Le Conseil Municipal de Paris s'est prononcé pour le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales. Enfin, le Conseil, non, la majorité PS, PRG, PCF, Verts, et MRC. On voit bien où veulent en venir par pure démagogie ces apprentis sorciers : se concilier pour les élections municipales, voire régionales, une frange très particulière des étrangers ; il faut avoir le courage de dire qu'il s'agit surtout de capter les suffrages des communautés africaines, (maghrébines ou noires), puisque le vote est déjà autorisé pour les étrangers communautaires et que les résidents non communautaires viennent essentiellement de ce continent. Il y a une autre idée derrière tout ça, celle de ressusciter une extrême droite en perdition pour battre ce que ces imbéciles appellent la droite et se maintenir ainsi au pouvoir, au mépris des sentiments profonds de leurs compatriotes. Il y a eu 32.205 votants, ce qui est un pourcentage ridiculement faible de citoyens. Cela n'empêche pas le gratuit Métro de titrer "le droit de vote des étrangers plébiscité par LES parisiens", au motif que 94,95 % des votants ont donné leur approbation. C'est tout bonnement un titre mensonger ; il aurait été plus honnête de titrer "Une très large majorité des parisiens (peu nombreux à aller aux urnes) approuvent le vote des étrangers". Quand on sait, en outre, que c'est un COLLECTIF qui regroupent près de 80 membres (associations, syndicats, partis politiques) qui a organisé le vote, on voit la portée réelle de cette initiative : c'est une manipulation dont les socialistes (en particulier) sont tout à fait coutumiers et qui consiste à créer de faux problèmes dans le but unique de s'accrocher au pouvoir par tous les moyens. Je n'aurais pas la cruauté, aujourd'hui, de vous décrire la manière dont un actuel responsable socialiste (j'en ai beaucoup parlé) a mis la main sur l'Association Frères des Hommes, avec la complicité des amis de son courant de pensée, en 1991. Je réserve cela pour plus tard. Je vous jure que c'est édifiant.
Le jour où le Conseil Municipal de Paris émettra une protestation contre les violations des droits de l'homme dont se rendent coupables les juges algériens vis-à-vis de leurs concitoyens qui se convertissent au christianisme (exemple récent d'une jeune fille qui attend toujours son jugement, et cinq autres jeunes gens poursuivis pour exercice d'une religion non autorisée !), je croirai à leur volonté de justice et d'équité. Tant qu'ils s'amuseront à faire des bulles, je les prendrai pour ce qu'ils sont : des pantins sans jugeote, sans jugement, sans pensée, sans idées claires, sans culture (il y a des gens très cultivés au PS ; je parle là du parti dans ce qu'il a de sectaire et d'idéologique), des sous bling-bling qui se donnent des airs de généreux en brassant des slogans vides de sens, bref des songe-creux. Et je continuerai à dénoncer leurs misérables pantalonnades. Permettez-moi de vous rappeler ces quelques mots d'Henri HUDE, un philosophe que j'aime bien : Le peuple, déculturé par le progressisme, et faute de retrouver son identité perdue, se rabattra forcément sur une réidentification à base de simple opposition aux autres. Il n'y a pas d'autre manière d'éviter la haine raciale que de rendre au peuple sa culture profonde, qui est si belle, et si universelle, à la place de cette anti-culture dérisoire et misérable dont il est ridiculement affublé. Mais entre-temps, pour éviter le pire, on sera bien obligé de tarir le flot d'immigrants, puisque sa continuation nous ferait glisser du progressisme déjà cynique à un réaction fasciste. (Ethique et politique, chapitre VI. Immigration et identité, pages 89-102. Les Éditions Universitaires, Paris, 1992.)
Et encore ceci : Ceux qui se réclament volontiers des droits de l'homme, ne devraient pas oublier qu'il existe aussi un droit de chaque homme à sa propre nation et que l'immigration fait problème quand elle implique un viol de ce droit. L'immigration juste est celle qui respecte le droit des citoyens à leur nation. (Ibidem.)
Et bien, messieurs, je pense que quand la politique d'une ville ou d'une région est déterminée par la petite frange de votants qui ne sont pas des nationaux, elles ne respectent pas le droit à la nation. Et une telle disposition, si elle était approuvée par nos gouvernants, ce qu'à Dieu ne plaise, nous conduirait à une triple guerre, ethnique, civile et extérieure. (Ibidem.) On peut du reste se demander si elle n'est pas commencé. Non, non et non aux votes des étrangers. Oui à un accueil juste et généreux des immigrants. Non aux pique-assiettes. Oui à une aide substantielle aux pays pauvres.