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mardi 20 novembre 2012

Méfions-nous de France Info

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Je dois vous confier que la moutarde commence à monter au nez. Je viens de jeter, comme je le fais tous les jours, un coup d'oeil sur le site web de France Info. Nous avons droit à un long développement accompagné de photos sur la manifestation de dimanche organisée par l'Institut Civitas. Les photos sont choisies avec soin et sont censées mettre en évidence le ridicule et l'outrance des manifestants. Madame Cécile QUEGUINER, auteur de cet "article" tartine et glose sur les tendances supposées ou réelles d'extrême-droite d'Alain ESCADA, le Président et fondateur de Civitas. Et elle tente de nous faire croire que ce sont les catholiques intégristes et les "suppôts" de l'extrême-droite qui sont contre le mariage dit "homosexuel". La disproportion du nombre et de la longueur, ainsi que des illustrations, des articles relatifs aux deux manifestations, celle de samedi (au moins 100 000 personnes, et non point 70 000 comme l'annonce mensongèrement dans sa livraison d'hier le journal gratuit Métro, dont j'avais déjà dit, il y a longtemps, ce que j'en pensais) et celle de dimanche (9000 personnes) est une insulte à la vérité.
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Il n'est pas nécessaire d'être catholique ou chrétien, il n'est pas nécessaire de se réclamer de l'extrême-droite, pour être contre ce projet de loi inepte. Et j'ajoute qu'entre les propos de Marine LE PEN et ceux de monsieur MELANCHON, je préfère ceux de la première, tant le second me semble rempli de haine contre tout ce qui ne pense pas comme lui ou appartient à la "classe" honnie des exploiteurs ! Je constate simplement qu'un nombre significatif de Français vote pour les partis qui ont pour chef ces deux responsables politiques, celui de madame LE PEN étant, et de loin, le plus important. Et il serait intéressant de savoir pourquoi.
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Je reviens à France Info. Il me paraît impossible de croire que la rédaction de cette station est impartiale et nous rend compte des faits, sans parti-pris et sans idéologie. Il est tout simplement honteux que cette institution financée par nos impôts (enfin par les impôts de ceux qui en payent) nous prenne pour des crétins, incapables de penser, de juger, et de réfléchir. Méfions-nous de France Info. Et puisque nous avons la possibilité de faire des commentaires (soigneusement filtrés par un "modérateur" dont je ne sais comment il procède), allons-y, et faisons savoir à ces imbéciles (au sens de BERNANOS) notre façon de voir.
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C'est tout pour aujourd'hui.

mardi 6 septembre 2011

Metro bobo

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Ramené par l'un des miens, ce numéro du journal gratuit Metro traînait sur la table basse de notre salon. Je n'ai pas pu résister et j'ai ouvert pour le lire l'exemplaire d'un journal que je considère comme tendancieux et partial. Articles qui reprennent les dépêches d'agence, courrier (très instructif) des lecteurs, minisondages (on apprend, page 10, que 62 % des lecteurs estiment que Jacques CHIRAC doit se rendre à son procès ; si la situation n'était pas aussi tragique, on attribuerait à l'anosognosie dont souffre l'ancien Président de la République le fameux "Je voterai HOLLANDE" ; l'anosognosie n'est-elle pas l'ignorance de son mal par le patient ?), et puis la Tribune libre. Celle du lundi 5 septembre a été commise par Francis METIVIER. Elle s'intitule "La morale de l'histoire".
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Je ne suis pas, comme monsieur METIVIER, auréolé du titre de Professeur de Philosophie, titre qui donne à son propriétaire la réputation du "sachant". Mais enfin il  m'arrive de penser. Et je dois dire que le contenu de cet article me donne à le faire, en me faisant du reste sursauter assez régulièrement d'étonnement ou d'indignation. Monsieur METIVIER s'interroge sur le retour de la morale à l'école, voulu par Luc CHATEL, l'actuel ministre de l'Education Nationale, l'immortel introducteur de la théorie du genre dans le programme des Sciences de la Vie dispensées aux élèves des classes terminales.
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Monsieur METIVIER commence par dénoncer l'emploi du terme "Retour" qu'il associe à "l'honnête homme" (quoique je n'eusse jamais lu cette expression dans les circulaires officielles instaurant cet enseignement). Il ironise : "Ce n'est pas retour vers le futur " mais "avancées vers le passé". Première erreur car ce commentaire est un jugement dépourvu de tout contenu informatif, et revient à faire comprendre au lecteur que tout ce qui serait ancien ou passé serait dépourvu de valeur. Monsieur METIVIER s'inscrit d'emblée dans la lignée des "progressistes" pour qui il n'est de (momentanément) bon que ce qui est nouveau. Absence totale d'esprit critique... Il donne ensuite une définition personnelle de l'honnête homme ce "concept - désuet donc [noter le jugement avant l'énoncé de l'objet du jugement]- désignant au XVIIe siècle un homme possédant assez de savoir pour être socialement agréable". Cette définition est au pire une imposture au mieux une erreur qui traduirait alors une connaissance assez superficielle de ce qu'était un "honnête homme" dans le Grand Siècle. Il continue :  "La question est : possédait-il suffisamment de réflexion pour être sincère ?" Admirable tour de passe-passe qui consiste à faire passer sous la forme d'une question anodine, un jugement de valeur sur les hommes de l'époque se réclamant de cet idéal. Mais il faut lui répondre. Il se peut qu'il y ait eu des hypocrites. Il se peut aussi qu'il y ait eu des hommes sincères. Et je ne pense pas que DESCARTES, PASCAL, MOLIERE, BOILEAU, CORNEILLE, RACINE et tant d'autres gloires aient été dépourvus de sincérité. De plus, comme nulle enquête sociologique, nul sondage, nulle étude scientifique n'ont été faites et ne pourront jamais l'être sur l'honnête homme du XVIIe siècle, on en est réduit, en bon historien, a analyser ce qu'eux-mêmes disaient de cette question. Mais il est vrai que monsieur METIVIER, lui, est un homme parfaitement sincère, à la différence de ces réprouvés.
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"Que voir dans ce programme si ce n'est l'art de travailler les apparences et l'apprentissage de l'hypocrisie sociale ?" Et de rameuter à sa cause notre Blaise PASCAL qui n'en demanderait pas tant s'il était encore de monde. Pour monsieur METIVIER, la morale se résume donc à l'apprentissage de l'hypocrisie sociale ? Et il se dit philosophe ? Il devrait relire KANT. Il poursuit : "Ne confondons pas le cours du professeur et celui du courtisan !" Personnellement, j'aurais garde de ne faire ni l'un ni l'autre. Car la morale n'a rien à voir avec ce que dit notre philosophe. Mais puisqu'il lui faut faire moderne, il tente de rallier à sa cause PINK FLOYD ("PINK FLOYD avait peut-être raison : 'We don't need no education.' ") C'est effarant, proprement effarant. Et ça lui épargne, à lui, l'effort de mettre en pratique ce qu'il enseigne. Je vois du reste dans ce renoncement à l'élévation personnelle la raison essentielle de ses remarques. Mais rien ne l'empêche d'être sincère et de mettre en pratique le respect d'autrui, le civisme, la courtoisie, non pas par hypocrisie sociale, non pour respecter les apparences, mais parce que "moralement c'est juste".
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Là où je suis d'accord avec lui, c'est quand il établi une distinction entre la morale et l'éthique.  Simplement il ne voit pas que la morale est fondée sur la loi naturelle, et l'éthique sur la définition de normes de comportement socialement acceptables (et à moi, il me semble que l'éthique est justement la science de l'hypocrisie sociale : la loi permet ; la loi interdit ; je respecte la loi ; je n'ai rien à me reprocher !)
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Cerise sur le gâteau, monsieur METIVIER estime qu'il est dangereux de faire réfléchir "les enfants sur des notions aussi subjectives que celle du bien et du mal si l'on n'a pas acquis une qualité non pas morale mais éthique : le recul nécessaire à la neutralité du pédagogue". Auparavant, il aura mis en doute la capacité des instituteurs à exercer leur scepticisme de manière fructueuse : "Les instituteurs sont-ils formés à une telle maïeutique ?". Voilà qui va certainement leur faire plaisir. Personnellement, j'ai vu un plus grand nombre d'instituteurs transmettre par l'exemple de leur vie les valeurs morales à leurs petits élèves, que des agrégés ou des professeurs d'Université (je les connais bien). Je doute toutefois qu'il faille hésiter sur l'impératif de respecter toute vie humaine, de ne pas convoiter le bien d'autrui, de ne pas faire de faux témoignages, d'honorer son père et sa mère. Il n'y a pas besoin de maïeutique, d'esprit critique, de grandes études philosophiques pour comprendre la valeur absolu de ces obligations ou de ces interdictions. Encore une fois, comme tant d'autres, Francis METIVIER confond les impératifs apodictiques et les prescriptions casuistiques qui, je le lui accorde, peuvent varier, et heureusement varier, avec le temps.
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Je proposerais volontiers de renommer le journal Metro ; et je suggère un nouveaux titre : Metro des bobos. Car publier de tels propos sans mettre en regard un point de vue contradictoire relève de la propagande, pas de l'information, et traduit la nécessité économique de la rédaction : s'assurer un lectorat régulier, branché, qui lui permettra de faire vivre le journal en vendant des espaces publicitaires à des grossiums du CAC40 ou de la bourse.
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Il me semble que ce texte illustre parfaitement deux conceptions parfaitement opposées de la morale. J'en avais donné les caractéristiques dans un récent billet. Je vous y renvoie. Ce sera (presque) tout pour aujourd'hui, car je reviendrai sur un commentaire de Roparz HEMON sur mon attachement (très relatif, je le lui assure) à la Marseillaise.

mercredi 20 avril 2011

Le mot chien n'a jamais mordu personne

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J'ai craqué. Infidèle à la décision que j'avais prise de ne plus lire le journal gratuit Metro, je le consulte toutes les fois que j'en ai la possibilité. C'était le cas hier. J'étais attiré par le titre de la page de couverture Immigration : à quoi joue la France ? et aux brefs commentaires qui l'accompagnaient. Il y en avait trois (a) Le gouvernement a justifié le blocage des réfugiés tunisiens en provenance d'Italie. (b) Il entend ainsi réduire l'immigration régulière du travail ; (c) Un changement de politique qui laisse perplexe.

En page intérieure, un article d'Alexandra BOGAERT reprenait et commentait les réactions des uns et des autres. L'une d'elle a retenu mon attention, celle de madame Laurence PARISOT, Présidente du MEDEF, qui, en une opinion partagée par la CFDT et FO, déclare : "Est-ce qu'il y a un sujet sur 20.000 personnes ?" et rappelle que l'immigration légale représente seulement 22.000 personnes contre 500.000 postes qui ne trouvent pas preneur chaque année.

Je croirai à la bonne fois de madame PARISOT le jour où, en accord avec les entreprises qui adhèrent au MEDEF elle fera parvenir au Pôle Emploi, tous les mois, une liste descriptive des emplois offerts aux immigrés du travail. Tout le reste relève de généralités dépourvues de portée pratique. Voeux pieux. Remarque de Ponce Pilate.

Je croirai aux protestations de l'opposition le jour où elle exposera en détail un plan précis pour loger, donner du travail, apprendre le français, et accueillir les familles des immigrés. Ce plan doit inclure des propositions rejetant la formation de ghettos ethniques - c'est-à-dire la dispersion des familles étrangères dans l'habitat existant - la création de classes à faible effectif pour les enfants d'origine étrangère, avec des professeurs dits de "FLA" (Français langue étrangère), la création d'emplois pour donner du travail aux étrangers accueillis, une estimation du coût de ces dépenses, une imputation budgétaire, une évaluation de l'augmentation des impôts et des cotisations sociales nécessaires pour mener à bien cette politique. Tout le reste est de la littérature. Laisser rentrer sur notre sol des immigrés sans leur donner les moyens de vivre décemment est une imposture qui conduit souvent ces derniers aux expédients, au travail clandestin payé avec un lance-pierre par des exploiteurs sans scrupules, à la délinquance, à la détresse, à la misère, à la révolte.

Car le mot chien n'a jamais mordu personne. Une fois lancées en l'air de belles phrases généreuses, il faut en assumer les conséquences. Je conçois parfaitement que le peuple français choisissent d'accueillir tous les immigrés qui se présentent et si c'était un choix démocratique, je m'y plierai sans aucun état d'âme. Ce que je trouve scandaleux c'est l'irresponsabilité de nombre de beaux esprits pour qui la générosité s'exerce avec l'argent des autres, et sous leur houlette très intéressée.

Je dénonce identiquement l'imposture qui consiste à dire : "Renvoyons-les tous chez eux". Une fois que l'on a dit cela, il faut préciser comment on va s'y prendre. Où renvoyer des gens qui n'ont pas de papiers et refusent de dire d'où ils viennent ? Avec quel argent ? Vers quel pays ?

Le mot chien, je le répète, n'a jamais mordu personne. Les belles idées n'ont jamais fait le réel, lequel, je le redis encore, est ce qui nous résiste.


Quelques chiffres enfin : selon Metro, il y a en France 19 % d'immigrés ou d'enfants d'immigrés, soit 11,5 millions de personnes. Ça fait beaucoup de monde à expulser ! En 2010, il y a eu une augmentation de 10,6 % de l'immigration légale en France par rapport à 2009, soit 188.780 arrivants. Il y a 24 % d'étrangers non européens (curieuse manière de désigner ceux qui viennent d'Afrique du Nord ou d'Afrique noire, d'Asie, du Proche ou du Moyen Orient, et divers pays d'Asie centrale), qui sont demandeurs d'emploi et ont besoin d'être secourus.

On peut aussi s'interroger sur cet afflux d'immigrés clandestins venus de Tunisie, pays où est censé régner désormais une lumineuse démocratie.

Il me semble que l'afflux d'immigrés musulmans pourrait être une chance si nous acceptions l'idée comme l'a dit Marthe ROBIN sur la fin de sa vie, ou deux moines coptes envoyés en Algérie, ou encore un pasteur anglican néo-zélandais (cf. le livre du père Pierre-Marie SOUBEYRAND), et tous au même moment, que le temps était venu d'annoncer aux musulmans le Message du Salut en Christ. La paralysie du monde politique, son aveuglement sur le réel problème que soulève la présence d'une communauté musulmane importante sur notre sol, vient de son apostasie pratique. Là est toute la question.

jeudi 22 avril 2010

Non, non et non !

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La FNAC a donc organisé un concours de photographies sur les thèmes du "politiquement incorrect", du "reflet dans tous ses états", et "de bas en haut et de haut en bas". Le jury avec un goût et une délicatesse qui ne laissent pas d'être admirables, a sélectionné et primé la photographie d'un homme, vu de dos, en train de s'essuyer le derrière avec le drapeau français. Monsieur CIOTTI, député des Alpes-maritimes, département dans lequel il semble que le concours ait été organisé (NICE), a protesté, avec un petit succès, puisque les responsables de la FNAC ont décidé d'ôter l'auteur de la photo de la liste des lauréats. Mais le journal Métro, lui, n'a pas hésité à publier cette oeuvre ordurière. J'ignore si elle ne l'a été que dans les éditions régionales de ce journal.
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J'invite mes lecteurs (a) à protester auprès du journal Métro, et à ne plus jamais lire ce torchon ; (b) à protester auprès de leur député pour manifester leur indignation ; (c) à faire de même auprès de la FNAC et à éviter autant qu'il est possible d'acheter dans ses magasins quoi que ce soit.
Il est possible de bénéficier d'une carte de fidélité (pour les livres), gratuitement, et d'obtenir ainsi, régulièrement et sur simple présentation de la carte, 5% de réduction, aux Librairies "La Procure". La FNAC, elle, fait payer sa carte. Il existe d'excellents magasins fournissant du matériel photographique, des télévisions, des ordinateurs, etc. (Surcouf, Pixmania, Darty). Allez de préférence vous fournir chez eux. Tant que nous ne manifesterons pas notre dégoût pour ces provocations en tapant là où ça fait mal à ces messieurs, à savoir : le chiffre d'affaire, nous avons peu de chances de modifier leurs pratiques.
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Il me semble nécessaire que l'on dévoile le nom de "l'artiste" qui a commis cette horreur, et qu'on lui fasse connaître notre indignation. Curieusement, il semble bien qu'on ait pudiquement tu le patronyme de ce monsieur. Il serait intéressant de savoir pourquoi.
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Quant à la Loi qui punit les outrages au drapeau et à l'hymne national, il semble bien qu'elle ne s'applique pas "aux oeuvres de l'esprit", et c'est la raison pour laquelle monsieur de MONTGOLFIER, homme intègre et courageux, n'a pu que classer sans suite la plainte déposée auprès de lui, pour condamner les auteurs de ce forfait et leurs complices. Où l'on voit que l'esprit est bizarrement placé chez nombre de "cultureux" qui se piquent de modernité en exaltant l'infamie, et qui ne sont finalement que les pâles adorateurs de la défécation.
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Voilà pourquoi le débat sur l'identité nationale est plus que jamais utile. Jusques à quand accepterons-nous de voir notre patrie et ce qui la représente symboliquement, offensés par des homoncules qui s'en servent, en profitent, et la violent avec délectation. Non, non et non !

samedi 26 décembre 2009

Nadine et le verlan : quand la presse dérape

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Le journal Métro titrait sur les propos de Nadine MORANO : "MORANO sur la mauvaise pente" et commentait ainsi son titre : "Les propos de la secrétaire d'état sur les jeunes musulmans suscitent la polémique".
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Je vais d'abord démasquer la manipulation du journaliste, qui titre et sous-titre comme je viens de le dire, en citant exactement les propos du ministre : "Moi ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, qu'il trouve un travail, qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas de casquette à l'envers. " Première manipulation : le journaliste parle de la condamnation des jeunes musulmans et ne précise pas qu'il s'agit des musulmans français, et il utilise un pluriel là ou le ministre met son propos au singulier, de sorte, deuxième manipulation, que l'on passe d'un souhait portant pour une personne à une condamnation de toute une catégorie. J'appelle cela de la malhonnêteté intellectuelle.
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Si les propos de madame MORANO peuvent paraître maladroits, il suffit de faire un petit effort pour comprendre, au contraire, qu'ils expriment le voeux que ce jeune français musulman puisse partager la langue et la culture de tous les jeunes français de son âge, et trouver du travail. Lui demander qu'il aime sa patrie est bien le moins que l'on puisse exiger de lui. Bien entendu, le détail vestimentaire n'est qu'un détail, et après tout, des joueurs de tennis portent aussi leur casquette à l'envers. Petite erreur du ministre. Voilà, en première analyse, ce que l'on peut dire de ces propos.
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Monsieur MOSCOVICI s'étrangle et s'offusque ; "ce débat sur l'identité nationale devient n'importe quoi, entraîne des dérapages". Fort bien. Je lui demande, et il n'y a pas d'ironie, s'il prendrait un jeune français musulman - fût-il diplômé - comme attaché parlementaire si le dit attaché s'obstinait à parler en verlan et portait sa casquette à l'envers. Honnêtement, je le crois pas, pas plus qu'ailleurs on ne prendrait ce jeune comme employé, dans un magasin ou une boutique. Il pourrait trouver, et encore, un métier dans lequel le contact avec le public n'est pas constamment requis.
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Vouloir qu'un jeune s'exprime correctement dans la langue de son pays, ait un travail et manifeste un comportement qui ne heurte pas ses compatriotes n'a rien de choquant. Ce qui me choque, c'est que l'on puisse se satisfaire de l'état de ségrégation linguistique, culturelle, sociale de ces milliers de jeunes gens qui, reconnus dans leurs qualités et leurs valeurs personnelles, sont capables du meilleur : j'en ai fait l'expérience avec mes étudiants et mes élèves.
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Le mot de la fin revient à François CHENG, de l'Académie Française. Dans ce petit live merveilleux qui s'intitule Dialogue, voici ce qu'il dit de la langue : [...] un idiome n'est pas seulement un instrument objectif de désignation et de communication ; il est également le moyen par lequel chacun de nous se fait progressivement, ce par quoi chacun se forge un caractère, une pensée, un esprit, un monde intérieur mû par des sensations et des sentiments, des désirs et des rêves. Une langue prend en charge notre conscience et nos affectivités. Et à un degré plus haut, elle est ce par quoi l'homme est à même de se dépasser en accédant à une forme de création, puisque toutes nos créations, au sens large, sont un langage. Je parlais du mystère du langage humain ; je suis prêt à affirmer à présent que c'est dans le langage, toujours au sens large, que réside notre mystère. C'est bien au moyen de notre langue, à travers notre langue, que nous nous découvrons, que nous nous révélons, que nous parvenons à nous relier aux autres, à l'univers des vivants, à quelque transcendance en laquelle certains d'entre nous croient."
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François CHENG est arrivé en France à la fin de la deuxième guerre mondiale. Il venait de Chine pour entreprendre des études à PARIS. Il ne parlait pas un mot de cette langue française dans laquelle, après l'avoir maîtrisée, (et comment !), il a choisi de s'exprimer, sans jamais renier, dans sa poésie notamment, l'influence déterminante des auteurs chinois. C'est un des écrivains les plus attachants, les plus raffinés, qui soient. Franchement, ne peut-on souhaiter à nos jeunes compatriotes d'origine étrangère, sinon un même parcours, du moins une pénétration intellectuelle aussi fine ? Vouloir le meilleur pour NOS jeunes, n'est-ce pas le souhait que tout être qui aime autrui, doit former pour lui.
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Les misérables sont ceux qui se satisfont de cette situation, l'encouragent même, pour des raisons idéologiques ou électorales. Ils ont du chemin à faire avant d'arriver au petit orteil de François CHENG.
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Ps : je m'absente jusqu'au 29 inclus. Reprise des billets le 30 décembre
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mardi 3 novembre 2009

Curieuse manière d'informer

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Dans son édition d'hier, le journal gratuit Métro publie (édition de Paris), en page 4, en bas à droite, un petit entrefilet ainsi intitulé : "Un ex-salarié assassin ?"
Et il poursuit :
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"L'employé de la société de transport qui aurait tué vendredi à Toulouse son patron et le fils de ce dernier a été mis en examen pour assassinats. Selon le vice-procureur du parquet de Toulouse, le suspect, âgé de 47 ans, avait évoqué lors de son audition 'des idées suicidaires'. Il avait annoncé sa démission deux jours avant le drame."
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Je dois dire que cette manière de présenter les choses est pour le moins surprenante, et même scandaleuse. Pourquoi ? Il suffit de procéder à une analyse de la typographie et des temps verbaux utilisés pour se convaincre que le Journal tend à présenter les faits comme hypothétiques, et cherche à trouver des excuses à l'assassin.
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L'homme a tué, le fait est avéré. Pourquoi mettre un point d'interrogation au titre ? Pourquoi utiliser un conditionnel qui jette le doute sur la matérialité des faits ("aurait tué"). Rapporter les faits n'est pas condamner. La justice est là pour instruire l'affaire et établir le degré de responsabilité et d'implication personnelle et libre dans l'acte homicide. Il me parait impossible que le journal ait ignoré ce point. Il faut donc qu'il ait une intention. Soit une intention de prudence : tout accusé est présumé innocent avant son jugement, et le journal ne tient pas à être mis en examen par la défense de l'homme qui a tué, soit, et plus vraisemblablement, une utilisation juridique subtile entre un assassinat et un meurtre, le premier impliquant la préméditation, utilisation qui fait qu'il ne ment pas mais se contente de jouer sur les mots. "L'homme a tué, mais je me garderai bien de dire qu'il l'a fait avec préméditation" semble dire le journal. Un lecteur pressé ou peu au fait de la qualification des crimes ne peut faire autrement que de se demander si l'homme a vraiment tué ou non, d'autant que le conditionnel est bien utilisé : "aurait tué" ; à la rigueur et pour donner de l'épaisseur à l'utilisation subtile du mot "assassin" dans le titre, le Journal aurait pu dire "qui aurait assassiné" etc.
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En quoi les idées suicidaires peuvent-elles atténuer l'horreur des faits ? Et fallait-il pour s'en purger ôter la vie à deux personnes ? On aurait pu comprendre que par désespoir ou vengeance l'homme s'en prenne à son patron et à son fils. Mais il n'a pas été licencié, il a démissionné. Certes, je ne sais s'il l'a fait sous une intolérable pression intérieure, puisque, dit Olibrius dans un commentaire, lui-même avait une entreprise de transport, rachetée semble-t-il par son patron (ou, dans ce cas son nouveau patron). L'idée de n'être plus son propre chef a pu lui être intolérable. La justice le dira. Mais on m'accordera qu'il n'était pas obligé de vendre son entreprise, et qu'il a dû trouver son intérêt dans cette transaction.
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De tout cela, pas le moindre mot dans la presse. C'est un patron qui a été tué, et son fils. Ce n'est si grave que ça... On va gloser pendant des pages et des pages sur la mort, certes épouvantable, de deux jeunes qui se jetés contre une voiture de police, et qui ont tout de même une part de responsabilité dans cette tragédie. Mais on passe par pertes et profits un événement (la violence en train de se développer entre les patrons et les salariés) que l'on présente comme un fait divers, pour mieux présenter des faits divers comme des événements. Signe des temps, vous dis-je, et curieuse manière d'informer.

mercredi 28 mai 2008

Non au droit de vote des étrangers non communautaires !

Le Conseil Municipal de Paris s'est prononcé pour le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales. Enfin, le Conseil, non, la majorité PS, PRG, PCF, Verts, et MRC. On voit bien où veulent en venir par pure démagogie ces apprentis sorciers : se concilier pour les élections municipales, voire régionales, une frange très particulière des étrangers ; il faut avoir le courage de dire qu'il s'agit surtout de capter les suffrages des communautés africaines, (maghrébines ou noires), puisque le vote est déjà autorisé pour les étrangers communautaires et que les résidents non communautaires viennent essentiellement de ce continent. Il y a une autre idée derrière tout ça, celle de ressusciter une extrême droite en perdition pour battre ce que ces imbéciles appellent la droite et se maintenir ainsi au pouvoir, au mépris des sentiments profonds de leurs compatriotes. Il y a eu 32.205 votants, ce qui est un pourcentage ridiculement faible de citoyens. Cela n'empêche pas le gratuit Métro de titrer "le droit de vote des étrangers plébiscité par LES parisiens", au motif que 94,95 % des votants ont donné leur approbation. C'est tout bonnement un titre mensonger ; il aurait été plus honnête de titrer "Une très large majorité des parisiens (peu nombreux à aller aux urnes) approuvent le vote des étrangers". Quand on sait, en outre, que c'est un COLLECTIF qui regroupent près de 80 membres (associations, syndicats, partis politiques) qui a organisé le vote, on voit la portée réelle de cette initiative : c'est une manipulation dont les socialistes (en particulier) sont tout à fait coutumiers et qui consiste à créer de faux problèmes dans le but unique de s'accrocher au pouvoir par tous les moyens. Je n'aurais pas la cruauté, aujourd'hui, de vous décrire la manière dont un actuel responsable socialiste (j'en ai beaucoup parlé) a mis la main sur l'Association Frères des Hommes, avec la complicité des amis de son courant de pensée, en 1991. Je réserve cela pour plus tard. Je vous jure que c'est édifiant.
Le jour où le Conseil Municipal de Paris émettra une protestation contre les violations des droits de l'homme dont se rendent coupables les juges algériens vis-à-vis de leurs concitoyens qui se convertissent au christianisme (exemple récent d'une jeune fille qui attend toujours son jugement, et cinq autres jeunes gens poursuivis pour exercice d'une religion non autorisée !), je croirai à leur volonté de justice et d'équité. Tant qu'ils s'amuseront à faire des bulles, je les prendrai pour ce qu'ils sont : des pantins sans jugeote, sans jugement, sans pensée, sans idées claires, sans culture (il y a des gens très cultivés au PS ; je parle là du parti dans ce qu'il a de sectaire et d'idéologique), des sous bling-bling qui se donnent des airs de généreux en brassant des slogans vides de sens, bref des songe-creux. Et je continuerai à dénoncer leurs misérables pantalonnades. Permettez-moi de vous rappeler ces quelques mots d'Henri HUDE, un philosophe que j'aime bien : Le peuple, déculturé par le progressisme, et faute de retrouver son identité perdue, se rabattra forcément sur une réidentification à base de simple opposition aux autres. Il n'y a pas d'autre manière d'éviter la haine raciale que de rendre au peuple sa culture profonde, qui est si belle, et si universelle, à la place de cette anti-culture dérisoire et misérable dont il est ridiculement affublé. Mais entre-temps, pour éviter le pire, on sera bien obligé de tarir le flot d'immigrants, puisque sa continuation nous ferait glisser du progressisme déjà cynique à un réaction fasciste. (Ethique et politique, chapitre VI. Immigration et identité, pages 89-102. Les Éditions Universitaires, Paris, 1992.)
Et encore ceci : Ceux qui se réclament volontiers des droits de l'homme, ne devraient pas oublier qu'il existe aussi un droit de chaque homme à sa propre nation et que l'immigration fait problème quand elle implique un viol de ce droit. L'immigration juste est celle qui respecte le droit des citoyens à leur nation. (Ibidem.)
Et bien, messieurs, je pense que quand la politique d'une ville ou d'une région est déterminée par la petite frange de votants qui ne sont pas des nationaux, elles ne respectent pas le droit à la nation. Et une telle disposition, si elle était approuvée par nos gouvernants, ce qu'à Dieu ne plaise, nous conduirait à une triple guerre, ethnique, civile et extérieure. (Ibidem.) On peut du reste se demander si elle n'est pas commencé. Non, non et non aux votes des étrangers. Oui à un accueil juste et généreux des immigrants. Non aux pique-assiettes. Oui à une aide substantielle aux pays pauvres.