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mercredi 13 novembre 2013

Et si nous gouvernants lisaient un peu...

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Maître WEN (文 子), (un disciple supposé de LAO ZI), au chapitre 28b de ses réflexions, dit ceci que devrait méditer nos gouvernants ; encore faudrait-il qu'ils lussent ! 

"Lorsque les inférieurs refusent de se conformer à l'impulsion venue d'en haut, la cause doit en être cherchée dans le divorce entre les inspirations et les ordres. Un nourrisson a beau n'avoir aucune notion de ce qui lui est bénéfique, il répond à la tendresse de sa mère, car telle est la puissance des affects. [...]."

Nos gouvernants n'aiment n'aiment pas les Français. Ils aiment ceux qui pensent comme eux. Ce qui veut dire qu'avant d'aimer les autres, ils s'aiment eux. La cause du divorce, à mon avis définitif, entre eux et les Français vient de ce qu'ils veulent nous imposer LEURS idées et non pas répondre aux légitimes aspirations de ceux qui avaient cru en eux.
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Le même Maître WEN, au chapitre 28 a, donc un peu avant celui que je viens de citer dit ceci :

"[...]. On croit à des paroles auxquelles on agrée et l'on exécute des directives auxquelles on adhère. Car la confiance précède la parole et la conviction ne saurait être enfermé dans des règlements. Si, le saint au gouvernement, le Peuple est transformé miraculeusement, c'est que, préalablement, il a su s'emparer de ses sentiments."

Monsieur HOLLANDE s'est emparé (ou du moins il le croit ce que démentent les chiffres de l'élection présidentielle quand ils sont analysés sans préjugé) des sentiments des Français, mais il leur a menti. C'est qu'il n'est pas un saint (ça se saurait). Plus personne n'adhère à ses directives ; il règne sur du vide. 
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C'est tout pour le premier billet de ce jour. Que mes amis, par ailleurs, se rassurent. Je ne ponds pas que des billets ! Je continue ma reliure, je suis mes cours à l'École Pratique des Hautes Études, je rédige mes Notes à l'intention d'une de mes anciennes élèves devenue Directeur Scientifique d'une belle entreprise de recherche sur contrats, tous les mardis matins ou presque, je vais accueillir ceux qui n'ont rien pour manger, et je m'occupe aussi de la catéchèse des jeunes gens et jeunes de divers établissements. Il y a de quoi être fatigué. Mais je rassure ici mon plus que très cher André ! Je me porte comme un charme. Pouvou qué ça doure !

lundi 14 octobre 2013

Nouvelles de la Résistance : Locke au secours des Veilleurs, premier billet du 14 octobre 2013

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Je rappelle donc que les Veilleurs, le 7 octobre 2013, se sont vu refuser la libre circulation, ont été arbitrairement retenus pendant près de deux heures, et n'ont pu déposer plainte (35 plaintes individuelles) au commissariat du 8e arrondissement, LE commissariat parisien ouvert en permanence, pour cet abus de pouvoir (pas d'ordre de dispersion, pas de sommations, pas d'injonctions). Barrière, accès du commissariat interdit, etc. J'ai lu ensuite que l'excuse donnée par le Commissaire était qu'il n'était pas possible d'enregistrer autant de plaintes à la fois ! On croit rêver. La vérité est beaucoup plus simple : si la plainte avait été déposée collectivement, le mouvement des Veilleurs aurait acquis une personnalité juridique de facto et il aurait pu se voir opposer des interdictions, des obligations, que sais-je encore , Or nous sommes de libres citoyens ; nous obéissons aux lois écrites quand elles sont justes, et nous trouvons notre liberté dans cette obéissance, comme les citoyens grecs de l'Antiquité. Nous avons le droit de nous rassembler dans l'espace public qui appartient à tous les citoyens. Nous ne sommes pas tenus d'obéir à des lois injustes qui ne sont pas des lois, pas plus que nous ne pouvons supporter des entorses celles-ci ou à l'une d'elle.
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Ces entorses, minimes en apparence, à la loi, elles ont été décrites et qualifiées par John LOCKE dans son Traité du gouvernement civil (section 202) publié en 1650, et traduit par Suzanne GOYARD-FABRE (en fait une révision de traduction), Garnier-Flammarion N°408, Paris, 1984) :
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"Partout où les lois cessent, ou sont violées au préjudice d'autrui, la tyrannie commence et a lieu. Quiconque, revêtu d'autorité, excède le pouvoir qui lui a été donné par les lois, et emploie la force qui est en sa disposition à faire, à l'égard de ses sujets, des choses que les lois ne permettent pas, est, sans doute, un véritable tyran ; et comme il agit alors sans autorité, on peut s'opposer à lui tout de même qu'à tout autre qui envahirait de force le droit d'autrui. Il n'y a personne qui ne reconnaisse qu'il est permis de s'opposer de la même manière à des magistrats subordonnés. [...]". (Entendez par cette dernière phrase qu'il est possible de s'opposer à un magistrat subordonné au détenteur du pouvoir exécutif et qui donne son assentiment à la violation de la loi, en mettant en oeuvre des ordres illégitimes.)
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Je dédie ce texte à AXEL, GAULTIER, ALIX, CHARLES et à tous les animateurs qui ont été les témoins et les victimes de l'arbitraire de messieurs HOLLANDE et VALLS. Je comprends de plus en plus mal les raisons de la popularité du ministre de l'intérieur...

jeudi 9 juillet 2009

Résistance pédagogique ? Mon oeil !

Monsieur Alain REFALO est atteint du syndrome de la résistance. Avec d'autres enseignants qui sont atteints de cette même pathologie, il a créé un mouvement : "les désobéisseurs". Il s'agit de protester contre la suppression des cours le samedi et surtout contre les 60 heures de soutien instaurés pour les élèves en difficulté, en contrepartie de cette suppression, par le décret de mai 2008.
Le motif invoqué pour lancer ce mouvement de désobéissance est que la suppression des cours du samedi alourdit les journées des élèves les plus fragiles. Bien entendu, c'est une opinion, et à ce titre les enseignants ont le droit de la faire savoir. Mais c'est une opinion et non un motif de désobéissance civile. Car il me semble que les heures de soutien accordées aux élèves en difficulté sont les bienvenues, et du reste, les "désobéisseurs" ne s'attaquent pas à cette mesure, et pour cause. Car 60 heures de soutien, ce n'est pas rien. Ils ne s'attaquent pas à cette mesure, mais ils refusent de la mettre en oeuvre. Bel exemple de solidarité vis-à-vis "des plus démunis", expression dont ils remplissent leurs discours, mais assez peu leurs actes.
Ce mouvement de contestation est purement idéologique et politique. Il s'agit de s'opposer à tout et à n'importe quoi qui vient d'un pouvoir honni. Je proposerai volontiers que l'on rétablisse les cours du samedi, et qu'on oblige les enseignants du primaires à donner en plus ces heures de soutien, de façon qu'ils illustrent leurs belles théories sur les inégalités sociales par des actions propres à les combattre.
Il ne faut pas s'étonner si ces "résistants" voient leur salaires amputé à due proportion des heures statutaires qui n'ont pas été assurées. C'est une mesure de justice et de bon sens.
Et puis rien n'interdit que l'on discute sérieusement autour d'une table de la validité des arguments des opposants. Mais jusqu'à preuve du contraire, c'est au législateur de faire la loi, pas aux instituteurs.