher ces débordements ?
Peut-on concevoir qu'il est normal de les associer à une fête qui devrait être seulement d'allégresse ?
Les partis politiques pourraient-ils donc se pencher ensemble sur les origines de cette violence et tenter d'y remédier par des mesures consensuelles ?
N'est-il pas dérisoire de soulever une polémique sur le traitement de ces dérives par l'exécutif alors qu'il y a des centaines de SdF qui crèvent de misère, de faim, de froid et de solitude ?
Ah ! A propos, combien de voitures ont-elles été brûlées dans la banlieue de LILLE. Madame AUBRY le sait-elle ? Si oui, pourquoi ne les publie-t-elle pas ?
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Lamentable, oblique, tortueux ! Rien de tout cela n'honore la République.
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Regardez le deuxième billet de ce jour, je vous prie.

samedi 27 novembre 2010

Utiles rappels

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Voilà bientôt trois ans que je m'efforce de faire partager à mes lecteurs les fruits de mes réflexions, leur évolution. Il y a un an ou plus, je parlais des règles qui fondent une communication éthique, des règles établies par un très grand philosophe contemporain, Jürgen HABERMAS. Avant d'aller plus loin, et d'expliquer (à Hiver par exemple) que loin d'être partisan, je m'efforce d'être objectif, je vais rappeler pêle-mêle ces règles.
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(a) Faire à son interlocuteur le crédit de la bonne foi.
(b) Donner aux mots le même sens et donc s'accorder au préalable sur leur définition.
(c) Laisser à son interlocuteur le temps nécessaire pour exposer sa pensée.
(d) Dire de quel lieu on parle et se tenir à ce lieu.
(e) Faire le constat commun des points d'accord et de désaccord.
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Hiver, dans un commentaire du billet "Ils ont osé", me fait le procès d'être partisan. Hiver s'adresse à moi ; il y a donc communication. Mais, comme chacun de nous est poussé à le faire, il interprète mes propos, cherche des arrière-pensées à mes remarques. Il ne me fait pas le crédit de la bonne foi. La première règle n'est donc pas entièrement respectée. Mais il va m'objecter ceci : "Vous-même imputez une mauvaise foi incroyable à monsieur BAYROU ou madame AUBRY. Vous ne leur faites pas le crédit de la bonne foi". Nuance, nuance ! Ces personnes ne s'adressent pas à moi. Je ne suis pas leur interlocuteur, mais un spectateur de leurs échanges acerbes avec le Président de la République. Comment pourrais-je à partir de ce que j'ai observé et compris de l'interview de monsieur SARKOZY affirmer qu'ils ont été objectifs. Il n'est pas vrai, par exemple, que le Président n'ait parlé des jeunes ; il a souligné les raisons vraisemblables de leur actuel malaise. Il en a parlé différemment de ce que monsieur BAYROU a exposé dans son programme. L'analyse a été superficielle, c'est exact, mais elle était juste, et c'est cela qu'il fallait dire pour être intellectuellement honnête. En affirmant cela, je respecte la dernière règle celle du constat de bonne foi de nos points d'accord et de désaccord sur cette intervention.
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Je n'ai jamais caché l'endroit d'où je parlais. Il est celui d'un universitaire chrétien. A ce titre, je me reconnais le droit de ne pas taxer de déboussolement ou d'hésitation, les temps de silence et de reprise du Président, mais d'y reconnaître les limites assumées et les faiblesses de tout être humain, madame AUBRY incluse. J'ai donc respecté la quatrième règle, mais, sur ce point, je reconnais que monsieur BAYROU et madame AUBRY l'ont aussi respectée, en se situant clairement comme responsable de leurs mouvements politiques respectifs. Je m'interroge simplement sur le degré de liberté que leur laisse cette qualité. Il me semble limité par les pressions que les ambitions politiques, l'opinion publique, leurs projets largement influencés par les électeurs potentiels exercent sur eux. Elles les incitent à découper dans le réel ce qui semblent abonder dans leur sens et conforter leurs désirs.
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Quant à l'accord sur la définition des mots, il est loin d'être acquis. On les pare souvent de toute une brume de significations symboliques. L'achat et la transformation d'un avion d'occasion pour en remplacer deux, désuets, à court rayon d'action est tout à fait emblématique : c'est une réelle source d'économies pour le Président, une dépense inutile et obscène pour l'opposition. Le désaccord porte sur le sens que l'on donne au mot "économie". Pour l'un c'est dépenser moins, pour l'autre c'est augmenter les impôts des plus riches pour maintenir en l'état la totalité des dépenses publiques, la redistribution y compris. Dans les deux cas c'est parfaitement compréhensible et même acceptable, mais on ne parle pas de la même chose : dialogue de sourds ! sonotones autorisés.
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A demain.

vendredi 19 novembre 2010

Ils ont osé...

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Le rôle de l'opposition est, bien entendu, de s'opposer. Mais pas à n'importe quel prix, et surtout pas au prix de la mauvaise foi, de la bêtise et du mensonge. Et pourtant madame AUBRY et monsieur BAYROU ont réagi à l'intervention du Président SARKOZY avec la plus extrême mauvaise foi, la plus grande bêtise, et le mensonge.
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Sur la bêtise.
Monsieur SARKOZY a répondu aux questions que lui posaient les journalistes. Il n'en était pas le maître. Et si l'on peut imaginer avec vraisemblance que le Président a déterminé avec ses interlocuteurs les champs balayés par l'interview, ce serait faire un mauvais procès à David PUJADAS, Claire CHAZAL et Michel DENISOT que de supposer une quelconque connivence avec le Président quant au contenu et à la forme exacte des questions posées. Comme par ailleurs, et monsieur SARKOZY ne s'est pas privé de le souligner, ce sont les journalistes qui par leurs attaques incessantes ont crée dans l'opinion ce climat de suspicion, que ce soit sur l'expulsion des Roms, sur l'achat de l'avion présidentiel, sur l'affaire WOERTH-BETTENCOURT, que n'aurait-on pas dit si ces questions avaient été passées sous silence ? L'opposition n'a cessé d'attaquer le Président sur ce point. Ces messieurs les opposants méprisent les Français et leur supposent une grande bêtise quant ils attaquent le Président sur le contenu de son intervention. Ce sont eux qui font preuve d'une grande bêtise. Mais je me demande s'ils n'ont pas déteint sur ceux qui partagent leurs vues.
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Sur la mauvaise foi.
On ne peut donc reprocher au Président d'avoir répondu à ses détracteurs. Comme par ailleurs le temps imparti à l'interview était limité, est-il honnête, monsieur BAYROU, de prétendre que le Président n'a presque pas parlé des Français ? Pas un mot sur l'éducation, dites-vous. Mais les oreilles, que vous avez grandes, vous ont-elles lâché ? Monsieur SARKOZY a parlé des jeunes, et répondu, notamment sur la question des emplois qui seraient abusivement occupés par des seniors au détriment des jeunes rentrant dans la vie active. Car le souci des jeunes n'est pas l'éducation mais l'emploi qu'ils devront trouver dans quelques années. Il a rappelé une stricte vérité factuelle : il y a une stricte corrélation entre l'emploi des seniors et celui des jeunes. Vous prétendez qu'il n'a pas parlé d'environnement. Pourquoi en aurait-il parlé : il a pour lui un bilan et des moyens : le Grenelle de l'environnement - conduit avec brio par Jean-Louis BORLOO dont personnellement je regrette le départ - et celui d'un Ministère aux compétences élargies. Dites-moi, monsieur BAYROU : vous avez été aux affaires, il n'y a pas si longtemps. Est-ce que l'environnement, qui devient chez vous une passion subite et peu désintéressée, fut alors un souci personnel ? Avez-vous promu des actions de sensibilisation à cette question dans les établissements scolaires dont vous étiez responsable ? Êtes-vous intervenu dans ce domaine par des propositions concrètes ? Vous gérez avec un certain bonheur le Ministère de la Parole. Mais guère plus.
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Sur le mensonge.
La championne toute catégorie, dans ce domaine, est madame AUBRY. Après avoir accusé, pendant des mois et des mois monsieur SARKOZY d'être catégorique, péremptoire, sûr de lui, ne voilà-t-il pas qu'elle l'a trouvé, je cite "déboussolé, hésitant, qui donne l'impression de ne pas savoir où il va". Il me semble que madame AUBRY fait un transfert de ses propres états intérieurs sur celui dont elle rêve d'être l'adversaire aux prochaines élections présidentielles. Je lui conseille quelques séances de psychanalyse, ou de préférence une consultation chez l'ophtalmologiste qui lui prescrira de nouvelles lunettes. Monsieur SARKOZY n'a été ni hésitant, ni déboussolé, seulement plus humain. Et cet homme dont je soutenais la politique, sans avoir pour lui de sympathie réelle, a suscité en moi de l'admiration. Car, hormis madame AUBRY, infaillible pythie, je trouve bien qu'un responsable reconnaisse ses fragilités et ses limites. Sur ce point, vous avez encore du chemin à faire madame.
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Ainsi, ils ont osé ! Pour moi, ils ont tapé dans le vide, un vide fait d'approximation, de ténèbres, de mensonge.
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Je m'absente jusqu'à lundi. Reprise des billets mardi.

mercredi 29 septembre 2010

Une nouvelle maladie contagieuse, la cacostomase...

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Une nouvelle maladie contagieuse est en train de se répandre dans les espaces médiatiques et politiques, la cacostomase (du grec kako, mauvais [cf. cacophonie, cacochyme en français et stoma, bouche [cf. stomatite en français]). Elle est due à une mouche, la Cacostoma, genre qui comprend de très nombreuses espèces.
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Tout a commencé avec la Cacostoma pictavorum. Comme son nom l'indique, c'est une espèce endémique qui vit dans le pays des Pictaves, aujourd'hui le Poitou. Elle est particulièrement virulente, et a pour caractéristique de s'attaquer non seulement à des mouches appartenant à d'autres espèces, mais aussi à d'autres Cacostoma, pourtant réputées très proches d'elle par les moeurs et les habitudes comportementales. Ainsi, C. pictavorum n'hésite pas à piquer Cacostoma aubryi ou Cacostoma peilloni. La première de ces dernières espèces sévit dans le Nord de la France. En apparence moins virulente que C. pictavorum, elle est tout aussi dangereuse et semble prendre une grande importance dans la niche écologique qu'elle a commencé d'occuper dans la région de REIMS, repoussant à l'occasion C. pictavorum dans son Poitou originel. Cacostoma xyloglossa sévit en Bourgogne ; elle fait beaucoup de bruit, elle est de bel aspect, elle adore fréquenter les Cacostoma mieux armées et plus puissantes qu'elle, mais celles-ci la repoussent avec assez de vigueur.
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Cacostoma marianni (var. joanus-franciscus kahnus) s'est répandue dans les journaux. Elle y creuse des galeries souterraines fort nauséabondes. Il faudrait aussi citer Cacostoma villepini. Cette mouche-là, piquée par une autre espèce de mouche, aime les eaux troubles ; elle vit dans les marais de Clearstream (clair courant, en français), et ce n'est pas le moindre des paradoxes que de constater l'écart entre le nom de l'habitat et son aspect putride. Cette mouche fait beaucoup de bruit avec ses ailes, mais en réalité, elle se reproduit difficilement, et ses colonies sont assez peu peuplées. Cacostoma lefebvri cumule le bruit assourdissant d'ailes rognées à la curieuse manie d'activer les coches, un peu comme celle qu'a célébré notre bon La FONTAINE. On la dit très proche d'un autre genre de mouche, la Sarkozya.
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Bref, les entomologistes peuvent s'en donner à coeur joie. Mais il n'en demeure pas moins que tous ces insectes polluent notre environnement par leur bruit, leurs attaques incessantes, leurs papillonnements superficiels d'un objet à l'autre. Il est assez étonnant de constater que la Sarkozya, après avoir beaucoup occupé l'espace reste en retrait. Je l'imagine prête à prendre son envol à la première occasion, malgré les nombreux coups dont elle a fait l'objet.
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Bonne journée.

dimanche 1 août 2010

L'homme concret

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Deux séries d'événements viennent à nouveau de mettre la question de la sécurité au premier plan de l'actualité : les violences de GRENOBLE, consécutives à la mort d'un caïd de cité, d'origine maghrébine, et les mises à sac par des "gens du voyage" (pudique appellation pour désigner des nomades venus de ROUMANIE) de plusieurs bâtiments publics dans le CHER après qu'un des leurs eut été tué par un gendarme alors qu'il forçait un barrage. Il me semble nécessaire de réfléchir sur ces événements en essayant de se départir autant qu'il est possible de positions idéologiques.
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La première des précautions à prendre consiste à ne pas généraliser, à ne pas englober dans la même réprobation tous les membres d'une communauté en raison de leur origine. La seconde consiste à partir des faits tels qu'on peut les connaître à travers ce qu'en disent les médias. J'ai puisé ici mes informations dans le magazine Le Point.
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Karim BOUDOUDA a été tué à GRENOBLE par un gendarme qui ripostait au tir de trois malfaiteurs lesquels venaient de braquer un casino ; Karim était de leur nombre. Les violences ont commencé après que 50 jeunes se sont rassemblés dans une mosquée autour d'un imam. Cinquante à 60 voitures ont été brûlés, une salle de musculation incendiée ainsi que d'autres bâtiments, des abribus, du mobilier urbain. Une sacoche contenant plusieurs dizaines de milliers d'euros (entre 20.000 et 40.000) dérobés par violence au Casino a été retrouvée sur les lieux des échanges de tirs.
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La première question qui vient à l'esprit est simple. Comment des jeunes gens peuvent-ils défendre un braqueurs du calibre de Karim BOUDOUDA ? Par quelle déformation de l'esprit jugent-ils anormal qu'un gendarme riposte à des tirs destinés à le blesser sinon à le tuer ? Je ne vois que deux réponses possibles à cette question. La première consiste à dire que la cité où s'est produit le drame est au main d'une mafia qui arrose les jeunes d'argent sale et leur demande de faire le guet ou de transporter les produits de leur trafic. C'est ainsi que les choses se passent dans les cités Nord de MARSEILLE aux dires d'un témoin que je connais personnellement. La seconde, plus inquiétante, consiste à supposer que la réaction est celle de jeunes gens se reconnaissant dans un groupe ethnique et réagissant à l'ordre légal français comme s'ils le jugeaient tyrannique ou inacceptable. Les deux raisons peuvent être conjuguées. Dans aucun des deux cas, la chose est tolérable. Et si ces jeunes ne veulent pas comprendre qu'ils déraisonnent et qu'ils nous accablent de leur haine et de leur ressentiment, il n'y a pas beaucoup de solutions, autres que musclées. La déchéance de la nationalité me semble être tout à fait justifiée.
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Deuxième série de violences. Un membre d'une communauté de Roms refusent de s'arrêter à un barrage. Il se fait menaçant. Il est tué par un gendarme. Le chauffeur fuit. En réaction à ce drame, plusieurs dizaines de Roms se rendent dans des villages (trois ?) de la région où ils sont stationnés (SAINT-AIGNANT) et mettent à sac plusieurs bâtiments publics.
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Le Président de la République a prononcé un discours qualifié de musclé à GRENOBLE. Il propose de déchoir de leur nationalité des délinquants nés en France de parents étrangers. Il ne parle pas de TOUS les Maghrébins, de tous les Africains, de tous les Asiatiques, de tous les Roumains, Ukrainiens, Kosovars, Bulgares, etc. Non. Il cerne bien la cible : les délinquants. Par ailleurs, il demande que les campements et squats illégaux installés par les Roms soient démantelés. Il se trouve que j'ai vécu très longtemps en Alsace et que j'ai vu des dizaines de fois des campements de Roms sur le parking de ma propre faculté, sur celui de l'Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs physiciens, sur les pelouses nombreuses du Parc d'Innovation d'Illkirch, sur celles qui jouxtent le supermarché d'Illkirch. Dans tous les cas, l'eau étaient prélevées dans les lavabos des bâtiments publics ou privés avoisinants, l'électricité prise aux lampadaires publics, et les alentours du campement souvent (pas toujours) souillés de papier et surtout d'excréments. Or, il y a près du golf d'Illkirch un très beau terrain d'accueil pour les gens du voyage : eau, toilettes, électricité. Ce terrain est bien rempli, par des nomades courtois et bien élevés qui acceptent de payer la très modeste contribution qui leur est demandée pour assurer l'entretien du site.
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Madame AUBRY, qui refuse d'installer à LILLE des caméras de surveillance sur la voie publique, accepte la cuisine hallal dans les cantines, ouvrent les piscines municipales aux femmes maghrébines en des jours précis, et est mariée à Me BROCHEN (ou vit avec), avocat réputé pour sa défense des extrémistes musulmans, parle d'atteinte aux principes républicains. Elle oublie, comme tous les idéologues, les propriétaires des voitures brûlées à GRENOBLE, les clients des supermarchés ou les étudiants contraints de slalomer entre des roulottes et des poubelles débordantes. Qu'importe les gens qui souffrent de ces dysfonctionnements, petit ou grands. Il faut que les idées soient sauves. Je vais simplement lui dire qu'il est impossible d'exiger l'obéissance à la loi quand on défend ceux qui constamment la violent, et qu'on les défend au motif qu'ils sont étrangers et crachent sur notre pays. Tous ne le font pas fort heureusement. C'est une minorité. Et elle feint de croire que le Président englobe dans une même réprobation les délinquants et les paisibles étrangers. Elle continue de mentir, de se mentir et de fermer les yeux devant la détresse de ceux qui, français souche ou étrangers, ont à subir les agressions de ces furieux. Dieu nous garde de l'avoir jamais comme Président, comme ministre ou comme quoi que ce soit. Elle est trop loin du réel.
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vendredi 25 juin 2010

Confucius, toujours

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Quand j'entends XYLOGLOSSE, Martine AUBRY (dont le nom exact ne semble pas être celui qu'elle utilise publiquement) ou Frédéric LEFEVRE, je ne puis m'empêcher de penser à ce que CONFUCIUS disait d'un de ses contemporains, SHAO ZHENG MAO :
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"Il suffit qu'il (qu'elle) soit quelque part pour que les disciples s'assemblent en foule autour de lui (d'elle), il suffit qu'il (qu'elle) parle pour travestir la vérité et semer partout le doute, il suffit qu'il (qu'elle) exprime avec force une idée pour qu'elle soit pernicieuse et soutenue avec la dernière opiniâtreté. Cela fait de lui (d'elle) un phénix parmi les gens de rien ; il était impossible de ne pas le (la) condamner." (In Xun Zi, VIII, 2. Traduction de I.P. KAMEROVIC. [La partie féminine de la citation est de ma main !])
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Pour dire le vrai, CONFUCIUS alors Ministre de la justice dans la Principauté de LU, avait condamné à mort ce trublion qui, en raison de son rang et de son pouvoir très étendu, se croyait pourvu d'un titre éternel d'impunité. Pour dire encore le vrai, il est bien des hommes politiques, de la majorité comme de l'opposition, qui semblent bien partager l'opinion de cet infortuné SHAO ZHENG MAO en matière d'immunité. Et il est assez injuste et partial de ma part de ne viser que les trois personnages cités en exergue de ce billet. Il y en a beaucoup d'autres. Je me demande même si le constat de CONFUCIUS ne s'applique pas de nos jours à tous les hommes politiques engagés dans la lutte pour le pouvoir. Je me demande enfin si CONFUCIUS n'avait pas anticipé l'intuition et l'analyse de ma chère Simone WEIL qui prônait la disparition générale des partis politiques (j'ai fait un petit billet sur cette réflexion !).
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Nous aurions un très grand profit a lire et relire les ouvrages que l'on attribue à ce très grand sage chinois. Nous croyons que nos philosophes des Lumières ont pensé l'universel. C'est une grave erreur de perspective. Il nous faut revoir d'urgence nos opinions sur ce point.
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mardi 22 juin 2010

Elle ment

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Madame AUBRY ment. Quand elle prétend qu'en cas de victoire de la gauche elle ramènera l'âge de la retraite à 60 ans, elle sait pertinemment qu'elle ne le pourra pas. Elle approuve les mesures prises par ses amis en Grèce, en Espagne ou au Portugal (suppression du 13e et 14e mois en Grèce, diminution des salaires des fonctionnaires en Espagne, par exemple). Il doit bien y avoir une raison. Mais ce qui est bon pour les autres pays ne semble pas l'être pour le sien. Sa France à elle n'existe pas. C'est une France rêvée, une France idéale (dans l'esprit socialiste). Il faut tout de même que la Première secrétaire nous explique comment elle parviendrait à distribuer des richesses qui ne sont pas produites. Car c'est bien de cela qu'il s'agit.
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La crise que nous connaissons est une crise de l'aveuglement. La majorité des Français, dont l'ignorance en matière économique est abyssale, (à la mesure de la certitude que les éléphants ont de pouvoir résoudre tous nos problèmes par un coup de baguette magique à fort caractère fiscal), n'a pas compris que quand les banques prêtent de l'argent, elles prêtent en réalité un argent qui n'a qu'une existence virtuelle, et qui est gagé sur les biens et richesses à venir produites par l'emprunteur. C'est parce que les pays à direction socialiste ont emprunté plus que la production prévisible de richesses pendant la période de remboursement, que nous connaissons ce marasme. Le problème de la France est essentiellement une insuffisance de production de richesses liée à une insuffisance de travail que n'ont pas compensée les gains de productivité. Sur ce point, toutefois, j'ai lu un article dont j'ai oublié qui l'avait écrit - c'était un universitaire économiste - qui plaidait avec de très bons arguments pour une augmentation du pouvoir d'achat, en encadrant cette mesure par des aides à la production.
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La solidarité de madame AUBRY consiste à permettre au plus grand nombre de ses électeurs de prendre du bon temps, sans trop se fouler, en faisant financer leurs petits plaisirs par ceux qui ne votent pas pour le Parti de la Rose. C'est une solidarité qui se moque des agriculteurs, des commerçants, des artisans, des professions libérales, bref de tous ceux de nos compatriotes qui exercent un travail autonome et dont les revenus ne dépendent que de leur travail. Madame AUBRY est la maman attentionnée des salariés du public, comme messieurs MELANCHON, BESANCENOT et LAURENT sont les papas putatifs des salariés du privé. Tout cela exhale de vieilles odeurs marxistes. Nous aurions mieux à faire que de nous opposer les uns aux autres. JAURES avait dit des choses remarquables d'humanité sur ce sujet. Il n'avait pas de mots haineux, mais une analyse à la fois rigoureuse et morale (Que faut-il faire pour avoir une vie bonne ? Telle était la question centrale, et pratique, qu'il se posait. J'en ai un jour parlé dans un de mes billets.) Mais tout le monde n'est pas JAURES... Je ne parle pas seulement du sexe de madame AUBRY. Je parle aussi du coeur.
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jeudi 17 juin 2010

Il fallait bien s'y attendre

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Comme on pouvait le prévoir, madame AUBRY du haut de son ministère de la parole a déclaré que la réforme des retraites proposée par monsieur WOERTH est injuste et inefficace. Elle argue, avec une mauvaise foi incroyable, que l'on demande aux salariés 85 % des efforts nécessaires au redressement partiel de la situation financière des retraites et elle utilise ce pourcentage pour illustrer l'injustice des mesures. C'est une idiotie de plus mais elle va faire mouche. Si les salariés contribuent à cette hauteur, c'est tout simplement parce qu'ils sont de loin les plus nombreux cotisants. La Première Secrétaire raisonne en masse et non par personne. En d'autres termes, pour 100 euros perçus, on ne demande pas à un individu donné de verser 85 euros. C'est l'ensemble des cotisations supplémentaires versées par les salariés qui font 85 % du total collecté. Et l'on voit mal pourquoi, au motif qu'ils sont riches, un assez petit nombre de nos concitoyens devraient abonder un trou qu'ils n'ont pas creusé. Certes, il est juste qu'ils contribuent, et plus que les moins bien lotis, mais tout de même il y a des limites aux prélèvements qui dans les projets socialistes risqueriaent d'être de la confiscation pure et simple.
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On ne voit pas bien non plus pourquoi la mesure serait inefficace. Il est parfaitement admis que le report du départ à la retraite à 62 ans diminuera de moitié les sommes versées en 2018 au titre des pensions. C'est après cette échéance que les choses recommenceront à se gâter. Madame AUBRY critique, mais elle se garde bien de dire comment elle va trouver les 100 milliards annuels manquants pour régler la question. L'emprunt peut-être ? Comme ses amis grecs, espagnols et portugais ? L'impôt peut-être ?
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Monsieur CHEREQUE, d'habitude mieux inspiré, refuse catégoriquement le report à 62 ans. Il prétend avoir une solution de rechange ; il le proclame ; il le claironne. Mais j'attends toujours de savoir comment il va s'y prendre, et je ne vois rien venir.
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Ecoutez-bien ce que je vais vous dire. Avant peu de temps, on va reparler de l'affaire BETTENCOURT. Comme par hasard, des conversations, enregistrées à son insu, entre elle et son avocat laissent apparaître l'existence d'un compte de 65 millions d'euros en Suisse. Il semble bien que ce compte soit discret, si vous voyez ce que je veux dire. On susurre que monsieur WOERTH a géré la fortune de madame BETTENCOURT. On va bientôt l'accuser d'avoir couvert cette fuite, alors que c'est par son effort constant qu'il a réussi à obtenir des informations sur les comptes secrets détenus par de riches Français dans les banques de la Confédération. Quand on n'a aucun argument rationnel pour s'attaquer aux évidences, on s'attaque aux personnes, on les salit, sans la moindre preuve, on insinue, et l'on manipule l'opinion pour l'amener à ses vues et à ses fins : le pouvoir, par tous les moyens. C'est vrai pour tous les partis quels qu'ils soient. Et c'est intolérable.
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La suite du feuilleton à bientôt.

lundi 31 mai 2010

Lettre ouverte à Madame Martine Aubry (bis)

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Madame,

Une fois encore, en traitant le Président SARKOZY de MADOFF, vous avez montré le fond de votre pensée politique. Je ne vous ferai pas l'injure de croire que ce que vous laissez paraître de vos passions partisanes soit l'exact reflet de ce que vous êtes vraiment. Mais tout de même, j'ai le droit de m'interroger.
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Il y a deux sortes de vulgarité. L'une est tout extérieure. Et, hélas ! le Président de la République s'est montré vulgaire en traitant de "petit c..." un de nos compatriotes qui ne "voulait pas se salir les mains en serrant celles du Président", ou en apostrophant un contradicteur haut-perché, en lui lançant "descends de là-haut si t'es un homme...". Mais quand on est attaqué quotidiennement et bassement par une presse irresponsable, que l'on est accablé de responsabilités et de soucis, et que l'on est un être humain doté de sensibilité, on peut réagir d'une telle manière. Ma remarque n'est pas une excuse, juste une explication.
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L'autre vulgarité, est celle de l'âme. Et, madame, en traitant le Président de MADOFF, c'est bien celle-là que vous manifestez. Rien dans l'action du Président ne justifie ce qualificatif. Il n'a pas volé les Français pour son profit personnel, il n'a pas commis les malhonnêtetés dont cet escroc s'est rendu coupable (ce serait plutôt vos amis grecs, portugais et espagnols qui en empruntant inconsidérément, tout en s'adossant à la solidarité européenne qu'ils savaient nécessaire, les ont commises). Non. Monsieur SARKOZY, à vos yeux, n'a qu'un défaut : celui de n'être pas socialiste. Permettez-moi de vous citer Simone WEIL : "Les partis parlent, il est vrai, d'éducation à l'égard de ceux qui sont venus à eux, sympathisants, jeunes, nouveaux adhérents. Ce mot est un mensonge. Il s'agit d'un dressage pour préparer l'emprise bien plus rigoureuse exercée par le parti sur la pensée de ses membres". C'est ce que vous faites. Vous excitez les passions, mères de toutes les injustices, crimes et violences. Vous ne faites pas avancer d'un pouce le débat. Vous n'apportez aucune solution aux maux qui nous accablent, mais vous nous accablez de mots qui sont des maux rampants, gros de purulence, de bêtise et de bassesse. Vous sous-estimez le Peuple. Il mérite mieux que cela.
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Plus qu'une imbécillité de langage, plus qu'une injustice de jugement, en accusant aussi ridiculement le Président, vous avez fait monter la pression chez vos partisans mais vous avez restreint considérablement le nombre de ceux qui voyaient en vous une candidate crédible pour les prochaines élections présidentielles. Dieu nous garde de vous avoir comme magistrat suprême, si vous devez traiter de MADOFF tous ceux qui ne pensent pas comme vous. On commence par MADOFF, on finit par LANDRU !
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Veuillez agréer, madame, l'expression de mes hommages non seulement attristés, mais affligés.

mardi 18 mai 2010

Encore un petit effort, madame Aubry

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Dans le numéro du journal gratuit Direct matin daté du 17 mai, on peut lire en page 10, un petit entrefilet intitulé : La société du care d'AUBRY ne séduit pas au PS. Figurez-vous qu'il n'y a pas de hasard. Je viens en effet de terminer la lecture d'un petit livre intitulé "Care, justice et dépendance, introduction aux théories du care", de Marie GARRAU et Alice LE GOFF (Collection Philosophie, PUF, Paris, 2010). [J'ai le bonheur de fort bien connaître Marie puisqu'elle est ma filleule. Normalienne, agrégée de philosophie, c'est un esprit brillant et modeste, un esprit qui pense et n'a pas d'a priori.] J'en conseille vivement la lecture aux ténors du PS qui ne semblent pas séduits par cette société du care, et je recommande à madame AUBRY d'étendre à ses adversaires politiques cette attitude du care (soin, attention, sollicitude) qu'elle semble pour l'instant réserver à sa seule clientèle : les fonctionnaires d'une part, et les salariés de l'autre.
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Je réserve à ma filleule les premières et abondantes remarques que j'ai à faire sur cet essai passionnant. Je me bornerai ici à expliquer pourquoi la proposition de madame AUBRY ne peut pas plaire à ses lieutenants dont la culture en philosophie politique en est restée à Jules FERRY, et à tous ces hommes politiques, souvent obscurs mais toujours socialistes ou radicaux, dont les noms ont été donnés aux écoles, collèges, lycées, rues, boulevards, places et placettes, et quelquefois, mais trop rarement à des impasses, et jamais à des passages.
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Les premières théories du care ont été formulées par des femmes, souvent des féministes, qui se sont données un mal fou pour expliquer que cette attitude de sollicitude, d'attention, de soin, était le propre des femmes, pour des raisons en partie sociales. Pour échapper à cette problématique dépendante du genre (ici féminin), une autre théoricienne, qui avait bien vu combien cette analyse faisait de l'attitude de care une attitude minorée et dépréciative, J. TRONTO, donne du care une définition projetant dans l'espace social et politique la question de la dépendance, en la libérant de la contrainte qui lie la personne bénéficiaires du care au pourvoyeur du care.
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"Le care, dit-elle, désigne une activité générique qui comprend tout ce que nous faisons pour maintenir, perpétuer et réparer notre 'monde', de sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible. Ce monde comprend notre corps, nous-mêmes et notre environnement, tous éléments que nous cherchons à relier en un réseau complexe, en soutien à la vie."
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Admirable définition. Définition nouvelle que ne connaissent ni monsieur LANG, ni monsieur VALLS, le premier trouvant à la société du care "un goût trop compassionnel", et le second la jugeant "pas adaptée à la société française." Il est évident que l'un et l'autre en sont restés à une conception asymétrique de l'attitude du care, que le premier y voit le reflet d'un état ancien du statut de la femme dans la société (confinement dans l'espace privé, dispensation des soins aux enfants, ménage, préparation de la nourriture, etc.), et que le second assimile le care à une notion vaguement religieuse, moralisante, en un mot assez peu laïque.
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Or l'attitude de care repose sur plusieurs piliers : respect de l'autonomie de la personne bénéficiaire du care, refus de tout esprit de domination de la part du pourvoyeur qui reconnaît cependant la dépendance du bénéficiaire à son égard mais n'attend aucun retour, et par-dessus tout, reconnaissance mutuelle de la vulnérabilité. C'est dans la reconnaissance de ma propre vulnérabilité que je puis accepter la vulnérabilité de l'autre et entretenir avec une relation symétrique, parfaitement intersubjective. Incidemment, JAURES avait très bien vu cela.
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Si madame AUBRY allait jusqu'au bout de son analyse, elle reconnaîtrait que derrière les banques, les systèmes financiers, les bonus, les stock-options, qu'elle méprise et qu'elle veut "cogner", il y a des hommes et des femmes, des personnes qui, elles aussi, sont vulnérables. En s'attaquant à des abstractions, madame AUBRY fait comme Don QUICHOTTE qui se bat contre des moulins à vent. Si elle s'adressait à ces personnes, elle aurait plus de chance de se faire entendre. Car le principe de toute vie morale, y compris politique, est celui de la réciprocité : "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse" disait négativement CONFUCIUS, "Fais à ton prochain ce que tu voudrais qu'il te fasse" dit de manière positive (à la différence de CONFUCIUS qui parle de manière négative) Jésus. Il s'agit là d'une attitude pratique, concrète, éloignée de tout système idéologique, de valeur absolument universelle, et qui n'a rien de dogmatique ou de religieux.
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Allons, madame AUBRY, encore un petit effort de réflexion, et je serais disposé à examiner avec attention toutes propositions politiques qui s'inspirent de manière authentique de l'attitude de care.