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mardi 21 décembre 2010

Nouvelle méthode

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Je m'abstiendrai désormais - sauf exception dûment motivée - de donner une opinion tranchée sur les événements ou les opinions qui agitent le monde politique national ou international. Je me contenterai d'exposer les faits tels que les médias nous les font connaître, puis, l'ayant fait, je poserai une série de questions (celles que j'aurais posées avant de rédiger les billets à l'ancienne formule. Il reviendra à chaque lecteur de donner sa propre réponse et de se faire ainsi son opinion. Mais je préviens d'avance ceux que décevrait cette position : il y a des questions dérangeantes, et les miennes le seront.
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Mais je m'arrangerai pour alterner ces interrogations sur des événements de l'actualité avec des réflexions sur la culture ou l'histoire, telles que je le fais au cours de mes lectures. J'espère ainsi éviter tous ces jugements à l'emporte-pièce qui ne font guère avancer les débats.
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Demain, le billet sera consacré à un (ou peut-être deux) articles publiés dans le Monde daté de ce jour, consacrés à la laïcité.
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A demain.
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vendredi 9 avril 2010

Impertinence

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J'ai répondu hier privément à ce lecteur qui trouvait que mes propos étaient dépourvus de saveur, de pertinence et d'impertinence, et qui désormais s'abstiendrait autant qu'il est possible de les commenter. Je ne voudrais pas lui faire de peine en remarquant que cela ne changera guère puisque, à ma connaissance du moins, c'est la première remarque qu'il publie ici, sous ce nom en tout cas. Mais tout de même ce constat mérite d'être relevé.
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Je ne fais pas de journalisme. Et par conséquent, j'évite le sensationnel, le provocateur, l'insolite ou le grossier. J'écris en utilisant la liberté qui est donnée à tout citoyen de faire connaître ses idées dans le domaine public, en respectant la loi.
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Certes, et Olibrius, dont mon lecteur regrette le retrait, ne me contredira pas qui ne manquait jamais de me reprendre sur ce point, il m'arrive d'être péremptoire ou catégorique, au moins en apparence. Il faut donc que j'explique ici pourquoi. Nous sommes tous dotés de la capacité de discerner ; le discernement est cette faculté qui permet de déterminer ce qu'il convient de dire ou de faire dans une situation donnée. Il implique notre faculté de jugement, c'est-à-dire de classification sur une échelle de valeurs, de ce qui est très bon, bon ou moins bon. Je dis, prétends et maintiens que la prétendue tolérance, qui consiste à ne jamais évaluer la valeur morale d'un acte ou d'un propos, n'est jamais qu'une affirmation catégorique et péremptoire de la valeur du non jugement, du refus d'attribuer une sorte de "coefficient de moralité" aux dits propos et actes. Classer, c'est précisément relativiser ces éléments les uns par rapport aux autres ; refuser de le faire, c'est se placer dans l'absolu de leur valeur respective.
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Je vais être impertinent, et je prie le lecteur auquel je réponds publiquement de ne pas prendre pour lui ce qui suit. Que dis-je, je le supplie de ne pas le faire. Par moment, je me demande si je ne partage pas le point de vue pessimiste de MAURIAC, et si, inconsciemment, je ne justifie pas l'existence de ce Blog par ce jugement-là : "La pire horreur, c'est le contact quotidien avec des gens sans imagination et sans idées générales, qui ont la haine de l'Esprit et qui vont par le monde à la remorque de leur organe génital."
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mercredi 3 février 2010

A mes lecteurs en général et à Olibrius en particulier

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Mes lecteurs ont remarqué, je le suppose, que les remarques d'Olibrius suscitent des réactions violentes. Je dois dire tout net que je n'approuve pas les attaques ad hominem, notamment celles qui visent Olibirus. Olibrius a pris le parti de l'anonymat. Il en a parfaitement le droit. C'est un poil à gratter. Mais c'est un poil à gratter utile.
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Il m'apparaît à ce point nécessaire de faire une distinction dans les remarques de mon cher poil à gratter : je trouve normal qu'il conteste, souvent avec pertinence, mes opinions. Je trouve moins normal qu'il trouve plaisir à jouer au chat et à la souris avec moi. Cet aspect de ses interventions viennent polluer le débat. Par ailleurs, tout comme je le fais, même anonyme, il s'expose, et il prend donc le risque de se voir contester. C'est le jeu du Blog. Je dois dire que je n'ai pas vu les indices qu'il m'a laissés sur son identité. Nous verrons cela plus tard.
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Je voudrais aussi apporter une précision. Il n'est pas possible d'être charitable sans être juste. Si j'ai émis des critiques sur le comportements de CERTAINS immigrés dans notre patrie, je n'entends nullement condamner LES immigrés. J'ai déjà dit combien nombre d'entre eux sont intégrés à notre patrie et apportent par leur travail et leur culture une richesse que j'apprécie. Mais je ne puis accepter que l'on subisse tout de la part de certains d'entre eux au motif qu'ils sont immigrés : là est le racisme. Et non l'inverse. Au pays qui idolâtre l'égalité, on devrait comprendre, me semble-t-il, qu'il faut payer son ticket de métro, ou avoir une carte de gratuité des transports et non sauter par-dessus les portillons (par exemple) parce qu'on vient d'Afrique ou du Maghreb ; on devrait comprendre qu'il n'est pas normal de refiler sa carte vitale à un parent rentré clandestinement pour qu'il puisse se faire soigner gratuitement. Il est plus utile de former des médecins originaires des pays sous-équipés ou d'aider à la construction d'hôpitaux in situ, que de fermer les yeux sur ces abus. Ou alors, qu'on ne se plaigne pas de devoir payer CSG, RDS, et ticket modérateur sur les journées d'hospitalisation, les médicaments et les actes médicaux.
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Les exemples que je viens de donner, je les ai rencontrés, et souvent chez des personnes dont on aurait attendu un comportement plus honnête. Notre pays s'est fait par le travail de dizaines de générations qui ont peiné sur leur terre, on bâti, construit, défriché. Et cette richesse née du travail de nos aïeux ne doit rien au colonialisme. L'entretien des "colonies", s'il a effectivement enrichi quelques grossiums (hélas) a coûté infiniment plus cher à la France qu'il ne lui a rapporté. Des travaux très précis ont été conduit sur ce thème. Je n'en ai malheureusement pas gardé les références. C'est aujourd'hui que se développe une honteuse exploitation des richesses naturelles des anciennes colonies : Areva au Niger, Total au Gabon, pour ne citer que ces deux grandes entreprises représentent ce que je déteste le plus. Mais cela justifie-t-il que l'on vole les citoyens français à cause de ces mastodontes ?
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Je reviens à Olibrius. Je regrette son retrait. Mais c'est sa liberté. Rendez-vous à Strasbourg, à Illkirch ou à Plobsheim.
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jeudi 17 septembre 2009

A mes lecteurs

Mes lecteurs réguliers - il y en a - ont vu qu'une polémique avait éclaté entre Fourmi et Olibrius. Il ne sert à rien de dissimuler ce conflit. Je résume ici la façon dont je vois les choses.
Olibrius me connaît, c'est un fait. Il ne veut pas dire qui il est, c'est son droit. Il est évident que c'est un avantage pour lui. Mais en ouvrant ce Blog, j'ai pris le risque de m'exposer. Et j'assume tout à fait ce risque. Olibrius a deux types de remarques. Les unes - les plus fréquentes - sont des remarques de fond, toujours très pertinentes. Les autres, de petits titillements qui chatouillent comme du poil à gratter. Et comme il me connaît, et bien, il lui est plus facile de toucher mes points sensibles. Il n'est jamais malveillant, et - je dois le dire à Fourmi, de la manière la plus nette -, il ne cherche pas à régler des comptes. Il est vrai qu'à ces remarques malicieuses, je suis obligé de trouver des réponses "justificatives". Il y a droit même si ça me demande un effort.
Fourmi me connaît, c'est un fait. Je connais cet interlocuteur. J'ai pour lui une très grande estime, et de l'affection. Très grande estime, car sa probité intellectuelle est exceptionnelle, c'est un esprit profond et juste, un peu raide parfois dans ses réactions, mais toujours soucieux d'aller à la vérité et aux faits. Affection, car nous avons eu l'occasion de mener ensemble des actions pédagogiques audacieuses. Notre départ de Strasbourg n'a pas permis ce prolonger cette expérience pleine de promesses.
C'est pourquoi, au nom de l'amitié que j'ai pour ces deux lecteurs, je leur demande (a) de s'expliquer courtoisement sur ce Blog ; (b) de continuer à donner leur opinion et leurs commentaires. Il me semble que si nous ne sommes pas capables de régler ce type de conflit, alors je n'ai plus qu'à interrompre la publication de mes billets.
J'aimerais avoir votre avis.