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mercredi 14 août 2019

Mercredi 14 août 2019. Mes chroniques : pizza ou obsèques, loi ou morale ? Il faut choisir

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CHRONIQUE DE LA PIZZA.
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Les raisons profondes de l’opération pizza ou la condescendance rentrée !

C’est sûrement plus important de se faire voir dans une pizzeria au milieu du bon peuple que de se rendre aux obsèques du maire de SIGNES, petit village qui n’est pas si loin que ça du Fort de Brégançon. Mais que voulez-vous, on ne peut pas tout faire : avoir de la compassion pour un élu tué dans l’exercice de ses fonctions, et s’occuper de son estomac qui, chacun le sait, n’est pas loin du nombril.
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CHRONIQUE INATTENDUE.
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Ils étaient prêts à tout !

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CHRONIQUE DE LA HONTE.
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Voilà ce qui va se passer en Nouvelle-Zélande !

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CHRONIQUE CHINOISE.
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Ne méprisons pas ce grand pays, et ne lui souhaitons pas de malheur.

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CHRONIQUE DE LA RÉSISTANCE.
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Comment rentrer en résistance ou les moyens de la contre-insurrection.


Le choix est facile :

Choisir ce qui est juste, non parce que c'est légal, mais parce que c'est juste ! Le refuser, si c'est injuste.
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CHRONIQUE DES CHANCES POUR LA FRANCE.
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Il était, dit-on, défavorablement connu des services de police.


Et c’est qu’ils nous en ramènent des chances !

Véritable trafic organisé, et organisé à des fins politiques. Mais ces jeunes hommes ont des bras et des jambes et il ne semble pas qu’ils soient incapable de travailler chez eux ou de faire de la politique pour y ramener un peu de justice et de paix.

Je préférerais qu’ils les ramenassent dans la propriété de monsieur GERE.

De quoi se mêle-t-il ? Est-ce lui qui doit supporter le poids souvent très lourd de cette immigration clandestine ? Non, c’est nous.

Il y a des chances qui commencent tôt !

Trois clandestins mineurs d’origine marocaine. Se rendent-ils compte qu’ils nuisent à la réputation des milliers de marocains installés en France et qui y vivent paisiblement ?

Je voudrais faire ici une ferme mise au point. Nous n'avons pas à supporter les exigences de l'immigration clandestine, et il convient de remettre à leur place les soi-disant organisations de sauvetage. Il n'y a pas plus de sauvetage que de beurre en broche. Et donc, monsieur SALVINI, sur ce point-là, a raison. Mais, car il y a un mais, nous devons et pouvons accueillir ceux qui risquent leur vie dans leur pays d'origine (chrétiens en pays musulmans ou indiens, yézidis, musulmans libéraux ou soufis, musulmans convertis au christianisme). Il s'agit de les accueillir dignement. Il faut aussi accepter qu'il y ait une situation de fait : des milliers de clandestins s'entassent au milieu des ordures et des rats à Paris ou ailleurs, et ceci est une situation parfaitement intolérable. Il faut y mettre fin et empêcher une fois pour toute qu'elle ne se perpétue ou ne se reproduise, tout en condamnant sévèrement les organisations qui planifient les occupations illégales de locaux publics ou privés. Comme toujours, il faut discerner.
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CHRONIQUE DE LA PATRIE.
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Pour le patriotisme économique.

Peu me chaut que ces propositions et analyses viennent du rassemblement national. Elles sont justes. Je dois dire qu’avant de choisir des fruits ou des légumes, je regarde leur provenance, et je n’achète que des produits français. Je préfère me passer de poivrons espagnols épicés au glyphosate que d’en  acheter pour cuire ma ratatouille, et j’ai près de chez moi un maraîcher qui vend des tomates anciennes, des pêches, des poivrons, des melons, des abricots, etc. à des prix remarquablement modérés.

Les vignerons français, derniers poètes de notre malheureuse patrie ?


Un rétropédalage, probablement provisoire. Lire l’article ! On se bibi, on se dodo, on se bidonne.

Si vous lisez l’article, vous verrez que ce n’était pas une fausse nouvelle !

Assez de magouilles, de carambouilles et d'embrouilles. Mettre fin à la guerre des chefs.

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CHRONIQUE D’UN AUTRE SON DE CLOCHE !
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Il n’y a pas eu de sommations ! Et les prétendues forces de l’ordre ont refusé d’intervenir pour tirer de l’eau les manifestants qui y étaient tombés.

Je précise : rien ne justifie les violences, et nombre de ces jeunes étaient sans doute quelque peu alcoolisés. Est-ce une raison pour les matraquer, les asphyxier, les tabasser, sans sommations ?







samedi 4 août 2018

Samedi 04 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. L'homme de gauche aime bien interdire


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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PHILIPPE MURAY PARLE DE L’HOMME DE GAUCHE.
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Notre cher Philippe (parti trop tôt, hélas) constate que sous le prétexte de supprimer toutes les aliénations qui privent l’homme de sa liberté, l’homme de gauche crée de nouvelles et terribles aliénations.

"Bien entendu, sur les ruines de l’autorité de jadis, s’élèvent de nouveaux conditionnements implacables et de nouvelles règles disciplinaires tatillonnes ; mais il est logique que les nouveaux dominants, si disjonctés soient-ils, et justement parce qu’ils sont disjonctés, fourbissent leurs armes et mettent en place des systèmes de contrôle ou de répression destinés à faire respecter coute que coûte leur disjonctage devenu norme."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre À quoi sert encore la gauche ? (page 168).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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ET ANDRÉ FROSSARD, À DES LYCÉENS, DE LA LIBERTÉ DU CHRÉTIEN, DANS L’EXPÉRIENCE DE SA CONVERSION.
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"Vous me demandez qui je suis-je ? Je peux vous répondre : je suis un assez trouble composé de néant, de ténèbres et de péché : il y aurait une forme insinuante de vanité et s’attribuer plus de ténèbres qu’on en peut contenir, et plus de péchés qu’on n’en pourrait commettre ; en revanche ma part de néant est indiscutable, je sais qu’elle est ma seule richesse, et comme un vide inépuisable offert à l’infinie générosité de Dieu.
Cette lumière, que je n’ai pas vue avec les yeux du corps, n’était pas de celle qui nous éclaire ou qui nous bronze ; c’était une lumière spirituelle, c’est-à-dire une lumière enseignante et comme l’incandescence de la vérité. Elle a définitivement inversé l’ordre ordinaire des choses. Depuis que je l’ai entrevue, je pourrais presque dire que pour moi Dieu seul existe.
On m’a dit souvent : « Et votre libre arbitre ? On fait décidément de vous tout ce que l’on veut. Votre père est socialiste, vous êtes socialiste. Vous entrez dans une chapelle, vous voilà chrétien. Si vous étiez entré dans une pagode, vous seriez bouddhiste ; dans une mosquée, vous seriez musulman ». À quoi je me permets parfois de répondre qu’il m’arrive de sortir d’une gare sans être un train.
Quant à mon libre arbitre, je n’en ai vraiment disposé qu’après ma conversion, lorsque j’ai compris que Dieu seul pouvait nous sauver de toutes les dépendances auxquelles, sans lui, nous serions inexorablement enchaînés."
In
André FROSSART.
Dieu en questions.
Desclée de Brouwer, Stock/Laurence Pernoud, Paris, 1990. (Pages 28-29.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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La folle ambition de l’homme de gauche fut en son temps admirablement illustrée par l’impayable Vincent PEILLON qui voulait soustraire l’enfant, grâce à l’école, à toutes les déterminations : familiales, religieuses, sociales, géographiques, linguistiques, ethniques, que sais-je encore. En somme, ce que l’homme de gauche appelle aliénations et contre quoi il se bat, (comme Don QUICHOTTE contre ses moulins-à-vent), ce sont les conditions naturelles dans lesquelles l’humanité a baigné, jusqu’à ces temps de folie, conditions sur lesquelles se sont édifiées la culture et les civilisations. Pour arriver à ce désencombrement total des déterminations qui empêchent l’être humain de devenir libre, le susdit Vincent PEILLON pensait à édifier une religion sans Dieu, mais avec son culte et ses rites.
Nous voyons aujourd’hui que le dernier combat est celui qui porte sur une des déterminations majeures, l’une des plus importantes, celle de la séparation : séparation des sexes, séparation des âges de la vie, séparation des fonctions sociales ou familiales. D’où l’intelligence artificielle, le transhumanisme, les OGM, la GPA, la PMA, le clonage, la théorie du genre, etc.
Mais il est des aliénations réelles, psychiques, physiques, morales et spirituelles contre lesquelles l’homme de gauche semble bien désarmé : addiction à la pornographie, au tabac, à l’alcool, au sexe, à la drogue, à internet, au jeu, etc. Contre ces addictions dont les conséquences peuvent être terribles, il n’a que l’arme dérisoire de la loi et de la réglementation : il est certes plus facile d’ouvrir des salles de shoot, que d’éduquer les jeunes aux ravages de la drogue en les leur montrant, et plus facile d’encourager l’usage du préservatif que d’en indiquer les limites et le danger (eh ! oui !). 
Le parieur bénédictin sait comme le dit saint Paul dans sa merveilleuse épitre aux Galates, chapitre 5, vv22 ss :
"Mais voici le fruit de l’esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la loi n’intervient pas ! Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises. Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit. Ne cherchons pas la vaine gloire ; entre nous, pas de provocation, pas d’envie le uns à l’égard des autres."
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LIENS INTÉRESSANTS.
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Le favori du monarque.


Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !)


Sur l’imposture de l’art contemporain (suite).


Sacrés journalistes ! On croit rêver.


Une découverte archéologique de premier plan. Elle demande cependant confirmation.



mercredi 15 octobre 2014

15 octobre 2014. Nouvelles de la Résistance. L'intolérance des lois et la bêtise idéologique

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Ne cessons pas de nous le redire :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"Les lois humaines ne sont que des déclarations publiques d'intolérance ; et, soit qu'elles prescrivent ou défendent, elles ne laissent rien à nos caprices, et règlent toutes nos actions civiles, sous des peines dont la plus légère est la nullité des actes que nous faisons sans les consulter. Leur importune prévoyance s'étend même jusque sur nos dernières intentions, qu'elles respectent qu'autant qu'elles s'accordent avec leurs volontés; et après avoir vécu sous leur domination, il faut, pour ainsi dire, mourir dans leur intolérance.

Les moeurs sont encore moins tolérantes que les lois ; et ce que les lois ne sauraient atteindre, les moeurs le soumettent à leur juridiction. Elles ne punissent pas, il est vrai, par des supplices, mais elles flétrissent par le blâme, elles frappent de ridicule tout ce qui s'écarte de ce qu'elles ont réglé comme honnête, décent  ou seulement convenable [...]"

In
Oeuvres de monsieur de BONALD.
Mélanges littéraires, politiques et philosophique. quatrième édition. Tome I, page 131 (Chapitre intitulé Réflexions philosophiques sur la tolérance des opinions, daté de juin 1806.)
Librairie Adrien Le Clère et Cie, Paris, 1858.

[Je possède ce livre dans ma bibliothèque. J'ai eu l'occasion de dire déjà que je partage pas toutes les opinions du vicomte, mais que nombre de ses analyses me semblent assez bien fondées et qu'en outre il use d'une langue d'une grande pureté.]
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2. Commentaires.
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J'ai compris que les lois étaient une des formes suprêmes d'intolérance, le jour où un certain François MITTERRAND a parlé de leur "force injuste", à propos du statut juridique de la Nouvelle Calédonie dont il appelait de ses voeux le changement, sans aucun égard pour l'avis de nos compatriotes dont les familles vivent là-bas de puis des générations, et dans l'unique souci de conformer ses opinions à l'idéologie qu'il avait officiellement adoptée pour prendre le pouvoir. J'ajoute, pour être fidèle à ce que je crois juste, que l'opinion d'une partie des populations canaques devaient également être prise en compte ainsi que l'aspiration par elle revendiquée à régler les affaires qui la regardaient selon sa coutume et sa culture. Ce qui rendait la chose impossible ou presque était justement cette frénésie de tout régler par la loi qui est la règle de fer de notre pays. Révolution oblige ! Mais on n'oblige pas les consciences par les lois, même pas le Conseil Constitutionnel qui a perdu tout crédit mais hélas pas tout pouvoir après ses calamiteuses décisions.

Bien sûr qu'il nous faut des lois, bien sûr. Mais il en faut peu, et toute tournées vers un seul but : l'harmonie sociale laquelle laisse chaque personne libre de ses choix de vie dans la sphère privée, mais l'empêche de nuire aux autres dans l'espace public. Elles doivent se borner à cela, à cela seul. L'harmonie sociale n'exige pas que l'on marie des personnes de même sexe, et qu'on leur accorde le droit d'acheter des enfants à des mères porteuses ou du sperme à des donneurs anonymes pour satisfaire un désir qui ne peut trouver d'accomplissement par le seul jeu de la nature. C'est bien ici les moeurs et leur intolérance (le politiquement correct, le médiatiquement correct, le maçonniquement correct) qui ont poussé nos imbéciles bernanosiens à faire voter, par pure idéologie, des dispositions qui vont à l'encontre de l'harmonie sociale, de l'ordre public, sans parler du bon sens.

Ces lois qui n'étaient pas nécessaires au maintien de l'harmonie sociale, mais était la récompense promise à une minorité agissante et fortunée qui avait fait l'élection de monsieur HOLLANDE.
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3. Informations diverses.
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Note de l'Académie Française, qui remet les pendules à l'heure et ridiculise avec élégance madame MAZETIER.

On se souvient que cette dame, présidant une séance de l'Assemblée, a fait sanctionner un député de l'opposition qui persistait à l'appeler madame le Président. Voici ce que dit ce propos une mise au point de l'Académie Française. On voit où se trouve l'intolérance, et la bêtise de madame le Président MAZETIER éclate au grand jour. Mais les Français peuvent dormis sur leur deux oreilles : madame MAZETIER veille sur le dogme du féminisme (dont on voit plus bien la légitimité depuis que les thèses sur le genre se multiplient). C'est grâce à des femmes comme madame MAZETIER que les chômeurs vont retrouver du travail, les sans-abris un toit, les familles de la justice fiscale, et la France de la compétitivité !

"[...] Il convient par ailleurs de distinguer des noms de métiers les termes désignant des fonctions officielles et les titres correspondants. Dans ce cas, les particularités de la personne ne doivent pas empiéter sur le caractère abstrait de la fonction dont elle est investie, mais au contraire s’effacer derrière lui : c’est ce que mettait en lumière un rapport remis, à sa demande, au Premier ministre en octobre 1998 par la Commission générale de terminologie et de néologie, qui déconseillait formellement la féminisation des noms de titres, grades et fonctions officielles, par distinction avec les noms de métiers, dont le féminin s’impose naturellement dans l’usage. Ce texte marquait une grande convergence de vues avec l’Académie française et complétait utilement les déclarations sur cette question que la Compagnie avait elle-même rendues publiques. [...]
La Commission générale rappelle que, si l’usage féminise aisément les métiers, « il résiste cependant à étendre cette féminisation aux fonctions qui sont des mandats publics ou des rôles sociaux distincts de leurs titulaires et accessibles aux hommes et aux femmes à égalité, sans considération de leur spécificité. […] Pour nommer le sujet de droit, indifférent par nature au sexe de l’individu qu’il désigne, il faut se résoudre à utiliser le masculin, le français ne disposant pas de neutre ». Elle ajoute que « cette indifférence juridique et politique doit être préservée dans la règlementation, dans les statuts et pour la désignation des fonctions ». Elle affirme « son opposition à la féminisation des noms de fonction dans les textes juridiques en général, pour lesquels seule la dénomination statutaire de la personne doit être utilisée. » Elle « estime que les textes règlementaires doivent respecter strictement la règle de neutralité des fonctions. L’usage générique du masculin est une règle simple à laquelle il ne doit pas être dérogé » dans les décrets, les instructions, les arrêtés et les avis de concours.Les fonctions n’appartiennent pas en effet à l’intéressé : elles définissent une charge dont il s’acquitte, un rôle qu’il assume, une mission qu’il accomplit. Ainsi ce n’est pas en effet Madame X qui signe une circulaire, mais le ministre, qui se trouve être pour un temps une personne de sexe féminin ; mais la circulaire restera en vigueur alors que Madame X ne sera plus titulaire de ce portefeuille ministériel. [...]
Cependant, la Commission générale de terminologie et de néologie considère – et l’Académie française a fait siennes ces conclusions – que cette indifférence juridique et politique au sexe des individus « peut s’incliner, toutefois, devant le désir légitime des individus de mettre en accord, pour les communications qui leur sont personnellement destinées, leur appellation avec leur identité propre. » Elle estime que, « s’agissant des appellations utilisées dans la vie courante (entretiens, correspondances, relations personnelles) concernant les fonctions et les grades, rien ne s’oppose, à la demande expresse des individus, à ce qu’elles soient mises en accord avec le sexe de ceux qui les portent et soient féminisées ou maintenues au masculin générique selon le cas »."
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Les académiciens ne sont pas nés de la dernière pluie. Le dernier paragraphe de la note ruine les prétentions des adepte du genre en mettant en adéquation l'appellation et le sexe biologique. Les gens qui nous gouvernent seraient-ils des drogués du sexe ?

Ah ! J'en profite pour saluer amicalement les censeurs qui me mettent des bâtons dans les roues et rendent l'enregistrement de mes billets aussi problématique qu'aléatoire !

lundi 17 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : Où l'on voit que la loi peut être violence ; des raisons d'espérer pourtant

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Plus que jamais et encore notre devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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"Ce qui est décisif, c’est que la loi, bien qu’elle délimite un espace où les hommes ont renoncé à la violence entre eux, recèle en elle, du fait de sa formation comme par sa nature même, quelque chose de violent. Elle résulte de la fabrication et non de l’action ; le législateur ressemble à l’urbaniste et à l’architecte, et non à l’homme d’État ou au citoyen. La loi, en produisant l’espace du politique, contient cette élément de violation et de violence caractéristique de toute production."
In Hannah ARENDT. Qu’est-ce que la politique ? Texte établi par Ursula LUDZ. Traduction de l’allemand et préface de Sylvie COURTINE-DENAMY. (Collection Points. Série Essais. No 445.) Éditions du Seuil, Paris, 1995.
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2. Commentaires
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La violence et l'arrogance avec laquelle cette majorité de rencontre nous abreuve de lois que refuse un nombre très important de Français, illustrent à merveille la constatation d'Hannah ARENDT, tant les dites lois suintent et puent la fabrication. (D'autres sont plus douces, plus artisanales et mieux supportées ; cette majorité ne les a pas inspirées !) Ceci ne nous fait pas oublier que "BRUXELLES" a mis notre pays sous surveillance, que nous avons perdu des dizaines de points de compétitivité, que le chômage continue de grimper et que les meilleurs de nos jeunes n'ont qu'un idée : se tirer du guêpier dans lequel l'aveuglement des élites les ont fourrés, et que les prélèvements obligatoires et les impôts ont atteint un niveau inégalé, sans la moindre tentative faite par ces incapables pour diminuer les dépenses de l'Etat. Ces lois iniques et insupportables, ils les agitent devant nos visages comme un chiffon rouge pour nous faire oublier leurs échecs en nous mettant en colère. Mais notre colère se nourrit AUSSI de leurs incohérences politiques, de leur manière de traiter la justice, et de la désinvolture avec laquelle ils traitent tous ceux qui s'opposent à leur politique. Mais comme disait Pierre DAC : "Certains jouent aux échecs, d'autres les collectionnent." 
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3. Infos diverses, divertissantes et instructives.
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Bernard-Heni LEVY à KIEV.




Cherchez l'erreur ! Merci à mon ami Philippe.
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Discours de Vladimir POUTINE au Forum de VALDAI (via l'Observatoire de la christianophobie).


« Un autre défi important pour l’identité de la Russie est lié aux évènements qui ont lieu dans le monde. Cela concerne les politiques étrangères et les valeurs morales.
Nous pouvons voir comment beaucoup de pays euro-atlantiques sont en train de rejeter leurs racines, dont les valeurs chrétiennes qui constituent la base de la civilisation occidentale. Ils sont en train de renier les principes moraux et leur identité traditionnelle : nationale, culturelle, religieuse et même sexuelle. Ils mettent en place des politiques qui mettent à égalité des familles nombreuses avec des familles homoparentales, la foi en Dieu est égale à la foi en Satan.
Cet excès de politiquement correct a conduit à ce que des personnes parlent sérieusement d’enregistrer des partis politiques dont l’objectif est de promouvoir la pédophilie.
Dans beaucoup de pays européens les gens sont embarrassés de parler de leur religion. Les jours de fête sont abolis ou appelés différemment : leur essence est cachée, tout comme leur fondement moral. Et les gens essaient agressivement d’exporter ce modèle à travers le monde.
Je suis convaincu que cela ouvre un chemin direct à la dégradation et au primitivisme, aboutissant à une profonde crise démographique et morale. Quoi d’autre que la perte de la capacité à se reproduire pourrait être le meilleur témoignage de cette crise morale ? Aujourd’hui presque toutes les nations développées ne sont plus capables de se reproduire par elles-mêmes, même avec l’aide des flux migratoires.
Sans les valeurs présentes dans la chrétienté et dans les autres religions du monde, sans les standards moraux qui se sont formés durant des millénaires, les gens perdront inévitablement leur dignité humaine.
Nous considérons cela naturel et juste de défendre ces valeurs. On doit respecter le droit de chaque minorité à être différente, mais les droits de la majorité ne doivent pas être remis en question. »
Telle est la véritable raison pour laquelle on veut abattre Vladimir POUTINE. Je le préfère à Bernard MADOFF, aux banques GOLDMANN-SACHS et LEHMAN-BROTHERS, ou à Manuel BARROSO, ou à l'invraisemblable madame ASHTON ou à Barak OBAMA. (De plus, si nous savions consulter une carte de géographie, nous verrions que la RUSSIE est plus proche de nous que ne le sont les ETATS-UNIS.) Ne parlons de monsieur 19 % qui décidément concentre en sa personne tous les vices d'un système à bout de souffle. Je préfère le Vieux Monde à celui que l'on dit Nouveau. Je préfère une Europe chrétienne à une Europe maçonnique et idolâtre. 
Je m'absente jusqu'à mardi soir. Reprise des billets mercredi matin.

mardi 8 octobre 2013

Nouvelles de la Résistance : Manuel perd les pédales ; récit de la Veillée du 7 octobre, second billet du 8 octobre 2013, première partie

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Chers amis,

Avant toute chose, je vous demande instamment de venir ce soir à 21 heures, en un lieu qui n'est pas encore fixé, pour une nouvelle veillée organisée en réponse à l'attitude des forces de l'ordre hier soir, Place du Palais Royal. Il ne s'agit pas de protester contre la loi TAUBIRA, mais contre l'arbitraire d'un régime dont le Ministre de l'intérieur est en train de perdre complètement les pédales. Je vous tiendrai au courant du lieu en cours de journée de la suite événements. La ligne jaune, celle du viol des libertés publiques a été franchie. Ce régime révèle ce qu'il est : une tyrannie aux services des puissants. J'y reviendrai dans la deuxième partie de mon récit.
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Voici pour commencer une photo montrant comment un veilleur pacifique qui voulait quitter les lieux place du Palais Royal a été traité, et qui vous donne la tonalité générale des ordres émanant du Ministre de l'Intérieur et du sinistre (du latin sinister : situé à gauche) Préfet de police, monsieur Bernard BOUCAUT, des ordres destinés à traiter cette veillée :
 
 
 
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Antoine n'a pas pu se joindre à moi hier soir, et c'est la raison pour laquelle, ne désirant pas rentrer seul à 2 heures du matin, j'ai quitté la veillée à 23 h 25 très exactement au moment ou le panier à salade arrivait Place du Palais Royal et s'arrêtait à peu près, côté Place, à  hauteur de la bouche de Métro, située devant un accès au Louvre. Mon récit se borne donc à raconter ce que j'ai vu. Je puiserai les détails qui suivent mon départ dans les sites divers (Salon Beige, Facebook des Veilleurs, etc.) Cette première partie est consacrée à ce qui s'est passé aux Invalides.
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Je suis arrivé Place des Invalides par la ligne 8, et après avoir un peu flotté avant de trouver le lieu de la rencontre (devant le bâtiment d'Air France) j'ai fini par le trouver du côté de la pelouse. Je suis arrivé vers 20 h 40, en retard sur l'heure de début prévu. Mais la veillée n'avait pas encore commencé.
Elle s'ouvre sur la lecture d'un passage de l'Antigone d'Anouilh. La soirée est consacrée à "la loi et la conscience" et l'événement est bien connu depuis SOPHOCLE, où l'on voit ANTIGONE, de race royale, refuser d'obéir à CREON le tyran qui prétendait lui interdire de donner une sépulture décente à son frère. Nous entendons ensuite un très bref exposé sur ce qu'est la loi, comme norme instaurée par une autorité supérieure, et à laquelle tout citoyen est tenu d'obéir. Un remarquable exposé vient compléter ce rappel. Il nous fait prendre conscience que les Grecs concevaient la liberté comme l'obéissance à une loi écrite qui venait contenir et encadrer la violence de l'oligarchie aristocratique grecque. SOLON, LYCURGUE sont évoqués. Mais l'orateur indique que ces lois écrites étaient elles-mêmes subordonnées au respect de loi non écrites données aux hommes par les dieux (HESIODE, PINDARE, PLATON et son Criton), et qu'il était impossible à un citoyen libre d'ATHENES de mettre en délibération publique une disposition qui y contreviendrait. La belle figure de SOCRATE nous est aussi présentée qui a refusé de se soustraire à la loi, fût-elle injuste à son égard. Cette loi non écrite trouve sa source dans la droite raison, la nature et ce qu'elle fait de l'homme, et les traditions immémoriales qui ont fait la preuve de leur solidité dans la cité.
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Très belle chanson d'un groupe qui célèbre les veilleurs. La plainte du violon est particulièrement belle. Il rejouera dans quelques instants. Vient alors un texte absolument paradoxal, mais sans doute "téléphoné", un texte que l'on doit à Madame Najat VALLAUD-BELKACEM qui a célébré Jeanne-d'Arc (assez bien, il faut le dire) lors des fêtes d'ORLEANS célébrant notre héroïne nationale. Jeanne, elle a aussi vécu un conflit entre la loi et sa conscience. Les minutes de son procès à ROUEN en témoignent abondamment. Intervention d'AXEL, de XAVIER (un excellent philosophe qui sait mettre à la portée de tous des notions complexes). Enfin, madame LEBRETON, maire d'une petite commune, vient nous exposer la manière terrible dont elle a vécu un conflit entre l'obligation qu'elle a d'obéir à la loi et sa conscience. Elle ne voulait pas et son conseil non plus, marier deux personnes de même sexe. Une solution de dernière minute a été trouvée, mais la violence de la circulaire VALLS (prison, 75000 euros d'amende, radiation de la fonction) montre bien de quel côté est l'injustice. Nous avons enfin un excellent exposé juridique d'un professeur de droit qui montre que l'objection de conscience est garantie et par la Constitution et par loi françaises.
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Je vois alors, vers 22 h 30, bien des gens se lever et aller nonchalamment qui de ci, qui de là. Manifestement il y a mouvement. Je m'informe auprès de CHARLES. Nous continuerons devant le Conseil d'Etat/Conseil Constitutionnel. Le dispositif policier est très léger. J'ai deux ou trois voitures de police stationner derrière les bâtiments d'Air France, et des policiers qui se tiennent et à distance de notre groupe et à distance les uns des autres. Je m'enfonce dans les entrailles du métro, ligne 8, changement à Concorde, descente à Palais-Royal Musée du Louvre. Je vous donnerai la suite, dans le troisième billet de ce jour.  Mais d'ores et déjà, je puis vous dire que Manuel perd les pédales. On ne peut rien contre la non-violence et la vérité.

 
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dimanche 26 juin 2011

Billet compensateur N°1

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Voici le premier des billets compensateurs dont je vous avais fait briller, chers lecteurs, la très hypothétique parution, avant de m'absenter pour deux jours.
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Grande discussion avec un ami sur la notion d'égalité des droits réclamée par les personnes homosexuelles. Pour lui, c'est une évidence. Le mariage entre un homme et une femme est une institution culturelle et il n'y a aucune raison de l'interdire pour des sujets de même sexe.
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Bien entendu je ne suis pas du tout d'accord.

(1) Tout d'abord, je trouve très curieux qu'à une époque où le mariage lui-même est mis en question (le nombre des PACS explose, les naissances hors mariages sont aussi nombreuses que les naissances dans le mariage, les divorces augmentent de façon vertigineuse, et les médias, dans le droit fil des idées soixante-huitardes, vantent les aventures extra-conjugales, les amants, les maîtresses, les familles recomposées), des personnes homosexuelles exigent le droit au mariage et je me pose donc la question : que recouvre cette exigence d'une égalité des droits ? Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, je suis bénévole dans une Association qui accueille des personnes séropositives dont nombre ne cachent pas leur homosexualité. C'est une expérience unique et d'une rare richesse. Pour me faire une idée de l'état de leur opinion, je les ai récemment interrogées. Hormis l'une d'elle (taille de l'échantillon sondé très faible et résultat non représentatif mais seulement indicatif), aucune n'exige que la loi autorise le mariage entre deux personnes de même sexe. J'ai simplement noté chez nos amis un certain regret de ne pas avoir d'enfants. J'ai trois réponses à donner à la question ci-dessus. (a) La revendication est portée par les partis politiques de gauche. Du reste les journaux télévisés que j'ai pu regarder hier soir et qui rendaient compte de la Gay Pride nouvelle formule (Journée des Fiertés) ont bien souligné que des hommes politiques participaient à la manifestation, et qu'ils appartenaient en majorité au PS ou aux partis situés plus à gauche. J'ai pu ainsi voir parader (au sens étymologique : participer à la parade) monsieur MELANCHON. Il s'agit pour ces partis de s'attacher les minorités pour remporter les élections présidentielles, lesquelles en effet se gagnent à la marge. Toutefois, il se peut aussi que cette adhésion soit une adhésion de conviction et non d'intérêt. (b) La revendication est destinée à "normaliser" un état de vie qui certes n'a pas à être jugé moralement par la société des hommes, mais qui est l'objet d'un jugement négatif des personnes homosexuelles sur elle-même. Là, je suis certain de ce que j'avance, car j'ai constaté combien celles-ci ont du mal à accepter cette orientation sexuelle que par ailleurs elles n'ont pas choisie mais le plus souvent subie. (c) La revendication cherche à gommer, dans le désespoir, et en dépit de ce qu'en disent les médias, une orientation sexuelle perçue très souvent comme différente de l'orientation normale. En somme, au lieu de faire travailler à une acceptation de soi-même, la revendication conduit à externaliser la culpabilité dévastatrice (et infondée), et  à la faire porter et annuler par la société et par la loi, comme si elles pouvaient tenir lieu de norme morale.
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(2) La revendication est aussi pour ses promoteurs un moyen d'ancrer dans l'esprit public que tout est culturel, et que la nature n'a rien à nous dire. Il y a là une erreur et une contradiction. Qu'on le veuille ou non, on naît sexué (hormis les très rares cas d'hermaphrodisme ou de mosaïque génétique). Et jusqu'à preuve du contraire l'appareil sexuel de l'être humain sert à deux fins : l'une est le plaisir, tout à fait légitime, l'autre la procréation. L'homme contemporain étant foncièrement auto-centré, il est heureux pour l'avenir de l'espèce que le sexe soit un moyen de plaisir, car il y a fort à parier que, dans le cas contraire, la population mondiale n'aurait pas cette dimension. En effet, beaucoup de conceptions ne sont que le sous-produit du plaisir, au lieu d'en être l'accompagnement. Et le développement massif des moyens de contraception est lié au besoin de dissocier les deux dimensions de la sexualité. Ce qui, je l'ai déjà dit, ne me paraît pas illégitime, à condition de ne pas se contenter sempiternellement que du plaisir. Les écologistes, par ailleurs, ne cessent de nous intimer que l'on doit un grand respect à la planète. Les uns le placent dans le cadre de l'avenir de l'humanité, les autres dans celui de la vénération que l'on doit à GAÏA, la déesse-terre. Mais si tout est culturel, il faut accepter l'idée que l'humanité a les moyens culturels et techniques de continuer sa course folle au progrès, et non pas considérer que la nature, même si elle ne pense pas, n'a rien à nous dire.
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Tout cela est d'une rare incohérence. Et le plus curieux, c'est que l'argumentation produite utilise les catégories de la logique, d'une logique dont elle ne cesse de dire qu'elle est dépassée.

vendredi 3 juin 2011

Quand la quantité tient lieu de qualité

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Peut-être n'est-ce pas perceptible pour mes lecteurs. Mais je réfléchis intensément depuis que j'ai ouvert ce Blog. Et,après avoir essayé de comprendre les événements qui ont marqué la vie politique, économique ou sociale de notre pays, j'en suis venu à me demander pourquoi les médias, et tout spécialement ceux qui sont censés représenter la pensée dite de gauche, ont condamné Luc FERRY, et le prétendu retour à "l'ordre moral", celui des "curetons ensoutanés et du goupillon" dit  l'administrateur d'un site dont la finesse et la puissance d'analyse me semblent assez restreinte. Et il m'est venu à l'esprit, avec une surprenante clarté, que le monde moderne est incapable de penser la qualité, car il lui est impossible d'en établir une échelle quel que soit le domaine concerné : celui du beau, celui du vrai, celui du bon, du lumineux, du moral, etc.
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Il y a deux faits qui me paraissent évidents et qui méritent  attention. (a) Les revendications des différents corps sociaux de notre pays sont toujours quantitatives : on demande plus de pouvoir d'achat, plus de postes d'enseignants, plus de policiers, moins d'élèves par classe, plus d'heures de cours de ceci, et moins de cela ; les mesures politiques sont toujours présentées en termes de chiffres (coût) et évaluer en termes de résultats (chômage, accidents de la route) ; on classe, on hiérarchise toujours en termes de mesures de quantités, quelles qu'elles soient (kilomètres de bouchons, différences de buts dans un championnat, points perdus sur le permis de conduire, nombre de manifestants), comme si l'on avait peur d'affirmer des "valeurs" (mot que LANZA del VASTO définit très justement comme "quantité de qualité"). (b) Il y a une obsession de la transparence qui se manifeste essentiellement dans la vie économique, et qui s'exprime par l'exigence de traçabilité ; de par ma formation, je sais combien une telle exigence entraîne de travail dans l'industrie pharmaceutique. Il semble qu'il en aille de même dans l'industrie agro-alimentaire. Tout s'exprime en termes de chiffres, de délais, de durée, comme si l'activité humaine pouvait se résumer à des mesures. Tout cela est bien desséchant pour l'esprit.
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Revenons à l'ordre moral tant décrié par la bienpensance du politiquement correct. Qu'a dit exactement Mac MAHON ? Ceci  : " Avec l'aide de Dieu, le dévouement de notre armée, qui sera toujours l'esclave de la loi, avec l'appui de tous les honnêtes gens, nous continuerons l'œuvre de la libération de notre territoire, et le rétablissement de l'ordre moral de notre pays. Nous maintiendrons la paix intérieure et les principes sur lesquels repose notre société". J'ai pu retrouver cette phrase en consultant Internet. Malheureusement, elle est sortie de son contexte, et elle a été honteusement déformée et exploitée par tout un courant de pensée qui confond bonheur et plaisir, liberté et assouvissement de tous ses désirs. L'idée de Mc MAHON, que l'on doit en toute probité qualifier de "réactionnaire" au sens étymologique, était de ramener dans la vie politique la notion de  morale c'est-à-dire de hiérarchie de valeur des comportements sociaux et personnels. On peut rigoler de l'appel lancé aux "honnêtes gens". Mais à tout prendre, je préfère ceux-ci à tous les MADOFF, ALLIOT-MARIE, MESSIER, et tutti quanti, que je ne mets pas dans la catégorie des honnêtes gens, mais des aveugles qui se croient tout puissants.
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La question qui se pose est donc la suivante : la Loi (à laquelle le Maréchal fait allusion en soulignant le rôle de l'armée dans le service qu'elle lui doit) peut-elle se substituer à la conscience pour inspirer nos comportements ? GUILLEBAUD avait déjà dit (j'ai cité son travail dans un très ancien billet) que quand il n'y a plus de sens moral, il faut bien faire des lois. C'est parfaitement vrai. Si l'éducation des consciences avait poussé les conducteurs à ne point utiliser leur téléphone portable au volant, parce que c'est un comportement dangereux pour les autres et pour soi-même, le législateur n'aurait pas eu besoin de le sanctionner par une amende et une perte de points. La Loi doit-elle considérer que le citoyen est dépourvu de conscience et de morale, et de prendre la place de cette instance et de ce devoir pour gouverner les personnes ? C'est  là une vraie question.
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mardi 27 octobre 2009

Du maniement de la Loi

"Du maniement de la Loi", tel est le titre que dans "Les Quatre Fléaux", LANZA, mon cher LANZA del VASTO, a donné à la section 58 de son chapitre 5, Fatalité ou délivrance. Le texte mérite d'être cité dans son ensemble. Il me permettra de résoudre pour mes lecteurs les apparentes contradictions de billets, dispersés ici et là dans ce Blog , et relatifs à la Loi. Et notamment deux affirmations opposées, à savoir que d'une absence de droit ne saurait naître un droit (à propos des sans-papiers), mais qu'une accumulation excessive de lois n'est qu'une oppression (à propos de l'incident de la bibliothèque, raconté par Eugénie), ainsi que nombre de billets sur l'attitude scandaleuse des banquiers. Il faut des lois, il en faut peu, il faut les appliquer.
"Mais pour l'esprit de Profit comme pour l'esprit de Domination, quel instrument de choix est l'appareil légal ?
Quels naïfs, quels nigauds, ces filous qui prennent l'art de voler pour un métier manuel, alors que c'est un exercice de l'esprit ! [N'est-ce pas messieurs les traders ?]
En un tournemain, avec un bon procès, on rafle, sans risque aucun, des domaines, des châteaux, des mines, des fortunes. [N'est-ce pas messieurs du Crédit Lyonnais qui ont fait faire des millions d'euros de bénéfices à leur établissement en volant monsieur TAPIE, un expert pourtant dans les opérations légales de rachat et de revente d'entreprises en difficultés ?]
Pour lier les mains du prochain pendant qu'on lui tape sur la tête, il n'y a rien de tel que le Droit.
Les lois sont les clefs et les leviers du Pouvoir et de la Richesse. Celui qui sait les manier est au-dessus du blâme. Il tient le couteau par le manche." [Nest-ce pas messieurs les responsables des URSAFF qui n'hésitez pas à ruiner des entreprises, à les faire fermer, quand, pour des raisons de trésorerie, elles ne peuvent payer leurs cotisations sociales au jour dit ?]
Qui ne voit que, dans les deux premiers cas, celui des sans-papiers, comme celui de la bibliothécaire, il y a, dans l'un, un désir de s'approprier ce qui n'est pas dû, en utilisant toutes les ressources de la réglementation, en jouant habilement sur ses ambiguïtés, les subtilités de la procédure, et en suscitant l'émotion de l'opinion pour trancher l'ambiguïté dans le sens de l'intérêt des demandeurs contre celui de la communauté nationale ; dans l'autre, un moyen d'affirmer un pouvoir, un tout petit pouvoir, celui d'empêcher autrui de faire ?
Et puis il y a le troisième cas, très scandaleux, celui des banquiers qui utilisent le Droit, ou plus exactement ses failles, pour accroître leur fortune au détriment du bien commun. Je vois d'ici les critiques : vous voyez bien qu'il faut des lois, puisque, même avec leur existence, il y a des abus. Désaccord total ! Désaccord ! Car si l'on part du principe fondamental que tout tort causé à autrui doit être réparé par celui qui en est l'auteur, la communauté nationale est fondée à demander des comptes à ces chevaliers de la finance, en apportant la preuve, bien sûr, qu'elle a été lésée par leurs agissements. A mon avis, ils réfléchiraient avant d'agir en raison de leur totale responsabilité.
Il y a toujours deux types de lois : les unes ont un caractère apodictique, c'est-à-dire qu'elles présentent une évidence de fait ; les autres ont un caractère casuistique et elles ne sont que circonstantielles ; il y en a trop chez nous.

vendredi 24 avril 2009

Que la loi doit reposer sur la morale naturelle

Les animaux consentent à de très nombreux sacrifices pour satisfaire aux exigences de leur nature : se nourrir, se reproduire, protéger leur progéniture le temps qu'il lui est nécessaire pour devenir autonome. Des fauves passeront des heures, immobiles, sous un soleil de plomb, à guetter une proie, des guenons défendront bec et ongle leur petit, les animaux de la savane déploieront des ruses inouïes pour s'abreuver aux maigres mares qui la parsèment tout en échappant à leurs prédateurs.
Il n'en va pas de même pour l'homme. Toute l'histoire de l'humanité peut se résumer aux efforts accumulés par les générations multiples pour diminuer sa peine et ses efforts et augmenter ses plaisirs. Les outils, la vie en société, la spécialisation des fonctions dans les communautés humaines n'avaient d'autres fins que cette volonté d'amélioration, fondement de la culture. Cette tendance, avec le développement prodigieux des techniques, n'a fait que prendre de l'ampleur, au point qu'aujourd'hui toute difficulté à agir, tout frein à l'accomplissement des désirs, tout retard dans l'accaparement des fruits, sont perçus, par ceux qui les vivent, comme une injustice. Chaque individu réagit dans le seul but de diminuer sa peine et d'augmenter ses plaisirs.
De tous temps, pour empêcher que cette tendance humaine à accaparer le fruit et négliger l'effort, ne perturbe la vie sociale, il y a eu des lois dont la fonction est de réguler les comportements humains, et de tempérer le foisonnement des passions individuelles ou collectives. La loi est donc nécessairement contraignante. Mais - et ceci a très bien été étudié et démontré par Michel CROZIER dans un ouvrage très remarquable, L'acteur et le système, - la tendance des êtres humains et des sociétés auxquelles il appartient, est de réagir à la contrainte par un contournement de ses exigences. (Je voudrais ici illustrer ce point par les propos d'un responsable syndical de la police ; il critiquait les mesures prises par les pouvoirs publiques contre les casseurs-manifestants porteurs de cagoule qui, jusque-là, échappaient à la loi en dissimulant leur visage pour ne pas être identifiés ; il énonçait lui-même, à grands renforts de détails, les moyens de contourner cette loi [porter une capuche, un casque de moto intégral, etc.], la jugeait inutile pour le motif qu'elle pouvait être aisément anéantie dans ses effets par l'habileté des casseurs et de leurs avocats). Mais plus la loi est transgressée, et plus on a tendance à la durcir. Comment lutter contre cette atteinte qui, effectivement, pourrait en fin de compte, être jugée comme insupportable ?
Je ne vois personnellement qu'un moyen. On me trouvera naïf, utopique, rêveur. Tant pis. La loi, pour être applicable, ne doit pas blesser la morale naturelle. On peut la résumer par la Règle d'Or formulée négativement : "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse". Ne le tue pas, car tu ne voudrais pas qu'il te tue, ne le vole pas pour la même raison, ne convoite pas ses biens non plus que sa femme, etc. Il faut donc, très tôt et à l'école, enseigner ce qu'est la morale naturelle, et ne rien édicter par la loi qui aille contre : car l'esprit humain est très prompt à détecter les contradictions et les failles d'un discours.
C'est pourquoi, en vertu de la proscription absolue du meurtre, je demeure résolument opposé à l'avortement (hormis quelques très rares cas où il apparaît comme la solution du moindre mal : viol ou inceste, comme ce fut le cas récemment de la petite brésilienne). On voit bien ici que la loi ne vient pas protéger la vie, mais alléger ou supprimer la peine ou les douleurs d'une grossesse non désirée, tout en augmentant les possibilités de prendre du plaisir, celui du sexe. Elle n'a là aucune considération pour l'avenir de l'espèce, ou la protection du faible. Pour la même raison, je suis absolument opposé à la peine de mort, et je ne vois aucune exception possible à cet interdit fondamental. Supprimer le pire des criminels, c'est lui ôter la possibilité d'une rédemption, c'est le croire incapable d'être sujet d'un salut. On pourrait multiplier, pour chaque interdit de la morale naturelle, des exemples qui montrent combien, de nos jours, la loi, offense cette morale naturelle, la seule à laquelle une conscience droite peut obéir sans avoir l'impression d'y être contrainte.
Mais pour qu'il y ait conscience droit, il faut qu'il y ait conscience éclairée. Cela ne se peut, dans notre société laïque, que par un enseignement très rigoureux, très constant, de la morale naturelle, et une étude approfondie des conséquences personnelles et sociales de ses violations.
Je rêve...

jeudi 9 avril 2009

Ils ne savent quoi inventer

L'opposition socialiste, en mal d'idées, ne sait plus quoi inventer pour se faire remarquer des médias. Il convient là encore de montrer comment fonctionnent l'idéologie, la propagande, et l'ingénue mauvaise foi. La dite opposition vient de découvrir qu'il existe un texte de loi, fort ancien, punissant les citoyens qui se sont rendus coupables d'avoir aidé un étranger en séjour irrégulier. Il profite de ce qu'une bénévole du Nord a été entendue par la police pour avoir nourri et réconforté des étrangers cherchant à gagner la Grande-Bretagne (et aussi pour recharger les batteries de leur téléphone portable, ce qui me laisse tout de même rêveur), pour demander l'abolition d'un délit qui n'existe pas ! Les socialistes oublient de dire que cette bénévole n'a fait l'objet d'aucune poursuite, et que le texte de loi incriminé précise que nul ne peut être inquiété pour avoir aidé un étranger en situation de détresse physique (sommeil, faim). La loi française, en effet, punit la non assistance à personne en danger. Et le texte incriminé, précise qu'il ne peut dans ce cas y avoir de poursuites judiciaires. Si l'initiative socialiste aboutissait, il n'y aurait plus aucun moyen de juger ces immondes que sont les passeurs.
L'angélisme de l'opposition vis-à-vis de ces situations, à l'évidence douloureuses et complexes, est absolument irrationnel, et gros de dangers. Il suffisait de regarder la vidéo diffusée (illégalement) par un policier (gardé à vue puis poursuivi pour cette raison) où l'on voit quatre jeunes d'origine étrangère - seraient-ils de nationalité française - voler et tabasser un jeune homme dans un bus, en injuriant les passagers et en hurlant des propos racistes (contre les Français), pour mesurer combien la question des populations immigrées est brûlante dans certains quartiers en France (la situation est sans doute très répandue en Europe). Ce n'est pas l'origine étrangère qui fait question, c'est le ressentiment que ces populations nourrissent contre la France, attisé du temps de monsieur MITTERRAND par les Touche-pas-à-mon-pote, les Harlem DESIR, ou l'imbécile monsieur LE PEN. Le ressentiment peut avoir parfois des fondements, il ne faut pas le nier. Ces jeunes gens de nationalité française mais dont les parents sont nés hors de France, bénéficient pourtant comme tous les autres jeunes français de la gratuité de l'école, de la sécurité sociale, des perspectives de retraite, du droit de vote. Et fort heureusement, nombre d'entre eux s'intègrent sans renier leur origine. Ce qui est faux, et qui est exploité par les parangons de la "solidarité", c'est de faire l'amalgame entre l'origine étrangère et victimisation dont on veut auréoler celle-ci. C'est la généralisation du jugement, c'est l'esprit de système qui veut qu'un Français d'origine maghrébine ou africaine doit être mieux considéré que les autres, au motif que l'imbécillité humaine, dont la loi n'est pas responsable, les traiterait moins bien. Décidément, ils ne savent pas quoi inventer... Je préférerais, moi, qu'on discute dans les écoles, collèges, lycées et universités, à l'occasion d'une journée dédiée à cette discussion, de ce qu'impliquent les notions de liberté, d'égalité et de fraternité. Chiche ?

mercredi 1 avril 2009

Enfin on y vient

Dans le numéro 1563 du journal gratuit METRO, en date du 31 mars, Olivier FERRAND, Président de Terra Nova publie un éditorial très intéressant intitulé : Une question de morale collective. Je dirai tout à l'heure pourquoi je suis en désacord total avec le titre, et l'adjectif collectif. Mais dirai aussi pourquoi j'approuve complètement le contenu de cet article. Voilà des mois que je vous bassine avec la morale, entendue au sens d'un art de vivre, et d'une réponse donnée par la conscience éclairée à la question Que dois-je faire ? Force m'est de constater que le mot de morale, utilisé hélas timidement, et d'une manière souvent ambiguë, revient à la mode, et que son contenu sera désormais au centre de toute réflexion politique.
Voici d'abord ce que dit Olivier FERRAND : Comment renouer avec une société plus juste ? Il faut sans doute réglementer ou fiscaliser. L'administration OBAMA vient de faire les deux. Mais la cause des dérives n'est pas la réglementation. Elle n'a pas changé. On pouvait se verser des sommes faramineuses il y a quinze ans, mais on ne le faisait pas. Ce qui a changé c'est la morale collective. L'éthique du capitalisme industriel était une éthique du travail. L'éthique du capitalisme financier, qui a miné toute l'économie, est une philosophie de l'argent roi, de l'immédiateté, de la jouissance.
Sur le fond, je suis bien entendu tout à fait d'accord. Mais je refuse le glissement de la morale à l'éthique. Je sais bien que je vais à contre-courant ; tout le monde n'a que le mot éthique à la bouche. C'est plus riche, et ça évite d'avoir à se poser la question du Que dois-je faire. (L'éthique est, je le répète, un ensemble de comportements normés, définis et acceptés par la société. On peut parfaitement décider qu'il est éthique de pratiquer ce que l'on appelle pudiquement l'aide à la fin de vie. Il n'en restera pas moins vrai que c'est immoral, en ce sens que si j'interroge ma conscience, elle me dit qu'attenter à la vie d'autrui, fût-il consentant, est un interdit absolu. Je conviens tout à fait que devant la douleur d'un être qui souffre, on peut être tenté d'éliminer ses souffrances en abrégeant sa vie ; il suffit de diminuer les souffrances, me dit ma conscience, même s'il peut en résulter indirectement un raccourcissement de la vie, ce qui n'est pas la même chose. Monsieur FERRAND se range implicitement à cette explication comportementale, puisqu'il parle de l'éthique du capitalisme financier). En d'autres termes, la morale est une question de conscience personnelle, et ce n'est pas la morale collective qui a changé, car la collectivité n'a pas de morale, mais des moeurs ; ce qui a changé c'est la morale de nombre de dirigeants d'entreprise, et notre acceptation collective de cette immoralité. Voilà pourquoi, me semble-t-il, il est nécessaire d'en revenir aux enseignements fondamentaux de la morale naturelle, résumés par le Décalogue, certes, mais de la même manière par bien d'autres sagesses ; il est nécessaire de faire des lois qui ne contreviennent pas à cette morale naturelle, sinon, "les bornes étant franchies, il n'y aurait plus de limites", et il ne faut point transiger avec l'immoralité. Utopie ? Rêve irréalisable ? Je ne crois pas. Car nous voyons bien que l'immoralité conduit au désastre et que la morale est faite pour le bien et la survie de l'humanité.