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dimanche 21 janvier 2018

21 janvier 2018. Note brève. In memoriam regis !

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Contrairement à ce que racontent les baveurs de la « République », la réaction de la foule massée sur la Place de la Concorde fut celle que raconte Fockedey dans ses mémoires. La voici :


"Le jour de l'exécution de Louis XVI fut pour la France, et pour Paris surtout, un jour d'amertume, de douleur, d'effroi et de deuil. La capitale était dans les angoisses. La presque totalité des maisons et des boutiques étaient fermées, des familles entières en pleurs. La consternation se lisait sur tous les visages qu'on rencontrait. Une grande partie des gardes nationaux, sur pied dès six heures du matin, semblaient eux-mêmes aller au supplice. Non, les scènes dont j'ai été témoin ce jour-là ne s'effaceront jamais de ma mémoire. Que de larmes je vis couler ! Que d’imprécations j'entendis contre les auteurs d'un tel forfait ! Ma plume recule, elle s'arrête devant l'énumération de tout ce dont je fus le témoin oculaire et auriculaire. L'assemblée ce jour-là fut morne et silencieuse, les votants du régicide étaient pâles et défaits ; ils paraissaient avoir horreur d’eux-mêmes." (In Souvenirs de Fockedey.)

Je sais que tel ou tel, dont mon ami strasbourgeois Vincent, vont déclarer que je ravive de vieilles haines – mais alors que les emmerdeurs de la laïcité ne viennent pas nous casser les pieds avec l’affaire Galilée (parfaitement connue et qui montre la duplicité de l’astronome), l’Inquisition (au sujet de laquelle courent les mensonges les plus éhontés) ou la guerre des camisards (qui fait l’objet d’une revisite partiale, notamment en omettant de signaler qu’elle a commencé avec le massacre du curé de Pont-de-Montvert et de sa suite par un commando de protestants, et qu’elle avait pour but de lutter contre le gouvernement légitime de la France, soutenue qu’elle était par des puissances ennemies [Genève par exemple]).
Louis-Marie me dira que la morale est relative au dasein et que nous ne pouvons juger avec nos yeux actuels ce qui se passa alors. Mais ce point de vue revient à justifier tous les crimes, ceux d’Hitler, comme ceux de Staline, de Mao ou de Pol Pot. Je soutiens fermement que les massacres, que ce soient les Assyriens, les Mongols ou les Nazis qui les ont commis, relèvent d’un jugement trans-spatial et transhistorique.

Je vous souhaite un bon dimanche, un dimanche de recueillement et de réflexion sur les significations actuelles des crimes passés ou présents. Et je vais m’efforcer d’aller manifester à la Marche pour la Vie. Ce me semble être cohérent.

vendredi 17 novembre 2017

17 novembre. Nouvelles de la Dissidence. Une catéchèse bouleversante.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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Un petit moment de découragement avec Léon BLOY ! Et puis Dieu parle !

"Admirable corrélation des événements ou des incidents de cette vie, lesquels ne peuvent être vus que successivement, hélas et qui révéleraient tellement les desseins de Dieu, si on pouvait les fixer simultanément dans la Lumière. C'est comme les lettres de l'alphabet qui ne sont rien isolément mais qui, rapprochées par l'intelligence, ont le pouvoir de donner la vie ou la mort.
Voilà beaucoup d'années que Jésus me force, à coups de fouet, de marcher devant lui sur les eaux. La Vérité qui est Lui-même a besoin de saints, de Martyrs, elle n'a pas du tout besoin d'écrivains. Je le confesse, j'ai souvent espéré, à cause d'une certaine puissance de parole, de traîner vers Dieu des multitudes. Que s'est-il réalisé de ce rêve? Quelques âmes seulement, quelques pauvres et chères âmes conquises. Mais n'est-ce pas immense et qui peut dire combien c'est immense ? Sois patient et doux envers toi-même.
Il est infiniment probable que Dieu ne fera rien de ce que tu rêves.
Il fera mieux"
In
Léon BLOY.
Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne. Tome II.
Mercure de France, Paris, 1935. (Page 57.)
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2. COMMENTAIRES.
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Mon Dieu, je suis loin d’avoir la plume de Léon Bloy, et de porter la parole, comme une épée flamboyante, au niveau qui fut le sien. Je ne suis même pas assuré d’avoir fait changé d’avis les quelques lecteurs qui me font l’amitié de me lire. Que voulez-vous, j’ai le droit d’avoir mes moments de découragements, ces moments de doute où l’on se prend à juger dérisoires les efforts déployés pour faire connaître la Vérité.
Mais ce matin, j’ai eu ce mieux qui dépasse infiniment tous mes rêves. J’avais confié à un jeune l’animation de la rencontre de catéchèse dans une classe de seconde. Rarement, j’ai entendu l’assistance, d’autres jeunes, écouter avec une telle densité de silence habité le témoignage qui nous fut donné. Il s’agissait de commenter la vocation de Jérémie. ("Ne dis pas : je suis un adolescent etc."). Il y a eu chez ces jeunes des bouleversements intérieurs, des questions intenses, des retournements, et bien sûr des résistances de cœur rebelles et pourtant expectant.
J’ai toujours dit que la France serait sauvée par sa jeunesse. Je puis vous dire que j’ai pleuré en entendant les paroles de T… Qu’il soit béni pour son engagement, sa foi sereine et enthousiaste, son humour et son humilité.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Ils n’ont pas peur de défendre la vérité !

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Bien vu !

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Honte à vous les Tartuffes ! Dégagez et vite !


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Vive la vie ! Voilà le contrepoint nécessaire à l’imbécillité du CESE !

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Au boulot Jean ! Au boulot !



samedi 21 octobre 2017

21 octobre. Note brève. Témoignage d'un jeune homme.

Près de 3000 km de train en six jours ne laissent guère de disponibilités pour l’écriture. Cependant, je ne saurais laisser le crépuscule descendre doucement sur la terrasse du petit appartement que je loue dans le midi sans vous faire part d’une expérience inoubliable, celle du témoignage.
Une vingtaine (et même plus) de lycéens et de lycéennes se pressaient hier soir à l’aumônerie de…. pour entendre Côme, 19 ans, étudiant en histoire et en sciences politiques. Oh, on les entend, on les voit et on se prend à les critiquer ces jeunes qui parlent fort, boivent au goulot quelques bières de qualité, et le cas échéant, échangent quelques bisous avec leur amie, bisous qui loin d’être furtifs sont plutôt du genre appuyé, les soirs de match ou de sortie en boîte. Côme pourrait être comme eux. Il a fait un autre choix de vie. Il partage son temps entre ses études qui le passionnent, la coresponsabilité d’une meute de louveteaux, et la responsabilité d’un clan routier et ses loisirs.
C’est qu’il prend son engagement et sa parole au sérieux : passer 20 minutes quotidiennes à méditer sur sa journée, dire les complies tous les soirs, travailler dur ses cours, et trouver le temps de venir partager son expérience de vie avec des jeunes à peine moins âgés que lui.
Quelle simplicité dans ce témoignage, quelle authenticité, quelle force et quelle humilité. Côme est comme tous les jeunes gens : il est bien fait de sa personne et il pourrait par conséquent attirer à lui nombre de jeunettes en quête d’aventures. Il n’a pas fait ce choix. Il ne nous dit pas qu’il est facile, que non ; il dit qu’il l’a fait avec résolution et que, ayant engagé sa vie et sa parole à la suite du Maître, il est ancré dans son amour.
Je vous affirme que pour un homme de mon âge, entendre un tel témoignage est bouleversant et pousse à imiter cette générosité.
Je pourrais être désespéré de ma propre médiocrité, de mes limites, de mes pauvretés. Et voilà que croise ma route un véritable témoin, un homme qui ne ment pas et qui met en accord ses paroles et ses actes et il a 19 ans !

Je voulais simplement avec cette note brève, vous faire partager un moment intense et qui remplit de joie.

jeudi 15 mai 2014

Nouvelles de la Résistance : récit de la Veillée du 14 mai 2014

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J'ai omis et je m'en mords les doigts de vous signaler que les Veilleurs de Paris organisaient la 33e veillée hier soir, au croisement du Boulevard Edgar Quinet et de la rue d'Odessa. J'y suis allé, bien sûr, et toujours en compagnie d'Antoine. Nous avons quitté la Porte de Saint-Cloud à 19 h 15. la veillée commençait à 20 h. Comme il fallait s'y attendre, nous sommes arrivés sur place un peu en avance. Le soleil brillait encore assez largement et sur le fond d'un ciel bleu se dressait devant nous la masse imposante de la Tour Montparnasse. Axel et Alix étaient déjà sur place. Il  y avait peu de monde et je commençais à me demander si l'assistance serait au rendez-vous. Nous avons posé les banderoles de la soirée à terre tandis qu'Alex continuait à placer avec ses amis les enceintes acoustiques qui permettraient à l'assistance d'entendre les témoignages et les textes. Puis peu à peu les Veilleurs sont arrivés, jeunes et moins jeunes, et lorsque la veillée a commencé nous étions environ 150 personnes (14 rangs de 12, comme j'ai pu le compter). Peu à peu l'assistance grossira et l'on passera à environ 250 personnes, de sorte qu'il aura fallu dé placer les enceintes arrière derrière les nouveaux venus.
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Axel commence la veillée en nous en expliquant le thème, celui de la liberté et il demande si dans l'assistance des veilleurs pourraient faire partie de l'équipe de dialogue. J'accepte cette proposition de sorte que je ne pourrai guère écouter le premier orateur, Henri HUDE, qui fait une longue intervention, dont malheureusement je n'ai pu saisir le contenu ; je ne pourrai pas davantage suivre ceux qui lui succéderont. Antoine prend des photos, tandis que, derrière la foule assise, je déambule en tentant de repérer des passants interrogatifs. Je vois, adossé contre un arbre, un homme qui manifestement fait partie des renseignements généraux. Il a l'air de s'ennuyer prodigieusement. Eric joue deux ou trois airs de cornemuse.
Un premier passant, s'arrête, intéressé. Jean-Luc est d'origine antillaise ; il est là avec sa fille, Maelle, une adorable fillette de 5 ou 6 ans. Je lui explique l'origine des Veilleurs et le but qu'ils poursuivent, celui de réinvestir l'espace public, l'espace politique par excellence, qui appartient à tous les citoyens. Il avait entendu Camille parler du livre consacré aux Veilleurs, avant que je ne l'aborde, et il me demande s'il est possible d'en acheter un. J'essaye de voir si c'est possible, et reviens en lui disant que non, alors que Camille disposait d'un petit stock de ce livre, ce que j'ignorais. Je lui indique qu'il en trouvera à la Procure, rue de Mézières, près de Saint-Sulpice. Il est obligé de quitter la soirée, car sa fille a classe le lendemain, et il ne veut pas qu'elle ce couche tard.
Tandis qu'il s'éloigne, et que je m'apprête à souhaiter une bonne soirée à l'homme des renseignements généraux, il devine que je désire lui parler et il s'éloigne ostensiblement. Un autre passant s'approche et s'interroge : Daniel et ses deux filles, toute jeunes. Elle font de la bicyclette. Le papa est prudent ; elles portent toutes les deux un casque. Daniel est d'origine africaine. Il est très intéressé par ce qui se dit ; je reprend mon explication qu'il accueille avec attention. Il restera un certain et quittera, à regret semble-t-il, la veillée. Petit temps blanc.
Puis je vois arriver une femme d'une cinquantaine d'années. Elle aussi interrogative. Je l'aborde. Elle est sociologue et thérapeute et elle soigne plusieurs homosexuelles, dont une est enceinte. Elle ne défend pas la loi sur le mariage, ni ne la désapprouve. Elle m'indique que les enfants des couples homosexuels qu'elle connaît sont heureux (mais je ne connais pas leur âge, et ce point est décisif), et qu'il est anormal qu'en cas de décès de l'un des membres du couple, l'enfant soit confié à la DAS, si le défunt est la mère reconnue par l'état civil. Je luis parle longuement de l'étude de REGNERUS, sans en donner toutes les conclusions, mais d'entrée de jeu et avant que je n'aborde le sujet, elle me dit qu'on peut faire dire ce que l'on veut aux statistiques ; c'est assez curieux pour une sociologue, car la sociologie se fonde énormément sur les statistiques pour tirer ses conclusions. Et je n'ose lui dire que son scepticisme doit être universel, et porter aussi bien sur les études montrant l'égalité de bonheur des enfants de familles homoparentales et des familles hétéroparentales que sur celles qui prouvent le contraire. Néanmoins, puisque ces situations concrètes existent, même si elles résultent d'une violation de la loi, il est évident que la loi doit les prendre en compte, mais nous tombons d'accord que cette prise en compte n'exige pas le mariage. Dialogue sans concession, mais courtois et finalement utile.
Voilà maintenant un grand homme qui écoute avec intérêt. Là encore je l'aborde. Il me répond avec un accent où je crois deviner l'Italie. Erreur, Zoran est serbe. Il vit en France depuis 40 ans mais n'a jamais pu se débarrasser de son accent délicieux, avec des R qu'il fait rouler, et cette légère modulation de la langue qui rend les slaves si attachants dans leur discours. Echange sur la démocratie. Il ne le dit pas mais je crois deviner une certaine amertume dans son propos, aussi bien sur la démocratie à la MILOSEVIC que sur la démocratie à la française qui a réussi, avec le secours de l'Europe et des Etats-Unis à dépecer la Serbie et à l'amputer du KOSOVO (dont les ressortissants exercent en France toutes sortes d'activité qu'il vous revient d'identifier).
Un couple s'approche, curieux de savoir ce que signifie ce rassemblement. Ce sont des asiatiques. Ils préfèrent que l'on utilise l'anglais. Ils viennent de Chine. J'explique l'origine des Veilleurs et le sens des Veillées, en insistant sur l'investissement pacifique et non violent de l'espace public, propriété de tous les citoyens. Puis, rassemblant le peu de chinois que je connais, je commence à leur dire Ren shi nin, wo hen et ils ne me laissent pas le temps d'aller plus loin ; en coeur ils ajoutent gao xing.  J'ai simplement dit que j 'étais heureux de faire leur connaissance.
Et puis enfin un homme jeune, au visage ouvert s'approche. Nicolas demande des explications qu'il reçoit avec intérêt. S'approche de lui une jeune femme qui lui prend la main. Je suppose, et le lui dis, qu'il s'agit de son amie. Non, me dit-il, c'est ma femme. Ils n'ont pas encore d'enfants. Roberta est d'origine brésilienne. Après un échange amical, ils s'éloignent tandis que je leur dis : Soyez bénis ! Cette rencontre, pour moi, est absolument bouleversante, sans que je puisse expliquer pourquoi : sans doute l'amour de Roberta pour Nicolas et de Nicolas pour Roberta.
J'aurais eu le temps de saisir quelques bribes de divers textes (Khalil GIBRAN, La FONTAINE, Robert DESNOS, Victor HUGO [un extrait des Misérables lu par deux jeunes filles membres des Gavroches], notamment), et aussi le témoignage d'un prêtre libanais de rite maronite. Je n'ai pas eu le temps d'écouter un membre du mouvement Fonder demain. En revanche, j'ai pu écouter Tugdual DERVILLE qui entame avec Ecologie humaine un tour de France (prochaine réunion à Paris ; j'en reparlerai), et un peu Antoine RENARD membre du mouvement Force Vie et candidat aux élections européennes.
La veillée se déroule en fait en deux séquences séparées par une pause. Un magnifique piano électrique permet à une veilleuse de nous jouer for bien une pièce de BEETHOVEN, et avant nous aurons entendu  un air du Nabucco de VERDI, celui du grand prêtre Zaccharia, interprété sans micro et a capella par un veilleurs. Une jeune philosophe enfin nous livre son témoignage vécu sur l'incompréhension et la haine qu'a suscité chez ses proches et des amis son engagement dans la cause de La Manif Pour Tous et dans celle des Veilleurs. Auparavant j'aurai pu rencontrer Clémentine et Blandine, deux de mes anciennes jeunes de l'aumônerie, Romain, avec qui j'avais partagé la soirée de SAINT-NAZAIRE et un autre participant à cette soirée, un participant dont j'ai oublié le nom. Et Christophe, que k'ai rencontré lorsque j'étais à Tibériade, assis dans les premiers rangs, m'aura hélé pour me saluer. Belle veillée, pleine de bienveillance et de respect. Curieusement, les gendarmes et la police ont déserté les lieux. Antoine m'explique la raison de cette discrétion : nous ne sommes pas près des lieux de pouvoir. En effet les habitants du cimetière de MONTPARNASSE ne sont pas de ceux qui font de l'ombre aux citoyens français !
La nuit est tombée depuis près d'une heure. La fête bretonne de la crêpe qui se tient de l'autre côté du boulevard Quinet est finie depuis longtemps. Il est 23 heures quand nous décidons avec Antoine de rentrer. 

lundi 10 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : dérives totalitaires... propositions

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Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
Plus que jamais, en ces temps opaques où, pour trouver les moyens de couler dans l'opinion un dangereux rival, le pouvoir en place actionne ses juges et les autorisent à écouter pendant plus d'un an, les conversations privées d'un ancien Président de la République et de son avocat, il nous importe d'être courageux et de dénoncer ces pratiques dignes des pires totalitarismes. Chaque citoyen doit savoir, en effet, que s'il plaît à madame TAUBIRA (quoi qu'elle en dise ; elle avancera que les juges sont indépendants, mais demandera à un haut magistrat de quitter son poste pour y mettre quelqu'un de sa sensibilité politique) de nous faire écouter pour tenter de nous confondre - mais nous n'avons rien à cacher, pas même le dégoût que nous inspire ce régime qui ne voit même pas qu'il est train de mourir - elle le fera, même si c'est illégal. On nage dans l'arbitraire le plus total, et je m'étonne de constater que les hommes de gauche qui se proclament champions de la liberté, n'aient pas critiqué ces pratiques. Ceci étant dit, venons en à la citation du jour.
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1. La citation du jour. 
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Nous emprunterons la citation du jour à une remarque que MONTESQUIEU met sur les lèvres d'USBEK dans ses lettres persanes, à propos des êtres humains :

" Ils naissent tous liés les uns aux autres : un fils est né auprès de son père, et il s’y tient : voilà la Société et la cause de la Société."  
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2. Commentaires.
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Ce que MONTESQUIEU veut nous dire est d'une importance capitale, et démontre l'entreprise totalitaire conduite par les socialistes actuellement au pouvoir. La famille est une institution pré-politique, nous dit-il par l'intermédiaire d'USBEK. Ce n'est pas le politique qui la constitue. Il se borne à en constater l'existence. Il est exact que les contours des familles ont été fort variables au cours des temps et selon les civilisations. Elle avait un sens très élargi chez les Chinois qui la voyait plus comme l'ensemble de la parentèle descendant d'un ancêtre commun, et elle avait pris, avec l'avènement de la modernité, le sens que nous lui attribuions jusqu'à un passé récent : celui de famille nucléaire, une famille constituée du père, de la mère et des enfants. Foin de toutes ces balivernes nous disent les PEILLON, les TAUBIRA, les HOLLANDES et les Loges qui ne se contentent pas de les héberger, mais encore les inspirent : la famille est le groupement humain, que moi, ma petite personne, je décide de constituer, quels que soient les moyens que j'emploirai.
L'homme, tel qu'il est vu par la pensée dominante, est conçu comme un être anti-naturel, qui ne peut trouver sa liberté qu'en dépassant les déterminations des sexes, de la langue, de la religion (dixit l'inénarrable Vincent PEILLON). Il n'est qu'un être de culture. Donc, mettons la main sur la culture, et nous aurons des individus faits à l'image que nous aurons imposée à la société ! Contre cette tentative totalitaire, et vouée à l'échec, sans aucun doute, il nous importe cependant d'être vigilant pour empêcher ce venin d'intoxiquer nos jeunes.
Je suggère aux parents d'élèves, inquiets de la dérive de l'éducation prétendue et soi-disant nationale, de constituer des petites équipes chargée de recevoir deux ou trois fois par semaine, cinq ou six écoliers, collégiens ou lycéens, pour les aider dans leurs devoirs, les enseigner ce qu'ils sont reçu de leurs ancêtres et de leurs parents, et leur remettre la tête à l'endroit. Une classe fait 30 enfants ou adolescents. Il faudrait pour que l'initiative soit efficace qu'il y ait donc 5 parents qui acceptent de prendre en charge une groupe de 5 enfants, au moins une fois par semaine. Dix parents permettraient d'organiser deux soirées par semaine. J'ajoute que des volontaires, qui n'auraient pas ou plus d'enfants scolarisés, pourraient venir étoffer ces équipes. Ainsi que je l'ai dit plusieurs fois, je suis personnellement partant.
Nous pouvons lutter avec nos armes contre ces dévoiements de la pensée, et cet accaparement de nos libertés essentielles. Car sous couvert de liberté, nos princes ne visent qu'à instaurer l'ordre qui a germé dans leur cerveau.
Je vous mets ci-dessous les conclusions principielles du Grenelle de la Famille.
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3. Infos sur le Grenelle de la Famille. 
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Voici les principes élaborés au Grenelle de la Famille. Je demande instamment à mes lecteurs de diffuser ces principes directeurs qui doivent inspirer toute politique de la famille digne de ce nom.
  1. La famille, socle fondamental de la société, est une communauté autonome et responsable. Elle doit être reconnue, protégée et soutenue par la nation.
  2. Le mariage doit être protégé par la nation comme engagement public que prennent librement un homme et une femme l'un envers l'autre dans la durée pour s'aimer, fonder une famille et éduquer leurs enfants.
  3. Tout enfant est né d'un homme et d'une femme. Dans son intérêt supérieur, il a le droit d'être élevé par son père et sa mère ou, s'il est privé de sa famille d'origine, par un père et une mère adoptifs. L'Etat ne peut en aucun cas priver délibérément un enfant de ce droit.
  4. L'enfant n'étant la propriété de personne, il ne peut être l'objet d'aucun commerce ni d'aucun don, ni avant, ni après sa conception. La grossesse ne peut être l'objet d'aucun contrat par respect de la femme. L'Etat combat toute atteinte portée ce double principe aussi bien sur son territoire que dans le cadre de sa politique étrangère.
  5. Il appartient au père et à la mère de déterminer l'éducation de leurs enfants. L'Etat ne peut remettre en question ce droit.
  6. L'Etat contribue au bien commun et à la pérennité de la société par unepolitique familiale universelle. Celle-ci favorise le renouvellement des générations et la solidarité entre elles, elle permet l'accueil et l'éducation de l'enfant par son père et sa mère.
  7. L'impôt sur le revenu est payé par les foyers dans le respect et en fonction du quotient familial qui traduit leur capacité contributive.
  8. En éduquant leurs enfants, les parents rendent à la communauté nationale un service qui doit être reconnu.
  9. En vertu du principe de subsidiarité, l'Etat encourage les initiatives de la société civile au bénéfice de la famille. Il s'appuie sur les associations familiales pour toutes décisions qui concernent la famille. Il peut aussi s'appuyer sur les autres corps intermédiaires.
  10. Parents et enfants se doivent mutuellement respect, solidarité, secours et assistance. La politique familiale donne les moyens aux parents et aux enfants de respecter ce principe.

4. Infos sur la Résistance.
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Accueil de Christiane Taubira à Mâcon

Le ministre vient soutenir le candidat socialiste aux municipales.
RDV à partir de 17h15 à la salle Champlevert 109 rue Léo Lagrange.
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Accueil des ministre au Théâtre de la Gaîté (suite, via le sxalon beige)

Autre témoignage de l'accueil des ministres vendredi soir au Théâtre de la Gaîté à Paris :
"Après avoir lu le témoignage d’un homme concernant les événements de vendredi soir au théâtre de la Gaité, je souhaite apporter quelques précisions à son récit.
Vendredi 7 mars 2014J’étais moi aussi présente ce soir-là avec plusieurs amis dont certains membres du collectif « Hollande dégage ! ». Lorsque les forces de l’ordre ont fait évacuer la rue devant le théâtre, nous nous sommes réfugiés dans le café juste à côté. Les policiers nous ont alors repérés et ont mis en place un dispositif impressionnant afin de nous empêcher de sortir librement du café. Ils filtraient les passants devant nous et toutes les personnes qui voulaient entrer dans le théâtre devaient présenter leur billet et leur pièce d’identité. Celles qui n’avaient pas de billet étaient systématiquement raccompagnées au bout de la rue.
Nous étions bloqués depuis plusieurs dizaines de minutes lorsquenous avons vu Christiane Taubira sortir de sa voiture et gravir les marches du théâtre. Nous avons alors crié « Taubira démission ! Hollande dégage ! dictature socialiste ! « etc. Les policiers nous ont alors violemment repoussés dans le café au risque de blesser les clients qui se trouvaient là par hasard.
Pour ne pas provoquer de dégâts dans le café, nous avons demandé à sortir et à rejoindre la foule retenue par les forces de l’ordre au bout de la rue. Les deux policiers situés devant la porte nous ont interdit de sortir et nous ont dit qu’ils attendaient les instructions de leur hiérarchie. Au bout d’un moment, nous avons vu arriver une voiture et Jean-Marc Ayrault en sortir. Nous avons recommencé à crier « Ayrault démission ! » etc. et nous sommes une nouvelles fois fait refouler dans le café. Finalement les policiers nous ont laissé sortir et nous avons pu rejoindre la foule au bout de la rue.
Nous avons alors décidé d’attendre la sortie des ministres de l’autre côté du théâtre. Nous avons donc fait le tour du pâté de maison et sommes arrivés à un carrefour situé sur le trajet du cortège officiel.
Aux alentours de 21h30, nous avons vu la voiture de Jean-Marc Ayrault quitter le théâtre et avancer dans notre direction. J’étais située au niveau d’un feu et, lorsque la voiture a tourné à gauche, je me suis avancée jusqu’au milieu du passage piéton. Quand la voiture est passée juste devant moi, j’ai crié « gouvernement démission ! Hollande dégage ! dictature socialiste ! » Un gendarme mobile a alors couru vers moi, m’a saisie par le bras et emmenée de force sur le côté le long d’une grille. J’ai été immédiatement encerclée par les gendarmes. Il y avait pas moins de sept gendarmes juste autour de moi et d’autres étaient positionnés à quelques mètres de moi. Je me suis retournée pour voir ce qu’il était advenu de mes amis et les ai vus de l’autre côté de la rue : heureusement ils ne m’avaient pas suivie sur le passage piéton !
Un major m’a demandé ma carte d’identité que je lui ai aussitôt présentée. Finalement, au bout d’une quinzaine de minutes et après avoir procédé à la vérification de mon identité, ils ont fini par me relâcher. J’ai alors pu rejoindre mes amis qui s’étaient éloignés pour ne pas être encerclés à leur tour et nous sommes tous partis prendre le métro."


dimanche 9 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : faire triompher la liberté contre les oppresseurs

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Non, ce n'est la l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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La devise illustre et les citations, et les commentaires et les infos de ce jour, comme vous l'allez voir.
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1. Les citations du jour.

Je les ai trouvées, ces citations, au hasard de mes lectures, et notamment dans le livre de TODOROV dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises. On les doit à Benjamin CONSTANT, dont je comprends pourquoi, bien qu'il eût été un ardent démocrate, il n'a pas dans notre patrie les honneurs qu'on attribue à des VOLTAIRE, des DIDEROT ou des ROUSSEAU.

"L’art des gouvernements qui oppriment les citoyens, c’est de les tenir éloignés les uns des autres et de rendre les communications difficiles et les réunions dangereuses."

A ROUSSEAU qui dans son Contrat social réclame "l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté", Benjamin CONSTANT rétorque : "En se donnant tout entier, l’on entre pas dans une condition égale pour tous, puisque quelques-uns profitent exclusivement du sacrifice du reste." 
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2. Commentaires.
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Lorsque le jour de grande rencontre nationale de La Manif Pour Tous, la SNCF supprime tout trafic le matin pendant deux heures au départ de BORDEAUX, pour d'obscures raisons de travaux, cette société nationale dont le Président, monsieur PEPY, ne cache pas l'antipathie qu'il porte à cause défendue par ladite Manif, obéit à l'un des principes oppressifs dénoncés par CONSTANT : tenir éloigné les citoyens les uns des autres. Quand des centaines de CRS, de gendarmes, de voitures de polices, de paniers à salade, stationnent le long des parcours des manifestations hostiles au Gouvernement (La Manif Pour Tous, Jour de Colère, Soirées des Veilleurs), ils illustrent le deuxième des principes dénoncés par CONSTANT ; ils rendent les réunions dangereuses, et les centaines de manifestants embarqués, sans raisons, ni causes, ni délits, au motif qu'ils gênent aux entournures monsieur VALLS ou monsieur HOLLANDE peuvent en témoigner (voir le récit ci-dessous). Quand un gouvernement, pour mieux asseoir son pouvoir, prend des mesures dépourvues de tout intérêt économique, social ou militaire, mais très certainement diviseuse d'opinion, il met en oeuvre le dernier principe oppressif identifié par CONSTANT : empêchement, menace, division, tels sont les moyens que des pouvoirs légaux, voire légitimés par l'élection, utilisent pour régner en faisant de l'aliénation rousseauiste dont les citoyens sont censés faire preuve à l'égard du pouvoir, l'arme absolue de leur oppression. Et CONSTANT a raison de dire que les conditions ne sont pas égales pour tous : quand tel homme politique bénéficie de 30 000 euros de revenus mensuels au titre de pensions de retraite, d'indemnités de toutes sortes, qu'il a un logement de fonction, une voiture officielle, des passe-droits et des avantages, sa condition n'est pas égale à celle des citoyens qui l'ont élu.
Au royaume de l'égalité proclamée, ça fait un peu désordre !
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3. Infos sur la Résistance.
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SOS tout petits devant le temple du Grand Orient de France.


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Accueil des ministres au théâtre de la Gaieté avant-hier : photo et témoignage.


"Longue file d'attente à l'entrée et passage au compte goutte pour vérification des invitations avec justificatif pièce d'identité, par la sécurité. Forcément, il ne devait que des huiles saintes à l'intérieur. Et puis sans prévenir, une section de mobile robocop apparaît et repousse l'ensemble des personnes présentes, y compris, celles dans la file d'attente et celles dans le café à côté de l'entrée. Incompréhension totale des bobos gay ou gau-chaud, je ne sais plus trop !
Et puis une voiture arrive: personne ne bronche parmi les personnes présentes. On ne voit pas grand chose, on est loin comme d'habitude. Une deuxième voiture arrive. Cette fois, une dame conspue les personnes qui sortent. Je ne sais pas qui sait mais je lui fait confiance: et les "Hollande démission", "Taubira casse toi", "dictature socialiste", "socialiste pédophile" fusent. On n'est même pas une dizaine. Les CRS ne bougent pas. Une troisième voiture arrive et rebelote. Nous ne sommes plus que 2.
Je décide de rester sur place jusqu'à la sortie des ministres (je ne sais absolument pas lesquels sont venus). L'attente est longue. Heureusement, il ne fait pas trop froid. Enfin, vers 22h15 une voiture se prépare à partir, et part. De même pour une deuxième voiture.
A crier à deux, on fait plutôt pitié mais  bon...il faut croire ça a porté des fruits. Avant que la troisième voiture ne parte, je suis violemment expulsé par la police, à coup de clé de bras, de plaquage contre les murs du métro et de coup de pieds dans le dos, dans les escaliers. Tout ceci alors que je n'oppose aucune résistance physique et que je ne fais aucune provocation. Pas de caméra dans les couloirs, mais une fois sur le quai, ils se rendent compte qu'il y a du monde alors ils se tirent, sous mes colibets. Ils n'osent pas revenir."

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Grenelle de la famille à la Mutualité hier (via le Salon beige).





Je publierai demain le manifeste du Grenelle de la Famille. Il importe que ce document diffusé au maximum. Et puis pensons aussi aux élections municipales et soutenons les candidats qui vivent le réel plutôt que l'utopie.

dimanche 2 février 2014

La Manif Pour Tous à Paris : on est fâché mais pas fachos

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Le sinistre et très imbécile Préfet BOUCAUT annonce 80 000 manifestants ! C'est qu'il en avait déterminé le nombre il y a deux jours en consultant sa boule de cristal. Devant tant de mauvaise foi, on reste pantois ! Heureusement, il y a des équipes de comptage très au point, munies de compteurs à main ; je préfère leur faire confiance à eux qu'au sinistre monsieur BOUCAUT (sinistre : du latin sinister ; imbécile : voir la définition de BERNANOS).
Je vais essayer de vous faire le récit le plus objectif que possible de ce que j'ai vécu. J'ai pris le métro à la porte de Saint-Cloud à 12 h 04. Les Gavroches m'avaient donné rendez-vous à 12 h 30 à la station de Métro La Tour-Maubourg. Au moment de changer à Michel-Ange Molitor (12 h 10), je vois inscrit sur les panneaux d'information de la RATP que les stations Concorde, Miromesnil, Champs-Elysée-Clémenceau et Solférino (on n'est jamais trop prudent !) sont fermées par ordre de la Préfecture de Police, en raison d'une Manifestation sur la voie publique. Vous noterez avec moi qu'aucune de ces stations ne concernent le parcours de la manifestation, mais donnent accès, les unes au Palais de l'Elysée (Miromesnil, Concorde, Champ-Elysée-Clémenceau), l'autre au siège du PS (Solférino). J'arrive à La Tour-Maubourg à 12 h 24 très exactement, après un changement à la station à La Motte-Picquet-Grenelle ; je remarque que 6 policiers arpentent de long en large les quais de cette station. Dans le wagon, plusieurs familles avec enfants et une dame qui me dit "On est fâché mais pas fachos". Une autre dame me dit : "Nous venons de Toulon". Elle a plusieurs enfants avec elle.
A la station La Tour-Maubourg, j'accoste un jeune-homme portant une casquette (signe de ralliement des Gavroches auxquels Guillaume m'a demandé de me joindre). Ce n'est pas un Gavroche. Il me précise deux choses : la première est qu'il doit rejoindre son père à la manifestation ; celui-ci vient de Loire-Atlantique. Lui habite la région parisienne ; la seconde est qu'un policier en civil, portant une oreillette, et habillé en racaille, fait le pied de grue. Sur les pelouses qui jouxtent les Invalides, je remarque 7 ou 8 familles qui piquent-niquent. Elles sont bien repérables, car elles ont planté près d'elle les drapeaux de la LMPT ou portent des sweats au logo désormais bien connu. Pas plus de Gavroches que de beurre en broche. Je décide d'enfiler la rue de Grenelle (qui est barrée par un ruban et gardée par un policier en gilet jaune fluo), puis je prends la rue Cler (où il y a un superbe marché). Je prends enfin l'Avenue de La Tour-Maubourg et j'arrive sur la Place de l'École militaire déjà noire de monde. A son angle, une équipe de France 2 est sur pied de guerre ; une jeune journaliste va passer au JT de 13 heures en direct : une perchiste, une preneuse de vue, une assistante et un technicien. Je dis manière de penser sur les mensonges journalistiques à l'assistante qui me renvoie à la journaliste. Le cortège alors s'ébranle et je n'ai plus le temps de discuter avec la journaliste comme son assistante m'avait invité à le faire.
Dans la foule, je note la présence de pancartes indiquant les villes d'origine des manifestants. En voici une liste pour ce que j'ai pu voir au long du cortège : Redon, Quimper, Limoges, Croix-Wasquehal, Cambrai, Le Blanc/Chatillon/Pellevoisin/ Lagny-sur-Marne, Blois, Louveciennes, Nantes, Dieppe, Nimes, Chateauroux, Bois-Colombes, Saintes/Royan ; je vois aussi des bannières de province : Bretagne (nombreuses), Béarn,  Languedoc, Lorraine, Normandie, Berry, Corse, Vendée, et d'autres bannières blasonnées dont une qui semble être celle de Lyon. Un manifestant avec qui je discute vient de la région de Saintes.
Chose curieuse, il n'y a pas de forces de police (au moins jusqu'aux quais de Seine), mais de nombreux véhicules de la protection civile (j'en compte 5 ou 6, le long de l'avenue Bosquet dans les rues adjacentes : rue du Champ de Mars, rue de Grenelle, rue Saint-Dominique). Nous avançons assez lentement et les personnes chargées de la sécurité segmentent le cortège (au moins au début de la manifestation). Avenue Bosquet, on voit une quinzaine de fenêtres ornées des drapeaux de la LMPT.
Le Pont de l'Alma est barré, et je compte 27 policiers qui en interdisent l'accès. Finalement, à 14 heures, je retrouve les Gavroches qui se sont  massés au pied la Sculpture de Zadkine, "Le Messager", non loin du Pont des Invalides (barré par des gendarmes et hermétiquement interdit par des grilles). Guillaume, Marc, Eric, Florence et d'autres jeunes gens et jeunes filles dont j'ignore les prénoms, armés de divers instruments de musique (cornemuse, tambour, tambourin), sous la banderole des Gavroches, chantent la Marseillaise, ou d'autre chants. On m'a prêté une casquette pour que je ne dépare pas ! Un garçonnet casqué de rouge, en roller, et portant un tambour se joint un moment à nous pour nous accompagner. Des journalistes de ProRussia en gilet beige (ils sont 4) interviewent le responsable des gavroches, à 14 h 36 très exactement. Une multitude de manifestants s'arrêtent et prennent des photos de notre groupe. Les quais sont noirs de monde. Ce qui est frappant c'est la présence de dizaines, voire de centaines de jeunes gens et de jeunes filles, en tee-shirt jaune (accueil) ou rouge (sécurité), aller et venir sur les trottoirs pour encadrer le cortège. Nous quittons notre station provisoire et nous rentrons, vers 14 h 45, dans la zone de silence, à l'aplomb de l'Esplanade des Invalides. Là, pas de cris ni de slogans. Certes les conversations ne s'arrêtent pas, mais il y a une certaines gravité dans l'air. Le Pont Alexandre III est barré par des grilles derrière lesquelles stationnent des véhicules de la Gendarmerie. Nous quittons la zone de silence en sortant de l'Esplanade et nous sommes à 15 h 05 le long des Invalides, avenue de Tourville. La foule semble grossir au fur et à mesure que nous avançons, lentement du reste en raison du monde. Arrivée devant la Tour Montparnasse à 15 h 50, avenue de l'Observatoire à 16  h 15. Je suis toujours avec les Gavroches. Le responsable allume deux fumigènes, l'un à lumière rouge, l'autre jaune, boulevard Montparnasse.
Quelques pancartes : "Un garçon ou une fille n'est pas une cagouille" (il s'agit d'un mot dialectal utilisé en Vendée pour désigner les escargots, qui effectivement sont hermaphrodites) ; "Hollande, ta Julie c'est quel genre ?" ; "Toute l'année en Suisse : des référendums ; en France : des trahisons".
Les slogans ? "Peillon démission", "Hollande démission", "Hollande, tes lois on n'en veut pas".  Les Gavroches décident de s'arrêter devant la chapelle de ce qui me semble être l'Hôpital Saint-Vincent de Paul. Nous chantons. Beaucoup de gens s'arrêtent et photographient le groupe. Un nombre important de manifestants, après avoir atteint la place Denfert-Rochereau redescend l'Avenue du même nom. A 16 h 30, le cortège semble tirer à sa fin. Je quitte les Gavroches à 16 h 40, et je compte prendre le Métro à la station Vavin. Le Boulevard Montparnasse appartient aux Manifestants qui rentrent chez eux. Mais quelle n'est pas ma surprise quand arrivé au carrefour du boulevard Raspail et du boulevard Montparnasse, je vois une foule énorme, détournée vers Denfert-Rochereau par le Boulevard Raspail. C'est bien ce que je vous dis : nous étions tous au plus deux ou trois mille !

Que faut-il retenir ? D'abord le calme et la tenue des manifestants. Menton Pointu, tout en relevant la mèche qui lui barre le front a pu proférer de ridicules menaces ! Il n'y a pas eu de débordements. En second lieu, l'extrême diversité des participants, aussi bien dans leur origine géographique que sociale. Des gens âgés, des jeunes couples avec leurs petits ou leur bébé, des couples et leurs enfants, des adolescents et des adolescentes, des jeunes gens et des jeunes filles : ils ne sont ni fachos, ni rétrogrades, ni homophobes, ni réactionnaires, ni rien de ce que Menton Pointu a pu raconter dans le Journal du Dimanche. Il est ignoble, dans tous les sens du terme : par son mensonge, par ses menaces, par son arrogance. Il oublie que le Peuple de France, c'est nous ! Du balai Manu et vite !

Du site du Figaro cette photo


lundi 27 janvier 2014

Nouvelles de la Résistance : complément sur la manifestation du Jour de Colère ! Journalistes ! Collabos !

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Manu le petit a du souci à se faire. Il ne suffit pas d'avoir le menton pointu pour faire croire qu'on a l'étoffe d'un homme d'état. Voilà comment cet ignoble (au sens étymologique du terme : dépourvu de toute noblesse) bonhomme a voulu faire tourner à la violence cette manifestation parfaitement pacifique, avec le concours des chefs de sa police (car les hommes de base nous sont plutôt sympathiques) et du sinistre Préfet BOUCAUT. Je vais apporter ici une précision qui  corrobore tout ce qui suit. Quand j'ai quitté hier la Place Vauban, à 16 h 45 environ, c'est pour pouvoir rédiger mon billet sur la manifestation, avant que les "Journalistes ! Collabos !" ne puissent commencer leur travail de désinformation. En prenant l'Avenue de Saxe pour rejoindre le métro aérien à la station Cambronne (changement à La Motte-Piquet-Grenelle, puis à Michel-Ange Auteuil ; arrivée Porte de saint Cloud à 17 h 30 exactement), j'ai vu tout au long de cette Avenue de nombreux policiers casqués, munis de leurs bouclier (j'ai même rigolé avec l'un d'eux en lui demandant pourquoi il n'avait pas de parapluie. Il m'a répondu qu'il pouvait s'abriter sous ledit bouclier lequel manifestement n'était pas celui de PALLAS-ATHENA). Il y avait de nombreux fourgons et véhicules de police dans les rues adjacentes, et les rues étaient interdites à la circulation piétonne dans la direction de l'Ecole militaire. Clairement, il s'agissait d'empêcher la foule de s'écouler normalement. J'ai vu aussi nombre de gradés, nerveux (j'insiste sur leur agitation), discuter dans leur téléphone ou radio de service avec je ne sais qui (Enfin, j'ai mon idée). Enfin, je signale ici, que je relate des faits parfaitement contrôlables. Du balai ! Manu ! Du balai ! Vous n'êtes qu'un médiocre ! Un très gros médiocre !
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Souricière de fin de manifestation : même des journalistes sont en garde à vue (via le Salon beige).

"Une manifestante me raconte :
"Avec mon mari, nous sommes allés à la manifestation Jour de Colère ; même si elle a avait un caractère grave, elles est restée calme et pacifique.  Nous sommes restés sur la place Vauban jusqu’à 18H00 jusqu’au dernier discours. Nous avions garé notre voiture à proximité immédiate de la place Vauban.  En voulant sortir du quartier avec notre voiture, nous nous sommes aperçus que le quartier avait été complètement bouclé en deux heures de temps.
Dans chaque rue avoisinante de la place Vauban, les CRS étaient nombreux, sur deux rangées, cachés dans l’ombre  et barraient chaque rue.  Impossible de sortir.  Nous étions dans l’impasse.  Lors d’un xème essai de sortie, nous avons vu tout d’un coup deux rangées de CRS armés jusqu’aux dent avancés vers nous.  Nous avons juste eu le temps de faire demi tour. Je n’ose pas imaginer ce qui aurait pu se passer.
Pendant ce temps là, la foule pacifique qui voulait quitter à pied la place Vauban s’est retrouvée bloquée sur l’avenue de Villars et se sont fait ensuite encerclés par l’arrière par ces fameux CRS. Nous en avons été témoin.
C’était de la provocation pure à faire peur, à penser qu’en nous faisant peur, nous ne retournerions plus manifester.
Nous reviendrons ! En attendant, deux de nos grands enfants  nous ont confirmés par texto avoir été encerclés, ils sont en garde à vue actuellement. Peut-être aussi nous deux autres grands enfants que nous n’avons pas réussi encore à joindre.
Ils ne doivent pas être les seuls.
Quant aux journaux télévisés, c’est l’omerta totale ! le totalitarisme se confirme chaque jour un peu plus. Il va nous falloir résister de plus en plus."
Apparentés à des manifestants, des journalistes ont été placés en garde à vue. La police de Valls a visiblement reçu l'ordre de faire du chiffre (on parle de 250 interpellations) et non d'arrêter les auteurs de violence."
Journalistes ! Collabos ? Ou l'arroseur arrosé ?
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Communiqué de Jour de Colère.


Mise au point du Jour De Colère après les propos de Manuel Valls :
"Tandis que le ministre de l’intérieur Manuel Valls répand ses mensonges dans les médias, les organisateurs du Jour De Colère tiennent à apporter les mises au point suivantes. Jour De Colère condamne avec la plus grande fermeté les violences contre des manifestants pacifiques, commises par des provocateurs de la police, sans uniforme, agressant les forces de l’ordre elles-mêmes pour leur fournir un prétexte à la répression.
Les unités de maintien de l’ordre ont fait preuve d’une attitude extrêmement agressive et ultra provocatrice, usant, sans sommation, de tirs de flashball et de gaz lacrymogènes sur la foule. Le ministère de l’Intérieur prétend que des interpellations ont eu lieu, en un nombre toutefois infime au regard des 120.000 manifestants pacifiques et déterminés qui ont défilé cet après-midi dans Paris.
Selon les avocats du Jour De Colère, aucune de ces interpellations n’est actuellement confirmée, il s’agirait donc d’une provocation supplémentaire. Notre mode d’expression n’a jamais été celui de la violence, en témoigne la résolution annoncée lors de la manifestation d’exiger des parlementaires la mise en œuvre de la procédure de destitution du président de la République prévue par l’article 68 de la Constitution. Cet article confie aux parlementaires des deux assemblées réunis en Haute Cour de Justice la responsabilité de prononcer cette destitution en cas de manquement grave rendant impossible la poursuite du mandat. Toute la présidence de François Hollande depuis mai 2012 n’est qu’une suite de manquements, le Jour De Colère pose donc aujourd’hui un ultimatum à la représentation nationale.
Jour de Colère ne fait que commencer.
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Sur le site de France Info, ces images soigneusement sélectionnées en vue du mensonge.




Les auteurs de l'article, omettent de signaler que la foule unanime, indépendamment des opinions, effectivement diverses, a crié : "Journalistes  ! Collabos !". Mesdames JUDITH et MIMAUT qui ont rédigé ce reportage, en montrant d'une part la banderole des catholiques en colère, et celle des adeptes dieudonniques de la liberté d'expression (je puis témoigner qu'ils étaient fort peu nombreux), et en mitigeant le tout par la banderole du racket fiscal, entendent prouver la nature extrémiste de la manifestation. Et par ailleurs, elles soulignent avec délectation (je les vois se pourlécher les babines avec leur petite langue rose !) que plusieurs mouvements (les bonnets rouges de Bretagne ou encore le mouvement de Frigide BARJOT, L'Avenir pour tous), ont appelé leurs adhérents à ne pas manifester. Elle se fendent même, la manifestation étant passée, de reproduire le Tweet d'un certain Stéphane JOURDAIN, appelant les amis de Frigide BARJOT à ne pas manifester. Sauf que des bonnets rouges, il y en avait et beaucoup, et qu'il est impossible de savoir si les amis de Frigide ont suivi sa consigne. Journalistes ! Collabos ! 
Il est temps de nettoyer les écuries d'AUGIAS !
Ne parlons ni de l'AFP, ni de France 3, ni même de TF1 qui ont aussi, le premier honteusement minoré le nombre des manifestants, les seconds présenté cette manifestation comme celle d'intégristes catholiques. Au point qu'un de mes amis m'a envoyé un SMS désespéré pour me signaler ce mensonge. Qu'il se rassure, la vérité fait son chemin.
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Vous qui passez par le chemin, avez-vous déjà vu douleur semblable à la nôtre ?

Du salon beige, cette vidéo montrant comment on procède à  l'avortement d'un embryon de 6-7 semaines, en Colombie.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ujuO8PmmlgY

Béatrice BOURGE commence une grève de la faim au Mur de la Paix.


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Des photos qui ne mentent pas (via le  Salon beige).

Les Hommens au Jour de Colère.





Au moins, on sait ce que l'on y gagne ! Je suis assez d'accord avec ce mode de désignation des responsables politiques. Je préfère avoir comme Président un menuisier ou un plombier qui savent ce qu'est un bilan ou un compte de trésorerie, qu'un énarque mou (enfin relativement mou), et comme ministre du travail, un agriculteur qui connaît le prix de la sueur et de la douleur physique, qu'un politicien professionnel ou un menteur patenté.

samedi 10 août 2013

Nouvelles de la Résistance : témoignage de la jeune femme arrêtée arbitrairement jeudi à Marly, deuxième billet du 10 août 2013

Dans les Nouvelles de France, ce témoignage :

 

 

 

Marly-le-Roi : la jeune femme arrêtée arbitrairement par des flics en civil témoigne

Rafle d'une militante pro-famille innocente jeudi matin à Marly-le-Roi« Après un contrôle d’identité à deux rues du point d’arrivée de M. Hollande, j’ai été suivie par les flics… mais je les ai feintés et j’ai finalement percé leur dispositif de police (dispositif impressionnant : groupes de 6-7 flics tous les 50 mètres et même sur les toits), avec ma bonne mine et mes sourires (oui, je sais aussi faire ça, même si j’ai plutôt l’air d’une harpie sur la vidéo) et puis un dernier policier m’a indiqué l’endroit où je pouvais me mettre pour attendre Monsieur Hollande… j’étais quasiment la seule badaud… le reste, une trentaine de personnes, étaient des officiels, des flics et bien sûûûr nos amis les journaleux (sans qui Flamby ne se déplace jamais puisqu’ils sont la raison d’être de ses déplacements !). J’attendais là, comme tout le monde… des hommes en costume sont venus me demander ce que je faisais là, je leur ai dit qu’un monsieur m’avait proposé de venir et de me mettre là.
Flanby était annoncé dans 2 minutes, je fouille mon sac pour chercher un sifflet et mon portable… Trois mecs en costume me serrent, l’un deux se colle contre mon visage et me dit : « Donnez-le nous avant que vous ne le sortiez ! » Interloquée, je lui demande « Quoi ? » Je n’ai pas le temps de dire « ouf » qu’il plonge la main dans mon sac, qu’il en tire mon drapeau LMPT tout plié et il me dit « Suivez-nous ! » Choquée de ses manières, je lui dis que je ne partirai pas… que je n’ai rien fait… qu’il n’y a aucune raison… et que la chaussée appartient à tout le monde. Les trois me serrent plus forts et m’entraînent loin de l’entrée de IX Blue (la société visitée par François Hollande, ndlr). Je comprends qu’ils veulent que cela se passe en silence, sans esclandre… alors je gueule ! je gueule le plus fort possible. Deux autres mecs arrivent, la mine pas engageante… ils m’attrapent, ils me poussent, je crie plus fort. Je leur demande qui ils sont, ils ne répondent pas… alors je résiste, je les pousse, l’un d’eux me dit « C’est la police ». Je refuse de les croire. Je demande à voir une carte. Ils me plaquent contre un mur et ils me sortent une carte de police… dans la foulée, ils me menottent et la suite est dans la vidéo… comme je crie, ils veulent étouffer le bruit car Hollande arrive et ils m’enferment dans la bagnole, je continue à crier. Alors, l’un d’eux dit : « Ferme les vitres pour pas qu’on l’entende » !
Je suis restée 2h30 au commissariat. Je vous passe les détails sordides du flic qui, au moment de sortir de la voiture, se penche sur moi pour défaire ma ceinture de sécurité, et abusant de ma position menottée et de l’absence de témoins (les autres flics étaient déjà hors de la voiture), me pose la main sur le sein en me disant : « On va sortir, mais tu vas rester bien tranquille, maintenant ! »
Bref, au bout de deux heures d’attente au commissariat, une fliquette est venu me demander : « Vous le signez ou pas le PV ? » « Hein ? Quel PV ? je n’ai pas vu de PV ? Je ne signe pas un papier si je ne l’ai pas vu ! » lui réponds-je. « Ben non ! il faut me dire AVANT si vous signerez ou pas, parce que je dois l’écrire en bas, c’est la dernière phrase ». Ahurie par tant de bêtise, je lui rétorque : « ça vous arrive de signer des papiers que vous n’avez jamais vu, vous ? Alors je vous réponds : ‘Ptet ben qu’oui, ptet ben qu’non, ça dépend du papier !’ » Elle est repartie mécontente et m’a sortie un beau PV où il était dit en substance : « Interpellée pour avoir refusé de montrer sa carte d’identité » ! Mais on ne m’a pas demandé ma carte, sauf au début et je l’ai donnée ! J’ai pas signé ce PV qui leur servait uniquement à justifier mon arrestation ! Voilà comment la police politique de Hollande arrête des gens sur des « soupçons d’intention de peut-être sortir un drapeau »…

jeudi 27 juin 2013

Nouvelles de la Résistance, récit de la veillée du 26, encore un billet du 27 juin 2013



Source : le Journal des Veilleurs.

VEILLÉE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE, LE RÉCIT DE LA SOIRÉE.


Le récit de la veillée d’hier soir place de la République, mercredi 26 juin.Récit par Xavier, photos d’ @EsperanceParis
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Pour leur XIXème veillée, les veilleurs parisiens se sont retrouvés sur un lieu au nom évocateur, la Place de la République dans le 11ème arrondissement. C’était la première fois qu’ils s’y retrouvaient et tout au long de la veillée des riverains se sont approchés, parfois pour débattre, parfois pour rejoindre les rangs, parfois pour essayer de perturber.
 Place Rep 22h30 EspP
Dès 21h30, les veilleurs étaient nombreux -quelques centaines- aux pieds de la Marianne, pour réfléchir autour des thèmes de l’Histoire et de la mémoire. En guise d’ouverture de cette veillée, Axel a lu le discours que Madeleine a prononcé devant le Conseil de l’Europe le même jour, discours qui présente le mouvement des veilleurs, ses origines et ses expressions, ainsi que le traitement inégalitaire dont il fait l’objet. Comme à l’accoutumée, la veillée se poursuit par des témoignages et la lecture de textes, notamment de Victor Hugo ce soir, avec Les Misérables et Quatre-Vingt-Treize. Du côté des témoignages, le philosophe Xavier met en évidence l’importance du nom dans la création de l’Histoire. Celle-ci est constituée de noms : de lieux, de dates, d’évènements, de personnes,… Renoncer au nom, c’est renoncer aux origines, tant historique que biologique, et c’est donc renier l’Histoire.
lampes
D’autres intervenants prennent la parole comme Marie, enfant d’Ethiopie née à Djibouti et adoptée par une famille française. Elle explique aux veilleurs sa démarche d’écrire à tous les députés pour leur expliquer combien elle était reconnaissante à la fois à ses parents d’avoir pu lui offrir une famille basée sur l’altérité qui ne renie donc pas ses origines, et à sa mère biologique qui lui a permis d’être adoptée par un papa et une maman. Elle souligne avec émotion la logique d’abandon mais surtout de don dans l’adoption.
Marie
Puis, c’est au tour d’Emmanuel de prendre la parole en tant qu’historien. Il souligne la force, la vitalité, l’énergie de ce mouvement. La France n’avait pas connu de tel mouvement depuis mai 1968, même si les raisons et les modalités étaient radicalement divergentes. Tandis qu’Emmanuel parle encore, les veilleurs roulent les banderoles pour n’en garder qu’une et quitte précipitamment la place de la République.
Deplacement
Mais les gendarmes mobiles déployés les en empêchent et le groupe se retrouvent en deux moitiés équivalentes de 150 personnes, de part et d’autre de la rue. Encadrés par les forces de l’ordre, les veilleurs décident de poursuivre la veillée ainsi. Par un heureux hasard, des enceintes se trouvent des deux côtés et les deux groupes ont donc la même veillée, en face à face. Un texte extrait de L’Homme révolté de Camus signale la poursuite de la veillée. "La beauté, sans doute, ne fait pas les révolutions. Mais un jour vient où les révolutions ont besoin d’elle" écrit-il.
bloque
La poursuite de la veillée n’est pas au goût des forces de l’ordre et le commissaire divisionnaire puis le directeur de cabinet de Bernard Boucault, préfet de police de Paris, arrivent sur place. La proposition d’une dispersion des veilleurs à 1h30 après avoir pu s’installer sur la place de l’Hôtel de Ville est refusée. Bien vite, la police demande au mégaphone la dispersion et annonce la première sommation à un des deux groupes de veilleurs. Les veilleurs se resserrent et de part et d’autre de la rue et, d’une même voix, chantent spontanément le chant de l’espérance. Le deuxième groupe subit à son tour les sommations tandis que le panier à salade arrive sur place.
axel
Axel rappelle au micro que l’Etat français est en train de violer ses propres lois, que normalement nul ne peut être embarqué dans le bus s’il a une pièce d’identité sur lui à moins d’être en garde-à-vue. Qu’à cela ne tienne, des veilleurs sont arrachés au groupe et doivent y monter tandis que le refrain de l’espérance continue à emplir la place. Au total, le bus est rempli au maximum avec 52 veilleurs.
Gav bus EspP
Le directeur de cabinet promet que les veilleurs conduits rue de l’Evangile ne seront pas mis en garde-à-vue. Il essaie de négocier le départ avec les animateurs ainsi que des avocats qui sont venus en renfort. Les veilleurs ne lâchent rien et prennent la décision de ne pas laisser leurs camarades seuls, à l’autre bout de Paris. Ils annoncent aux autorités qu’ils ne partiront qu’une fois tous conduits rue de l’Evangile à moins que les 52 premiers partis soient reconduits place de la République. Cette proposition est refusée et les veilleurs se résignent à devoir être interpellés.
palpage
(photo: @ralldup)
 
Malgré toute cette agitation, la veillée ne s’est pas interrompue et des contacts sont pris avec ceux dans le bus. Ils sont débarqués puis doivent signer un papier dans lequel ils reconnaissent avoir "participé à une manifestation illégale et refuser d’obéir aux ordres". Ceux qui refusent de le signer se voient menacer de rester quatre heures au poste et ceux qui demandent copie de ce document se voient opposer un refus. Place de la République, les avocats informent qu’un tel document n’a pas à être signétandis que le directeur de cabinet du préfet ose nier son existence. Dans un souci louable d’apaisement, le commissaire accepte la réunion des deux groupes de veilleurs sur la place de la République. Ils sont encore 120.
avocat
Quelques minutes plus tard, le directeur de cabinet du préfet annonce que tous les veilleurs embarqués ont été relâchés et demande donc la dispersion. Mais cette information est aussitôt démentie par téléphone par la moitié de veilleurs qui a été effectivement relâchée. Le commissaire de police annoncera d’ailleurs une quinzaine de minutes plus tard qu’il reste encore une vingtaine de veilleurs au poste. Une bonne nouvelle éclaire ces minutes éprouvantes : parmi les interpellés se trouvaient un père de famille qui, une fois sorti, a été chercher sa voiture pour raccompagner ceux des interpellés qui ne pouvaient rejoindre leur domicile par leurs propres moyens.
2eme groupe
Rassurés de ces bonnes nouvelles, les veilleurs annoncent leur dispersion une fois absolument certains que tous les interpellés ont pu quitter le poste et rentrer chez eux. Il est plus de 3 heures du matin et la dispersion se fait en quelques minutes pour laisser la place de la République au calme de la nuit.