Affichage des articles dont le libellé est Salut. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Salut. Afficher tous les articles

samedi 28 avril 2018

Samedi 28 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin : étroite est la porte !

-
Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
1. VOYAGE INAUGURAL DE DANTE DANS L’ENFER.
-
"Au milieu du chemin de notre vie,
Je me retrouvai dans une forêt obscure
Car la voie droite était perdue.
Ah dire ce qu’elle était est chose dure
Cette forêt féroce et âpre et forte
Qui ranime la peur dans la pensée !
Elle était si amère que mort l’est à peine plus ;
Mais pour parler du bien que j’y trouvai,
Je dirai des autres choses que j’y ai vues.
Je ne sais pas bien redire comment j’y entrai,
Tant j’étais plein de sommeil en ce point
Où j’abandonnai la voie vraie."
In
DANTE.
La divine Comédie. L’Enfer. Chant I, vers 1-12a.)
Traduction de Jacqueline RISSET. Édition bilingue. (Page 25.)
GF-Flammarion, Paris, 1992 (date de la présente édition)
-
2. CONTREPOINT TERRIBLE DE CLAUDE TRESMONTANT.
-
"Nous abordons maintenant l’une des doctrines caractéristiques de l’enseignement évangélique, et l’une des plus terribles : le risque de perdition enseigné formellement par le rabbi Ieschoua, et le fait d’une sélection.
"Nous n’avons pas à nous occuper ici de la question de savoir si cet enseignement est populaire ou non, agréable ou non à la mentalité contemporaine. Nous nous sommes proposé la tâche d’exposer le contenu de l’enseignement du rabbi Ieschoua de Naszareth. Or, le fait est qu’il enseigne, à plusieurs reprises, la possibilité d’une perdition, et la possibilité d’une sélection étroite et rigoureuse.
[…].
"Enseigner, comme le fait Ieschoua, ce risque de perdition inhérente à notre condition de créature inachevée, et qui doit coopérer à sa propre création pour se réaliser, ce n’est pas méchanceté. C’est au contraire un acte d’amour. Dissimuler les exigences redoutables et les conditions ontologiques de la genèse d’un être divinisable, c’est au contraire haïr cet être et lui rendre le plus mauvais des services. C’est lui nuire au plus haut point. La possibilité de la perdition est inhérente à la grandeur du don proposé et à l’ambition du Créateur sur l’homme sa créature. Elle est simplement le revers de cette destinée qui lui est proposée, et qui ne peut se réaliser qu’avec le consentement actif de l’être créé, car nul être ne peut être divinisé malgré lui ; cela n’aurait aucun sens. Enseigner cette possibilité négative de perdition, c’est encore enseigner quelque chose de positif, et d’une manière suprêmement aimante. Si un homme gravit une montagne élevée, sur une route dangereuse, ce n’est pas l’aimer et ce n’est pas lui rendre service que de lui dissimuler les risques que comportent les précipices qu’il côtoie et qu’il frôle. Il faut au contraire l’enseigner, pour son bien."
In
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Les Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Page 189, et page 191.)
-
3. COMMENTAIRES.
-
Il nous faut tenir les deux bouts de la chaîne : nous n’avons aucun mérite qui nous permettrait de gagner la vie éternelle, et cependant c’est l’acquiescement de notre liberté à la proposition divine qui nous y conduit.
Je réponds ici à un ami très cher, un autre Philippe, qui s’étonnait que l’on ne parlât plus de l’enfer (c’est-à-dire de la privation de la vision béatifique divinisante). Je le rejoins tout à fait. Jésus a enseigné que nous pouvions perdre notre âme (c’est-à-dire la vie) pour vouloir la sauver. Jésus est le Seigneur de la vie, non de la mort.
C’est la raison pour laquelle nous nous battons pour défendre la vie de la conception à la mort naturelle. Nous pouvons être traités de ringards, d’intégristes, de retardataires, qu’importe. Si nous faisons le pari bénédictin, nous devons avoir le courage de défendre l’enseignement que nous a dispensé le Maître, et qui est un enseignement donneur de vie.
Il existe cependant des hommes qui ayant entendu la Bonne Nouvelle s’en moquent et passent outre. La parabole du semeur illustre ce qu’il advient de ce grain qui ne porte pas de fruit.
Il ne s’agit pas de condamner qui que ce soit ; il s’agit d’affirmer qu’il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus et qu’il nous revient de répondre du mieux que nous pouvons à cet appel. Bien sûr nous sommes pécheurs, mais nous sommes des pécheurs pardonnés, des pèlerins. Et si nous aimons nos frères en humanités, nous avons l’ardente obligation de leur rappeler qu’étroite est la porte et rugueux le chemin qui mènent au salut.
Croyez bien que plus j’avance dans mes réflexions, et plus je mesure combien l’appel est urgent, pressant, ardent !
-
4. LIENS UTILES.
-
Écoutez ce sublime Stabat mater de CHARPENTIER, dirigé par Jordi SAVALL. 

Il nous faut de nouveau retrouver les racines de notre culture ; c’est là un bon moyen de tenir le pari bénédictin !


Des gros mensonges dévoilés !




Il nous revient de défendre la culture de la vie, non celle de la mort !



Heureux êtes-vous si l’on vous persécute à cause de mon nom !



Veille des Sentinelles, à la clôture de la consultation des États Généraux de la Bioéthique, Place Vendôme, le 9 mai facebook.com/events/1836933…



mercredi 28 mars 2018

Mercredi 28 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin.


-
C’est le moment de sortir du sommeil ! 
-
1. CE QUE DES BENEDICTINS ONT DIT A ROD DREHER.
-
"Toujours tourné vers le Christ, les moines reconnaissent qu’Il est le Créateur et Celui en qui tout trouve son essence et que l’homme n’est pas la mesure de toute chose. Contrairement aux successeurs laïcs du nominalisme, les bénédictins ne croient pas que le sens de la Création dépend de la volonté de l’homme. Pour eux, le sens est une réalité objective, pleinement voulue par Dieu, et à la portée de ceux qui ont choisi de laisser leurs passions de côté pour voir comment Dieu voit.
"« Nous ne pouvons nous attacher aux choses d’ici-bas, sous peine de finir par croire qu’elles tirent leur sens de nous-mêmes, me dit le frère Évagre HAYDEN, âgé de trente-et-un ans. Ce serait une erreur : nous ne donnons pas leur sens aux choses ; Dieu seul le fait. »"
-
2. CONTREPOINT DE THOMAS MERTON.
-
"Tout ce qui existe et tout ce qui passe rend témoignage à la volonté de Dieu. Mais voir un signe, et l’interpréter convenablement sont deux choses différentes. Notre premier devoir est toutefois de reconnaître les signes pour ce qu’ils sont. Si nous ne comprenons pas qu’ils indiquent quelque chose qui les dépasse, nous n’essaierons pas de les interpréter."
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal). (Page 62.)
-
3. COMMENTAIRE PERSONNEL EN FORME DE QUESTIONS.
-
Pourquoi sommes-nous bouleversés par la mort d’Arnaud BELTRAME ?
Que voyons-nous VRAIMENT dans son acte ?
Quelle est donc en nous cette instance qui nous permet de juger qu’il a agi par pur amour aussi bien pour autrui que pour son métier et son pays ?
D’où est-ce que cela vient ?
-
4. PAS DE LIENS UTILES.
-
On ne donne pas de liens utiles quand on sait que Jésus est à Béthanie, que Marie va oindre, ce soir, ses pieds d’un parfum précieux, « en vue de sa sépulture » dira le Maître. Et c’est un parfum don l’odeur suave remplit toute la maison.
Jusqu'à Pâques, mes billets seront tournés vers cet événement inouï dont je n'arrive pas à comprendre le mystère : comment peut-on donner sa vie pour le salut des hommes ? Je n'ai rien d'autre à dire.


samedi 24 mars 2018

Vendredi 23 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin : qui donne son sens aux êtres et aux choses ?


-
C’est le moment de sortir du sommeil !
-
1. LE MAL DU SIECLE : BELLE ANALYSE DE DREHER.
-
"[…], le réalisme considère que c’est l’existence en Dieu d’une chose qui tisse son essence, et qu’elle tire son sens des liens qu’elle entretient avec l’ordre transcendant. Il en découle que la Création est compréhensible : elle est ordonnée par un Dieu raisonnable dont elle est la révélation.
"« Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains », chante le psalmiste. Cette idée que le monde observable révèle les œuvres d’un ordre transcendant était présente dans la philosophie antique, et dans nombre de religions ― même non théiste, comme le taoïsme. Le réalisme métaphysique nous confirme que l’admiration que nous ressentons en présence de la nature, du beau, du bien, ce sentiment qu’il doit y avoir quelque chose d’autre au-delà de l’expérience sensorielle, est une intuition raisonnable. Il ne nous dit pas qui est Dieu, mais il nous rassure : nous ne nous faisons pas des idées. Quelque chose, ou Quelqu’un, est bien là.
"Thomas d’AQUIN prend cet exemple : « Connaître que quelqu’un vient n’est pas connaître que c’est Pierre qui vient, même si c’est Pierre qui vient. » Prière et contemplation peuvent nous aider à confirmer cette intuition que nous avons, jusqu’à connaître l’identité de Celui dont nous sentons la présence. David Bentley HART explique ainsi que le désir de sens et de vérité, partagé par tous les hommes, « est une simple manifestation de la structure métaphysique de toute réalité »."
"Mais le Dieu infini qui Se révèle à travers la matière finie est-il donc limité ? C’est l’opinion de Guillaume d’OCKHAM. Soucieux de préserver la souveraineté de Dieu, il rejeta le réalisme métaphysique, qui d’après lui restreignait Dieu dans sa liberté d’action. Selon d’OCKHAM, une chose est bonne dans la mesure où Dieu l’a décidé ainsi. Le sens et le but de toute chose viennent de la volonté souveraine de Dieu : non de Sa nature, non de Sa participation à leur être, mais de Ses commandements. Il pourrait très bien aujourd’hui décréter mauvaise telle chose qu’il a décrétée bonne hier.
"Les objets, par conséquent, n’ont pas de sens intrinsèque, uniquement un sens qui leur a été assigné. Ils n’ont aucune existence significative en dehors de l’esprit. Une table n’est qu’un arrangement particulier de bois et de clous, auquel nous donnons du sens en le nommant « table ». D’où le terme de nominalisme, qui vient du latin nomen, « nom ».
"Pour d’OCKHAM, Dieu est une entité toute puissante entièrement séparée de la Création. Cette séparation est nécessaire, sans quoi Sa liberté d’agir serait soumise aux lois qu’il a édictées. Or, un Dieu omnipotent ne saurait souffrir aucune restriction. Une chose est donc bonne parce que Dieu en a décidé ainsi. Il en découle que la volonté de Dieu est supérieure à Son intelligence.
Page 54
-
2. COMMENTAIRE PERSONNEL.
-
Qui donne le sens des êtres et des choses ? Les réponses à cette question sont diverses et souvent très nuancées ou très floues. Essayons d’y voir clair.
Pour les uns, ceux qui font ou vont faire le pari bénédictin, et qui se fondent sur la foi et la raison, c’est Dieu qui donne aux hommes le sens des êtres et des choses.
Pour d’autres, qui n’ont recours qu’à la seule raison, il y a dans l’homme une instance de vérédiction qui dépasse infiniment la valeur des sondages et de la loi positive,  et qui met la conscience au-dessus des lois, quand les lois relèvent du seul marché, de l’agent ou de la pression sociale (C’est le cas de madame Sylviane AGACINSKY ; Cf. http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/21/31003-20180321ARTFIG00370-sylviane-agacinski-les-lois-bioethiques-ne-relevent-pas-des-sondages.php).
Pour d’autres, l’homme étant la mesure et la fin de toute chose, c’est lui qui donne le sens qui lui convient aux êtres et aux choses. Ce qui est juste un jour peut devenir faux demain, et réciproquement. C’est la position de la franc-maçonnerie, des soi-disant libres penseurs, et de l’opinion médiatique courante qui surfe sur le relativisme pour se trouver un lectorat, de la publicité et de l’argent afin de satisfaire les actionnaires.
Selon le mot de Philip RIEF, cité par DREHER, on peut résumer l’état des lieux en un aphorisme lapidaire :
             "L’homme religieux naissait pour le salut. L’homme psychologique naît pour la satisfaction."
             Nous disons, avec ceux qui ont fait le pari bénédictin, et donc celui de la civilisation vraiment humaine, que nous sommes faits pour le salut.
-
3. UNE PAROLE QUI ÉCLAIRE.
-
De Robert BELLARMIN, publié aujourd’hui sur le site de l’Évangile au quotidien ce passage :

Seigneur, nous voulons te rendre amour pour amour ; et si le désir de te suivre ne procède pas encore de notre amour pour toi, car il est bien faible, qu'il vienne du moins de notre amour de ton amour. Si tu nous attires après toi, « nous courrons à l'odeur de tes parfums » (Ct 1,4 LXX) : nous ne désirons pas seulement t'aimer, te suivre, mais nous sommes résolus à mépriser ce monde... lorsque nous voyons que toi, notre chef, tu n'as pas accaparé les joies de cette vie. Nous te voyons affronter la mort, non dans un lit, mais sur le bois qui rend la justice ; bien que roi, tu ne veux pas avoir d'autre trône que ce gibet... Entraînés par ton exemple de roi plein de sagesse, nous repoussons l'appel de ce monde et de son luxe, et prenant ta croix sur nos épaules, nous nous proposons de te suivre, toi seul... Accorde-nous seulement l'aide nécessaire ; rends-nous assez forts pour te suivre.
-
4. LIENS ET INFORMATIONS UTILES.
-
Ainsi va le monde et Le Monde.


Ils ont fait le pari bénédictin et ils ne le savent peut-être pas :

Messe des entreprises à l’Église sainte-Claire de la Porte de Pantin.

Evangélisation de rue lors du festival d’Avignon.

François, chasseur de tête ; Jean-Baptiste chef d’entreprise au service des jeunes ; Guillaume, ingénieur.

Si vous désirez des renseignements sur ces trois exemples, contactez-moi par messenger Facebook.


samedi 13 septembre 2014

13 septembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Des clés pour comprendre l'actualité avec Blaise Pascal.

-
Je n'y puis rien, mais c'est ainsi :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
-
1. Les citations du jour.
-
Il s'agit de deux pensées de PASCAL. Les numéros de ces pensées sont ceux de l'édition de BRUNSCHVIGG.

(a) N°451.
"Tous les hommes se haïssent naturellement l'un l'autre. On s'est servi comme on a pu de la concupiscence pour la faire servir au bien public ; mais ce n'est que feindre, et une fausse image de la charité ; car au fond ce n'est que haine."

(b)N°452
"Plaindre les malheureux n'est pas contre la concupiscence. Au contraire, on est bien aise d'avoir à rendre ce témoignage d'amitié, et s'attirer la réputation de tendresse, sans rien donner."
-
2. Commentaires
-
Certes, avec ces constats PASCAL nous renvoie une vision très pessimiste de l'homme, mais il s'agit-là de l'homme de sans Dieu et de la misère inéluctable qui l'accompagne. Il me semble que la première pensée est de nature à expliquer la réaction de madame TRIERWEILER ; la seconde illustre parfaitement la posture de monsieur HOLLANDE qui, dans sa confidence au journal Libération, pousse son cri d'amour pour les pauvres, ce qui ne lui coûte que l'argent du contribuable.
Je trouve très intéressant que PASCAL, dans ces Pensées, anticipe sur l'intuition de René GIRARD et la rivalité mimétique qui pousse l'homme à la violence.
Il est tout de même curieux et formidablement démonstratif qu'à quatre siècles de distance, des grands penseurs arrivent aux mêmes conclusions : seul le message de JÉSUS-CHRIST nous indique le chemin, la vérité et la vie. Ne pas le recevoir, ne pas le comprendre pousse l'humanité à sa perte, à cette montée aux extrêmes de la violence, à la guerre totale et finalement à l'apocalypse.
Bien entendu, tout le monde s'en fout. Et si je quitte momentanément l'habit usé du pamphlétaire, j'en arrive à plaindre ces hommes qui nous gouvernent avec un bandeau sur les yeux, j'en arrive à avoir de la compassion pour eux. Et comme le dit encore PASCAL (pensée N°81) : "L'esprit croit naturellement, et la volonté aime naturellement ; de sorte que, faute de vrais objets, il faut qu'ils s'attachent aux faux".
-
3. Informations diverses, menues et marginales.
-
Les femmes ont du courage ! Une vidéo le prouve.

 https://www.facebook.com/photo.php?v=10204421561649681&fref=nf
-
Du côté des Gavroches ...


et voir aussi : https://soundcloud.com/les-gavroches
-
... et du côté du Parlement européen, avec notre argent !

La folie et la provocation au pouvoir. Merde au Parlement Européen qui donne le titre de voix de l'Europe à ce monsieur qui se fait passer pour une femme, ou bien l'inverse, on  ne sait plus.

-
Une vigoureuse réaction syndicale de la CFTC (via le Salon beige).


Communiqué de la CFTC Paris :
"La CFTC PARIS juge incompréhensible la condamnation de 3 gardiens de la Cathédrale de Paris par le tribunal correctionnel. Ces salariés, dans l’exercice de leurs fonctions et conformément à leur contrat de travail, ont été contraints d’intervenir au sein d’un édifice religieux pour faire cesser un « happening » sauvage, violent, grossier et insultant pour les croyants. La CFTC PARIS ne doute pas un instant de l’excellent accueil que recevront dans le futur tous ceux qui organiseront des « happening sauvages » au sein du Tribunal Correctionnel sur le thème : « Les mécontents niquent la justice »."
-

Accueil de Christiane Taubira à Annonay (Ardèche)

Christiane Taubira, ministre de la Justice, est attendue à Annonay, ce vendredi, sans doute en début d’après-midi. 
-
Sur les ponts de LORIENT(via le Salon beige).

Aussitôt effacé par les autorités, aussitôt remplacé ! La preuve par l'image :









-
Madame TRIERWEILER affirme avoir des preuves de ce qu'elle avance sur les Sans-dents.

L'Express relayé par divers autres journaux (20 minutes, le Journal du dimanche notamment) que Valérie TRIERWEILERT aurait affirmé à des proches détenir la preuve de ce qu'elle affirme sur les Sans-dents, expression qu'aurait utilisé à de nombreuses reprises monsieur HOLLANDE. L'honnêteté oblige à dire qu'il aurait pu l'avoir utilisé pour faire une très mauvaise plaisanterie sans qu'elle marquât de mépris pour les pauvres ; mais madame TRIERWEILER dit le contraire.

jeudi 21 avril 2011

Chemin

-




Bien avant l'ouverture de ce Blog, je cherchais à cerner la vérité, à rendre avec des mots exacts la réalité. Depuis mon premier billet, je n'ai cessé d'approfondir cette exigence. Il a fallu d'abord se dégager de bien des préjugés. Oh ! certes, on dira que j'en suis plein, que je suis un affreux suppôt d'une droite honnie, un inconditionnel du Président de la République, que sais-je encore. C'est que je me heurte à bien des systèmes d'idées totalisateurs, mais à aucune pensée susceptible de surplomber et d'unifier le réel. Totalisateurs l'hédonisme, le consummérisme, l'écologisme, le socialisme, le libéralisme, le marxisme, l'islamisme, le nihilisme, l'anarchisme, le freudisme, etc. Ils expliquent tout à l'intérieur de leur système, mais aussitôt qu'ils expliquent se lève une foule d'objections qui vient mettre à bas leur bel échaffaudage et les systèmes s'écroulent sous le poids de leur insuffisance.





Alors on peut tenter comme papa HEGEL de surmonter les contradictions par une synthèse des contraires. J'ai essayé cette méthode, et certains de mes billets l'ont utilisée. Echec, lamentable échec. Ce n'est pas la voie. Ce n'est pas le chemin.





Il a fallu ensuite que j'accepte de mettre en pratique les règles d'une communication interpersonnelle moralement fondée. Et j'ai souvent rappelé ici-même les maximes de Jürgen HABERMAS. Voilà déjà un progrès. Mais ce n'est pas encore ça. Et j'ai souvent contourné cette exigence première. Erreur donc, erreur lamentable dont je suis le seul et unique responsable.





Que faut-il faire ? Que dois-je faire pour avoir la vie bonne ? Question centrale pour tout homme, quel qu'il soit. Car tous nous avons une conscience morale, plus ou moins aiguisée, certes, mais très réelle, et il est acquis, philosophiquement, qu'il est impossible d'agir si l'on ne cherche pas dans l'action à obtenir un bien.





J'ai souvent rappelé que l'Occident et ses Lumières ont eu une pensée arrogante, dominatrice, responsable des plus grands désastres politiques (colonialisme, par exemple, guerres injustes contre des grands pays, comme la Chine, qui nous valaient bien). Et si l'ambition d'une pensée universelle est légitime, ce n'est pas davantage de ce côté qu'il faut chercher. Echec, échec, drames et violences, aveuglement et au bout du compte les totalitarismes les plus sanglants : nazisme, communisme, fascisme, maoïsme, pour lutter contre la cupidité et l'exploitation de l'homme incarnée dans le capitalisme lequel est le moteur du soi-disant progrès.





Et voilà que nombre de disciples de Jésus font aujourd'hui mémoire du dernier repas terrestre de leur Maître. Ah ! combien de fois, comme une petite souris, me suis-je introduit dans le Cénacle où s'accomplissait le dernier acte de notre salut avant la glorification de Jésus en Christ. Oui, j'ai entendu Satan ricaner tandis qu'il rentrait en Judas alors que le traître venait d'avaler la bouchée que lui donnait le Fils de l'Homme. J'ai vu l'Iscariote ouvrir la porte, et s'enfoncer dans les ténèbres : "dehors, il faisait nuit". J'ai souri aux rodomontades de Pierre, avant de frémir de sa lâcheté : "Je le jure. Je ne connais pas cet homme". J'ai vu Jésus "quitter son vêtement et se ceindre les reins d'un linge" pour laver les pieds de ses disciples. Geste d'esclave fait par le Fils de Dieu. Incompréhensible à l'échelle humaine.





J'ai acquis la certitude qu'il n'y a qu'une parole unifiante, enveloppante et surplombante : celle de Jésus. Je ne peux pas renier ce qui donne sens à tout ce que j'ai fait de ma vie, en bien ou en mal. C'est Lui, le Fils, qui un certain jour d'aôut, il y a bientôt 15 ans, m'a saisi ; la lumière, la vérité, le chemin et la vie c'est Lui ; et je ne crois pas qu'il y ait pour l'humanité d'autre moyen de salut que la mise en pratique de ce qu'Il nous disait dans son sermon sur la montagne. Oh ! j'en suis loin. Et bien de mes amis pourraient critiquer mes virulences, mes excès verbaux, mes assènements - ceux qui ont fait fuir POTOMAC il y a quelques mois (comme je regrette ce lecteur) - mais je puis en toute vérité dire que cette Parole est la seule en quoi j'ajoute foi. Au jour dernier, le Réssuscité pourra dire à son Père que je n'ai jamais rougi de Lui devant les hommes.





J'espère ne pas vous avoir exaspérés au moment où je m'interroge sur l'intérêt de continuer à vous abreuver de ma littérature.





A bientôt quand même.











mercredi 30 juillet 2008

Habiter sa vie (ter)

Au cours d'un échange très serré mais très amical, dont vous pourrez lire le contenu dans les cinq commentaires du billet intitulé "Habiter sa vie (bis)", un très attentif lecteur fait des objections et remarques qui me semblent très importantes et qu'il convient de prendre en compte. Pour résumer, il conteste absolument que la mort de Jésus soit non sacrificielle, et que l'Eucharistie, chez les catholiques, soit un mémorial de la mort et de la résurrection de Jésus. Il conteste aussi que Jésus soit venu détruire toutes les religions et n'en instaurer aucune, autre que celle du Royaume.
Je ne prétends pas faire ici de la théologie, mais simplement de l'analyse textuelle, telle que René GIRARD l'a faite, mais évidemment avec moins de brio et de compétences que lui.
J'appelle sacrifice, avec d'autres, les rites d'offrandes, sanglants ou non, que les hommes adressent périodiquement aux dieux pour apaiser leur colère, se concilier leurs faveurs, ou en demander une de particulière. J'observe que dans le cas des sacrifices sanglants (humains ou animaux), la ou les victimes ne sont pas libres de leur choix, mais désignées arbitrairement. Les sacrifices humains se rencontrent chez les peuples antiques (mésopotamiens, peuples des steppes, dynasties royales chinoises, etc.).
Bien entendu, il est impossible de contester le caractère sanglant de la mort de Jésus. Sur ce point les textes sont d'une clarté et d'une précision qui ne laisse au doute aucune place. Mais il s'agit de savoir si Jésus a donné sa vie librement ou non (Toujours d'après les textes ; je n'entends pas faire de l'apologétique). Il faut aller plus loin et considérer ce que Jésus dit de sa propre mort. Les textes évangéliques à trois reprises montrent Jésus annonçant sa Passion à ses disciples (Mt, 16, 21 ; Mc, 8, 31-33 ; Lc, 9, 22 pour le première annonce ; Mt, 17, 22 ; Mc, 9, 30-32 ; Lc, 9, 44-45 pour la deuxième annonce ; Mt, 20, 17-19 ; Mc, 10, 32-34 ; Lc, 18, 31-33). Il est un récit de cette annonce où Pierre déclare à Jésus, avec force, qu'une telle chose ne peut arriver ; Pierre s'attire cette réplique du Maître bien aimé : "Passe en arrière Satan, CAR TES PENSEES NE SONT PAS CELLES DE DIEU MAIS CELLES DES HOMMES". Dans Lc, 9, 22, il est dit "Le fils de l'homme DOIT SOUFFRIR BEAUCOUP, etc." Dans Lc, 19, 31, il est dit "Voici que NOUS MONTONS A JERUSALEM ET QUE S'ACCOMPLIRA TOUT CE QUI A ÉTÉ ÉCRIT PAR LES PROPHÈTES. [Le Fils de l'homme] sera en effet livré aux païens, etc." Ces textes ne laissent aucun doute sur ce que Jésus pressent de ce qui va lui arriver. Il n'hésite pas cependant à monter à Jérusalem, sachant ce qui l'y attend. Les QUATRE évangélistes (Mt, 21, 1-11 ; Mc, 11, 1-11 ; Lc, 19, 28 ; Jn, 12, 16) décrivent l'entrée messianique de Jésus à Jérusalem. Luc indique, et ceci est très précieux, que Jésus "partait en TÊTE, montant à Jérusalem". Nous pouvons conclure que Jésus savait ce qui l'attendait, n'a pas cherché à éluder cette affreuse épreuve, et s'est montré résolu devant elle. Aucun de ces éléments n'indique que Jésus a été une victime arbitraire. Le complot que montent les chefs du peuple contre Jésus est lié aux succès que ce dernier rencontre auprès des foules. Il est ourdi après l'entrée à Jérusalem. Jésus marche librement vers sa mort. Elle est inéluctable en raison du message dérangeant qu'il délivre.
Et en Jn, 13, 1, il y a ce verset saisissant : "Avant la fête de la Pâque, Jésus, SACHANT QUE SON HEURE ÉTAIT VENUE DE PASSER DE SON MONDE AU PÈRE, AYANT AIME LES SIENS QUI ÉTAIENT DANS LE MONDE LES AIMA JUSQU'AU BOUT". Il y a là majesté de l'attitude, détachement absolu, et lien fortement exprimé entre la mort qui arrive et le témoignage d'amour des siens que donne Jésus. Aucun doute là-dessus ; Jésus est rentré librement dans la mort et non pas d'une manière sacrificielle ; il pouvait y échapper, mais alors il aurait été un fils désobéissant (cf. la réponse à Pierre). C'est donc bien à cause de la mission qu'il dit avoir reçu de son père que Jésus en accepte les conséquences inéluctables ; cette mort est cependant circonstantielle, située dans le contexte de l'entrée messianique, de l'enthousiasme de la foule, du sabbat, de la fête de la Pâque. Jésus n'est pas une victime arbitraire. Il est une victime offerte et libre. Ce qui change complètement le sens du "sang versé pour vous et pour la multitude".
Toujours en conséquence de ces textes, puisque cette mort n'est pas un sacrifice au sens que j'ai dit plus haut, que Jésus affirme qu'il sera glorifié par le père qui le ressuscitera au troisième jour, il nous faut comprendre que Jésus associe sa mort ET sa résurrection au salut qu'il apporte aux hommes. L'Eucharistie n'est pas la réitération d'un sacrifice sanglant ; ce serait abominable de penser qu'il faut recommencer indéfiniment ces tortures pour connaître le salut. Celui-ci est donné, accompli (je parle toujours d'après les textes) une fois pour toute. L'Eucharistie est un mémorial ("Faites ceci en mémoire de moi") de la Cène. Mais c'est plus qu'une narration ; la Parole de Jésus est présentée comme performative (elle fait ce qu'elle dit) et son pouvoir performatif est transmis aux disciples et à leurs successeurs (ce dernier point est moins net dans les textes ; encore que le mot "mémoire" donne à penser que le geste de la Cène doit perdurer, passer de générations en générations).
Il y a, enfin, en Jn, 4, 21, cette parole de Jésus à la Samaritaine : "L'heure vient, et nous y sommes, où les VRAIS ADORATEURS ADORERONT LE PÈRE EN ESPRIT ET EN VÉRITÉ". Il est évident que Jésus fait allusion non seulement au Temple des Samaritains sur le mont GARIZIM, mais aussi au Temple de Jérusalem où l'on ne cesse d'offrir des sacrifices animaux. Jésus ne veut pas de religion, de ces vieilles religions rituelles, sacrificielles ; il les a définitivement disqualifiées. Mais il ne renie pas, bien au contraire, la Promesse de Dieu faite à Abraham ("Je suis venu pour sauver les brebis perdues de la maison d'Israël").
Demain, je répondrai à une autre objection, celle de la sollicitation de notre liberté par Jésus. Attention, j'insiste, il ne s'agit pas de faire de la théologie, du prosélytisme, ou de l'évangélisation sauvage : il s'agit de voir ce que les textes VEULENT DIRE. A demain.