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mardi 4 décembre 2012

La carotte et le bâton...

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Il vous souvient peut-être que dans mon billet d'hier, je faisais allusion à la naïveté ou à la malignité de madame DUFLOT. Elle demandait à l'archidiocèse de PARIS de mettre à disposition des sans-abris les locaux dont il serait propriétaire. Dans une République qui se dit laïque et qui l'est de plus en plus, gouvernée par des imbéciles qui se croient encore au temps des "Lumières" et à celui de l'anticléricalisme de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, je trouvais que l'idée était belle et qu'elle faisait appel au coeur de ce qui est le message évangélique. Hélas, c'était sans compter avec la malignité. Ce qu'elle veut, madame DUFLOT, c'est montrer que l'Église de France ne fait pas ce qu'elle prêche, de façon à affaiblir dans l'opinion son opposition à l'ineptie qu'est le mariage homosexuel. Rien de plus, rien de moins. C'est tout simplement ignoble, et si c'est cela qu'elle veut, elle n'est qu'une bouche d'égout de plus.
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Résumons. Selon GOLIAS, un magazine de chrétiens dits "de gauche", il y a à PARIS, une dizaine d'hectares de terrains libres appartenant à l'Église (sans que je sache si ces terrains appartiennent à l'archidiocèse ou à des congrégations, qui relèvent de régimes juridiques différents). C'est fort peu pour construire. Vingt-six paroisses parisiennes sur 106 met des logements à dispositions des SDF. Quatre cents chambres sont ainsi occupées par eux. On ne peut donc pas dire que l'Église ne fait rien. Mais madame DUFLOT, une ancienne de la JOC semble-t-il, a bien assimilé son catéchisme, je veux dire celui de papa MARX. Haro sur un baudet que la République a spolié en 1905 lors de la loi de Séparation, en s'attribuant la propriété de biens qui avaient été pourtant le plus légitimement légués à l'Église. Celle-ci est devenue affectataire de certains immeubles (notamment les églises qui existaient avant cette loi) et elle est propriétaire d'autres. Certes, l'Etat vu par madame DUFLOT peut toujours décider de changer les affectataires, et elle ne s'en privera pas la ministre que je croyais naïve et qui n'est que perverse. L'archidiocèse de Paris ne possède pas la totalité des bâtiments libres d'occupants. Une partie appartient aux congrégations et celles-ci relève du Vatican.
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Situation complètement ubuesque. Avec les dépenses somptuaires de feu François MITTERRAND, il aurait été possible de construire 70.000 logements (je dis bien soixante-dix mille). Il n'a rien fait, celui qui a donné malencontreusement son nom à l'un des plus beaux quais de PARIS. Idem pour monsieur CHIRAC. Mais combien de casernes sont vides ? Combien de bâtiments ministériels ? N'est-ce pas le rôle de l'Etat de prendre les mesures indispensables dans un domaine aussi sensible que le logement ? Et si tous les corps intermédiaires doivent contribuer à résoudre ce problème, il serait bon que l'Etat prenne les initiatives utiles en commençant par se les appliquer à lui-même.
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Bref : je maintiens que par exemplarité les chrétiens doivent donner l'exemple. Je considère que madame DUFLOT a mal agi avec cette menace de réquisition ; allez ! chiche ! qu'elle réquisitionne cette imbécile (au sens de BERNANOS). Et l'on verra bien. Les Français ne marchent pas à la carotte ou au bâton. Il leur arrive de penser, et de penser avec leur coeur, pas avec des arrière-pensées électoralistes.

lundi 3 décembre 2012

Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas...

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"Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas et qui n'aime pas son frère qu'il voit est un menteur". Jean, l'apôtre de l'amour, l'affirme dans l'une de ses lettres. C'est pourquoi je souhaite ardemment que l'Église de France, répondant à l'appel de madame DUFLOT, ministre du Logement, mette à la disposition des sans-abris les locaux vides dont elle est propriétaire. Certes, comme le note Coratine dans un commentaire, cette mise à disposition suppose un certain nombre de mise au point logistique et juridique : mise aux normes des installations électriques et des sanitaires, gardiennage et entretien, assurance, délimitation des responsabilités, encadrement des accueillis par du personnel compétent, paiement d'un loyer très modéré aux Diocèses qui mettent à disposition de l'Etat ces locaux, etc.. Mais enfin ce sont des choses qui sont faciles à régler.
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Quoi qu'en dise la bouche d'égout qui a nom Le Canard enchaîné, de très nombreuses associations caritatives confessionnelles (mais pas seulement), catholiques surtout (en raison du caractère majoritaire de cette confession en France), hébergent, nourrissent, accueillent et soignent ces personnes en détresse. De très nombreuses paroisses proposent des repas chauds, tous les jours, à tous ceux qui se présentent. Faut-il rappeler le dévouement des bénévoles et des permanents du Secours Catholique Caritas ? Notre Église de France, en entendant le cri des malheureux, relayé avec naïveté ou malignité, je ne sais, par madame DUFLOT, montrerait que la charité n'est pas un vain mot. Je ne sais pas, bien sûr, si beaucoup de locaux sont disponibles, mais s'il y en a, il doivent être prêtés. Pour moi, c'est l'évidence. Et ce n'est pas parce que nous avons un Gouvernement sourd aux remarques des représentants religieux, et une commission parlementaire chargée d'évaluer le projet de loi sur le mariage homosexuel, scandaleusement partiale, et peuplée de gougnafiers (chaque représentant, catholiques, protestants, musulmans et juifs a eu très exactement 4 minutes pour présenter ses critiques) qu'il faut imiter leur attitude. Voilà me semble-t-il un  moyen de montrer ce que sont de vrais disciples. Ah ! Messeigneurs, serai-je entendu, moi qui suis un petit blogueur, un blogueur qui a mis sa confiance en Lui, Jésus, le seul dont le nom sauve ?
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