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jeudi 5 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : que le cerveau de l'homme n'est pas structuré comme celui de la femme dans l'espèce humaine... et autres babioles

Une très intéressante étude vient de paraître dans les Proceedings of the National Academy of Sciences of USA (2 décembre 2013). Il convient de noter que dans les deux mots clés utilisés par les auteurs pour qualifier leurs travaux, l'un est relatif à la technique utilisée, l'autre est gender. Les pauvres LGBT, les pauvres constructivistes, les pauvres imbéciles bernanosiens qui nient la réalité ! Cette fois-ci, les résultats sont absolument confondants de clarté (pour ce que j'ai pu comprendre). Ils touchent à la structure du cerveau du mâle et de la femelle de l'homme, et ils concluent qu'ils ne sont pas faits pour la même tâche.
Je vous donne ici le résumé en anglais de la publication que du reste tout le monde peut lire via le site PubMed. Je vais aller regarder l'article dans son entier, car, pour des raisons professionnelles, je puis avoir accès à la quasi totalité des périodiques biomédicaux publiés dans le monde. Et je vais m'efforcer de traduire le résumé ici présenté du mieux que je peux. N'étant pas un spécialistes de l'imagerie, je dois souligner qu'une partie des résultats échappent à ma compréhension (notamment la notion de transitivité et de modularité ; je vais me renseigner).

 2013 Dec 2. [Epub ahead of print]

Sex differences in the structural connectome of the human brain.

Source

Section of Biomedical Image Analysis and Center for Magnetic Resonance and Optical Imaging, Department of Radiology, and Department of Neuropsychiatry, Perelman School of Medicine, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA 19104.

Abstract

Sex differences in human behavior show adaptive complementarity: Males have better motor and spatial abilities, whereas females have superior memory and social cognition skills. Studies also show sex differences in human brains but do not explain this complementarity. In this work, we modeled the structural connectome using diffusion tensor imaging in a sample of 949 youths (aged 8-22 y, 428 males and 521 females) and discovered unique sex differences in brain connectivity during the course of development. Connection-wise statistical analysis, as well as analysis of regional and global network measures, presented a comprehensive description of network characteristics. In all supratentorial regions, males had greater within-hemispheric connectivity, as well as enhanced modularity and transitivity, whereas between-hemispheric connectivity and cross-module participation predominated in females. However, this effect was reversed in the cerebellar connections. Analysis of these changes developmentally demonstrated differences in trajectory between males and females mainly in adolescence and in adulthood. Overall, the results suggest that male brains are structured to facilitate connectivity between perception and coordinated action, whereas female brains are designed to facilitate communication between analytical and intuitive processing modes.

Les différences de comportement humain en fonction du sexe montrent qu'il existe une complémentarité adaptative. Les mâles ont de meilleurs capacités motrices et spatiales, tandis que les femmes ont des habilités (skills) de mémoire et de cognition sociale supérieures. Ces études mettent en évidence des différences entre les cerveaux humains, et des différences qui dépendent du sexe. Dans cette étude nous avons modélisé le connectome structural [l'ensemble des connexions existant entre les différentes zones du cerveau, cerveau limbique et cortex notamment] en utilisant la méthode d'imagerie par diffusion de tenseur [traduction hasardeuse ; je ne connais pas l'équivalent français de diffusion tensor] d'un échantillon de 949 jeunes (âgés de 8 à 22 ans ; 428 mâles ; 521 femelles [en anglais, le terme femelle n'est pas connoté négativement] et nous avons découvert des différences spécifiques dans la connectivité cérébrale lors du développement. L'analyse statistique des connexions  [?] aussi bien que l'analyse des mesures des réseaux régionaux et locaux présentent une description compréhensive [entendez : "précise" par opposition à "extensive] des caractéristiques du réseau. Dans toutes les régions supratentoriales, les mâles ont une connectivité intra-hémisphérique plus grande, aussi bien qu'une modularité et une transitivité augmentées, tandis que la connectivité inter-hémisphérique, et la participation croisée entre modules prédominent chez les femelles. Mais cet effet est inversé dans les connexions cérébelleuses. L'analyse de ces changements met en évidence des différences développementales de trajectoire entre mâles et femelles, essentiellement à l'adolescence et à l'âge adulte. Globalement, ces résultats suggèrent que les cerveaux masculins sont structurés pour faciliter la connectivité entre la perception et une action coordonnée tandis que les cerveaux féminins sont conçus pour faciliter la communication entre modes de traitement analytiques et intuitifs.

Tâchons d'exprimer les choses en termes simples. Les différentes régions du cerveau de l'homme ne sont pas connectées entre elles de la même façon que celles du cerveau de la femme. Il en résulte un mode d'appréhension du monde qui n'est pas identique chez l'homme et chez la femme, et un développement différents des différentes fonctions cérébrales. Toutes existent, certes chez l'homme comme chez la femme, mais à des degrés différents, ce qui induit des comportements différents. L'environnement, la société, que sais-je encore, n'ont rien à voir avec ce phénomène qui, chose importante, est régulé développementalement. Rappelons la définition du mot fonction : ensemble de structures faisant face à une nécessité développées pour faire face à une nécessité.

Pour être honnête intellectuellement, il faut souligner que cette étude est dépourvue d'un contrôle important qui aurait consisté à étudier le connectome de personnes ayant décidé de choisir leur genre, indépendamment de leur sexe. Autrement dit, est-il possible de modifier le connectome par sa simple volonté ? Le fait d'élever un petit garçon comme une fille, ou de l'élever indépendamment de l'image que la société se fait des fonctions respectives des hommes et des femmes a-t-il un effet sur le développement du connectome ? Dans la mesure où le développement du cerveau est dépendant (au moins partiellement) des neurostéroïdes sexuels, il est vraisemblable que la volonté n'intervient pas dans ce phénomène de développement de connectome. Mais il faut s'en assurer. De toute manière, cette étude est un coup mortel porté aux théoriciens du genre. Je serais Judith BUTLER (ce qu'à Dieu ne plaise), je me ferais du souci quant à l'avenir de ma théorie.



Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c'est la lâcheté.

Accueil de Cécile Duflot à Chambéry.

8 Sentinelles ont accueilli le ministre Cécile Dufflot hier à Chambéry. C'est pendant sa conférence de presse que quelques membres de la manif pour tous ont pu essayer de capter son attention en affichant leur drapeaux contre la vitre du hall. Il n'y a qu'un journaliste qui a pris une photo de ces dangereux criminels qui agitaient leurs drapeaux derrière la vitre. Les autres journalistes, comme Madame le ministre, ont chaussé leurs lunettes d'invisibilité face aux membres LMPT, aux sentinelles et aux veilleurs !





Le candidat PS à la mairie de Marseille entendu par la police.

Le député et candidat socialiste à la mairie de Marseille Patrick Mennucci a été entendu hier par la brigade financière de la PJ dans le cadre d'une enquête préliminaire pour prise illégale d'intérêts.
L'enquête concerne les conditions d'attribution par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur d'une subvention de 90.000 euros à l'Union des familles musulmanes (UFM), association longtemps dirigée par l'actuelle attachée parlementaire et suppléante du député, Nasséra Benmarnia. Avant de siéger à l'Assemblée, Mennucci était vice-président en charge de la culture, du patrimoine et du tourisme de la région Paca.
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dimanche 6 octobre 2013

Nouvelles de la Résistance : accueil de madame Duflot à Montpellier, deuxième billet du 6 octobre 2013

Après que vous aurez lu mon premier billet de ce jour, consacré à une petit texte de SPINOZA, vous aurez plaisir à vous détendre en regardant ou lisant ce qui suit :
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Voici d'abord l'URL de la vidéo qui montre comment madame DUFLOT a été accueillie à MONTPELLIER.

http://www.dailymotion.com/video/x15kp9h_accueil-de-cecile-duflot-a-montpellier_news
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Ensuite, le Salon Beige communique :

"Accueil de Jean-Marc Ayrault à Metz, le 5 octobre

Le préfet a interdit hier de manifester dans la rue proche de la gare (lieu de l'inauguration) qu'il autorisait officiellement il y a 2 jours.
La manifestation aura donc lieu à 11 h côté ouest de la gare, entre la place du Roi Georges et la place Charles de Gaulle le long de l'axe du Mettis."
Curieux, ce revirement du Préfet, non ?

"7 octobre : accueil d'Erwann Binet à Sciences Po Grenoble

Erwann Binet sera à Sciences Po Grenoble le lundi 7 octobre à 17h30 pour un "débat" sur le mariage des personnes de même sexe.
Il semble qu'il ait besoin de contradicteurs."
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Chers amis du DAUPHINE, surtout n'hésitez pas à discuter avec monsieur BINET. Il a bien besoin d'avoir des Français qui ne pensent pas comme lui... Apparemment, il n'a pas l'air de croire qu'il en existe.

jeudi 13 décembre 2012

Maître Collard et Cécile Duflot


De Maître Collard, cette invective, que je trouve assez bien tournée :
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"Du bas de  ses trois pommes de deux pour cent aux élections Cécile Duflot se  prend pour le Petit Père Combes. Elle cherche  à jeter, par un effet d’annonce, le discrédit sur l’Eglise de France.   Au passage  elle insulte la mémoire de l’abbé Pierre et de sœur Emmanuelle qui,  dans l’Eglise, ont fait pour les pauvres plus qu'elle ne fera jamais  avec son culot médiatique d'écolo bobo bien au  chaud. Comme si  l’église avait attendu la menace de réquisition pour organiser  l’accueil des sans-abris. Madame  Peppone est comique dans sa tentative indigne de salir les bonnes  volontés discrètes qui dans le cadre « d’hiver solidaire », du «  Corref », de « l’association des cités du secours catholique »  œuvrent pour héberger les sans-abris. Les  catholiques en ont ras-le-bol de ces vieilleries du bigotisme  d’extrême gauche qui accepte que la CGT possède des châteaux inoccupés  sans dire un mot et s’acharne exclusivement sur l’Eglise dont le  fondateur fut le premier sans logis de l’Histoire.   Ce ministre  de la discorde religieuse devrait être délogé de son ministère et  aller coucher sous les ponts de la partisannerie  imbécile. Il serait  temps que les catholiques de France se réveillent, notamment dans leur  hiérarchie peureuse, pour que cessent les attaques  idéologiques. Ce coup bas  est l’une des armes utilisées par la propagande verte dans le débat  tronqué sur le mariage gay auquel l’Eglise s’oppose lucidement.   Cela  s’appelle l’argument ad hominem. On cherche par tous les moyens à  discréditer l’adversaire pour réduire la portée morale de son message.   Madame  Peppone a raté son coup. Si Hollande  était un vrai président, il devrait lui sonner les cloches et  l’envoyer crécher ailleurs par respect pour tous les catholiques  insultés. Si Paris ne  vaut plus une messe, la concorde vaut bien un ministre.   A la rue,  Duflot !"
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dimanche 9 décembre 2012

Suggestions

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Plusieurs amis et lecteurs m'ont envoyé une liste de locaux qui pourraient être avantageusement mis à la disposition des sans-abris en quête d'un toit. Nul doute que leurs propriétaires, essentiellement des syndicats et comités d'entreprise divers auront à coeur de les mettre spontanément à la disposition du ministre au nom de la sirupeuse solidarité dont ils enrobent leurs incessantes revendications. (Je précise qu'elles ne sont pas toutes déplacées ; le cas de Florange est à cet égard très démonstratif).
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Vous disiez, chère madame le Ministre (je répugne à féminiser les titre, car, comme le dit l'Académie Française, ce que nous appelons "masculin" est en fait l'intensif, et "féminin" le neutre. A Dieu ne plaise que j'utilise l'intensif pour m'adresser à vous. Ce serait vous manquer de respect) : "Je ne comprendrais pas que l'Église ne partagent pas nos objectifs de solidarité" (je cite approximativement, mais le sens du propos est préservé). Et bien, nous, nous ne comprendrions pas que les propriétaires de ces locaux non ecclésiaux (et vous allez voir : quels locaux !) ne rentrassent point dans des vues aussi élevées que les vôtres).
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Les locaux libres sont tous des châteaux. En voici la liste, avec un court descriptif et leur localisation, fournie par mes correspondants.
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"Château de FONTENAY-LES BRIIS. Propriété de branche CGT de la RATP. Situé aux portes de PARIS dans un parc de 74 ha, dont près de 40 ha de forêt, avec deux cours de tennis, deux restaurants, un mini-golf, un étang à truites, et trente chambres.

Château de la BREVIERE, au coeur de la forêt de COMPIEGNE. Il appartient à Force Ouvrière qui sera, j'en suis sûr [le "je" est celui du rédacteur de cette note, pas le mien], sera ravi de le mettre à votre disposition.

Avec ses 36 ha de vignes dans le SAUTERNE, voici le château de LAFAYRIE-PEYRAGUEY du Comité d'Entreprise de GDF-SUEZ.

Le château du PLAT, à VALLIERE, dans la CREUSE, entouré de plusieurs bâtiments et qui appartient au Comité d'Entreprise de la RATP, possède 114 ha de terres, forêts et prairies, des écuries avec une trentaine de chevaux. Le château est en très bon état, car le Comité d'Entreprise vient de faire d'énormes travaux, auto-financés sur son pactole de 50 millions d'euros par an.

Château de MONTREUL de la Fédération des Organisations Sociales des PTT.

A seulement quelques kilomètres des superbes plages de HONFLEUR, TROUVILLE et DEAUVILLE, dans un parc boisé de trois ha, le château de PRÊTREVILLE appartient au Comité d'Entreprise de la Caisse d'Allocations Familiales du VAL-D'OISE. Il est composé de huit bâtiments.
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Au coeur de la BOURGOGNE, le château de RAGNY, Comité d'Entreprise de la Banque de France.

L'association AGEFOREL de Gestion des Foyers de la Région Ferroviaire de Lyon) gère le château de LA BACHASSE. Propriété de la SNCF depuis 1947, c'est une jolie bâtisse du XIXe siècle avec un parc de 8 ha au coeur de SAINTE-FOY-LES-LYON.

Le Comité d'Entreprise de la SNCF est également propriétaire du magnifique château du PLAGNY-VERNAY, à CHALLUY, au sud de NEVERS, qui comprend terrain de tennis, piscines, parc privé et forêt.

Dans le Nord, le Comité d'Entreprise d'EDF-GDF à majorité CGT est propriétaire du château de CAPELLE-EN-PEVELE dit aussi château du BERON. Piscine couverte chauffée et deux tennis. Riche propriétaire terrien et foncier.

Château de SAINTE-CROIX de l'EDF, dans l'AIN.

Château d'AGECROFT de l'EDF-CGT sur la CÔTE-D'AZUR.

Château de BLOMARD dans l'ALLIER, toujours au Comité d'Entreprise d'EDF.

Château de VAUX à ARGENTON-SURT-CREUSE, également à l'EDF.

La CGT possède également le très beau château de COURCELLE-SUR-YVETTE dans l'ESSONNE.

Chateau de BIERVILLE à BOISSY-LA-RIVIERE, non loin d'ETAMPES, à la CFDT."
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Il y aurait de multiples remarques à faire dont la première serait celle que voici : s'il est de bon ton de cracher sur le bourgeois, il n'est pas désagréable d'en partager les loisirs. La seconde porte sur le titre que Le canard Enchaîné a donné à un de ses poulets : "Les Petites Soeurs des riches". Je n'ai vu que le titre, mais je suppose qu'il s'agit de stigmatiser la vacuité provisoire des locaux de la rue de Varize, dont j'ai déjà parlé ici même. Pour les voir très régulièrement, je puis vous assurer qu'ils n'ont qu'un très lointain rapport avec les somptueuses demeures dont les photos figurent en annexe de la liste que je viens de vous donner et que je n'ai pu transférer pour des raisons techniques. J'attends donc un article du même canard sur le sujet des châteaux syndicaux !
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Alors je persiste : je trouverais normal de mettre des locaux vides appartenant à l'Église de France à la disposition de ceux qui n'ont pas de toit. Cela me semble être de la charité élémentaire. Mais il me semblerait tout aussi juste que les syndicats, Comité d'Entreprise et autres organismes sociaux en fassent autant.
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C'est tout pour aujourd'hui.










mardi 4 décembre 2012

La carotte et le bâton...

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Il vous souvient peut-être que dans mon billet d'hier, je faisais allusion à la naïveté ou à la malignité de madame DUFLOT. Elle demandait à l'archidiocèse de PARIS de mettre à disposition des sans-abris les locaux dont il serait propriétaire. Dans une République qui se dit laïque et qui l'est de plus en plus, gouvernée par des imbéciles qui se croient encore au temps des "Lumières" et à celui de l'anticléricalisme de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, je trouvais que l'idée était belle et qu'elle faisait appel au coeur de ce qui est le message évangélique. Hélas, c'était sans compter avec la malignité. Ce qu'elle veut, madame DUFLOT, c'est montrer que l'Église de France ne fait pas ce qu'elle prêche, de façon à affaiblir dans l'opinion son opposition à l'ineptie qu'est le mariage homosexuel. Rien de plus, rien de moins. C'est tout simplement ignoble, et si c'est cela qu'elle veut, elle n'est qu'une bouche d'égout de plus.
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Résumons. Selon GOLIAS, un magazine de chrétiens dits "de gauche", il y a à PARIS, une dizaine d'hectares de terrains libres appartenant à l'Église (sans que je sache si ces terrains appartiennent à l'archidiocèse ou à des congrégations, qui relèvent de régimes juridiques différents). C'est fort peu pour construire. Vingt-six paroisses parisiennes sur 106 met des logements à dispositions des SDF. Quatre cents chambres sont ainsi occupées par eux. On ne peut donc pas dire que l'Église ne fait rien. Mais madame DUFLOT, une ancienne de la JOC semble-t-il, a bien assimilé son catéchisme, je veux dire celui de papa MARX. Haro sur un baudet que la République a spolié en 1905 lors de la loi de Séparation, en s'attribuant la propriété de biens qui avaient été pourtant le plus légitimement légués à l'Église. Celle-ci est devenue affectataire de certains immeubles (notamment les églises qui existaient avant cette loi) et elle est propriétaire d'autres. Certes, l'Etat vu par madame DUFLOT peut toujours décider de changer les affectataires, et elle ne s'en privera pas la ministre que je croyais naïve et qui n'est que perverse. L'archidiocèse de Paris ne possède pas la totalité des bâtiments libres d'occupants. Une partie appartient aux congrégations et celles-ci relève du Vatican.
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Situation complètement ubuesque. Avec les dépenses somptuaires de feu François MITTERRAND, il aurait été possible de construire 70.000 logements (je dis bien soixante-dix mille). Il n'a rien fait, celui qui a donné malencontreusement son nom à l'un des plus beaux quais de PARIS. Idem pour monsieur CHIRAC. Mais combien de casernes sont vides ? Combien de bâtiments ministériels ? N'est-ce pas le rôle de l'Etat de prendre les mesures indispensables dans un domaine aussi sensible que le logement ? Et si tous les corps intermédiaires doivent contribuer à résoudre ce problème, il serait bon que l'Etat prenne les initiatives utiles en commençant par se les appliquer à lui-même.
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Bref : je maintiens que par exemplarité les chrétiens doivent donner l'exemple. Je considère que madame DUFLOT a mal agi avec cette menace de réquisition ; allez ! chiche ! qu'elle réquisitionne cette imbécile (au sens de BERNANOS). Et l'on verra bien. Les Français ne marchent pas à la carotte ou au bâton. Il leur arrive de penser, et de penser avec leur coeur, pas avec des arrière-pensées électoralistes.

lundi 3 décembre 2012

Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas...

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"Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas et qui n'aime pas son frère qu'il voit est un menteur". Jean, l'apôtre de l'amour, l'affirme dans l'une de ses lettres. C'est pourquoi je souhaite ardemment que l'Église de France, répondant à l'appel de madame DUFLOT, ministre du Logement, mette à la disposition des sans-abris les locaux vides dont elle est propriétaire. Certes, comme le note Coratine dans un commentaire, cette mise à disposition suppose un certain nombre de mise au point logistique et juridique : mise aux normes des installations électriques et des sanitaires, gardiennage et entretien, assurance, délimitation des responsabilités, encadrement des accueillis par du personnel compétent, paiement d'un loyer très modéré aux Diocèses qui mettent à disposition de l'Etat ces locaux, etc.. Mais enfin ce sont des choses qui sont faciles à régler.
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Quoi qu'en dise la bouche d'égout qui a nom Le Canard enchaîné, de très nombreuses associations caritatives confessionnelles (mais pas seulement), catholiques surtout (en raison du caractère majoritaire de cette confession en France), hébergent, nourrissent, accueillent et soignent ces personnes en détresse. De très nombreuses paroisses proposent des repas chauds, tous les jours, à tous ceux qui se présentent. Faut-il rappeler le dévouement des bénévoles et des permanents du Secours Catholique Caritas ? Notre Église de France, en entendant le cri des malheureux, relayé avec naïveté ou malignité, je ne sais, par madame DUFLOT, montrerait que la charité n'est pas un vain mot. Je ne sais pas, bien sûr, si beaucoup de locaux sont disponibles, mais s'il y en a, il doivent être prêtés. Pour moi, c'est l'évidence. Et ce n'est pas parce que nous avons un Gouvernement sourd aux remarques des représentants religieux, et une commission parlementaire chargée d'évaluer le projet de loi sur le mariage homosexuel, scandaleusement partiale, et peuplée de gougnafiers (chaque représentant, catholiques, protestants, musulmans et juifs a eu très exactement 4 minutes pour présenter ses critiques) qu'il faut imiter leur attitude. Voilà me semble-t-il un  moyen de montrer ce que sont de vrais disciples. Ah ! Messeigneurs, serai-je entendu, moi qui suis un petit blogueur, un blogueur qui a mis sa confiance en Lui, Jésus, le seul dont le nom sauve ?
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dimanche 10 juin 2012

Dans le cerveau des dogmatiques...

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Un ami m'a demandé de relire le mémoire de philosophie sur le "scepticisme modéré" de HUME qu'il a rédigé, un mémoire qu'il présente pour l'obtention d'un master de recherche. Le mémoire est remarquable, érudit, critique, étoffé.
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J'ai trouvé cette perle que devrait lire tous les cosinus gouvernementaux qui se nourrissent de leurs idées et font fi du réel. On la doit à un certain Joseph GLANVILLE qui, en 1665 s'il-vous plaît, disait ceci qui me fait jubiler : GLANVILLE en effet prétendait que
"Tant que les hommes se réjouiraient de leurs perceptions personnelles et que chaque dogmatique continuerait à établir une chaire infaillible dans son propre cerveau, il ne pourrait y avoir qu'un tumulte éternelle et le désordre."
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Madame DUFLOT pense qu'il faut dépénaliser l'usage du cannabis ; certains de ses collègues pensent que non ; madame FILIPPETTI, ministre de la Culture (!!!) dit avec arrogance que l'opposition n'a que le cannabis à se mettre sous la dent, oubliant que cette nourriture a d'abord été produite par un membre de son clan. Tout cela montre bien que ces gens s'établissent bien dans la chaire infaillible de leur cerveau, dogmatiquement, ce qui ne les empêche pas de critiquer toute foi et toute croyance qu'ils assimilent à des superstitions sans se donner la peine d'examiner les faits. Or les faits ont la vie dure. Ils nous résistent, et c'est leur résistance qui les établit dans l'être.
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Nous allons donc être gouvernés pendant 5 ans par ces dogmatiques qui regardent dans leur cerveau avant de regarder le réel, avant d'analyser la perception qu'ils en ont, et de confronter leurs interprétations à celle du peuple qu'ils prétendent servir.
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Je pense que l'on peut faire la même critique (avec une certaine atténuation toutefois) aux idéologues du libéralisme à outrance. Et ce que l'on a reproché à Nicolas SARKOZY, c'est précisément d'être d'abord un empirique et non un idéologue. D'où l'accusation inepte de ses prétendues contradictions. Il est dommage qu'il ait été un empirique au sang trop chaud... Mais nous ne mettrons pas beaucoup de temps à regretter le temps de sa magistrature. 

mardi 9 mars 2010

Scènes de la vie ordinaire

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Hier matin, petite scène minuscule de la vie quotidienne. Je vois dans la rue un jeune garçon, d'une dizaine d'année, marcher allègrement à côté d'une jeune fille, ou d'une jeune femme. Comme je ne les vois que de dos, j'imagine d'abord que c'est la grande soeur et suppose qu'ils vont, l'un à l'école, l'autre au lycée, puisque les cours reprennent après les vacances d'hiver. Un détail m'intrigue : le gamin n'a pas de cartable ; la jeune fille porte un cartable sac-à-dos, manifestement celui d'un enfant. Pressant le pas, je double le duo ; la jeune femme en question est la maman et c'est elle qui porte le sac de son fils, lequel n'est ni bancal, ni aveugle, ni handicapé, ni bossu... Je vous laisse conclure ; quant à moi, j'en reste pantois et rêveur. L'enfant est roi, l'adolescent a tous les droits, et les adultes tous les devoirs, dont certains me semblent très imaginaires, comme celui de porter le cartable de son fils !
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Passage devant les panneaux électoraux. Monsieur BESANCENOT, hilare, affiche son portrait adorné d'un slogan "Partageons les richesses !". Il faut décrypter ; je vais le faire pour vous : "Tout ce qui est à moi est à moi ; tout ce qui est à toi est à moi". C'est la manifestation la plus raffinée du "ressentiment des médiocres" au sens que lui donne NIETZSCHE. Certains, dans la société, ont pour fonction de créer des richesses, de par leur travail, leur opiniâtreté, leur prise de risque. Il convient de les punir en les obligeant à partager de manière confiscatoire le fruit de leur travail et de leurs peines, avec la multitude de ceux qui n'ont qu'une idée en tête, travailler moins et gagner plus. Et il y a des gens assez aveuglés pour ne pas comprendre que des biens qui n'ont pas été produits ne peuvent pas être distribués. Bien entendu, je n'entends pas faire l'impasse sur la solidarité, la fraternité, le partage et je maintiens que les biens terrestres ont une destination universelle. Mais je récuse l'idée selon laquelle les riches sont tous des salauds, des exploiteurs, des ignobles à qui il faut faire rendre gorge. Pas de riches ? Pas d'impôts, pas de redistribution des richesses. On peut même imaginer un système strictement égalitaire où aucun des citoyens n'atteindrait le plancher de revenus imposables. Où prendrait-on l'argent ? Quand monsieur PROGLIO gagne 2 millions d'euros, il en rend 1 à l'Etat. S'il n'en gagne que 500.000, il n'en restitue que 250.000. Où est le bénéfice pour la communauté nationale ? Bien sûr, on pourrait lui en prendre plus. Mais dans une entreprise employant des milliers d'employés, quelle somme ces derniers retireraient-ils de l'argent soustrait à leur patron, à supposer que la soustraction soit égalitairement répartie ? Qui de nous, en outre, accepterait de se voir amputer de 60 % de ses revenus en étant accablé de responsabilités et de travail ?
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Entendu hier soir, un peu car elle me tape sur le système, madame DUFLOT, la grande prêtresse de l'écologie en Île-de-France. Interrogée par Laurence FERRARI, elle fustige - sensibilité de gauche oblige - la fermeture de la raffinerie de DUNKERQUE. Très habilement, du reste, elle mélange les questions de fond et de forme, en inventant purement ces dernières, en invoquant les grands principes, la dignité prétendument bafouée des employés. Elle glose sur le développement durable. Elle ne voit que son idéologie est en partie responsable de ce qui se passe là-bas. La crise aidant, et le politiquement correct aussi, le pseudo-réchauffement climatique appelé en renfort, la consommation de carburant a baissé de 7 % l'an dernier. Ce qui est considérable. Bien entendu, on pourrait renationaliser Total, maintenir ouverte une raffinerie déficitaire, faire payer le déficit au contribuable, et engloutir dans une réanimation artificielle, des milliards d'euros qui viendraient à manquer à l'investissement. Savez-vous que monsieur BEAUPIN, un ancien adjoint du Maire de Paris, et qui siège toujours en son Conseil Municipal, a préconisé la fermeture des Parkings pour limiter l'usage de la voiture. Voilà qui va arranger les affaires de la raffinerie. A moins que l'on oblige les riches à utiliser leurs Mercédès ? Toute cette argumentation fondée sur l'envie, et non sur la responsabilité, sans parler de l'espérance (voir hier), de l'épargne et du travail, toute cette argumentation peut convaincre un moment ; mais le réel a ceci de bon, c'est qu'il nous résiste et qu'il lui arrive de se venger !
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