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mercredi 14 août 2013

Nouvelles de la Résistance : la liberté ne se confond pas avec la République, premier billet du 14 août 2013

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Les Français, avec le bienveillant concours de leurs hommes politiques et des enseignants officiels, s'imaginent que la Liberté se confond avec la Révolution française. Cette confusion est grosse de violence en raison du brouillard de signification que l'on entretient autour de ce mot.
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Je n'ai jamais caché que je suis profondément attaché à la personne de JÉSUS, à ses actes, à sa parole. Il me semble qu'il a parlé de la liberté comme jamais personne avant lui, ni personne après lui. Saint JEAN l'Evangéliste évoque cette scène entre JÉSUS et quelques uns de ses coreligionnaires (Jn 87, 31-32), un dialogue qui me semble ouvrir des perspectives immenses à toute personne exempte de préjugés et chercheuse de vérité :
 
"Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d’Abraham et nous n’avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu  dire : “Vous deviendrez libres” ? (Jn 8, 31-32)."
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Il est manifeste que ces interlocuteurs n'entendent pas la liberté comme JÉSUS. Avec ce mot, ils entendent la liberté POLITIQUE ou CIVILE. On peut d'ailleurs s'étonner que sous le régime de l'occupation romaine, ils persistent à croire qu'ils ne sont esclaves de personnes. Mais ce n'est pas de cette liberté là dont JÉSUS parle. Il parle de cette liberté intérieure qui pousse immanquablement au bien et à l'amour, et dont le moteur est l'Esprit Saint. A cette époque, les juifs sont tributaires de la loi mosaïque qui leur enjoint de suivre des pratiques rituelles, matrimoniales, sexuelles, alimentaires, vestimentaires, etc. Il existe plus de 500 préceptes auxquels il leur faut obéir pour être fidèles à l'Alliance. Ils sont  de fait "esclaves de la Loi". Entendons-nous bien encore : cette Loi mosaïque qui mélange obligations religieuses, sociales et politiques, a exactement la même valeur juridique de contrainte collective que les lois pondues par nos inénarrables députés depuis qu'il existe un corps législatif national chez nous. Il faut bien reconnaître, cependant, que la liberté politique bien conçue est l'absence de contrainte anormale, ou immorale ou illégitime (cf. LAPLANCHE), et non pas l'absence absolue de lois. A cette illusoire liberté politique, et sans le préciser, les contemporains de JÉSUS associent sans doute la liberté physique, mais ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'est la liberté psychologique et ne se reconnaissent aucune liberté métaphysique (être à soi-même sa propre cause, en l'absence de toute détermination extérieure) qui est l'attribut divin par excellence. Si les contemporains de JÉSUS sont des esclaves de la Loi mosaïque, c'est qu'il est impossible à un homme normal d'être fidèle à tous ses préceptes, et que par conséquent, s'ils sont transgressés, il y a péché. Saint PAUL dans l'épître aux Romains le dit avec vigueur : "Personne ne sera justifié devant  Lui [Dieu] par la pratique de la Loi ; la Loi ne fait que donner la connaissance du péché." (Ro 3, 20)
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Il y a une étroite corrélation entre la vérité et la liberté. Les Révolutionnaires nous ont fourgué une belle devise : Liberté, Égalité, Fraternité. Mais quand on voit le prurit législatif qui les a rongé et qui continue d'irriter leurs descendants idéologiques, on aboutit à ce constat liberticide accablant : tout est réglementé, tout est calibré ; les marges de manœuvres qui nous sont laissées par la loi, la réglementation, les décrets, les circulaires, les arrêtés se réduisent de plus en plus, en même temps que par un curieux effet miroir ces différents moyens juridiques appliqués aux exigences de minorités actives aboutissent à créer des latitudes et des licences qui heurtent les consciences d'un grand nombre de personnes (cf. MEAD : le Moi normatif est remplacé par le Je et ses désirs). C'est aux disciples de JESUS qu'il revient de lever la pression de cette contradiction : ne jamais juger, s'efforcer de comprendre, aimer (c'est-à-dire vouloir le bien de l'autre, lequel n'est pas forcément de donner droit à tous ces désirs et fantasmes), donner l'exemple, non pas par peur d'un quelconque châtiment dans l'au-delà, mais simplement en laissant l'Esprit vivre au plus profond de nous-même ; en un mot s'efforcer d'appliquer ce "commandement nouveau" que JESUS a laissé à ses disciples : "Je vous donne un commandement nouveau, a-t-il dit en effet : aimez-vous les uns les autres les autres comme moi je vous ai aimés" ; mais JESUS n'a jamais séparé la liberté de la vérité : dans sa souveraine liberté, et contre des accusateurs qui voulaient lapider la femme adultère mais dont aucun n'a pu jeter la première pierre, faute d'être exempt de péché, il dit à celle-ci :"Où sont-ils donc ? Personne ne t'a condamnée ?" Et à sa réponse : "Personne, Seigneur", JESUS répond : "Moi non plus, je ne te condamne pas". Mais Lui qui est VERITE, lui dit aussi en la congédiant : "Va et ne pèche plus !".
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La République française ne se confond pas avec la liberté ; elle en est souvent une caricature, d'autant plus pesante qu'elle est violemment antireligieuse, et plus exactement antichrétienne, et plus précisément encore anticatholique. Nombre de bons républicains ont critiqué l'intrusion intolérable des clercs dans la chambre à coucher des couples, et sur ce point ils avaient raisons. J'insiste ! Pourquoi faut-il alors qu'ils s'arrogent ce droit en règlementant PMA, GPA, mariage, pour les homosexuels ? C'est là une vraie question qui mérite mieux que la raillerie ou l'indifférence.  Nous avons déjà bien du mal à nous occuper de nos fesses. Ce n'est pas pour laisser ce soin à des tiers, fussent-ils députés. J'ai d'excellentes raisons de penser que la République, dans sa déclinaison française en général et socialiste en particulier, est parfaitement liberticide, et j'entends bien ne pas me laisser tuer par les SAINT-JUST aux petits pieds qui prétendent incarner le droit et la justice. Je désire parlementer avec eux, discuter, exposer mon point de vue, et, s'il le faut, désobéir, "car il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes". Mais de là à les haïr, non, cela m'est impossible. S'il m'arrive d'avoir la dent un peu dure, c'est au genre littéraire du billet d'humeur qu'il faut l'attribuer, certainement pas à ce que je crois réel ; je ne suis ni meilleur ni moins bon que mes frères en humanité. Qu'on se le dise !
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Deuxième billet sur l'Esprit de corps et ses dangers, en fin de journée.
 
 

samedi 3 août 2013

Nouvelles de la Résistance : marche des Veilleurs à Paris, premier billet du 3 août 2013

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Sur le site des Veilleurs-officiels, cet appel que je répercute auprès de mes lecteurs en leur demandant d'en démultiplier l'impact auprès de ceux qui partagent nos convictions :
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"Partage si tu penses venir au Grand Paris des Veilleurs !
 Le 31 août, pour l'arrivée de la Marche des Veilleurs, nous nous retrouverons à 17h30 à la Défense pour marcher jusqu’aux Champs-Élysées, d'une arche à l'autre, avant d’arriver place de la Concorde où nous commencerons la veillée à 21h30. Prévoir le nécessaire pour rester la nuit entière. http://www.les-veilleurs.eu/wp/marche/le-grand-paris-des-veilleurs/
"Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir." Ferdinand Foch
« Mémoire & Espérance » Le samedi 31 août s’achèvera la grande marche des Veilleurs, en plein cœur de Paris. Cette journée sera l'aboutissement de vingt jours de marche et de plus de quatre mois de veille. Il sera temps de faire mémoire de l’histoire que nous avons écrite sur l’asphalte de nos places et dans le secret de nos consciences.
Mais ce ne sera pas la fin. Non. Cette journée sera un nouvel élan, le commencement d'une saison inédite, la préface de toutes les veillées à venir, riche de promesses, de projets et d’initiatives durables pour l’avenir. 
A l’aube de cette rentrée nouvelle, offrirons-nous le spectacle d’un peuple résigné, indifférent face à l’avenir qu’on nous dessine, ou bien aurons-nous la généreuse persévérance d’assumer pleinement le rôle qui est le nôtre : celui de relever sans relâche l’âme et la conscience d’un peuple, de nous rebeller pacifiquement face aux violences, aux mensonges et aux injustices, et de semer enfin l’espérance d’un avenir où chaque personne sera honorée dans ses différences et sa dignité propres, tout en acceptant de porter pour son pays un projet commun ?
Il appartient à chacun d’entre nous de lancer un signal vibrant et fort à l’approche des rentrées scolaire et parlementaire.
Tout est entre nos mains !"
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Cet appel est fort, inattendu, et plein d'espérance. Je supplie mes lecteurs parisiens d'être au rendez-vous du 31, pour montrer à nos gouvernants, avec détermination et non violence, le refus de la civilisation mercantile, hédoniste, ultralibérale au sens le plus négatif du terme, dépourvue de tout sens et mortifère qu'ils veulent nous imposer. C'est un refus définitif qui implique le plus intime de chacun d'entre nous. Il me revient en tête, à ce point de mon billet, un passage du Chândogya Upanishad (3, 13, 7), un des antiques poèmes religieux de l'Inde, un passage recueilli au cours de mes récentes lectures : "Oui, cette lumière d'au-delà du firmament, qui brille par-delà tout, par-delà les mondes les plus hauts, oui, cette lumière, c'est celle-là même qui brille dans le cœur de l'homme". Voilà ce que révèlent au grand jour les Veilleurs, voilà ce que ce Gouvernement et tous les autres avant lui ne comprennent pas, n'ont jamais compris et ne peuvent comprendre dans le cadre de l'actuel régime. "Et la Lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres n'ont pu l'atteindre" (Jn 1, 5) dit saint Jean, rejoignant et sublimant la parole des Upanishad en nommant la source de cette Lumière. A chacun de nous, il est donné de l'accueillir. C'est possible, c'est urgent ! Ne pas attendre.

lundi 3 décembre 2012

Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas...

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"Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas et qui n'aime pas son frère qu'il voit est un menteur". Jean, l'apôtre de l'amour, l'affirme dans l'une de ses lettres. C'est pourquoi je souhaite ardemment que l'Église de France, répondant à l'appel de madame DUFLOT, ministre du Logement, mette à la disposition des sans-abris les locaux vides dont elle est propriétaire. Certes, comme le note Coratine dans un commentaire, cette mise à disposition suppose un certain nombre de mise au point logistique et juridique : mise aux normes des installations électriques et des sanitaires, gardiennage et entretien, assurance, délimitation des responsabilités, encadrement des accueillis par du personnel compétent, paiement d'un loyer très modéré aux Diocèses qui mettent à disposition de l'Etat ces locaux, etc.. Mais enfin ce sont des choses qui sont faciles à régler.
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Quoi qu'en dise la bouche d'égout qui a nom Le Canard enchaîné, de très nombreuses associations caritatives confessionnelles (mais pas seulement), catholiques surtout (en raison du caractère majoritaire de cette confession en France), hébergent, nourrissent, accueillent et soignent ces personnes en détresse. De très nombreuses paroisses proposent des repas chauds, tous les jours, à tous ceux qui se présentent. Faut-il rappeler le dévouement des bénévoles et des permanents du Secours Catholique Caritas ? Notre Église de France, en entendant le cri des malheureux, relayé avec naïveté ou malignité, je ne sais, par madame DUFLOT, montrerait que la charité n'est pas un vain mot. Je ne sais pas, bien sûr, si beaucoup de locaux sont disponibles, mais s'il y en a, il doivent être prêtés. Pour moi, c'est l'évidence. Et ce n'est pas parce que nous avons un Gouvernement sourd aux remarques des représentants religieux, et une commission parlementaire chargée d'évaluer le projet de loi sur le mariage homosexuel, scandaleusement partiale, et peuplée de gougnafiers (chaque représentant, catholiques, protestants, musulmans et juifs a eu très exactement 4 minutes pour présenter ses critiques) qu'il faut imiter leur attitude. Voilà me semble-t-il un  moyen de montrer ce que sont de vrais disciples. Ah ! Messeigneurs, serai-je entendu, moi qui suis un petit blogueur, un blogueur qui a mis sa confiance en Lui, Jésus, le seul dont le nom sauve ?
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jeudi 11 octobre 2012

A l'assaut...

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Je continue donc de répondre à Yves.
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La note qui figure en bas de page du texte de Paul dans la Bible de Jérusalem et commente le passage incriminé dit ceci qui permet de replacer l'implacable réquisitoire de l'Apôtre des Gentils dans le contexte de sa pensée. (Je confesse que, dépourvue de commentaire et d'intertextualité, l'affirmation de Paul est violente en effet et que s'il n'y avait pas le reste de ses écrits, je la condamnerais sans hésiter.)
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"La formule biblique 'Dieu les a livrés' va souligner à trois reprises comment l'erreur religieuse coupable entraîne les pires désordres sociaux et moraux. En lui-même le péché porte déjà son fruit et sa sanction. Paul juge et condamne le monde païen, non les intentions des personnes dont Dieu seul est juge (cf Romains 2, 16 ; 1Corinthiens 4, 5 ; 5, 12-13). Romains 5, 12-13 suppose que plus d'un païen observe la loi naturelle inscrite dans son coeur, mais l'homme doit se reconnaître pécheur."
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Voilà pour la note explicative. Il vaut la peine de replacer le texte de Paul dans le contexte historique. Je vous conseille de lire la Vie des douze César de ce bon SUETONE pour voir à quel point de bassesse morale et sexuelle en était arrivé TIBERE (pour ne citer que lui), ou les épigrammes de MARTIAL pour prendre juste mesure des dépravations de la société romaine impériale. A dire vrai, les choses n'ont guère changé, comme l'indiquent les mésaventures récentes d'un homme politique qui a failli être Président de la République. Le peuple, au sens noble du terme, a bien vu ce qu'elles signifiaient et il ne les approuvent pas. Les parties fines sont le privilège des riches et des puissants. C'est à cette fraction puissante de la société que Paul s'adresse essentiellement.
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Mais ce même Paul dit ailleurs (Ephésiens 1, 2-8) : "Béni soit Dieu le Père de notre seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux dans le Christ. C'est ainsi qu'il nous a élus en lui dès avant la création du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, déterminant d'avance que nous serions pour lui des fils adoptifs par Jésus-Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce. EN LUI NOUS TROUVONS LA RÉDEMPTION PAR SON SANG, LA RÉMISSION DE NOS FAUTES, SELON LA RICHESSE DE SA GRÂCE, QU'IL NOUS A PRODIGUÉE. [...]. Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu'il avait formé en lui par avance, pour le réaliser quand les temps seraient accomplis : RAMENER TOUTES CHOSES SOUS UN SEUL CHEF, LE CHRIST [...]". Franchement est-ce là les paroles d'un homme qui voue les pécheurs en général et les homosexuels en particulier à l'exécration ?
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Et de Jean, le disciple bien-aimé de Jésus (1Jean, 1-2 et 8-9) :
"Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons vu et entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de Vie [...], nous vous l'annonçons."

"Si nous disons : 'Nous n'avons pas de péchés', nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, il est assez fidèle et juste pour remettre nos péché et nous purifier de toute injustice. Si nous disons : 'nous n'avons pas péché', nous faisons de Lui un menteur, sa parole n'est pas en nous."
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Il convient de faire une nette distinction entre foi et croyance. Il me semble (en tout cas j'essaye) que je me place sur le terrain de la foi, alors que beaucoup, dans l'affaire qui nous préoccupe, se place sur celui de la croyance (c'est notamment l'affirmation selon laquelle il revient à la société de sanctionner l'amour mutuel de deux personnes du même sexe). La foi a des prémisses rationnelles ; la croyance est fondée sur les passions (au sens de DESCARTES : les ébranlements du psychisme par la stimulation des sens). C'est un des grands débats qui fait la difficultés de dialoguer avec les théologiens musulmans. Pour eux, Dieu n'est pas tenu par la vérité ni la raison ; il peut nous induire en erreur ; il faut donc nous soumettre (islam = soumission). Pour un disciple de JÉSUS, c'est tout le contraire, d'où le rappel de Paul : "ce qu'on peut connaître de Dieu est [...] manifeste. Ce qu'il a d'invisible depuis la création du monde se laisse voir à l'intelligence à travers ses oeuvres, [...] en sorte qu'ils sont inexcusables., etc."
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Mais il y a encore beaucoup de choses à dire.


samedi 3 avril 2010

Jours saints

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Pour un chrétien, les jours saints sont tissés de tristesse, de compassion, de contrition, d'espérance et de silence, surtout de silence. C'est donc volontairement que je me suis abstenu pendant ces jours de produire mon billet quasi quotidien. Un Père de l'Église primitive, un Père dont le nom s'est perdu, écrivait dans une homélie sur le "Grand et Saint Samedi" :
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"Que se passe-t-il ? Aujourd'hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le Roi sommeille. La terre a tremblé et elle s'est apaisée, parce que Dieu s'est endormi dans la chair et il a éveillé ceux qui dorment depuis les origines."
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En relisant les récits de la Passion de Jésus, une petite incise de la Passion selon saint Jean m'a plongé dans une lumière toute nouvelle, dont je désire vous faire part. VOLTAIRE disait, je cite approximativement : "Drôle de père que celui qui exige le sang de son fils afin d'apaiser sa colère". Et cela paraît bien juste si l'on présente la mort de Jésus comme un sacrifice rituel. Mais saint Jean nous dit ceci, qui est de la plus extrême importance : [Jésus] sachant que le Père avait tout remis entre ses mains etc. (Jn 13, 3). Jean veut signifier par là que Jésus, dans son humanité, a toute latitude pour agir comme il convient, en fonction des événements et des circonstances de l'ici et maintenant, pour accomplir la mission que son Père lui a donnée. Elle est simple : révéler aux hommes qu'ils sont des fils de Dieu. Du reste, Jésus dira en un autre endroit des Évangiles que nul ne lui prend la vie, mais qu'il la donne librement.
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Pourquoi est-il important de comprendre ce point ? Parce qu'il permet de comprendre que Jésus savait à quoi aboutirait l'annonce de la bonne nouvelle. On ne perturbe pas impunément le ronronnement de la grande machine, des grandes affaires du Temple ; il en avait chassé les marchands, renversé les tables des changeurs, dénoncé l'hypocrisie des pharisiens, annoncé aux pauvres la bonne nouvelle, mangé avec des publicains et des pécheurs, pardonné à la femme adultère. Tout cela était inacceptable pour l'establishment. Jésus n'a pas cherché la mort ; il n'était pas suicidaire, mais il ne pouvait trahir la mission que son Père lui avait donnée. Et aller au bout de cette mission, c'était la mort assurée et assumée avec une noblesse que mêmes les incroyants sont bien obligés de reconnaître.
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Il me semble que mon cher René GIRARD pourrait rebondir sur ce petit passage, tant il vient soutenir l'interprétation qu'il donne de la mort de Jésus.
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