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mercredi 8 mars 2017

08 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. (6) Un général écrit à monsieur Macron.

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Lettre ouverte du général PIQUEMAL à monsieur MACRON


Monsieur,

Votre prénom signifie "Dieu avec nous" ! Sans doute ne le saviez-vous pas !
Et pourtant vous avez osé à Alger prononcer cette phrase scandaleuse :
" La colonisation fait partie de l'histoire Française. C'est un crime contre l'humanité ! C'est une vraie barbarie."
Le moins qu'on puisse dire est que cette injure publique portée à la France durant votre petit déplacement clientéliste de boutiquier électoral ne fait pas de vous un ami du Peuple Français que vous avez le 15 février trainé dans la boue et traité plus bas que terre !
Il n'excusera et ne pardonnera jamais jamais cette souillure inacceptable de "crime contre l'humanité" !"
Vos propos outranciers, génocidaires sont purement et simplement intolérables car vous falsifiez ignoblement l'histoire ; de même lorsque vous prétendez qu'il n y a pas de culture Française pour vendre votre vivre ensemble en détruisant la France ancestrale !
Visiblement ou vous êtes un illettré ou vous êtes un menteur ! Dites donc la vérité, l'entière vérité !
Parlez des crimes odieux perpétrés par les Barbaresques avant 1830 !
Parlez d'une terre chrétienne dont les chrétiens ont été génocidés par des gens haineux de votre espèce !
Parlez du 5 juillet 1962 à Oran! ! Allez donc vous présenter en Algérie mais de grâce oubliez la France ! Vous êtes à jamais indigne de la moindre fonction publique dans notre pays, vous qui portez outrage au Peuple Français.! Alors, en d'autres temps, oui Toulon vous aurait montré la voie du bagne pour haute trahison !
Aussi, j'appelle chaque Français digne de ce nom à porter plainte contre vous pour injure publique à la France et à son Peuple.

Christian PIQUEMAL
Président du Cercle de Citoyens patriotes

mercredi 4 novembre 2015

04 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Nadine est un enfant de choeur à côté d'Ernest



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1. Les citations du jour.
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Envoyée à Arthur de GOBINEAU, à propos de son Essais sur l’inégalité des races humaines, cette lettre de RENAN datée du 26 juin 1856 :

"Vous avez fait là un livre des plus remarquables, plein de vigueur et d'originalité d'esprit, seulement bien peu fait pour être compris en France ou plutôt fait pour y être mal compris. L'esprit français se prête peu aux considérations ethnographiques : la France croit très peu à la race, [...].
Le fait de la race est immense à l'origine; mais il va toujours perdant de son importance, et quelquefois comme en France, il arrive à s'effacer complètement. Est-ce là absolument parler de décadence? Oui, certes au point de vue de la stabilité des institutions, de l'originalité des caractères, d'une certaine noblesse dont je tiens pour ma part le plus grand compte dans l'ensemble des choses humaines. Mais aussi que de compensations! Sans doute si les éléments nobles mêlés au sang d'un peuple arrivaient à s'effacer complètement, alors ce serait une avilissante égalité, analogue à celle de certains États de l'Orient et, à quelques égards de la Chine. Mais c'est qu'en réalité une très petite quantité de sang noble mise dans la circulation d'un peuple suffit pour l'ennoblir, au moins quant aux effets historiques; c'est ainsi que la France, nation si complètement tombée en roture, joue en réalité dans le monde le rôle d'un gentilhomme. En mettant à part les races tout à fait inférieures dont l'immixtion aux grandes races ne ferait qu'empoisonner l'espèce humaine, je conçois pour l'avenir une humanité homogène."
In
Ernest RENAN.
Qu'est-ce qu'une nation? et autres textes politiques, choisis et présentés par Joël ROMAN, Presses Pocket, 1992, p 221.

Mais RENAN dit aussi, ce qui relativise le propos tenu sur l’esprit français, peu fait pour les considérations ethnoghraphiques :

"Je ne voyais pas assez nettement à cette époque les attachements que l'homme a laissé dans le règne animal, je ne me faisais pas une idée suffisamment claire de l'inégalité des races.
"Le processus de la civilisation est reconnu dans ses lois générales. L'inégalité des races est constatée. Les titres de chaque famille humaine à des mentions plus ou moins honorables dans l'histoire du progrès sont à peu près déterminés.
"La colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de premier ordre… La conquête d'un pays de race inférieure par une race supérieure qui s'y établit n'a rien de choquant… Autant les conquêtes entre races égales doivent être blâmées, autant les régénérations des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l'ordre providentiel de l'Humanité."
Ernest RENAN.
Cité par
André VALENTA.
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995.

Ou encore

"La race sémitique et la race indo-européenne, examinées au point de vue de la physiologie, ne montrent aucune différence essentielle; elles possèdent en commun et à elles seules le souverain caractère de la beauté. [...] Il n'y a donc aucune raison pour établir, au point de vue de la physiologie, entre les Sémites et les Indo-Européens une distinction de l'ordre de celles qu'on établit entre les Caucasiens, les Mongols et les Nègres. [...] Tour à tour les Juifs, les Syriens, les Arabes sont entrés dans l'œuvre de la civilisation générale, et y ont joué leur rôle comme parties intégrantes de la grande race perfectible; ce qu'on ne peut dire ni de la race nègre, ni de la race tartare, ni même de la race chinoise, qui s'est créé une civilisation à part. Envisagés par le côté physique, les Sémites et les Ariens ne font qu'une seule race, la race blanche; envisagés par le côté intellectuel, ils ne font qu'une seule famille, la famille civilisée."
In
Ernest RENAN.
Histoire générale et système comparée des langues sémitiques.
Imprimerie impériale, Paris, 1858, pp 479-480.
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2. Commentaires.
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RENAN est connu à la fois par ses travaux sur les langues sémitiques et par sa critique historique du christianisme et du Christ. Bien entendu, dans notre République, c’est surtout au nom de son agnosticisme et de son doux combat contre la personne de JESUS, qu’il est connu, chéri, encensé… On a oublié qu’il fut un grand savant et un fin connaisseur des langues sémitiques. Il est juste de le rappeler
Pauvre madame MORANO qui a eu le malheur de dire, maladroitement, que la France était un pays fait d’hommes de race blanche et judéo-chrétien. Elle n’arrive pas à la cheville d’Ernest qui lui ne fait pas dans le détail, et attribue le qualificatif de civilisés au seuls Aryens et Sémites !
Elle se défend mal Nadine. Elle ne voit pas que le racisme arrogant de ces grands esprits ou de ces hommes politiques, tous portés par le progressisme, est à l’origine de ce mal dont on l’accable (et qui chez elle est imaginaire) et que ses propos sont à une tasse de tilleul ceux que les affirmations de RENAN ou de Jules FERRY sont à la vodka !
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3. Informations diverses.

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A voir ABSOLUMENT, du site TV Liberté cette interview du Général Didier TAUZIN (merci à Dominique qui m'a transmis le lien).


https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=FsZP1ySTs3s
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Du site Aleteia, la reproduction de cette icône dédiée aux martyrs coptes de Lybie.


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samedi 17 octobre 2015

17 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Négation des différences, source principale de violences !


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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, certes, c'est la lâcheté, mais c'est aussi notre volonté de ne pas penser !

Allez ! Soyez patients et lisez jusqu'au bout.
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1. La citation du jour.
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"Ce travail immense de nos anciens, en ce pays, qui partout frappe l'attention malgré le voile que tissent dessus chaque année davantage la nature victorieuse et la mort ; la ténacité des premiers pionniers qui sont venus là, leur sagesse qui leur a fait choisir l'emplacement des maisons et des cultures ; la pauvreté de leurs moyens, leur patience à tirer parti de tout, leur frugalité et leur résistance. Tout cela dont je suis séparé par quel abîme ! Tout cela était-il sans importance pour leur vie spirituelle, je ne dis pas celle qu'ils exprimaient mais celle qu'ils vivaient ? Est-ce sans importance pour la vie spirituelle de tout homme, pour sa vie religieuse ? Ô tradition d'énergie, de ténacité, de frugalité, d'endurance, on ne connaît ta valeur humaine et religieuse que lorsqu'on t'a perdue, irrévocablement perdue peut-être !"
In
Marcel LEGAUT.
Lettre des Granges, publication ronéotée, N°3, p. 6.
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2. Commentaires.
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Nous sommes les témoins impuissants d’une destruction programmée et voulue de notre patrie, par une camarilla d’illuminés, au sens propre et au sens figuré du terme. Marcel LEGAUT, mon cher Marcel, exprime avec nostalgie ce qu’il ressent à la disparition de ce qu’a été la France. Mais je ne regarde pas l'avenir dans un rétroviseur. J'essaye de comprendre l'ici et maintenant. Et j'exige qu'on se souvienne de ce que ma patrie a été pour lui permettre de mieux être et de perdurer.
Ce que la France est aujourd’hui est la conséquence d’une sédimentation progressive de faits historiques qui se sont accumulés les uns au-dessus des autres. Mais la couche la plus ancienne, n’en déplaise aux bien-pensants, est la France rurale, habitée par des paysans tenaces, durs à la besogne, amoureux de leur métier. Sur cette couche, et à cause de la politique coloniale et raciste conduite par les Jules FERRY et ses acolytes, se sont déposées d’autres couches, faite de l’installation sur notre sol de populations étrangères. Il est trop facile de taper sur « les immigrés » quand, dans les années 1960, on allait les chercher par cars entiers en ALGERIE ou en AFRIQUE pour qu’ils viennent travailler dans nos usines. J’en ai été le témoin quand, au temps de ma jeunesse, alors que je m’occupais d’une troupe scoute à ACHERES, j’ai vu les ouvriers venus de ces lointains pays, se presser aux portes des usines SIMCA.
Mais entre cette couche originelle et immémoriale, et la couche moderne, s’est déposée la boue d’une Révolution (qui avait bien commencé, comme le dit BERNANOS) sanglante, utopique, universaliste dans ses idées, mais sectaire et féodale dans sa pratique. De cela nous ne sommes pas remis (voir informations diverses !). La solidité de notre patrie a reposé pendant des décennies sur ce vieux fond chrétien qu’on s’est acharné à faire disparaître, avec succès, mais qui permettait la nécessaire intégration des immigrés. Qui se souvient de l'obligation faite par le Deutéronome aux Israélites de bien accueillir l'étranger ?
Les remarquables travaux de René GIRARD prouvent que la source essentielle de la violence réside dans l’indifférenciation qui se répand comme une peste dans les sociétés humaines. Nier les différences, c’est installer au cœur de la société le principe de la guerre de tous contre tous. Mais les différences assumées et respectées n’empêchent nullement que dans une patrie donnée, des citoyens d’origines diverses puissent fraterniser paisiblement, en se reconnaissant dans ce qui fait leur identité. La violence de certains coins de banlieues n’a pour origine que notre refus de reconnaître des identités particulières, ou d’installer une hiérarchie entre des modes de vie différents. Or, tant que la dignité humaine n’est pas offensée par ces manières de vivre, je ne vois point là de quoi s’affoler. La violence tend à réinstaurer de la différence là, où bien existante, elle est niée.
Dans un billet récent intitulé « sagesse africaine », je racontais l’histoire de cette rencontre avec un africain plein d’humour et d’intelligence. Hier encore à l'aumônerie où j'assure la catéchèse des lycéens, j’avais une très longue discussion avec B… une jeune fille dont le papa est ivoirien et qui avait honte de la couleur (magnifique selon moi, car B… est une très belle jeune fille et je ne crains pas pour elle le vide, mais plutôt le trop-plein !) de sa peau. J’ai entendu sa plainte et j’en avais le cœur serré. 
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3. Informations diverses.
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Le mémoricide des guerres de Vendée.

"Comment faire disparaître l’histoire et le passé local d’un village ou d’une région en incitant des maires à changer le nom de leur commune ? Le 11 février dernier, une proposition de loi pour « l’amélioration du régime de la commune nouvelle » était adoptée à une large majorité par les députés français. La loi a reçu le plein accord du Sénat quelques semaines plus tard.
Cette loi qui comporte des dispositions financières incitatives – regroupement de communes contre argent – ne serait-elle pas un écran de fumée visant à masquer le véritable objectif de l’Etat ? Faire disparaître les communes … et leurs passés.

La Chapelle-Basse-Mer et les communes « nouvelles »
On le sait, les dotations financières accordées aux communes de France s’effondrent. Résultat, les maires en mal d’argent sont parfois prêts à toutes les concessions pour obtenir des moyens financiers supplémentaires. N’y aurait-il pas là un chantage magistralement organisé ?
Le dernier exemple en date nous l’avons trouvé aux limites de la Vendée et de la Loire Atlantique. D’ici quelques semaines, les communes de La CHAPELLE-BASSE-MER et de BARBECHAT doivent se regrouper. On a proposé aux habitants de changer le nom de leurs communes en « DIVATTE SUR LOIRE ». Or, la commune de La CHAPELLE-BASSE-MER porte ce nom depuis des décennies et fut, durant la Révolution française, le théâtre de massacres perpétrés par les soldats de la République.

Du génocide au « mémoricide » programmé
En 1794, 800 personnes, hommes, femmes, enfants, vieillards furent assassinés par les républicains. Les habitants, par le biais d’une pétition réunissant plus d’un millier de signatures, refusent le changement de nom de leur commune estimant que l’Etat veut effacer son passé, comme Reynald SECHER l’a bien montré dans ses ouvrages et en particulier dans « Vendée : du génocide au mémoricide ». La France organise un révisionnisme légal."

Voir

jeudi 8 octobre 2015

08 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance : sagesse africaine contre la mémoire courte

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est parfois l’oubli.

Avis aux amnésiques !
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1. L’histoire du jour.
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Le premier billet de ce jour a une structure un peu différente de sa structure habituelle, comme vous l’allez voir. Voici un petit récit intéressant à bien des égards. Je certifie l’absolue authenticité des propos que je rapporte, puisque j’en étais le destinataire.
Je me trouvais hier matin à 8 h 30 à l’arrêt La Tourelle du bus 72, route de la Reine. J’avais à faire à PARIS. Le panneau annonçait une attente de 7 minutes avant l’arrivée du prochain bus, délai suffisant pour que j’aille m’asseoir sur le banc de l’abri, à côté d’un africain qui lisait le Parisien. On y relatait dans les pages intérieures la fusillade de Saint-Ouen et l’agression dont a été victime le DRH d’Air France. L’homme s’adresse alors à moi, et il me dit : "Les noirs sont des sauvages, dites-vous. Mais les sauvages ce sont les blancs. Jamais en Afrique on aurait traité ainsi un chef. On le respecte, comme on respecte les vieux. On discute, on parle. Les sauvages, ce sont les blancs. La France est un grand pays, et l’on traite ainsi comme un responsable, on le gifle comme un gamin. Les sauvages, ce sont les blancs.
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2. Commentaires.
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Ce récit appelle plusieurs commentaires. En tout premier lieu, cet homme, un noir, ne renie aucunement son appartenance à un peuple noir. Il n’en fait pas une infériorité, mais simplement une différence. Et sa réflexion apporte de l’eau au moulin de madame MORANO, puisque en parlant de ce grand pays où il habite et qu’il aime, il semble reconnaître qu’il est peuplé majoritairement de blancs.
En second lieu, il manifeste un grand amour pour son pays d’accueil. Il le traite de "grand" et il se désole de voir que cette grandeur est atteinte par l’action violente de quelques irresponsables. Il ne parvient pas à comprendre comment ces actions de sauvages ont pu avoir lieu. Et il exprime une des spécificités remarquables de la civilisation africaine, l’art du palabre et de la discussion, jusqu’à l’accord final.

Pour bien vous indiquer combien les tartuffes de "gôôôche" et de "drouate" semblent frappés d’amnésie, et tout spécialement ceux qui se réclament de la franc-maçonnerie, voici quelques rappels historiques. Je n’ai pu noter toutes les références de ces rappels, et vous prie de m’en excuser.

Le premier point a trait à l’implication des armateurs francs-maçons dans la Traite des noirs. Qu’ils aient été dieppois, hâvrais, nantais (les plus nombreux), rochellais ou bordelais, ils étaient quasiment tous des initiés. Le second, à la promotion d'un colonialisme insupportablement arrogant par des gens de gauche.

(a) Premier point : francs-maçons et Traite des noirs. 

La scène se passe à Nantes dans les années 1845, dans l’immeuble de la rue de Gigant, où la loge Mars et les Arts se réunit deux fois par mois, dans le Temple du premier étage.

Confession d’un ancien capitaine négrier.

"Oui, Vénérable Maître et vous tous mes Frères, moi, Yves Le Meur, Maître maçon de longue date, j’ai commandé plusieurs navires négriers… Oh ! Je n’étais pas le premier. Nous avions tous entendu parler du capitaine rochelais Crassous, qui avait été initié en 1765 à L’Union Parfaite de la Rochelle, ce qui ne l’a pas empêché de se conduire comme un sauvage puisque il marquait lui-même au fer rouge de ses initiales les esclaves qu’il embarquait sur la côte… (Il s’arrête à nouveau, sort un grand mouchoir à carreaux de la poche de sa redingote, se mouche bruyamment avant de s’essuyer discrètement les yeux). Je n’ai quand même jamais fait ça ! Je vous demande pardon, Vénérable Maître, mais l’émotion m’étreint au souvenir de ce que j’ai vécu…"

A tous péchés miséricorde…

La franc-maçonnerie de ROCHEFORT et la Traite des noirs (cf. Christophe CADIOU-QUELLA.)

"Dans le même ordre d’idées, la franc-maçonnerie rochefortaise regroupe de nombreux négriers ou hommes intéressés à la traite. En 1775, c’est CHEVALLIE qui occupe la fonction de Vénérable de la loge L'Aimable Concorde. À ses côtés figurent entre 1775 et 1804 Pierre André HEBRE de SAINT-CLEMENT, FAURES, GACHINARD, GUERIN l’Aîné. Le négociant et armateur CHARRIER l’Aîné en est membre également, et est le correspondant du négrier rochelais GARESCHE à plusieurs reprises. On mesure la diffusion des idées esclavagistes au sein des notabilités rochefortaises, censées représenter l’opinion éclairée de la ville."

(b) second point.

Les grandes âmes de gauche et le racisme ordinaire.

"Ce ne fut pas un homme de droite, mais Jean Jaurès, cette grande icône républicaine qui déclara: "la France a autant le droit de prolonger au Maroc son action économique et morale qu'en dehors de toute entreprise, de toute violence militaire, la civilisation qu'elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l'état présent du régime marocain" (Discours de Clemenceau devant la Chambre des députés en 1903 cité in Girardet, L'idée coloniale, op. cit., p. 108,). La gauche coloniale établissait donc une hiérarchie entre les "races" et les civilisations.
Ne s'embarrassant pas davantage de nuances, vingt-deux ans plus tard, le 9 juillet 1925, Léon Blum ne craignit pas d'affirmer devant les députés: "Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l'industrie".
Albert Bayet, président de la Ligue des droits de l'Homme alla encore plus loin. Lors du Congrès du mouvement qui se tint à Vichy en 1931, il ne craignit pas de déclarer que la colonisation française était légitime puisqu'elle était porteuse du message des "grands ancêtres de 1789". Dans ces conditions: « Faire connaître aux peuples les droits de l'Homme, ce n'est pas une besogne d'impérialisme, c'est une tâche de fraternité »."

Et ce sont les héritiers des Loges qui vont faire la morale à Nadine MORANO. Mais ils ont la mémoire courte, le cerveau léger, et l’impudence en bandoulière.

La FRANCE n’est plus un pays peuplé seulement de sujets de race blanche. C’est un fait, et nous le devons à ces gens qui viennent nous faire la leçon après que leurs ancêtres en maçonnerie ont honteusement traité les noirs d’Afrique ou promu le colonialisme et l'exploitation de l'Afrique. Et je trouve bien de mes compatriotes d’origine africaine plus amoureux de leur patrie que cette brochette d’incapables. La France n’est plus un pays judéo-chrétien, puisque 65 % des Français se disent athées, et qu’en termes d’athéisme, notre patrie arrive au QUATRIEME RANG mondial ; par ailleurs, l’Islam tend à prendre une place très importante de l’espace religieux. L’erreur de madame MORANO est d’avoir laissé entendre que la France EST un pays peuplé de blancs et judéo-chrétien. Cela fut vrai, cela n’est plus. Et nous devons justement prendre conscience de cet état de fait.

Quant à l’éviction de madame MORANO, je la trouve lamentable, et jamais je ne donnerai plus jamais ma voix à un homme ou à un parti qui préfère le pouvoir à la vérité. Cette décision d’exclusion a été prise à la suite d’une intervention de monsieur Philippe RICHERT, l’actuel président de la Région Alsace, qui brigue la présidence de la future grande région Alsace-Lorraine-Champagne. Je connais un peu monsieur RICHERT pour avoir fait sa connaissance au Conseil d’Administration de l’Université Louis Pasteur où il siégeait comme membre extérieur désigné.
J’ai très bien connu son prédécesseur, Adrien ZELLER qui m’honorait de son amitié et de son affection. C’était un homme droit, intègre et désintéressé, un homme rare. Je salue avec émotion sa mémoire.
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Merci à Brigitte qui m'a transmis ce clin d'oeil humoristique.

Bonjour ! Je suis François Ier, le pape des pauvres.
Enchanté ! Je suis François HOLLANDE, l'un de vos fournisseurs;




samedi 3 octobre 2015

03 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Bienvenue au club des imbéciles !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

Je reste sans voix devant les avalanches de bêtises et de mensonges médiatiques qui nous ensevelissent dans le désespoir et  la culpabilité ! Mais je suis dans l'espérance et j'ai mes raisons !
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1. La citation du jour.
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Du livre du prophète BARUCH, Chapitre 4, versets 5 à 12 et 27 à 29.

"Courage, mon peuple, toi qui es la part d’Israël réservée à Dieu !  Vous avez été vendus aux nations païennes, mais ce n’était pas pour votre anéantissement ; vous avez excité la colère de Dieu : c’est pour cela que vous avez été livrés à vos adversaires. Car vous avez irrité votre Créateur en offrant des sacrifices aux démons et non à Dieu. Vous avez oublié le Dieu éternel, lui qui vous a nourris. Vous avez aussi attristé Jérusalem, elle qui vous a élevés, car elle a vu fondre sur vous la colère qui vient de Dieu, et elle a dit : « Écoutez, voisines de Sion, Dieu m’a infligé un deuil cruel. J’ai vu la captivité que l’Éternel a infligée à mes fils et à mes filles. Je les avais élevés dans la joie, je les ai laissés partir dans les larmes et le deuil. Que nul ne se réjouisse de mon sort, à moi qui suis veuve et délaissée par tout le monde. J’ai été abandonnée à cause des péchés de mes enfants, parce qu’ils se sont détournés de la loi de Dieu. Courage, mes enfants, criez vers Dieu ! Celui qui vous a infligé l’épreuve se souviendra de vous. Votre pensée vous a égarés loin de Dieu ; une fois convertis, mettez dix fois plus d’ardeur à le chercher. Car celui qui a fait venir sur vous ces calamités fera venir sur vous la joie éternelle, en assurant votre salut."


On dit que BARUCH fut le secrétaire du prophète JÉRÉMIE
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2. Commentaires.
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Dans un articulet récent, dont hélas j'ai perdu la référence, j'apprenais que la FRANCE est le quatrième pays du monde en termes de personnes se disant athées. Le texte de BARUCH, qui nous est proposé aujourd'hui par la liturgie de l'Église catholique, me semble particulièrement adapté à la situation dans laquelle est plongée notre malheureuse patrie.
La France a donné au monde des centaines de missionnaires dont nombre ont été martyrisés, notamment en Chine et en Afrique. Elle a été un flambeau de l'Evangélisation.
Elle a été protectrice des Chrétiens d'Orient pendant des siècles.
Elle est aujourd'hui submergée par un flot de réfugiés, dont certains sont des musulmans fanatiques encadrés par des imams qui ne le sont pas moins. C'est ainsi qu'en ALLEMAGNE des réfugiés Afghans et Pakistanais veulent obliger les Chrétiens de Syrie à obéir à la charia, les persécutent quand ils ne les violentent pas, et souvent les expulsent de leur refuge. C'est ainsi qu'à la frontière de la HONGRIE on a vue une foule d'hommes seuls hurler leur haine parce que la Croix-Rouge leur apportait des colis d'aliments qui n'étaient pas hallal (j'ai vu la vidéo qui montre cette scène, et je n'invente donc rien).
Soyons clairs. Je ne sais pas s'il est judicieux d'accepter ces manifestations de haine. Et n'en déplaisent à tous les laïcards, les francs-maçons, les puissants qui méprisent les chrétiens, il n'est pas d'autres solutions à nos maux que de revenir à notre baptême et de mettre en pratique la justice (laquelle consiste à reconnaître les droits inaliénables), la charité, le discernement et la prudence.
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3. Informations utiles.
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A ROSEBURG en OREGON, il n'est pas bon d'être chrétien.


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Bienvenue au Club des imbéciles bernanosiens.

Bienvenue à madame Delphine ERNOTTES.

"Le ministre des Finances Michel SAPIN est favorable à ce que le mot « race » soit supprimé de la législation. Il dit même :
« Le terme de race blanche est un terme abominable, un terme totalement contradictoire avec les valeurs de la République. Il n'y a pas un Français qui peut se reconnaître, enfin je l'espère, dans le terme de race blanche. »
Pourtant la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte a déclaré :
« On a une télévision d'hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change. »

Ah oui, elle n’a pas dit « race »… Trêve de plaisanterie. C’est une preuve parmi tant d’autres qu’il est conforme aux « valeurs de la République » de parler de race blanche quand c’est pour stigmatiser les blancs…"


Je vous en supplie, lisez le billet intitulé "je demande l'exclusion de Jules Ferry du parti socialiste". Vous verrez à quel point, lui le père du honteux colonialisme, le véritable responsable de la migration et du déracinement de tant d'Africains, semble avoir été oublié par ces imbéciles. Faites connaître à un maximum de vos connaissance cet affreux discours du "pape" de la laïcité qui faisait une obligation aux "races supérieures" d'aller civiliser les "races inférieures". Je suis scandalisé de voir que ces gens qui n'ont que Jules FERRY et sa laïcité à la bouche soient aussi aveugles quand il s'agit de pénétrer l'esprit qui animait ce faux grand-homme. Il a fait des émules pour ce qui est de la laïcité comme vous l'allez voir.

Bienvenue à monsieur Yves BEQUART (Site de l'observatoire de la Christianophobie).

"Une laïcité forcenée. 
Il y a moins d’un an, une stèle à la mémoire des gendarmes et des douaniers qui se sont battus contre l’ennemi en 1914, couronnée d’une Vierge, a été inaugurée à CASSEL, une petite commune du Nord. Il n’en a pas fallu plus pour qu’Yves BEQUART, président de l’Amicale laïque, monte à l’assaut, rapporte la Voix du Nord. Ce dernier, estimant que « cette stèle était payée par la mairie et devait donc être laïque », a demandé au maire, Michel LESCHAVE, de la retirer. Par volonté d’apaisement, celui-ci a accepté."

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La CIA et Al Qaida en SYRIE (Via le site de l'observatoire de la Christinophobie).

De Mgr Jacques Benhan Hindo, archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibi…

"Le sénateur américain John McCain a protesté en déclarant que les russes ne bombardent pas les positions de l’État islamique mais les rebelles anti Assad entraînés par la CIA. Je trouve ces propos inquiétants. Ils représentent une admission sans pudeur du fait que, derrière la guerre contre Assad, se trouve également la CIA et qu’il s’agit d’un conflit dirigé depuis l’étranger par des cercles de pouvoir éloignés de la Syrie et par leurs alliés dans la région proche orientale (…) La propagande occidentale continue à parler de rebelles modérés, qui n’existent pas. Dans la galaxie des groupes armés, les membres de l’Armée syrienne libre se trouvent seulement à la loupe. Tous les autres groupes, à part l’État islamique, ont conflué ou ont été phagocytés de facto par le Front Al-Nosra, qui est le bras militaire d’Al-Qaïda en Syrie (…) Il y a là dans tout cela quelque chose de véritablement inquiétant : une superpuissance qui, 14 ans après le 11 septembre proteste parce que les Russes frappent les milices d’Al Qaïda en Syrie. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que maintenant, Al Qaïda est un allié des États-Unis, seulement parce qu’en Syrie il porte un autre nom ? Méprisent-ils vraiment autant notre intelligence et notre mémoire ? (…) Ce sera à nous, Syriens, de décider si et quand ASSAD devra s’en aller et non pas l’État islamique ou l’Occident. Et il est certain que, si ASSAD part maintenant, la Syrie deviendra comme la Libye".


jeudi 1 octobre 2015

01 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Je demande l'exclusion de Jules Ferry du parti socialiste. 2eme billet du jour

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(Discours de Jules FERRY à la Chambre des députés, le 28 juillet 1885).
M. Jules Ferry
[...]
Messieurs, il y a un second point, un second ordre d'idées que je dois également aborder, le plus rapidement possible, croyez-le bien : c'est le côté humanitaire et civilisateur de la question [Il s'agit de la colonisation de l'Afrique].
Sur ce point, l'honorable M. Camille Pelletan raille beaucoup, avec l'esprit et la finesse qui lui sont propres ; il raille, il condamne, et il dit : Qu'est-ce que c'est que cette civilisation qu'on impose à coups de canon ? Qu'est-ce sinon une autre forme de la barbarie ? Est-ce que ces populations de race inférieure n'ont pas autant de droits que vous ? Est-ce qu'elles ne sont pas maîtresses chez elles ? Est-ce qu'elles vous appellent ? Vous allez chez elles contre leur gré ; vous les violentez, mais vous ne les civilisez pas.
Voilà, messieurs, la thèse ; je n'hésite pas à dire que ce n'est pas de la politique, cela, ni de l'histoire : c'est de la métaphysique politique... (Ah ! ah ! à l'extrême gauche.)
Voix à gauche. Parfaitement !
M. Jules Ferry...et je vous défie - permettez-moi de vous porter ce défi, mon honorable collègue, monsieur Pelletan -, de soutenir jusqu'au bout votre thèse, qui repose sur l'égalité, la liberté, l'indépendance des races inférieures. Vous ne la soutiendrez pas jusqu'au bout, car vous êtes, comme votre honorable collègue et ami M. Georges Perin, le partisan de l'expansion coloniale qui se fait par voie de trafic et de commerce.
[...]
Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures... (Rumeurs sur plusieurs bancs à l'extrême gauche.)
M. Jules Maigne. Oh ! vous osez dire cela dans le pays où ont été proclamés les droits de l'homme !
M. de Guilloutet. C'est la justification de l'esclavage et de la traite des nègres !
M. Jules Ferry. Si l'honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l'homme a été écrite pour les noirs de l'Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? Ils ne vous appellent pas ! (Interruptions à l'extrême gauche et à droite. - Très bien ! très bien ! sur divers bancs à gauche.)
M. Raoul Duval. Nous ne voulons pas les leur imposer ! C'est vous qui les leur imposez !
M. Jules Maigne. Proposer et imposer sont choses fort différentes !
M. Georges Périn. Vous ne pouvez pas cependant faire des échanges forcés !
M. Jules Ferry. Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures... (Marques d'approbation sur les mêmes bancs à gauche - Nouvelles interruptions à l'extrême gauche et à droite.)
M. Joseph Fabre. C'est excessif ! Vous aboutissez ainsi à l'abdication des principes de 1789 et de 1848... (Bruit), à la consécration de la loi de grâce remplaçant la loi de justice.
M. Vernhes. Alors les missionnaires ont aussi leur droit ! Ne leur reprochez donc pas d'en user ! (Bruit.)
M. le président. N'interrompez pas, monsieur Vernhes !
M. Jules Ferry. Je dis que les races supérieures...
M. Vernhes. Protégez les missionnaires, alors ! (Très bien ! à droite.)
Voix à gauche. N'interrompez donc pas !
M. Jules Ferry. Je dis que les races supérieures ont des devoirs...
M. Vernhes. Allons donc !
M. Jules Ferry. Ces devoirs, messieurs, ont été souvent méconnus dans l'histoire des siècles précédents, et certainement, quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l'esclavage dans l'Amérique centrale, ils n'accomplissaient pas leur devoir d'hommes de race supérieure. (Très bien ! très bien !) Mais, de nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquit­tent avec largeur, avec grandeur et honnêteté, de ce devoir supérieur de civilisation.
M. Paul Bert. La France l'a toujours fait !
M. Jules Ferry. Est-ce que vous pouvez nier, est-ce que quelqu'un peut nier qu'il y a plus de justice, plus d'ordre matériel et moral, plus d'équité, plus de vertus sociales dans l'Afrique du Nord depuis que la France a fait sa conquête ? Quand nous sommes allés à Alger pour détruire la piraterie, et assurer la liberté du commerce dans la Méditerranée, est-ce que nous faisions oeuvre de forbans, de conquérants, de dévastateurs ? Est-il possible de nier que, dans l'Inde, et malgré les épisodes douloureux qui se rencontrent dans l'histoire de cette conquête, il y a aujourd'hui infiniment plus de justice, plus de lumière, d'ordre, de vertus publiques et privées depuis la conquête anglaise qu'auparavant ?
M. Clemenceau. C'est très douteux !
M. Georges Périn. Rappelez-vous donc le discours de Burke !
M. Jules Ferry. Est-ce qu'il est possible de nier que ce soit une bonne fortune pour ces malheureuses populations de l'Afrique équatoriale de tomber sous le protectorat de la nation française ou de la nation anglaise ? Est-ce que notre premier devoir, la première règle que la France s'est imposée, que l'Angleterre a fait pénétrer dans le droit coutumier des nations européennes et que la conférence de Berlin vient de traduire le droit positif, en obligation sanctionnée par la signature de tous les gouvernements, n'est pas de combattre la traite des nègres, cet horrible trafic, et l'esclavage, cette infamie. (Vives marques d'approbation sur divers bancs.)
[...]
M. Jules Ferry. Voilà ce que j'ai à répondre à l'honorable M. Pelletan sur le second point qu'il a touché.

Il est ensuite arrivé à un troisième, plus délicat, plus grave, et sur lequel je vous demande la permission de m'expliquer en toute franchise. C'est le côté politique de la question."
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Ces propos sont intolérables, et autrement plus intolérable que ceux de madame MORANO que la bienpensance entend sacrifier sur l'autel des petits intérêts électoraux. 
Je réclame que l'on change le nom des avenues, boulevards, lycées, institutions portant le nom d'un homme qui a osé parler de races inférieures et de races supérieures et a justifié le colonialisme comme il l'a fait. Il ne mérite pas qu'on l'honore. Dehors Jules FERRY, hors de notre mémoire, hors de l'espace public !   
J'ajoute que le tort de madame MORANO - et c'est un complément à mon billet d'hier - est d'avoir confondu le multiracialisme et le multiculturalisme. Ce qui est condamnable dans ses propos, c'est de lier implicitement les deux notions. Il est clair que des populations d'origines, d'opinions et de races diverses peuvent parfaitement se sentir et se trouver français en France, tout simplement parce qu'ils acceptent l'héritage ancestral de la manière de vivre en leur patrie. Ce qui n'est pas acceptable, c'est de se voir imposer la charia, le hallal, l'appel à la prière par le muezzin dans des établissements d'enseignement public (cf. ce qui se passe à SAINT-AMBROIX), ou tout autre forme de manifestations culturelles qui ne peuvent s'inscrire dans cet héritage et veulent tout simplement le subvertir au profit d'une seule vision du monde. 
Madame, faites connaître publiquement ces propos de Jules FERRY. Clouez le bec à ces imbéciles. Vous n'avez pas eu raison de présenter les choses comme vous l'avez fait, pour les raisons que je viens de dire. Mais ces propos, s'ils sont mal ajustés, ne sont en aucun cas racistes. Je raconterai du reste une petite histoire scientifique qui montrera exactement ce qu'il en est.

lundi 13 avril 2015

12 et 13 avril 2015. Nouvelles de la Résistance. Qu'ont-ils fait de l'âme de notre patrie ?

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Comme le lierre à son mur, je mourrai attaché à cette devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, (enfin pas toujours), c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Dans les années 1920, LY-THAN-THUYEN recevait à SAIGON Georges GRANDJEAN, un voyageur venu de FRANCE. Celui-ci, dans le Prologue de son livre intitulé L'épopée jaune, rapporte la conversation qu'il eut avec son hôte, un chrétien d'Annam, comme ce dernier aimait à se définir :

"Puissent tous les Français venir vers nous de cette façon. [...]. Et puisses-tu achever la route de la vie dans la paix et le calme ! J'ai compté parmi les missionnaires et les marins de France des amis qui ne sont plus ; les balles de pirates, la fièvre des bois, le souvenir des ancêtres les ont enlevés trop tôt à mon pays.
[...]. Mais par quelle étrange contradiction dans vos moeurs et vos philosophies, les hautes vertus de votre race ouvrent-elles la voix aux passions, aux cupidité de l'intérêt ? Pourquoi ce siècle actuel détruit-il ce que le précédent a construit ?
Cependant il semble que les héros de votre race soient reniés par certains de leurs successeurs. Ceux qui avaient rêvé de rapprocher les cimes des deux civilisations, de les opposer par leurs qualités supérieures et communes, la pitié et le désintéressement, sont bannis par vos conseils. Or ce qu'on trouve de dévouement en l'homme n'est pas naturel. Ce qu'on trouve de compassion en Asie, aux Indes comme en Chine, y vient du bouddhisme ; ce qui subsiste en Europe de clémence et de charité est dû au christianisme et n'est dû qu'à lui. Pourquoi les blancs d'aujourd'hui suppriment-ils l'enseignement du Christ de leur enseignement ? Savent-ils qu'agissant ainsi, ils tuent le principe même d'une civilisation que jadis nous aimâmes ?"
In
L'épopée jaune. Missionnaires et marins en Indo-chine. De monseigneur d'Adran et de l'Empereur Gia-long au commandant Rivière et à Luu-Vinh-Phuoc, Général des Pavillons-Noirs.
Société Française d'Editions littéraires et technique Edgar Malfère, éditeur, Paris, 1929.
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2. Commentaires.
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Dans son livre Georges GRANDJEAN nous apprend, entre autre, comment Pierre PIGNEAU de BEHAIGNE, évêque d'ADRAN, permit, à la fin du XVIIIe siècle et au tout début du XIXe siècle, la restauration de la dynastie annamite légitime des NGUYEN, au détriment des TAY-SON qui l'avait renversée. L'évêque protégea le jeune Prince CANH, le jeune fils de GIA LONG, l'Empereur déchu ; il l'emmena avec lui à VERSAILLES ; l'évêque y plaida la cause de l'Empereur destitué. GRANDJEAN nous apprend que le jeune prince jouait avec le fils de Louis XVI et que les deux se prirent d'affection et jouaient ensemble dans les jardins du Trianon. Mgr d'ADRAN eu finalement gain de cause et dans les derniers feux de la monarchie, Louis XVI dépêcha une expédition en Indochine pour aider GIA-LONG à retrouver son trône usurpé.
Ce que LY-THAN-THUYEN constate dans cette partie du XXe siècle, c'est la honteuse cupidité d'un pays qui a renié la compassion et la charité exigées des disciples de Jésus. Les investisseurs maintenant se précipitent, exploitent les hévéas et les ressources naturelles du pays, ils n'ont d'yeux que pour les richesses dont ils peuvent s'emparer. Faut-il s'étonner, dès lors, qu'un peuple fier désire retrouver la maîtrise de son destin et l'usage de ses biens ? On connaît la suite : le bombardement de HANOI par l'amiral d'ARGENLIEU, la guerre d'INDOCHINE, la chute de DIEN-BIEN-PHU, le partage tragique du VIET-NAM, l'intervention américaine couronnée du succès que l'on sait : l'abandon de SAIGON et de sa population et la mainmise d'un impitoyable communisme sur l'ensemble d'un pays qui aurait dû être l'image du paradis terrestre.
Ecoutons-bien LY-THAN-THUYEN : c'est bien le reniement des fondements de la civilisation française, si originale, forgée depuis la nuit des temps par un long attachement à l'enseignement de Jésus, qui a permis aux civilisations orientales et occidentales de se rencontrer, de se comprendre, de s'estimer et enfin de s'aimer. L'esprit révolutionnaire, la victoire d'une humanité fictive réunifiée par la vertu des discours à l'encontre de la pluralité et la diversité des hommes, des langues et des civilisations, a conduit au colonialisme de Jules FERRY, à la morgue des puissants en place à l'époque, tous de gôôôôche, aux guerres coloniales et à la naissance d'une haine inexpiable entre les peuples colonisées et la France colonisatrice. Nous payons aujourd'hui le prix de notre morgue !
La simple lecture du Traité passé le 28 novembre 1787 entre "Leurs majestés le Roi Louis XVI et NGUYEN-ANH, roi de COCHINCHINE" montre combien, à cette époque et dans ce système politique, le respect était réciproque, les relations diplomatiques parfaitement symétriques, le maintien des coutumes, des lois, des traditions des parties contractantes présenté comme le fondement de l'équité et de la justice.
Mais monsieur Jules FERRY, lui, proclamait du haut de la Tribune de la Chambre des Députés qu'il incombait aux races supérieures d'éduquer les races inférieures...
Qu'ont-ils fait de l'âme de notre patrie, ces grands défenseurs de la laïcité, ces pourfendeurs des chrétiens, ces aveugles (le récent exemple des affiches censurées [heureusement de manière provisoire] par la RATP est à cet égard très symbolique) qui s'étranglent à la vue d'une rondelle de saucisson sur les escaliers d'une mosquée (élections obligent) mais portent un épais bandeau sur les yeux (tiens ! tiens !) pour ne pas voir le chapelet de têtes de chrétiens décapités, empalées sur les grilles qui entourent les bâtiments officiels dans l'IRAK du Califat islamique ? Qu'ont-ils fait de la mémoire de ces missionnaires, de ces marins, de ces militaires, et de ces hommes d'Asie et d'Afrique qui ont donné leur vie pour notre pays ? (Le beau-frère de LY-THAN-THUYEN est mort sur le front pendant la grande guerre). Franchement, l'attitude de la plupart de ces hommes qui se sont succédé au pouvoir depuis un siècle suscitent en moi un profond dégoût (à quelques exceptions près ; pas de généralisation hâtive) ! Et j'espère bien vous le faire partager. Il faut d'abord voir la réalité en face avant de corriger, s'il est possible, les abominables erreurs d'une pensée tyrannique et parfaitement incapable de comprendre les hommes dans leur complexité.
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3. Informations diverses.
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Rien à signaler, si ce n'est les magouilles, les manoeuvres, les coups bas qui, dans tous les camps, se multiplient. Il faut croire que le pouvoir a des charmes qui justifient tous ces errements. Je vous renvoie donc à vos journaux.

lundi 18 août 2014

18 août 2014. Nouvelles de la Résistance : on appelle ça le progrès !

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Une fois encore, une fois de plus, la devise des Résistants aux imbéciles :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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"Il n'y a rien de plus absurde que de vouloir importer en Chine, la France, ou l'Espagne, ou l'Italie, ou quelque autre partie de l'Europe. N'apportez rien de tout cela, mais apportez la Foi. Une foi qui ne rejette ni n'offense la façon de vivre et les usages d'aucun peuple, quand il ne s'agit pas de choses mauvaises. Au contraire, la Foi veut que ces choses soient conservées et qu'elles soient protégées."
Instruction du pape  Alexandre VII (Flavio CHIGI) qui fut pontife romain du 16 avril 1655 au 22 mai 1677, envoyée aux fondateurs des Missions Etrangères de Paris. 

Et vous allez voir l'immense progrès que représente le discours de l'illustrissime Jules FERRY, vénéré par nombre d'imbéciles. Dans un ancien billet, j'ai déjà donné un extrait  de ce discours mémorable prononcé par le moustachu ou le barbu - je ne sais plus bien comment qualifier un porteur d'abondants favoris - à la Chambre :

"Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures... (Marques d’approbation sur les mêmes bancs à gauche, nouvelles interruptions à l’extrême gauche et à droite.) La vraie question, messieurs, la question qu’il faut poser, et poser dans des termes clairs, c’est celle-ci : est-ce que le recueillement qui s’impose aux nations éprouvées par de grands malheurs doit se résoudre en abdication ? [...] Est-ce que, absorbés par la contemplation de cette blessure qui saignera toujours, ils laisseront tout faire autour d’eux ; est-ce qu’ils laisseront aller les choses ; est-ce qu’ils laisseront d’autres que nous s’établir en Tunisie, d’autres que nous faire la police à l’embouchure du fleuve Rouge et accomplir les clauses du traité de 1874, que nous nous sommes engagés à faire respecter dans l’intérêt des nations européennes ? Est-ce qu’ils laisseront d’autres se disputer les régions de l’Afrique équatoriale ? Laisseront-ils aussi régler par d’autres les affaires égyptiennes qui, par tant de côtés, sont des affaires vraiment françaises ? (Vifs applaudissements à gauche et au centre. Interruptions.)" (Discours de Jules FERRY à la chambre, le 28 juillet 1885).
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2. Commentaires.
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En ces temps enténébrés, où il est de bon ton de ridiculiser les chrétiens et leurs pasteurs, il est tout de même important de rappeler certaines vérités historiques. Qui, de l'Eglise ou de la République a respecté les peuples ? Qui a considéré les nations africaines asiatiques avec mépris et qui les a considérées dans leur beauté propre ? Qui s'est paré des arrogantes toges des philosophes du XVIIIe siècle, et qui a revêtu la tunique sans couture de Jésus ?
Il me semble que la réponse se trouve aisément pour qui est dépourvu de préjugés. Mais c'est trop demander à ces imbéciles des médias qui trempent leur plume dans le vinaigre, ou ceux du théâtre politique que d'avoir la probité intellectuelle de reconnaître les faits. La paternité du colonialisme arrogant est à imputer, chez nous, aux plus éminents des républicains. Et les seuls à s'y être opposés sont d'une part les monarchistes, et d'autre part quelques députés de ce que l'on appelait alors l'extrême gauche (Camille PELLETAN et Georges CLEMENCEAU). Les raisons des oppositions monarchistes ou ultra-républicaines étaient fort différentes. Les unes trouvaient leur source dans l'idée que les chrétiens se font de l'homme, les autres dans les soucis d'affermir une république encore chancelante.
Nous subissons aujourd'hui les conséquences de ces initiatives colonialistes. Que les héritiers légitimes de ces hommes politiques ne viennent pas invoquer l'ignorance. Nous avons exporté nos vices et nos fantasmes. Nous en payons le prix avec une immigration incontrôlée.
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3. Informations diverses.
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Enfin du bon sens et le Royaume Uni nous donne l'exemple ! A propos de la mort d'un petit encore dans le ventre de sa mère.

Jeanne Smits ne m'en voudra pas si je reprends ici intégralement un article qu'elle a publié sur son Blog, en tous points remarquable, et auquel je vous recommande vivement de vous abonner !

"Un jeune homme de 18 ans devra répondre de « destruction d'enfant » au Royaume-Uni après avoir causé la mort d'un enfant à naître en frappant au ventre une adolescente de 16 ans enceinte de 7 mois.

Dusan Bako a été arrêté jeudi après-midi peu après avoir agressé sa victime dans un parc public d'Oldham, Copster Hill Park, près de Manchester, en plein jour : il l'avait violemment frappée au ventre. Emmenée en urgence à l'hôpital, la jeune femme a donné naissance à son bébé qui, hélas devait mourir peu de temps après.

La presse britannique évoque le fait divers avec émotion, signalant que le responsable local de la police, Jamie Daniels, l'avait qualifié d'« exceptionnellement tragique » en lançant un appel à témoins. « Des officiers spécialisés s'occupent de la jeune fille, dont je n'arrive même pas imaginer à quel point elle a été bouleversée par ce qui lui est arrivé », a-t-il déclaré. Les journaux n'hésitent pas à écrire qu'elle a « perdu son bébé à naître ».

Il peut paraître absurde d'insister sur ce point. Mais ce langage de vérité va à contre-courant de la fiction répandue par la rhétorique du « droit à l'avortement » : on ne milite pas pour la destruction des enfants à naître, il faut donc les qualifier d'« amas de cellules », lorsqu'ils sont petits, ou de « fœtus », tant qu'ils ne sont pas nés.

La France a connu l'apothéose de ces fables lorsque la Cour de cassation a refusé de reconnaître qu'une mère ayant perdu son « fœtus », mortellement blessé, lors d'un accident de la route, puisse obtenir des sanctions et des dommages pour la mort de son enfant de la part du conducteur responsable. Le bébé pas respiré, avait décidé la justice, on ne pouvait le reconnaître comme un être humain, sujet de droit. Toute la douleur de la mère ni pouvait rien. Ni le fait que sa grossesse était quasiment à terme.

Dans l'affaire anglaise le tout petit qui a perdu la vie du fait de la violence d'un voyou, violence aggravée par le fait qu'elle a frappé une jeune femme très visiblement enceinte, on peut certes noter que l'enfant a respiré, puisqu'il n'est pas mort avant sa naissance.

Mais enfin c'est lui qui a reçu un coup, en même temps que sa mère, et c'est lui qui est mort, et l'homme de la rue comme le journaliste – et la police et la justice aussi – y voient spontanément un crime, sans se demander si le bébé est mort avant de naître ou non.

Dusan Bako, détenu depuis jeudi devra donc bien répondre de « destruction d'enfant » et d'agression lors de sa première comparution devant le magistrat ce lundi. C'est bien l'enfant qui est la principale victime."

mercredi 11 mai 2011

Marcheraient-ils sur la tête ?

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Aurions-nous des responsables politiques qui marchent sur la tête et nous entraînent dans leur schizophrénie ?


Je voudrais revenir sur l'affaire dite "des quotas" en essayant de dépassionner le débat.


Je vais commencer par raconter une histoire vraie. Il me semble qu'elle éclaire d'un jour très particulier les difficultés que nous rencontrons dans le traitement, ô combien maladroit, de l'immigration et de la présence sur notre sol d'importantes communautés d'origine étrangère qui ont choisi de vivre en France, en adoptant totalement ou partiellement la nationalité française.


J'ai un ami très cher que je connais depuis plus de 50 ans. Il est prêtre et a été missionnaire pendant 30 ans en Afrique. Pour des raisons de confidentialité, je ne préciserai pas dans quel pays d'Afrique noire francophone il exerça son ministère.


Il avait un évêque absolument exceptionnel. Un homme de foi, un homme tout donné à sa mission, d'une grande finesse et d'une intelligence hors du commun. Mon ami le voyait souvent et ils échangeaient en profondeur. Cet évêque lui dit un jour : "Il me vient parfois l'idée de maudire le jour de ma naissance, et le fait d'être né noir".


Voilà donc un homme remarquable à tous égards qui maudit le fait d'être noir. Mais qui donc a pu mettre dans sa tête et dans celle de ses compatriotes l'idée que le fait d'être noir était l'indice d'une infériorité irrémissible ? Il faut, pour comprendre cela, revenir aux premiers temps du colonialisme et à l'arrogance d'un Jules FERRY qui prétendait se faire un devoir d'apporter aux races, déclarées par lui inférieures, les lumières de la civilisation européenne. Ce péché originel-là, il pèse sur nos épaules. Et c'est, selon moi, l'inconsciente culpabilité collective qui nous fait pousser des cris quand on emploie le mot "noir" ou "maghrébin". Un peu d'humilité et beaucoup de réflexion nous l'indiquent : la couleur de la peau ne change en rien la nature profondément humaine d'un homme et ces africains sont nos frères en humanité, point final. Il n'y a même pas à discuter.


J'avance donc l'hypothèse que c'est l'instauration dans l'inconscient collectif d'un représentation dissymétrique de la relation africains-européens qui est responsable de ces psychodrames.


J'avance l'hypothèse que c'est pour se faire pardonner par les peuples et les communautés que leurs pères idéologiques ont tenté d'asservir, que les bien-pensants de la gauche font un procès injuste à Laurent BLANC et à tant d'autres.


La question que posaient les responsables du foot-ball demeure : faut-il limiter la proportion des adolescents titulaires d'une double nationalité dans les centres de formation au foot-ball de haut niveau, au risque de les voir servir, une fois qu'ils sont formés, des équipes étrangères ? Est-il normal, dans un pays qui prône le droit du sol exclusif, au point d'obliger des nouveau-nés à être français alors qu'ils ne le voudraient plus à l'âge d'homme ou de femme, d'accepter le statut de binational ? Est-il normal que la deuxième nationalité soit acquise au titre du droit du sang (la nationalité des parents) dans un pays qui se flatte de l'avoir aboli ? Est-il normal, au pays de la prétendue et soi-disant égalité, il faille accepter des différences qui poussent des binationaux à ne pas se sentir membres à part entière de notre patrie ? Que faut-il faire ? Quelle action entreprendre ?


Je puis en tout cas témoigner que dans la paroisse que je fréquente, il y a un nombre très élevé de fidèles d'origine africaine qui sont accueillis comme des frères et soeurs et donnent aux tièdes bien des exemples de foi et de charité. Qu'ils soient infiniment bénis pour leur joie de vivre et leur sourire.


C'est tout pour aujourd'hui.


dimanche 17 octobre 2010

Il est temps d'éteindre les Lumières

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Peut-être vous ai-je déjà raconté cette anecdote ? Si c'est le cas, je vous prie d'excuser mon radotage. Je me trouvais à l'Université de Lausanne, et discutais avec un de mes collègues francophones, un homme délicieux et très compétent. Je ne sais pas pourquoi, il me dit tout à trac, au beau milieu d'une savante conversation : "Vous les Français, vous ne pouvez vous empêcher de penser à l'échelle du monde ; nous pensons, nous, à l'échelle de notre Canton". Jacques était trop courtois pour marquer de l'ironie dans cette remarque, mais elle m'avait frappé. Et puis la fréquentation quasi hebdomaire de collègues allemands et suisses germanophones m'avait fait prendre conscience que cette attitude de prétendre penser l'universel passe auprès des étrangers pour une insupportable arrogance. Et la fréquente rencontre d'autres collègues européens, anglais, belges, néerlandais, italiens ou des pays de l'Europe centrale et orientale m'avait ancré dans l'idée que quelque chose clochait dans notre manière à nous, Français, de concevoir et d'exposer les choses. Et je me disais aussi que c'est cette prétention affichée ou sous-jacente, et non la difficulté de notre langue, qui avait fait préférer l'empirique anglais au très abstrait français, comme langue de communication internationale. Enfin, certaines remarques de mes lecteurs m'avaient fait prendre conscience que je n'échappais pas à ce travers national d'immodestie de la pensée.
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Vous vous souvenez aussi que je vous avais transcrit le fameux discours dans lequel FERRY parle du droit des races supérieures à éduquer les races prétendues inférieures, ce qui ne laissait pas de m'étonner de la part d'un homme de cette envergure.
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La lecture attentive du livre d'Ivan P. KAMENAROVIC, philosophe et sinologue, livre intitulé Agir, non-agir en Chine et en Occident et l'abord encore succinct de celui de Michael SINGLETON, ex-missionnaire, et professeur à l'Université Catholique de LOUVAIN, viennent d'entraîner définitivement ma conviction : il est temps d'éteindre les Lumières.
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Nous nous gargarisons de nos VOLTAIRE, DIDEROT, ROUSSEAU, d'ALEMBERT, CONDORCET, etc. Ces hommes sont des écrivains de premier ordre dans notre langue, et la France post-révolutionnaire a largement utilisé leurs pensées pour, en les diffusant, tenter d'établir une hégémonie culturelle, et une prépotence politique mondiales. La tentative est à l'origine du colonialisme, énergiquement combattu par les députés de droite, monarchistes inclus, quand elle fut inaugurée par Jules FERRY. Mais ces "philosophes" n'ont pas pensé l'universel, comme nous l'avons prétendu et continuons de le faire. Ils ont théorisé une forme de pensée commune à l'Occident. C'est déjà beaucoup, mais ce pas le tout de la pensée humaine.
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KAMENAROVIC montre comment la pensée chinoise, si différente de la nôtre dans sa conception de l'homme et du monde, est tout aussi cohérente que la nôtre et explique la réalité tout aussi bien que nous. C'est une pensée qui ignore les oppositions contrastées et les contraires, mais voit dans les couple de notions que nous oppposons parce que nous les séparons, des aspects complémentaires d'une même réalité, une vibration incessante entre le blanc et le noir, la lumière et les ténèbres, l'esprit et la matière, l'actif et le passif, par exemple. Ce livre m'a apporté des arguments rationnels et convaincants sur la puissance mais aussi les limites de notre philosophie occidentale.
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Quant au déconcertant SINGLETON, dans sa Critique de l'ethnocentrisme. Du missionnaire anthropophage à l'anthropologue post-développementiste, il a des formules à l'emporte-pièce qui auraient fait le bonheur de LEVI-STRAUSS s'il était encore de ce monde : "L'homme tout court n'existe pas. Je suis papou ou patagon, et à une période particulière". Il reprend ainsi à son compte la boutade de Joseph de MAISTRE : "J'ai rencontré des Allemands, des Anglais. Je sais, depuis MONTESQUIEU qu'on peut même être persan, mais je n'ai jamais rencontré l'homme". En d'autres termes, les mots ne font pas exister des choses qui n'ont aucune réalité.
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Bien entendu, un effort d'abstraction est indispensable, et les peuples qui usent de langues indo-européennes sont bien placés pour le faire. Les concepts sont utiles pour raisonner. Mais ils ne sont pas le réel, seulement un moyen commode de l'appréhender.
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Décidément, il est temps d'éteindre les Lumières.

vendredi 30 avril 2010

28 juillet 1885, ou Jules Ferry démasqué

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Il se tint d'étranges propos à la Chambre des députés, le 28 juillet 1885. Jules FERRY devait s'expliquer devant la représentation nationale sur sa politique ouvertement colonialiste, combattue à la fois par la droite (monarchistes) et l'extrême gauche (qui nous paraîtrait bien pâle aujourd'hui) à laquelle appartenaient CLEMENCEAU et Camille PELLETAN ["pas d'ennemis à gauche" disait ce dernier] ; la gauche modérée, les radicaux, les socialistes soutenaient cette politique. Jules FERRY devait donc la défendre à la fois contre les opposants de droite et d'extrême gauche, qui voulaient renforcer les défenses françaises face à l'Allemagne, sur la frontière des Vosges plutôt que de se lancer dans des expéditions coloniales hasardeuses. Camille PELLETTAN avait dénoncé avec virulence la politique d'expansion coloniale menée par FERRY. Voici les passages les plus significatifs de la passe d'armes du 28 juillet 1885 dont les admirateurs de Jules FERRY n'ont pas lieu d'être fiers.
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"Sur ce point, l'honorable M. Camille Pellettan raille beaucoup, avec l'esprit et la finesse qui lui sont propres ; il raille, il condamne, et il dit : Qu'est-ce que c'est que cette civilisation qu'on impose à coups de canons ? Qu'est-ce, sinon une autre forme de la barbarie ? Est-ce que ces populations de race inférieure n'ont pas autant de droit que nous ? Est-ce qu'elles ne sont pas maîtresses chez elles ? Est-ce qu'elles vous appellent ? Vous allez chez elles contre leur gré, vous les violentez, mais vous ne les civilisez pas.
Voilà messieurs, la thèse : je n'hésite pas à dire que ce n'est pas de la politique, cela, ni de l'histoire, c'est de la métaphysique politique... (Ah ! Ah ! à l'extrême gauche)
Voix à gauche : Parfaitement !
M. Jules FERRY : ... et je vous défie - permettez-moi de vous porter ce défi, mon honorable collègue, monsieur Pelletan, - de soutenir jusqu'au bout votre thèse qui repose sur l'égalité, la liberté, l'indépendance des races inférieures. Vous ne le soutiendrez pas jusqu'au bout, car vous êtes, comme votre honorable collègue et ami M. Georges PERIN, le partisan de l'expansion qui se fait par voie de trafic et de commerce.
M. Camille PELLETAN : Oui !
M. Jules FERRY : Vous nous citez toujours comme exemple, comme type de la politique coloniale que vous aimez et que vous rêvez, l'expédition de M. de Brazza.
Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures... (Rumeurs sur plusieurs bancs à l'extrême gauche).
M. Jules MAIGNE : Oh ! Vous osez dire cela dans le pays où ont été proclamés les droits de l'homme.
M. de GUILLOUTET [un monarchiste] : C'est la justification de l'esclavage et de la traite des nègres !
M. Jules FERRY : Si l'honorable monsieur Maigne a raison, si la déclaration des droits de l'homme a été écrite pour les noirs de l'Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? Ils ne vous appellent pas (interruptions à l'extrême gauche et à droite. Très bien ! Très bien ! sur divers bancs à gauche.)
M. Raoul DUVAL : Nous ne voulons pas leur imposer ! C'est vous qui les leur imposez !
M. Jules MAIGNE : Proposer et imposer sont des choses fort différentes !
M. Georges PERIN : Vous ne pouvez pas cependant faire des échanges forcés ! "
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Et voilà le clou, l'apothéose de la pensée de Jules FERRY.
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"M. Jules FERRY : Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures... (Marques d'approbation sur les mêmes bancs à gauche - Nouvelles interruptions à l'extrême gauche et à droite)."
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Qui osera dire enfin que ces paroles sont ignobles ? Qu'elles témoignent d'un racisme et d'une arrogance insupportables ? Et qu'elles traduisent l'opinion majoritaire de la Chambre des députés de l'époque. Pour l'honneur de la France, heureusement, il y eut à droite comme à l'extrême gauche des hommes qui ont protesté contre cette vision-là. Elle nous a certes valu le deuxième empire colonial du monde (après celui des Anglais). Elle nous vaut aujourd'hui le ressentiment de ces peuples qui avaient autant à nous apprendre qu'à être enseignés par nous, et elle est à l'origine de la haine ou de l'hostilité que nombre de citoyens des anciennes colonies françaises expriment à l'égard de notre patrie. En outre, elle fut une bombe à retardement, puisque la colonisation arrogante est à l'origine de flux migratoires que nous ne pouvons plus contrôler.
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Il n'empêche que monsieur Jules FERRY a l'insigne honneur d'être l'éponyme de nombre de lycées, d'avenues, boulevards, rues et places. Qu'en pensent les tenants de la laïcité à la française qui doivent tant à Jules FERRY ? Aujourd'hui, monsieur FERRY serait déféré devant les tribunaux.