Affichage des articles dont le libellé est Dante. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dante. Afficher tous les articles

samedi 28 avril 2018

Samedi 28 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin : étroite est la porte !

-
Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
1. VOYAGE INAUGURAL DE DANTE DANS L’ENFER.
-
"Au milieu du chemin de notre vie,
Je me retrouvai dans une forêt obscure
Car la voie droite était perdue.
Ah dire ce qu’elle était est chose dure
Cette forêt féroce et âpre et forte
Qui ranime la peur dans la pensée !
Elle était si amère que mort l’est à peine plus ;
Mais pour parler du bien que j’y trouvai,
Je dirai des autres choses que j’y ai vues.
Je ne sais pas bien redire comment j’y entrai,
Tant j’étais plein de sommeil en ce point
Où j’abandonnai la voie vraie."
In
DANTE.
La divine Comédie. L’Enfer. Chant I, vers 1-12a.)
Traduction de Jacqueline RISSET. Édition bilingue. (Page 25.)
GF-Flammarion, Paris, 1992 (date de la présente édition)
-
2. CONTREPOINT TERRIBLE DE CLAUDE TRESMONTANT.
-
"Nous abordons maintenant l’une des doctrines caractéristiques de l’enseignement évangélique, et l’une des plus terribles : le risque de perdition enseigné formellement par le rabbi Ieschoua, et le fait d’une sélection.
"Nous n’avons pas à nous occuper ici de la question de savoir si cet enseignement est populaire ou non, agréable ou non à la mentalité contemporaine. Nous nous sommes proposé la tâche d’exposer le contenu de l’enseignement du rabbi Ieschoua de Naszareth. Or, le fait est qu’il enseigne, à plusieurs reprises, la possibilité d’une perdition, et la possibilité d’une sélection étroite et rigoureuse.
[…].
"Enseigner, comme le fait Ieschoua, ce risque de perdition inhérente à notre condition de créature inachevée, et qui doit coopérer à sa propre création pour se réaliser, ce n’est pas méchanceté. C’est au contraire un acte d’amour. Dissimuler les exigences redoutables et les conditions ontologiques de la genèse d’un être divinisable, c’est au contraire haïr cet être et lui rendre le plus mauvais des services. C’est lui nuire au plus haut point. La possibilité de la perdition est inhérente à la grandeur du don proposé et à l’ambition du Créateur sur l’homme sa créature. Elle est simplement le revers de cette destinée qui lui est proposée, et qui ne peut se réaliser qu’avec le consentement actif de l’être créé, car nul être ne peut être divinisé malgré lui ; cela n’aurait aucun sens. Enseigner cette possibilité négative de perdition, c’est encore enseigner quelque chose de positif, et d’une manière suprêmement aimante. Si un homme gravit une montagne élevée, sur une route dangereuse, ce n’est pas l’aimer et ce n’est pas lui rendre service que de lui dissimuler les risques que comportent les précipices qu’il côtoie et qu’il frôle. Il faut au contraire l’enseigner, pour son bien."
In
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Les Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Page 189, et page 191.)
-
3. COMMENTAIRES.
-
Il nous faut tenir les deux bouts de la chaîne : nous n’avons aucun mérite qui nous permettrait de gagner la vie éternelle, et cependant c’est l’acquiescement de notre liberté à la proposition divine qui nous y conduit.
Je réponds ici à un ami très cher, un autre Philippe, qui s’étonnait que l’on ne parlât plus de l’enfer (c’est-à-dire de la privation de la vision béatifique divinisante). Je le rejoins tout à fait. Jésus a enseigné que nous pouvions perdre notre âme (c’est-à-dire la vie) pour vouloir la sauver. Jésus est le Seigneur de la vie, non de la mort.
C’est la raison pour laquelle nous nous battons pour défendre la vie de la conception à la mort naturelle. Nous pouvons être traités de ringards, d’intégristes, de retardataires, qu’importe. Si nous faisons le pari bénédictin, nous devons avoir le courage de défendre l’enseignement que nous a dispensé le Maître, et qui est un enseignement donneur de vie.
Il existe cependant des hommes qui ayant entendu la Bonne Nouvelle s’en moquent et passent outre. La parabole du semeur illustre ce qu’il advient de ce grain qui ne porte pas de fruit.
Il ne s’agit pas de condamner qui que ce soit ; il s’agit d’affirmer qu’il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus et qu’il nous revient de répondre du mieux que nous pouvons à cet appel. Bien sûr nous sommes pécheurs, mais nous sommes des pécheurs pardonnés, des pèlerins. Et si nous aimons nos frères en humanités, nous avons l’ardente obligation de leur rappeler qu’étroite est la porte et rugueux le chemin qui mènent au salut.
Croyez bien que plus j’avance dans mes réflexions, et plus je mesure combien l’appel est urgent, pressant, ardent !
-
4. LIENS UTILES.
-
Écoutez ce sublime Stabat mater de CHARPENTIER, dirigé par Jordi SAVALL. 

Il nous faut de nouveau retrouver les racines de notre culture ; c’est là un bon moyen de tenir le pari bénédictin !


Des gros mensonges dévoilés !




Il nous revient de défendre la culture de la vie, non celle de la mort !



Heureux êtes-vous si l’on vous persécute à cause de mon nom !



Veille des Sentinelles, à la clôture de la consultation des États Généraux de la Bioéthique, Place Vendôme, le 9 mai facebook.com/events/1836933…



jeudi 26 avril 2018

Jeudi 26 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Volonté divine, volonté humaine, Benoît et Dante parlent de la vie et de la mort


-
Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
1. PROLOGUE DE LA RÈGLE DE SAINT BENOÎT.
-
~1 Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique,
~2 afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance.
~3 C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi.
~4 Avant tout, demande-lui par une très instante prière qu’il mène à bonne fin tout bien que tu entreprennes ;
~5 ainsi, après avoir daigné nous admettre au nombre de ses enfants, il n’aura pas sujet, un jour, de s’affliger de notre mauvaise conduite.
~6 Car, en tout temps, il faut avoir un tel soin d’employer à son service les biens qu’il a mis en nous, que non seulement il n’ait pas lieu, comme un père offensé, de priver ses fils de leur héritage,
~7 mais encore qu’il ne soit pas obligé, comme un maître redoutable et irrité de nos méfaits, de nous livrer à la punition éternelle, tels de très mauvais serviteurs qui n’auraient pas voulu le suivre jusqu’à la gloire.
~8 Levons-nous donc, enfin, l’Ecriture nous y incite : " L’heure est venue, dit-elle, de sortir de notre sommeil. " (Rm 13, 11).
~9 Ouvrons les yeux à la lumière divine. Ayons les oreilles attentives à la voix de Dieu qui nous crie chaque jour cet avertissement :
~10 "Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs" (Ps 94,8),
~11 et ailleurs : "Qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises " (Ap 2 ,3).
~12 Et que dit-il ? "Venez, mes fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. (Ps 33,12).
~13 Courez pendant que vous avez la lumière de la vie, de peur que les ténèbres de la mort ne vous saisissent. " (Jn 12 ,35).
~14 Le Seigneur, cherchant son ouvrier dans la foule du peuple à laquelle il crie, dit encore :
~15 "Quel est l’homme qui veut la vie et désire voir des jours heureux ? " (Ps 33, 13).
~16 Que si, à cette demande, tu lui réponds : "C’est moi ", Dieu te réplique :
~17 "Si tu veux avoir la vie véritable et éternelle, interdis le mal à ta langue et à tes lèvres toute parole trompeuse ; détourne-toi du mal et fais le bien ; cherche la paix avec ardeur et persévérance. (Ps 33, 14-15).
~18 Et lorsque vous agirez de la sorte, mes yeux seront sur vous et mes oreilles attentives à vos prières, et avant même que vous ne m’invoquiez, je vous dirai : ‘Me voici.’ " [1]
~19 Quoi de plus doux, frères très chers, que cette voix du Seigneur qui nous invite ?
~20 Voyez comme le Seigneur lui-même, dans sa bonté, nous montre le chemin de la vie.
1= cf. Ps 33, 16; Is 58,9. […].
In
Règle de saint Benoît. Téléchargeable en totalité depuis le site :


-
2. CONTREPOINT DE DANTE.
-
"Et moi : « Maître, ton raisonnement
procède avec clarté, et m’explique très bien
cet abîme et les gens qu’il renferme.
Mais dis-moi : ceux du marais fangeux
que le vent pousse, que la pluie bat,
et qui s’affrontent avec des mots si âpres,
pourquoi ne sont-ils pas punis
dans la ville rouge, si Dieu les hait ?
et s’il ne les hait pas, pourquoi sont-ils en peine ? »
« Pourquoi, dit-il, ton esprit s’égare-t-il
si loin de sa voie habituelle ?
ou bien ta pensée a-t-elle un autre but ?
Ne te souviens-tu pas de ce passage
où sont traitées dans ton Éthiques
les trois dispositions dont le ciel ne veut pas,
incontinence, malice, et la folle
bestialité ? et comme l’incontinence
offense moins Dieu et reçoit moins de blâme ?
[…]"
In
DANTE.
La divine Comédie. L’Enfer. Chant XI, vers 66b-84a.
Traduction de Jacqueline RISSET. Édition bilingue. (Page 111.)
GF-Flammarion, Paris, 1992 (date de la présente édition)
-
3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
-
Il m’a paru intéressant de rapprocher le Prologue de la règle de saint Benoît de ce passage du magistral ouvrage de DANTE. Dans le Prologue de la règle, superbe de profondeur, BENOÎT indique que le Seigneur lui-même nous montre le chemin de la vie. Et dans ce passage de l’Enfer, DANTE souligne les trois dispositions dont le Ciel ne veut pas et qui conduisent à la mort : l’incontinence (je crois, sans en être certain, que DANTE veut parler de l’intempérance), la malice, et la folle bestialité. 
Je laisse à chacun de mes lecteurs le soin de mettre un contenu plus précis à cette folle bestialité, mais dans le contexte, il semble bien que DANTE fasse allusion à la débauche sexuelle.
BENOÎT nous dit qu’il n’y a pas de vie (et donc de bonheur) hors de l’obéissance à la volonté divine. Il est évident que pour ceux qui, comme les disciples, croient que Dieu se fait voir à travers l’œuvre de la Création, et donc de la Nature, c’est bien dans le respect de l’ordre naturel que se trouve la voie du bonheur. Il apparaît aussi qu’il s’agit d’une voie, et que par définition, être sur une voie, c’est aller vers un but. Nous reverrons, avec TRESMONTANT, que ce but c’est la participation à la genèse d’un monde encore inachevé.
-
4. LIENS UTILES.
-
Il ne peut exister d’ordre juste sans juste justice ! Hélas… ce n’est pas toujours ainsi que les choses se passent.





Le petit Alfie et ses parents, soutenus par un véritable pasteur : Mgr GINOUX.


Ce sont des curés et des chrétiens, tout le monde s’en fout ! En somme, c’est de leur faute si on les massacre.



Quand monsieur MILLER confond mensonge et inexactitude !

Pauvre homme ! 


Heureusement, il y en a des,  qui préfèrent obéir à Dieu qu’aux hommes.


Les pouvoirs publics égyptiens s'efforcent d'accélérer les choses dans un contexte délicat.