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mardi 4 mai 2010

Dehors !

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Il s'est donc trouvé un éditeur pour produire un torchon appelé "Nique la France", vomi par un certain Saïd BOUAMAMA et un incertain ZEP, qui, lui, ne pousse pas le courage jusqu'à dévoiler son patronyme. La couverture du dit torchon montre une femme "enturbannée", me signale l'ami qui m'a transmis l'information, laquelle pointe vers le haut son index d'une manière très explicite.
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Nous demandons explicitement à monsieur le Président de la République qu'il prenne toutes les mesures juridiques pour faire interdire la publication d'un manifeste qui appelle à la haine et à la violence. Nous demandons de plus que monsieur saïd BOUAMAMA soit expulsé vers son pays d'origine s'il n'est pas français, qu'il soit déchu de sa nationalité s'il l'est. Car si ce monsieur a peut-être la nationalité française, il évident qu'il n'est pas français ; son initiative le prouve. Il veut bien profiter, je le devine, de tous les avantages que lui procure notre patrie, mais il ne l'aime pas, et il ne mérite pas l'honneur qui lui est fait, soit d'être accueilli sur notre sol, soit d'avoir la nationalité française. Quant à ce peu courageux ZEP, s'il est français, même mesure ; s'il ne l'est pas, même décision. Nous demandons enfin que l'éditeur de ce livre soit condamné pour outrage à la patrie.
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Un autre ami m'a envoyé un grand nombre d'extraits de "chansons" produites par des "groupes" d'origine maghrébine, algérienne plus exactement. Il est tout simplement honteux qu'on laisse de tels groupes chanter de telles "chansons", mélange de haine, d'ordure, de ressentiment, de rage, d'appel à la vengeance. Nous demandons aussi que ces pratiques soient interdites et sanctionnées. Après tout, si ces soit-disant "artistes" détestent tellement la France et lui manifestent une telle haine, il est préférable qu'ils regagnent le pays d'où ils viennent ou d'où viennent leurs parents. Ils ne l'honorent guère, et l'Algérie mérite mieux que les prétendus hommages de ces furieux. De plus, ces boutefeux font le lit du racisme et du Front National dont nous ne voulons pas. Il ne s'agit pas de ma part d'une opinion émise par souci de symétrie, mais d'un avis fondé sur mon expérience professionnelle et mon expérience de la vie.
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Nous demandons aux hommes politiques qu'ils prennent conscience, pendant qu'il est encore temps, du fossé qui se creuse entre certaines communautés issues de l'immigration, et le reste du pays. Nous insistons bien sur le fait qu'il ne faut pas pratiquer un amalgame indu entre ces fous furieux et la majorité silencieuse de nos compatriotes d'origine maghrébine qui ont fait le choix de la France, s'y sentent bien, et l'honorent de leur travail et de leur amour.
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Pour tous les autres, un seul mot d'ordre : dehors !
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PS : Merci à Francis, merci à Dominique qui m'ont transmis ces informations par courriel

dimanche 1 novembre 2009

Signes des temps

Trois événements récents ont été traités très différemment par la presse : l'expulsion de trois afghans en situation irrégulière, le renvoi du Président CHIRAC devant le Tribunal correctionnel, l'assassinat à TOULOUSE, d'un chef d'entreprise et de son fils par un employé sur le point de quitter l'entreprise (je n'ai pas pu savoir s'il avait démissionné ou s'il avait été licencié).
Indignation pour l'expulsion, compréhension amusée pour les petites incartades supposées du Président, indifférence totale ou presque pour cet assassinat. Et cette différence de traitement me semble bien être un signe des temps, marqué par le politiquement correct, la tripe facile, le coeur sec, et la conscience élastique.
Les expulsions ? Indignation de la CIMADE, indignation de la gauche, indignation de toutes ces belles consciences qui, après tout, auraient pu se porter garant de ces Afghans, leur trouver du travail et les héberger. Indignation verbale, "paroles verbales", absence de propositions concrètes pour régler ce problème de l'immigration clandestine, absence de réflexion profonde sur ce qu'est un vrai partage qui ne consiste pas à offrir à des étrangers misérables une situation qui est jugée déjà difficile à vivre par des gens pourvus d'un salaire, de la sécurité sociale. Ils se plaignent de leur situation, mais ils veulent pour ces étrangers la même chose que pour eux. Nous avons perdu en Afghanistan des jeunes hommes dans la fleur de l'âge pour permettre aux Afghans de vivre en paix dans leur pays, et c'est ainsi que l'on salue leurs efforts ? C'est tout simplement incohérent.
Le Président au Tribunal ? Après tout ce n'est pas si grave que ça, dit la presse amusée, et une bonne part de l'establishment politique. Bien entendu, je ne sais pas si les accusations sont fondée ou non. Mais je me doute qu'elles ont un semblant de justification. A dire vrai, l'indulgence générale est imputable au fait que ces pratiques limites ont été et sont toujours en vigueur, et qu'il est plutôt urgent de ne pas généraliser ce genre d'enquête. On risquerait de voir que pour conquérir le pouvoir, tous les moyens, y compris les moins justifiables sont bons.
L'assassinat ? Avez-vous entendu un homme politique essayer de comprendre, par exemple qu'a force de monter les ouvriers, les salariés, les employés contre les salauds de patron, on finit par leur faire croire qu'il n'est pas illégitime de les supprimer. Monsieur BESANCENOT a-t-il condamné ? Et monsieur le maire de TOULOUSE ? Et les responsables syndicaux ? Non ! J'ai vu à la télévision sortir le fourgon qui emportaient deux corps recouverts d'un drap, mais je n'ai guère entendu s'exprimer la compassion de qui que ce soit.
Voilà les signes des temps, du déboussolement général, de l'absence de pensée. Olibrius contestera-t-il cette analyse ?

dimanche 25 mai 2008

Démocratiques, les Français ?

Je croyais avec naïveté que le propre de la démocratie était d'avoir définitivement vaincu l'arbitraire des gouvernants, en limitant leurs pouvoirs par le moyen de la Loi, applicable sans distinction d'origine ou de statut social à tous les citoyens. Il me semblait, par conséquent, que les citoyens ne méritent ce beau nom que s'ils obéissent aux lois et les reconnaissent comme souveraines quand elles ont été démocratiquement votées. Lourde erreur ! Naïveté d'enfant ! Aujourd'hui, ce qui compte, ce n'est pas la Loi, ce sont les sentiments du moment, le mouvement des tripes, le politiquement correct, la mode, les intérêts des clans, des coteries, des féodalités de tous ordres. Voici un merveilleux exemple de la folie qui nous habite :
Monsieur KOUA est un "étudiant" (je mets des guillemets car ce statut n'est pas clair) d'origine ivoirienne, qui vient d'être expulsé de France vers son pays d'origine, pour être rentré illégalement en France, en 2003, avec un passeport qui n'était pas le sien. Monsieur Landry KOUA a une compagne, Sarah, qui a indiqué aux journalistes la position à la fois très humaine et juridiquement fondée du Préfet du Rhône dans cette affaire d'expulsion. Monsieur KOUA est prié d'obtenir un visa de long séjour des autorités consulaires françaises en Côte d'Ivoire, après quoi il lui sera délivré sans aucune espèce de difficulté un titre de séjour étudiant pour qu'il puisse valider sa première année de BTS en informatique par le moyen d'un stage en entreprise. En d'autres termes, il lui est demandé de régulariser la situation, ce qu'il obtiendra avec la bénédiction des autorités françaises. La décision et l'exécution de l'expulsion ont été prises après que tous les recours administratifs, nombreux ont été épuisés. Il n'y a là rien de scandaleux. Une situation de non-droit ne peut créer des droits.
On peut s'étonner que Landry KOUA n'ait pas demandé le statut de réfugié politique puisque son père, opposant politique, a été assassiné. Or jamais il n'a fait valoir cette situation que l'on découvre aujourd'hui. Il est également tout à fait symptomatique de souligner que monsieur KOUA a été arrêté le 8 mai dans le métro lyonnais à la suite d'un contrôle de police. Il serait intéressant de savoir si ce contrôle était ou non consécutif à une fraude.
Situation complexe, donc, on le voit, et qui mérite beaucoup de doigté de traitement. Et bien malgré toutes ces précautions, ces recours juridiques, ces promesses, il se trouve encore des Professeurs, des lycéens par eux manipulés, et des grandes conscience de Réseau d'Education sans Frontières pour protester contre l'application de la Loi. On marche sur la tête. Les Français n'aiment pas la Loi dont ils pensent qu'elle est faite d'abord pour être tournée, en tout cas contestée.
Et voilà pourquoi, depuis janvier, les urgentistes, les cheminots, les lycéens, les étudiants en kinésithérapie, les enseignants, les marins pécheurs, les mareyeurs, les routiers, les lycéens, les agriculteurs, les fonctionnaires des administrations, les juges, les avocats, les chauffeurs de taxi, et j'en passe, ont manifesté, protesté, défilé, crié, chacun réclamant pour sa chapelle des avantages souvent léonins, refusant qu'on change quoi que ce soit à des situations ubuesques ou indéfendables. Moi ! moi ! moi d'abord ! Mon système est le seul qui vaille ! Mon système n'a pas été approuvé par les urnes ? Jetons sur leurs résultats la suspicion la plus ignoble, la plus injuste, abreuvons les gouvernants de procès d'intention, déployons notre mauvaise foi ! Il restera toujours quelque chose de nos critiques, de nos calomnies, de nos railleries.
Pauvre pays, pauvre peuple, qui ne se reconnaît pas dans la seule nouveauté acceptable qu'ait apporté à nos institutions la Révolution Française : la régulation des rapports sociaux par le moyen d'une Loi acceptée par tous, appliquée également à tous, et que seul le peuple (déclaré souverain !!!) peut changer par délégation de ses pouvoirs à un corps législatif élu.
Où allons nous ?