A l'occasion du centième anniversaire de la mort de PASTEUR, l'Université qui l'avait pris comme éponyme et dans laquelle j'ai eu l'honneur d'enseigner, organisa un cycle de conférences sur ce savant. On m'avait demandé d'en faire une sur la méthode très originale qu'il avait développée et qui est fondé tout entière sur la dissymétrie. On se souvient peut-être que PASTEUR ne se résolvait pas à admettre l'absolue identité d'une solution d'acide tartrique déviant la lumière polarisée et d'une solution de ce même acide incapable de la dévier. C'est ainsi qu'il fut amené à découvrir la dissymétrie moléculaire. Résumons : l'acide tartrique était le système, la lumière polarisée, le signal entrant, appliquée à ce système (input) et la déviation de la lumière le signal sortant, issu du système (output). Les signaux de sortie étaient différents, donc les systèmes étaient différents.
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Il est utile d'appliquer ce raisonnement à la famille telle qu'elle est envisagée par la loi dite TAUBIRA. Cette loi postule que la famille est un système (par définition, une réalité complexe, fait d'un réseau de relations internes au système, un réseau dont il est difficile de déterminer toutes les mailles, il faut en convenir par honnêteté et cohérence intellectuelles). La loi postule aussi que la famille homme-femme-enfant(s) est identique au système homme-homme- ou femme-femme-enfant(s). Selon l'algorithme de PASTEUR, la loi est signal entrant appliqué au système ; le signal sortant est le sort ou devenir de l'enfant ou des enfants. Si ces devenirs ou sorts sont différents, alors les systèmes ne sont pas identiques. Ce n'est pas une question d'égalité des droits qui est en cause et que postule de manière idéelle la loi, c'est une question de réalité sociale et psychique.
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Existe-t-il des travaux qui se sont appliqués à étudier le sort et le devenir d'enfants élevés dans des familles classiques en comparaison du sort et du devenir des enfants élevés dans des familles homosexuelles ? La réponse est oui. Ces travaux ont été conduits, de manière longitudinale (avec un suivi dans le temps), notamment, aux États-Unis, sur des séries de familles de taille suffisamment grande (environ deux groupes de 500 familles) pour ne prêter à aucune critique de nature statistique. La réponse est sans appel : suicides, addiction à la drogue, troubles du comportement, troubles psychiques sont significativement ou très significativement augmentés dans le cas des enfants élevés dans des familles homosexuelles. La conclusion qui s'impose me paraît claire : les familles "classiques" ne sont pas des systèmes identiques au familles homosexuelles.
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Mais ça, le législateur taubirien s'en fout. Périssent les enfants pourvu que mon idée demeure...