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jeudi 26 avril 2018

Jeudi 26 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Volonté divine, volonté humaine, Benoît et Dante parlent de la vie et de la mort


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. PROLOGUE DE LA RÈGLE DE SAINT BENOÎT.
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~1 Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique,
~2 afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance.
~3 C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi.
~4 Avant tout, demande-lui par une très instante prière qu’il mène à bonne fin tout bien que tu entreprennes ;
~5 ainsi, après avoir daigné nous admettre au nombre de ses enfants, il n’aura pas sujet, un jour, de s’affliger de notre mauvaise conduite.
~6 Car, en tout temps, il faut avoir un tel soin d’employer à son service les biens qu’il a mis en nous, que non seulement il n’ait pas lieu, comme un père offensé, de priver ses fils de leur héritage,
~7 mais encore qu’il ne soit pas obligé, comme un maître redoutable et irrité de nos méfaits, de nous livrer à la punition éternelle, tels de très mauvais serviteurs qui n’auraient pas voulu le suivre jusqu’à la gloire.
~8 Levons-nous donc, enfin, l’Ecriture nous y incite : " L’heure est venue, dit-elle, de sortir de notre sommeil. " (Rm 13, 11).
~9 Ouvrons les yeux à la lumière divine. Ayons les oreilles attentives à la voix de Dieu qui nous crie chaque jour cet avertissement :
~10 "Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs" (Ps 94,8),
~11 et ailleurs : "Qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises " (Ap 2 ,3).
~12 Et que dit-il ? "Venez, mes fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. (Ps 33,12).
~13 Courez pendant que vous avez la lumière de la vie, de peur que les ténèbres de la mort ne vous saisissent. " (Jn 12 ,35).
~14 Le Seigneur, cherchant son ouvrier dans la foule du peuple à laquelle il crie, dit encore :
~15 "Quel est l’homme qui veut la vie et désire voir des jours heureux ? " (Ps 33, 13).
~16 Que si, à cette demande, tu lui réponds : "C’est moi ", Dieu te réplique :
~17 "Si tu veux avoir la vie véritable et éternelle, interdis le mal à ta langue et à tes lèvres toute parole trompeuse ; détourne-toi du mal et fais le bien ; cherche la paix avec ardeur et persévérance. (Ps 33, 14-15).
~18 Et lorsque vous agirez de la sorte, mes yeux seront sur vous et mes oreilles attentives à vos prières, et avant même que vous ne m’invoquiez, je vous dirai : ‘Me voici.’ " [1]
~19 Quoi de plus doux, frères très chers, que cette voix du Seigneur qui nous invite ?
~20 Voyez comme le Seigneur lui-même, dans sa bonté, nous montre le chemin de la vie.
1= cf. Ps 33, 16; Is 58,9. […].
In
Règle de saint Benoît. Téléchargeable en totalité depuis le site :


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2. CONTREPOINT DE DANTE.
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"Et moi : « Maître, ton raisonnement
procède avec clarté, et m’explique très bien
cet abîme et les gens qu’il renferme.
Mais dis-moi : ceux du marais fangeux
que le vent pousse, que la pluie bat,
et qui s’affrontent avec des mots si âpres,
pourquoi ne sont-ils pas punis
dans la ville rouge, si Dieu les hait ?
et s’il ne les hait pas, pourquoi sont-ils en peine ? »
« Pourquoi, dit-il, ton esprit s’égare-t-il
si loin de sa voie habituelle ?
ou bien ta pensée a-t-elle un autre but ?
Ne te souviens-tu pas de ce passage
où sont traitées dans ton Éthiques
les trois dispositions dont le ciel ne veut pas,
incontinence, malice, et la folle
bestialité ? et comme l’incontinence
offense moins Dieu et reçoit moins de blâme ?
[…]"
In
DANTE.
La divine Comédie. L’Enfer. Chant XI, vers 66b-84a.
Traduction de Jacqueline RISSET. Édition bilingue. (Page 111.)
GF-Flammarion, Paris, 1992 (date de la présente édition)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Il m’a paru intéressant de rapprocher le Prologue de la règle de saint Benoît de ce passage du magistral ouvrage de DANTE. Dans le Prologue de la règle, superbe de profondeur, BENOÎT indique que le Seigneur lui-même nous montre le chemin de la vie. Et dans ce passage de l’Enfer, DANTE souligne les trois dispositions dont le Ciel ne veut pas et qui conduisent à la mort : l’incontinence (je crois, sans en être certain, que DANTE veut parler de l’intempérance), la malice, et la folle bestialité. 
Je laisse à chacun de mes lecteurs le soin de mettre un contenu plus précis à cette folle bestialité, mais dans le contexte, il semble bien que DANTE fasse allusion à la débauche sexuelle.
BENOÎT nous dit qu’il n’y a pas de vie (et donc de bonheur) hors de l’obéissance à la volonté divine. Il est évident que pour ceux qui, comme les disciples, croient que Dieu se fait voir à travers l’œuvre de la Création, et donc de la Nature, c’est bien dans le respect de l’ordre naturel que se trouve la voie du bonheur. Il apparaît aussi qu’il s’agit d’une voie, et que par définition, être sur une voie, c’est aller vers un but. Nous reverrons, avec TRESMONTANT, que ce but c’est la participation à la genèse d’un monde encore inachevé.
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4. LIENS UTILES.
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Il ne peut exister d’ordre juste sans juste justice ! Hélas… ce n’est pas toujours ainsi que les choses se passent.





Le petit Alfie et ses parents, soutenus par un véritable pasteur : Mgr GINOUX.


Ce sont des curés et des chrétiens, tout le monde s’en fout ! En somme, c’est de leur faute si on les massacre.



Quand monsieur MILLER confond mensonge et inexactitude !

Pauvre homme ! 


Heureusement, il y en a des,  qui préfèrent obéir à Dieu qu’aux hommes.


Les pouvoirs publics égyptiens s'efforcent d'accélérer les choses dans un contexte délicat.


dimanche 17 décembre 2017

17 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate !

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Nous achevons aujourd’hui la lecture de TRESMONTANT. Nous commençons demain la lecture d’un livre essentiel de G.K. CHESTERTON, L’Homme éternel.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Trop souvent, les polémistes qui s’en sont pris au christianisme, ou qui ont cru du moins s’en prendre à lui en brandissant le problème du mal comme une arme de guerre et un argument massue, se sont trompés d’adresse. Ils ont cru réfuter le christianisme. Ils ont réfuté le millénarisme. Si en effet le but de la création était de nous rendre heureux sur la Terre, c’est manifestement raté. On remarquera en passant à quel point les doctrines politiques, qu’elles soient de gauche ou de droite, sont profondément millénaristes, puisqu’elles prétendent, qu’elles osent prétendre, apporter à l’humanité le bonheur ! Ce qui est méconnaître profondément ce qu’est l’homme dans la plénitude de sa dimension. L’homme est un animal qui peut vendre, comme Esaü, son droit d’aînesse pour un plat de lentilles. Mais c’est un animal qui ne peut pas être heureux par cette opération.
"Voici donc un point clairement établi : le christianisme est proprement et essentiellement surnaturel. Toute interprétation qui prétendrait le réduire au champ ou au domaine politique le dénature radicalement en faisant de lui ce que justement il n’a jamais voulu être : une forme de millénarisme."
In
Claude TRESMONTANT.
Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques.
Éditions du Seuil, Paris, 1976. (Page 208.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il est absolument nécessaire de prendre conscience de ce fait : les hommes politiques, de droite, comme de gauche, qui prétendent nous apporter le bonheur se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate. Ils le savent. Et ils mentent donc en nous promettant que demain l’on rase gratis.
Les hommes politiques peuvent améliorer le sort terrestre des hommes, et c’est justice que de le reconnaître, mais ils n’ont pas le droit de leur promettre le bonheur. Tout au plus, rejoignant en cela ce que dit notre grand Thomas d’AQUIN, peuvent-ils permettre à la grâce de prendre racine dans une nature humaine enfin rendue à sa dignité : en effet il ne peut y avoir de grâce sans nature. Et il est particulièrement honteux et déshonorant de promettre le ciel à celui qui ne peut vivre convenablement sur la terre.
C’est que, comme le dit TRESMONTANT, l’homme est fait pour la vie éternelle, il a la nostalgie, consciente ou non, mais psychiquement présente sous diverses formes, du paradis perdu. Et comme le dit MILTON auteur du poème qui porte ce nom, voici ce qui nous trouble et nous hante, la déchéance de notre originelle innocence.

"La première désobéissance de l’homme et le fruit de cet arbre défendu dont le mortel goût apporta la mort dans le monde, et tous nos malheurs, avec la perte d’Éden, jusqu’à ce qu’un homme plus grand nous rétablît et reconquît le séjour bienheureux, chante, Muse céleste ! Sur le sommet secret d’Oreb et de Sinaï tu inspiras le berger qui le premier apprit à la race choisie comment, dans le commencement, le Ciel et la Terre sortirent du chaos. Ou si la colline de Sion, le ruisseau de Siloë, qui coulait rapidement près de l’oracle de Dieu, te plaisent davantage, là j’invoque ton aide pour mon chant aventureux : ce n’est pas d’un vol tempéré qu’il veut prendre l’essor au-dessus des monts d’Aonie, tandis qu’il poursuit des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.
Et toi, ô Esprit ! qui préfère à tous les temples un cœur droit et pur, instruis-moi, car tu sais ! Toi, au premier instant tu étais présent : avec tes puissantes ailes éployées, comme une colombe tu couvas l’immense abîme et tu le rendis fécond. Illumine en moi ce qui est obscur, élève et soutiens ce qui est abaissé, afin que de la hauteur de ce grand argument je puisse affirmer l’éternelle Providence, et justifier les voies de Dieu aux hommes."
MILTON.
Le Paradis perdu, livre I, les deux premiers paragraphes. (On peut retrouver le texte complet en français, sur Wikisource, comme je viens de le faire.)
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE, CURIEUSE, BAROQUE ET PAS BIEN-PENSANTE.
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Un député mahorais s’insurge.

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Sur la crèche de Noël, ces réflexions.

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Si ça pouvait être vrai !

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Et dire que SOLERE s’est présenté et a été élu comme député à BOULOGNE-BILLANCOURT.


Je souhaite vivement que cette collusion mafieuse trouve son épilogue dans le jugement (impartial) de monsieur URVOAS et la démission d’un homme qui prétend défendre la morale fiscale mais aurait pris quelques libertés avec elle (ce qui reste à confirmer).
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Messeigneurs les évêques, ne méprisez pas votre petit troupeau.

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Comme j’ai toujours été de sensibilité fédéraliste et girondine, j’approuve cet article paru en tribune libre sur le site de Breizh Info.

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Un témoignage poignant, que VOUS DEVEZ LIRE et qui en dit long sur la mentalité soixante-huitarde.


lundi 27 février 2017

27 février 2017. Nouvelles de la Résistance. Les bonnes questions de Léo !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Je mentionne ici trois points. D’abord, le particularisme, ou en d’autres termes le patriotisme, n’est-il pas en soi meilleur que l’universalisme ou le mondialisme ? Ensuite, est-il raisonnable d’attendre la justice et le bonheur comme une conséquence nécessaire de l’abondance ? L’abondance est-elle-même une condition nécessaire de la vertu et du bonheur, sans parler d’en être la condition suffisante ? N’y a-t-il pas quelque vérité dans la notion d’une pauvreté volontaire ? La pauvreté involontaire est-elle-même un obstacle insurmontable à la vertu et au bonheur ? Et enfin la croyance selon laquelle la science est au service de la puissance humaine n’est-elle pas une illusion et même une illusion dégradante ? […]."
In
Leo STRAUSS.
Nihilisme et politique. Traduit de l’anglais et présenté par Olivier SEDEYN.
Rivages Poche/Petite bibliothèque, N° 460.
Payot et Rivages, Paris, 2004, p. 87.
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2. COMMENTAIRES.
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Léo STRAUSS me semble poser les vraies bonnes questions, celle qui devraient hanter les nuits des candidats aux élections présidentielles.
Oui, le patriotisme est supérieur au mondialisme.
Non, l’expérience le prouve, la justice et le bonheur ne sont pas les conséquences nécessaires de l’abondance. La preuve en est qu’en la cherchant pour un maximum de citoyens, on en laisse toujours une partie sur les marges de la vie. Or jamais le niveau de vie moyen n’a été aussi élevé dans les pays occidentaux. Voilà qui donne à réfléchir.
Non, la science n’est pas au service de la puissance humaine, en tout cas pas au sens où on l’entend. Elle le pourrait si elle ne se présentait pas elle-même comme « axiologiquement neutre » (c’est-à-dire dépourvue de toutes prétentions morales). On voit où cela nous mène. Quant à la pauvreté involontaire et subie, elle n’est pas un obstacle à l’exercice de la vertu ; j’ai encore en mémoire le témoignage de ce missionnaire qui vivait dans un bidonville de l’Inde orientale et qui donnait des pauvres une image de charité, d’entraide, d’énergie que nous chercherions en vain chez les nantis de la bobocratie.
Je reviendrai bientôt sur le travail de René GUENON qui montre parfaitement les limites humaines du tout quantitatif, du tout économique, du tout « amoral » (dépourvu de moral, pas forcément immoral certes, mais simplement privé de sens).
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Pépère n’a pas dû voir les horreurs du Bataclan !

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Christ hier, aujourd'hui et à jamais !

Louange à Toi, Ô seigneur de vie. Regardez cette vidéo étonnante.

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Évangélisation des musulmans : l’exemple de LORIENT.

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Un article sur monsieur MACRON. Lire tout.


Une France qui ne s’incarne pas dans une culture (Lyon, 5 février 2017) ! (IONESCO ou François CHENG, Andrei MAKINE, trois maîtres de la langue françaises, tous deux d’origine étrangère ! Qu’aurait dit le premier ? Et que disent le second et le troisième ?
Une France coupable de crime contre l’humanité par la colonisation ! (Alger 14 février 2017)
Une France d’Illéttrés qu’il n’écoutera pas (Europe N°1, 17 septembre 2014) ni le peuple alcoolique du nord de la France (14 janvier 2017, lors d’un déplacement).

Et c’est cet homme-là qu’on veut nous imposer comme le préféré des Français ? Mais je crois que je rêve ! Apporterez-vous votre suffrage à un homme qui déteste tellement sa patrie et méprise le peuple ?
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A lire absolument : sur le rôle de monsieur DRAHI, de BFMTV et des médias aux ordres de la finance.

http://www.bvoltaire.fr/florisdebonneville/medias-aux-ordres-de-macron-abuseront-t-longtemps,316229?mc_cid=2fff08b434&mc_eid=70a17346c4
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Un livre à lire et que je vais me procurer.

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La justice en France ? Elle n’est guère impartiale !

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La douceur extrême de l’extrême gauche à NANTES.




casse_nantes

mardi 21 mai 2013

Il faut inventer le bonheuromètre

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Les médecins, notamment les neurologues, ont inventé un appareil auquel ils ont donné le nom de "doloromètre" ou "dolorimètre". Dans certaines formules, on demande aux patients qui se plaignent de douleurs, de graduer celles-ci sur une échelle de 1 à 10, ce dernier degré étant le plus élevé. Dans d'autres, le médecin utilise un appareil faisant pression sur les zones douloureuses, et il mesure la pression à laquelle la douleur est perçue. Bref, il est possible de la mesurer d'une façon un peu objective (nombre de dolorimètres évaluent mécaniquement la douleur). Il est évident que dans son appréciation, il intervient un élément subjectif. Certains patients, très résistants, supportent des seuils de douleurs qui sont perçues comme intolérables par d'autres. Du reste, il n'y a probablement pas que des éléments subjectifs qui rendent compte de ces différences, mais peut-être également des éléments objectifs, comme le degré d'innervation sensitive, par exemple. Ce qu'il est important de noter, c'est qu'il est possible de faire évaluer la douleur subjectivement et objectivement, et qu'il y aurait intérêt à mettre au point un dolorimètre purement subjectif.
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Je rêve d'un appareil que l'on appellerait le "bonheuromètre". Il ne servirait qu'à mesurer cet aspect très personnel de notre vie que l'on appelle le bonheur. KANT voit dans le bonheur "la satisfaction de toutes nos inclinations, tant en extension, c'est-à-dire en multiplicité, qu'en intensité, c'est-à-dire en degré, et en protension, c'est-à-dire en durée" (In Critique de la raison pure. Method. transc., chap. II, 2e section ; cité par LALANDE dans son Dictionnaire technique et critique de la philosophie, 4e édition. Tome I, article bonheur. Quatrième édition. Félix Alcan Editeur, Paris, 1938.) LALANDE critique avec pertinence cette définition et il y substitue, avec d'autres philosophes, celle-ci que je propose d'adopter pour le billet de ce jour : "Le bonheur est un état de satisfaction complète qui remplit toute la conscience".
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Je vois dans cette dernière définition une limite : elle ne s'intéresse qu'à l'instant. Et l'instant n'a pas d'existence, aussitôt né, aussitôt rejeté dans le passé. KANT a raison de parler de durée. Car il est impossible d'avoir un état de conscience durablement satisfait. Je proposerai donc que le bonheuromètre mesure le degré de bonheur moyen ressenti par une personne dans des conditions bien définies. Pour éviter des biais importants, il conviendrait en effet (a) d'aider à l'évaluation de ce sentiment de bonheur par un questionnaire ; (b) de limiter l'évaluation du bonheur moyen à une période définie de temps, quitte à procéder à plusieurs mesures, portant sur plusieurs périodes de temps de la vie du sujet.
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"Qui nous fera voir le bonheur ?" dit le Psaume 4, verset 7. Il est évident que JÉSUS appelle l'homme au bonheur. Le paradoxe de cet appel est qu'il nous oblige à passer par la croix. Muni d'un bonheuromètre, et dans les conditions succinctement définies plus haut, je pense qu'il y aurait une expérience de sociologie, d'anthropologie,  de psychologie, de théologie et de pastorale à réaliser ; elle consisterait, muni de cet appareil, à interroger deux séries de personnes sociologiquement représentatives de la population française, les unes chrétiennes pratiquantes, les autres n'appartenant pas à cette catégorie (quitte après à affiner l'enquête en subdivisant cette deuxième population en athées, agnostiques, musulmans, juifs, autres, etc.). On serait très surpris du résultat. Je fais l'hypothèse que le degré de bonheur (même en présence de "croix") serait infiniment et significativement plus élevé chez les chrétiens. Je proposerais ensuite que l'on refît la même expérience sur des populations plus restreintes (adolescents ; jeunes adultes ; jeunes couples ; etc.) de façon a affiner le tableau.
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Je rêve, bien sûr. Mais je forme le vœu ardent que cette expérience soit un jour réalisée dans des conditions scientifiquement inattaquables. Respectant le jardin intérieur, ne mesurant que l'opinion de ces personnes, elle apporterait  sans doute bien des réponses sur la vanité dans laquelle baigne la satisfaction de tous les désirs, indistinctement de leur origine et de leur nature, et sur la plénitude vers laquelle tend l'homme en quête d'unité intérieure, de dépassement de la dualité du bien et du mal, et sur le point d'effleurer la lumière. Bienheureux les pauvres en esprit, bienheureux les affamés, bienheureux ceux qui pleurent, bienheureux ceux qui sont persécutés, bienheureux sont-ils tous qui en dépit des écueils, des vents contraires, des mers déchaînées, voire des naufrages provisoires, tiennent bon le cap : la recherche du bonheur est difficile ; il n'y a pas de raccourci pour y accéder (BENOIT XVI). Et qu'on ne vienne pas nous chanter comme tant d'imbéciles bernanosiens le refrain de l'opium du peuple. Il n'est pas facile d'être chrétien aujourd'hui.
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Rendez-vous le 26 mai à PARIS. J'ai cru comprendre qu'un cortège partirait de la porte de Saint-Cloud, un autre de la porte Maillot, et le troisième à partir d'un point proche de la gare d'Austerlitz. Prenez un parapluie, un ciré, que sais-je. Car le ciel, hélas, pleure et ce n'est pas qu'une image.
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Je m'absente jusqu'à samedi soir. Reprise des billets dimanche, à moins qu'aujourd'hui, saisi d'une inspiration soudaine, je publie un second billet.

vendredi 27 janvier 2012

Pensée du jour avant relâche

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Je m'absente jusqu'à mercredi inclus. Mais je ne voudrais pas vous quitter sans vous avoir fait part de cette pensée du grand Blaise PASCAL, sans doute un des plus grands génies que notre patrie a engendrés.
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"C'est folie pour l'homme que de vouloir guérir lui-même sa propre misère."
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Avis aux divers candidats qui entendent faire notre bonheur sans même savoir en quoi il consiste.
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A jeudi prochain.
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samedi 9 avril 2011

Liés et non juxtaposés

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Dans Pilote de guerre, Antoine de SAINT-EXUPERY raconte l'expérience transformante qu'il fit au début de la seconde guerre mondiale et qui lui permit, dit-il, de "déchirer l'écorce" (je cite de mémoire). Elle devait bouleverser la vie de ce grand écrivain, trop tôt disparu - son avion a été abattu le 31 juillet 1944 ; j'ai de bonnes raisons de me souvenir de la date - qui dès lors conçut la vie et l'homme d'une manière toute différente.


Il écrit ceci qui me semble devoir être médité par tous les hommes politiques et par tous ceux que la vie a placé en position de responsabilité.


"On ne peut être frère qu'en quelque chose ; s'il n'est point de noeud qui les unisse, les hommes sont juxtaposés et non liés."


Depuis l'ouverture de ce ce Blog, je n'ai cessé de rappeler que l'homme est un sujet social, qu'il est une personne en relation avec autrui. Je n'ai cessé de pourfendre le concept idiot et abstrait de solidarité (au moins dans le sens que lui donnent les médias et les responsables politiques) quand il se fonde en effet sur la seule contrainte du partage imposé et j'ai proposé qu'on lui substitue celui de générosité (alors que j'eusse préféré le beau mot de charité, entendu non point au sens caricaturé que lui prête les médias bien-pensants de l'heure, mais à celui que lui donne Paul de TARSE dans sa première épître aux Corinthiens).


Les anticléricaux qui, en France, tiennent le haut du pavé, infiltrent la magistrature, le corps des élus (sénateurs et députés), les grands corps de l'état, les rouages décisionnels des pouvoirs publics, ont réussi ce tour de force : chasser de l'esprit public la foi en un destin commun à tous les hommes de ce monde, le remplacer par l'idéologie du plaisir individuel et de l'hédonisme, du matérialisme le plus plat. Et ils récoltent les mauvais fruits de leur mauvaise action. Si rien ni personne ne vient unir les hommes, alors oui, ils sont juxtaposés et non pas liés. Pourquoi s'intéresser à l'autre ? Pourquoi lui manifester de l'attention par le respect des formes de politesse ? Pourquoi ne pas remplacer la solidarité, entendue au sens fort, cette fois-ci, celui d'un commun destin inscrit dans la nature même de l'homme, par une solidarité de pacotille ? Cette solidarité qui consiste à prendre de force aux uns pour le donner aux autres, alors qu'une prise de conscience collective, murie, ancrée dans une saine anthropologie suffirait à faire jaillir dans l'esprit public l'évidente nécessité du partage. Le lien entre les hommes ne peut être noué que par un homme parfait en son humanité, non pas par une idéologie, mère de tous les corporatismes de parti et de la violence civile.


Celui qui unit les hommes, pour moi, est Jésus ; lui seul est l'homme parfait qui justement prouve sa messianité et sa divinité : il nous établit tous fils d'un même Père, et il ajoute qu'il y a dans la maison de ce dernier "plusieurs demeures". Voilà qui suffit à effacer de la réalité, l'abstraction mortifère et violente d'une identité absolue entre tous les êtres humains, vendue sous le vocable mensonger d'égalité. Qui peut nier l'appartenance commune de tout être humain à l'humanité ? Voilà l'identité du genre (mêmeté). Qui peut nier que les conditions concrètes de vie de chacun d'entre sont différentes ? Où est l'égalité ? Certes, et je l'affirme très haut, il y a des différences qui offensent l'image de Dieu en l'homme ; celles-là, nous devons y remédier, mais pas au prix du reniement de notre propre humanité. Et il y en a d'autres qui sont légitimes, nécessaires mêmes, et qui justement tiennent à l'identité de l'espèce, c'est-à-dire des groupes humains et des personnes (ipséité) .


Ah, il nous faudrait des gens qui pensent à l'homme avant de penser au pouvoir, des gens qui réfléchissent autant sur eux-mêmes que sur autrui, des gens qui aient des réponses concrètes et moralement fondées aux conflits, à la violence qu'elle soit ouverte ou rampante. Car la morale est un art de vivre. Elle donne des solutions unifiantes et apaisantes à la seule question qui vaille : Que dois-je faire pour avoir la vie bonne ? Est-ce trop vous demander messieurs de donner un début de réponse à cette question ? Au lieu de parler de plaisir, parlez-nous de bonheur, du vrai, pas du plaisir que vous drapez dans le manteau emprunté à ce beau mot. Ce n'est pas tout à fait la même chose.

mercredi 9 juin 2010

Idoles

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Depuis le petit matin, ils s'époumonent autour de l'autel où ils ont sacrifié à Baal un jeune taureau : "Ô Baal ! Réponds-nous ! " supplient-ils, dans l'espoir qu'il viendra allumer le feu de l'holocauste. Au milieu du jour, Elie, qui, de son côté, vient aussi de sacrifier un taureau à Yahvé, et offrira son sacrifice le soir venu, se moque des prêtres de Baal : "Criez plus fort, puisque c'est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; ou peut-être dort-il, mais il va se réveiller !". Et les prêtres de Baal de poursuivre leurs lamentations, sans succès.
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Vient le soir ; Elie fait arroser d'eau les quartiers de viande, l'autel et le bois de l'holocauste ; puis il invoque le Dieu d'Israël. Alors "tombe le feu du Seigneur". Il consume la victime et le bois et confond les imposteurs.
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Quand j'écoute les publicités sur les étranges lucarnes, j'entends comme des voix de suppliants : venez à la banque Y ! achetez la voiture Z ! rajeunissez avec la crème W ! Faites-une belle rencontre sur notre site d'échange ! Vous serez bien, vous serez heureux ! Les pleureurs médiatiques servent tous les idoles du temps présent : sexe, jeunesse, confort, plaisir. Les voilà donc ces prêtres modernes qui prétendent nous offrir le bonheur à condition qu'on serve leur faux dieux. Il doit y avoir mieux, non ? Pour ne parler que des simples valeurs humaines, la culture, l'art, les rencontres amicales valent plus que leur pacotille.
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Plus j'avance en âge, et plus je réalise que notre monde est en quête de sens : signification et direction. Qui lui montrera le bonheur ? Je vous renvoie au billet sur notre marche de nuit. Jamais je ne me suis rendu compte avec une telle acuité de l'angoisse des jeunes devant le vide que leur offre notre société pour tout potage. Oui, qui leur montrera le bonheur ?
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vendredi 22 mai 2009

Sur le bonheur

La mort désormais se lève à l'horizon de ma vie "comme un grand astre solennel". Cette belle expression est de Marcel LEGAUT.
Voici venue l'heure du bilan : qu'ai-je fait de ma vie ? Comme tant d'hommes, j'ai cherché le bonheur que je n'ai jamais pu séparer de la quête de la vérité, tant les deux me paraissent liés.
Le bonheur ? Cet état de paix intérieure qui fait goûter intensément le présent, ne pas habiter de nostalgie un passé révolu, avoir confiance dans les temps qui viennent ; cet état de douce tension vers une action qui remplit et creuse à la fois le désir d'être, qui fait sens en quelque sorte. Des années de recherche et d'études austères, de réflexions et de rencontres diverses m'ont conduit à une conclusion définitive : la raison seule est incapable de conduire au bonheur ; il y faut une autre faculté, que j'ai du mal à identifier ou à nommer, qui n'est pas irrationnelle mais à la limite de la conscience, comme un appel à la vie et à l'être, et non pas à la possession. Peut-être la connaissance de soi en vérité, sans complaisance, la certitude que ma vie a été voulue, que malgré mes limites, mes faiblesses, cet appel à la vie m'établit dans la dignité d'homme, de créature, et de fils. Je n'oblige personne à partager les deux derniers point de vue sur le statut de créature et sur celui de la filiation. En revanche, il me paraît peu sage de ne pas accepter l'idée que le bonheur suppose une reconnaissance de sa dignité d'homme.
Toute anthropologie qui néglige la dimension unique et originale de la personne est condamnée à périr, car ce sentiment d'unicité est présent, plus ou moins intense en chacun de nous. Toute anthropologie qui néglige la dimension de la personne "faite pour l'autre" est condamnée à périr, car l'homme est un être de relation.
La vérité ? Qu'il est difficile à un esprit moderne d'admettre cette notion. Mais si nous acceptons sans difficulté qu'il y ait des jugements ou des opinions qui soient erronés, il nous faut nécessairement admettre qu'il en est de vrais. Je vois là plusieurs éléments à prendre en compte, si je me place exclusivement sur le plan de l'intellection : impossible d'aller à la vérité sans tenir compte du réel et de l'expérience, accepter l'idée que les choses et les autres peuvent être sans que je les perçoive ou les connaisse. Mais une réflexion soutenue, continuelle (elle occupe ma pensée presque constamment) m'a amené à conclure que la vérité pleine ne peut venir que d'une source extérieure à l'esprit humain. Chaque fois que je crois avoir trouvé un raisonnement imparable, une objection, en général de nature subjective, m'interrompt dans le développement de mon argumentation, car je constate que les points de départ des pensées, et les références de mes interlocuteurs sont différents, et je suis trop impatient ou trop occupé pour refaire avec eux le développement d'une pensée qui a muri pendant des années.
J'en suis donc venu, par de longs détours, parfois difficiles, à croire absolument à la parole de Jésus : "Je suis le chemin, la vérité et la vie". Il m'a fallu des années pour échapper à la force d'évidence de cette parole. Mais c'est maintenant pour moi une certitude.

lundi 27 octobre 2008

Economie du bonheur

Lu ce matin, dans Métro, le journal gratuit, un petit entrefilet qui laisse rêveur. Des chercheurs de l'Université du Michigan ont montré que "sur une longue période, le sentiment du bonheur reste stable alors que le pouvoir d'achat augmente". Des économistes ont défini les facteurs qui doit être pris en compte pour parvenir à ce sentiment lequel va engendrer, selon eux, l'émergence d'un nouveau modèle : "la santé, la satisfaction au travail, les enfants, le sentiment de liberté, l'adhésion à des valeurs". L'entrefilet ajoute que les Français sont les derniers dans l'Union Européenne sur "tous ces indicateurs de bien-être". Philippe MOATI commente ainsi ces résultats : "Ils [les Français] sur la question du pouvoir d'achat, des angoisses existentielles. Certains veulent consommer pour remplir un vide".
Il me semble que ces modestes données devraient être prises très sérieusement en considération. Nous vivons une crise des valeurs et une valeur, disait mon cher LANZA del VASTO, est une quantité de qualité. Or nos hommes politiques, de droite comme de gauche, font dans la quantité, dans les chiffres, dans les statistiques. Ce que veulent nos contemporains, obscurément mais fortement, ce n'est pas avoir plus, mais être plus, c'est-à-dire trouver du sens à leur vie. Si l'on se souvient que le sens est un acte qui tend à apaiser une tension intérieure, en en dévoilant une autre en même temps, une autre qui n'est pas quelconque, alors on comprend que l'acte apaisant ne peut être quelconque, et que la succession d'actes ne l'est pas non plus. Je renvoie le "travailler plus pour gagner plus" de la droite au "et le pouvoir d'achat ?" de la gauche au magasin des illusions, du penser faux, d'une anthropologie croupion. L'homme a autant besoin de relations que de pain. Et être en relation n'est pas être en communication. La relation suppose l'existence de deux sujets symétriques. A creuser si l'on cherche à développer l'économie du bonheur. Mais il y faut du courage. Sans doute la course à l'abîme continuera-t-elle jusqu'à ce que s'impose l'évidence de la fraternité ontologique des hommes, de tous les hommes, sur un pied de symétrie, et non de dépendance, qu'elle soit revendicatrice ou de domination.