Affichage des articles dont le libellé est Sans-abris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sans-abris. Afficher tous les articles

jeudi 13 décembre 2012

Maître Collard et Cécile Duflot


De Maître Collard, cette invective, que je trouve assez bien tournée :
-
"Du bas de  ses trois pommes de deux pour cent aux élections Cécile Duflot se  prend pour le Petit Père Combes. Elle cherche  à jeter, par un effet d’annonce, le discrédit sur l’Eglise de France.   Au passage  elle insulte la mémoire de l’abbé Pierre et de sœur Emmanuelle qui,  dans l’Eglise, ont fait pour les pauvres plus qu'elle ne fera jamais  avec son culot médiatique d'écolo bobo bien au  chaud. Comme si  l’église avait attendu la menace de réquisition pour organiser  l’accueil des sans-abris. Madame  Peppone est comique dans sa tentative indigne de salir les bonnes  volontés discrètes qui dans le cadre « d’hiver solidaire », du «  Corref », de « l’association des cités du secours catholique »  œuvrent pour héberger les sans-abris. Les  catholiques en ont ras-le-bol de ces vieilleries du bigotisme  d’extrême gauche qui accepte que la CGT possède des châteaux inoccupés  sans dire un mot et s’acharne exclusivement sur l’Eglise dont le  fondateur fut le premier sans logis de l’Histoire.   Ce ministre  de la discorde religieuse devrait être délogé de son ministère et  aller coucher sous les ponts de la partisannerie  imbécile. Il serait  temps que les catholiques de France se réveillent, notamment dans leur  hiérarchie peureuse, pour que cessent les attaques  idéologiques. Ce coup bas  est l’une des armes utilisées par la propagande verte dans le débat  tronqué sur le mariage gay auquel l’Eglise s’oppose lucidement.   Cela  s’appelle l’argument ad hominem. On cherche par tous les moyens à  discréditer l’adversaire pour réduire la portée morale de son message.   Madame  Peppone a raté son coup. Si Hollande  était un vrai président, il devrait lui sonner les cloches et  l’envoyer crécher ailleurs par respect pour tous les catholiques  insultés. Si Paris ne  vaut plus une messe, la concorde vaut bien un ministre.   A la rue,  Duflot !"
-
 

dimanche 9 décembre 2012

Suggestions

-
Plusieurs amis et lecteurs m'ont envoyé une liste de locaux qui pourraient être avantageusement mis à la disposition des sans-abris en quête d'un toit. Nul doute que leurs propriétaires, essentiellement des syndicats et comités d'entreprise divers auront à coeur de les mettre spontanément à la disposition du ministre au nom de la sirupeuse solidarité dont ils enrobent leurs incessantes revendications. (Je précise qu'elles ne sont pas toutes déplacées ; le cas de Florange est à cet égard très démonstratif).
-
Vous disiez, chère madame le Ministre (je répugne à féminiser les titre, car, comme le dit l'Académie Française, ce que nous appelons "masculin" est en fait l'intensif, et "féminin" le neutre. A Dieu ne plaise que j'utilise l'intensif pour m'adresser à vous. Ce serait vous manquer de respect) : "Je ne comprendrais pas que l'Église ne partagent pas nos objectifs de solidarité" (je cite approximativement, mais le sens du propos est préservé). Et bien, nous, nous ne comprendrions pas que les propriétaires de ces locaux non ecclésiaux (et vous allez voir : quels locaux !) ne rentrassent point dans des vues aussi élevées que les vôtres).
-
Les locaux libres sont tous des châteaux. En voici la liste, avec un court descriptif et leur localisation, fournie par mes correspondants.
-
"Château de FONTENAY-LES BRIIS. Propriété de branche CGT de la RATP. Situé aux portes de PARIS dans un parc de 74 ha, dont près de 40 ha de forêt, avec deux cours de tennis, deux restaurants, un mini-golf, un étang à truites, et trente chambres.

Château de la BREVIERE, au coeur de la forêt de COMPIEGNE. Il appartient à Force Ouvrière qui sera, j'en suis sûr [le "je" est celui du rédacteur de cette note, pas le mien], sera ravi de le mettre à votre disposition.

Avec ses 36 ha de vignes dans le SAUTERNE, voici le château de LAFAYRIE-PEYRAGUEY du Comité d'Entreprise de GDF-SUEZ.

Le château du PLAT, à VALLIERE, dans la CREUSE, entouré de plusieurs bâtiments et qui appartient au Comité d'Entreprise de la RATP, possède 114 ha de terres, forêts et prairies, des écuries avec une trentaine de chevaux. Le château est en très bon état, car le Comité d'Entreprise vient de faire d'énormes travaux, auto-financés sur son pactole de 50 millions d'euros par an.

Château de MONTREUL de la Fédération des Organisations Sociales des PTT.

A seulement quelques kilomètres des superbes plages de HONFLEUR, TROUVILLE et DEAUVILLE, dans un parc boisé de trois ha, le château de PRÊTREVILLE appartient au Comité d'Entreprise de la Caisse d'Allocations Familiales du VAL-D'OISE. Il est composé de huit bâtiments.
-
Au coeur de la BOURGOGNE, le château de RAGNY, Comité d'Entreprise de la Banque de France.

L'association AGEFOREL de Gestion des Foyers de la Région Ferroviaire de Lyon) gère le château de LA BACHASSE. Propriété de la SNCF depuis 1947, c'est une jolie bâtisse du XIXe siècle avec un parc de 8 ha au coeur de SAINTE-FOY-LES-LYON.

Le Comité d'Entreprise de la SNCF est également propriétaire du magnifique château du PLAGNY-VERNAY, à CHALLUY, au sud de NEVERS, qui comprend terrain de tennis, piscines, parc privé et forêt.

Dans le Nord, le Comité d'Entreprise d'EDF-GDF à majorité CGT est propriétaire du château de CAPELLE-EN-PEVELE dit aussi château du BERON. Piscine couverte chauffée et deux tennis. Riche propriétaire terrien et foncier.

Château de SAINTE-CROIX de l'EDF, dans l'AIN.

Château d'AGECROFT de l'EDF-CGT sur la CÔTE-D'AZUR.

Château de BLOMARD dans l'ALLIER, toujours au Comité d'Entreprise d'EDF.

Château de VAUX à ARGENTON-SURT-CREUSE, également à l'EDF.

La CGT possède également le très beau château de COURCELLE-SUR-YVETTE dans l'ESSONNE.

Chateau de BIERVILLE à BOISSY-LA-RIVIERE, non loin d'ETAMPES, à la CFDT."
-
Il y aurait de multiples remarques à faire dont la première serait celle que voici : s'il est de bon ton de cracher sur le bourgeois, il n'est pas désagréable d'en partager les loisirs. La seconde porte sur le titre que Le canard Enchaîné a donné à un de ses poulets : "Les Petites Soeurs des riches". Je n'ai vu que le titre, mais je suppose qu'il s'agit de stigmatiser la vacuité provisoire des locaux de la rue de Varize, dont j'ai déjà parlé ici même. Pour les voir très régulièrement, je puis vous assurer qu'ils n'ont qu'un très lointain rapport avec les somptueuses demeures dont les photos figurent en annexe de la liste que je viens de vous donner et que je n'ai pu transférer pour des raisons techniques. J'attends donc un article du même canard sur le sujet des châteaux syndicaux !
-
Alors je persiste : je trouverais normal de mettre des locaux vides appartenant à l'Église de France à la disposition de ceux qui n'ont pas de toit. Cela me semble être de la charité élémentaire. Mais il me semblerait tout aussi juste que les syndicats, Comité d'Entreprise et autres organismes sociaux en fassent autant.
-
C'est tout pour aujourd'hui.










mardi 4 décembre 2012

La carotte et le bâton...

-
Il vous souvient peut-être que dans mon billet d'hier, je faisais allusion à la naïveté ou à la malignité de madame DUFLOT. Elle demandait à l'archidiocèse de PARIS de mettre à disposition des sans-abris les locaux dont il serait propriétaire. Dans une République qui se dit laïque et qui l'est de plus en plus, gouvernée par des imbéciles qui se croient encore au temps des "Lumières" et à celui de l'anticléricalisme de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, je trouvais que l'idée était belle et qu'elle faisait appel au coeur de ce qui est le message évangélique. Hélas, c'était sans compter avec la malignité. Ce qu'elle veut, madame DUFLOT, c'est montrer que l'Église de France ne fait pas ce qu'elle prêche, de façon à affaiblir dans l'opinion son opposition à l'ineptie qu'est le mariage homosexuel. Rien de plus, rien de moins. C'est tout simplement ignoble, et si c'est cela qu'elle veut, elle n'est qu'une bouche d'égout de plus.
-
Résumons. Selon GOLIAS, un magazine de chrétiens dits "de gauche", il y a à PARIS, une dizaine d'hectares de terrains libres appartenant à l'Église (sans que je sache si ces terrains appartiennent à l'archidiocèse ou à des congrégations, qui relèvent de régimes juridiques différents). C'est fort peu pour construire. Vingt-six paroisses parisiennes sur 106 met des logements à dispositions des SDF. Quatre cents chambres sont ainsi occupées par eux. On ne peut donc pas dire que l'Église ne fait rien. Mais madame DUFLOT, une ancienne de la JOC semble-t-il, a bien assimilé son catéchisme, je veux dire celui de papa MARX. Haro sur un baudet que la République a spolié en 1905 lors de la loi de Séparation, en s'attribuant la propriété de biens qui avaient été pourtant le plus légitimement légués à l'Église. Celle-ci est devenue affectataire de certains immeubles (notamment les églises qui existaient avant cette loi) et elle est propriétaire d'autres. Certes, l'Etat vu par madame DUFLOT peut toujours décider de changer les affectataires, et elle ne s'en privera pas la ministre que je croyais naïve et qui n'est que perverse. L'archidiocèse de Paris ne possède pas la totalité des bâtiments libres d'occupants. Une partie appartient aux congrégations et celles-ci relève du Vatican.
-
Situation complètement ubuesque. Avec les dépenses somptuaires de feu François MITTERRAND, il aurait été possible de construire 70.000 logements (je dis bien soixante-dix mille). Il n'a rien fait, celui qui a donné malencontreusement son nom à l'un des plus beaux quais de PARIS. Idem pour monsieur CHIRAC. Mais combien de casernes sont vides ? Combien de bâtiments ministériels ? N'est-ce pas le rôle de l'Etat de prendre les mesures indispensables dans un domaine aussi sensible que le logement ? Et si tous les corps intermédiaires doivent contribuer à résoudre ce problème, il serait bon que l'Etat prenne les initiatives utiles en commençant par se les appliquer à lui-même.
-
Bref : je maintiens que par exemplarité les chrétiens doivent donner l'exemple. Je considère que madame DUFLOT a mal agi avec cette menace de réquisition ; allez ! chiche ! qu'elle réquisitionne cette imbécile (au sens de BERNANOS). Et l'on verra bien. Les Français ne marchent pas à la carotte ou au bâton. Il leur arrive de penser, et de penser avec leur coeur, pas avec des arrière-pensées électoralistes.

lundi 3 décembre 2012

Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas...

-
"Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas et qui n'aime pas son frère qu'il voit est un menteur". Jean, l'apôtre de l'amour, l'affirme dans l'une de ses lettres. C'est pourquoi je souhaite ardemment que l'Église de France, répondant à l'appel de madame DUFLOT, ministre du Logement, mette à la disposition des sans-abris les locaux vides dont elle est propriétaire. Certes, comme le note Coratine dans un commentaire, cette mise à disposition suppose un certain nombre de mise au point logistique et juridique : mise aux normes des installations électriques et des sanitaires, gardiennage et entretien, assurance, délimitation des responsabilités, encadrement des accueillis par du personnel compétent, paiement d'un loyer très modéré aux Diocèses qui mettent à disposition de l'Etat ces locaux, etc.. Mais enfin ce sont des choses qui sont faciles à régler.
-
Quoi qu'en dise la bouche d'égout qui a nom Le Canard enchaîné, de très nombreuses associations caritatives confessionnelles (mais pas seulement), catholiques surtout (en raison du caractère majoritaire de cette confession en France), hébergent, nourrissent, accueillent et soignent ces personnes en détresse. De très nombreuses paroisses proposent des repas chauds, tous les jours, à tous ceux qui se présentent. Faut-il rappeler le dévouement des bénévoles et des permanents du Secours Catholique Caritas ? Notre Église de France, en entendant le cri des malheureux, relayé avec naïveté ou malignité, je ne sais, par madame DUFLOT, montrerait que la charité n'est pas un vain mot. Je ne sais pas, bien sûr, si beaucoup de locaux sont disponibles, mais s'il y en a, il doivent être prêtés. Pour moi, c'est l'évidence. Et ce n'est pas parce que nous avons un Gouvernement sourd aux remarques des représentants religieux, et une commission parlementaire chargée d'évaluer le projet de loi sur le mariage homosexuel, scandaleusement partiale, et peuplée de gougnafiers (chaque représentant, catholiques, protestants, musulmans et juifs a eu très exactement 4 minutes pour présenter ses critiques) qu'il faut imiter leur attitude. Voilà me semble-t-il un  moyen de montrer ce que sont de vrais disciples. Ah ! Messeigneurs, serai-je entendu, moi qui suis un petit blogueur, un blogueur qui a mis sa confiance en Lui, Jésus, le seul dont le nom sauve ?
-