J'ai bien hésité avant de rédiger ce très court billet. Mais enfin je crois que je le dois. Oui, je suis choqué que madame BOUTIN ait accepté d'être payée, en sus de sa retraire de député, pour remplir une mission, sans doute très prenante, mais qui vaut pas 9000 euros par mois !
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Il faut tout de même que nos hommes politiques et nos élites comprennent qu'en période de crise, de chômage, de sous-emploi et de difficultés de toutes sortes, ils doivent donner l'exemple. Bien entendu les émoluments des chargés de mission sont budgétisés et le budget de l'état ne se trouve pas mis en péril par ces dépenses qui nous étonnent. Mais justement c'est bien la budgétisation de ces frais de mission qui ne devrait plus être. C'est là-dessus qu'il faut faire des économies. Il ne s'agit pas de supprimer des privilèges (j'ai déjà expliqué ce qu'est un privilège) mais des avantages qui ne sont pas dus. On peut servir sans se servir.
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En réalité, ce qui me touche le plus - tant pis si je vous heurte -, c'est que madame BOUTIN ne fait pas mystère de son attachement à Jésus, que le public le sait, et qu'elle est donc attendue sur son témoignage. Or nul ne peut servir deux maîtres : Dieu et l'argent. Que monsieur Y, Z ou W, chevalier d'industrie, grand ponte de la finance, politicien flamboyant, recherche, avec le pouvoir, l'argent, cela ne choque guère l'opinion. Mais l'opinion sait bien que le disciple doit servir les pauvres en priorité. Et il y a donc un contre-témoignage à accepter cette rétribution considérable. Il ne fait aucun doute que la mission demande un gros travail et qu'il n'est pas anormal qu'un travail soit rétribué quand il est le moyen de subsistance. Mais tel n'est pas le cas.
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Il me semble que madame BOUTIN rendrait un grand service à l'Église si elle reconnaissait publiquement cette erreur de jugement et qu'elle la regrettait au nom même d'un Dieu qu'elle veut servir. Voilà qui serait juste, humble, et apprécié des esprits droits.
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