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Monsieur Benoit HAMON devrait pratiquer plus souvent "l'heptaglossogyration antédiscursive" (en un mot tourner plus souvent sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler), lui, le porte-parole du PS. Comme toujours quand on n'est idéologue et rien qu'idéologue, hanté d'abord par la prise de pouvoir, on passe à côté du réel. Monsieur BESSON aurait lancé le débat sur l'identité nationale, dit-il, pour piper les voix de l'extrême droite avant les élections régionales. Autrement dit, il n'y aurait pas lieu de débattre de ce qui est un faux sujet. C'est une idiotie de plus, motivée par le seul souci de galvaniser les troupes au lieu de les faire réfléchir.
Ce n'est pas l'avis de madame ROYAL qui, depuis quelques temps, ne cesse de m'étonner par ses éclairs de bon sens. Elle reconnaît la légitimité de la réflexion lancée par monsieur BESSON.
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Le marxisme n'aurait pas pu émerger si des dirigeants d'entreprise, peu scrupuleux n'avaient pas honteusement abusé de leur position de force pour exploiter leurs salariés. De même, la réaction nationaliste qui s'est exprimée avec la montée en puissance du Front National n'aurait jamais vu le jour, si la notion même de patrie, malheureusement détournée en celle de nation n'avait pas été si bêtement raillée par la gauche. Quand les larmoyants se pâment lors d'expulsion de sans-papiers, souvent violents, dépourvus de tous droits, mais désireux seulement de profiter de la bonne vache à lait qu'est la France, lorsque les grands censeurs du show-bizz, de la presse, de la "philosophie" trouvent normal les comportements communautaristes d'immigrés africains, maghrébins, voire asiatiques, lesquels comportements se déclinent souvent en fraudes dans les transports (j'en vois tous les jours dans le métro), en trafics de drogue, en vols et rapines de toutes sortes, lorsque les éléphants ne protestent pas quand la Marseillaise est sifflée par des jeunes qu'ils ont fait nos compatriotes par démagogie, il ne faut pas s'étonner de voir les petits qui souffrent de ces comportements se tourner vers un tribun qui prétend les défendre.
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Madame Fadela AMARA est bien plus intelligente. Elle met en avant ceux de nos concitoyens, venus en France de toutes les parties du monde, et qui se sont intégrés dans leur nouvelle patrie, ont fait de brillantes études, créé des entreprises modèles, sans renier leurs origines. Et, heureusement, ils sont nombreux, mais plus discrets que les braillards défendus par Harlem DESIR. J'ai encore récemment rencontré un chercheur d'origine algérienne, né français, qui est un modèle de finesse, de compétence dans son domaine (je m'y connais tout de même un peu), qui parle avec recul des événements de la guerre d'Algérie, et d'une manière équilibrée, factuelle, et juste. Je pense aussi à tous mes élèves venus d'Afrique noire, d'Afrique du Nord, du Proche-Orient, d'Europe de l'Est, qui sans faire de bruit ont travaillé d'arrache-pied, passé leur DEA puis leur thèse avec brio. Et tous n'étaient pas né avec une cuillère d'argent dans la bouche, je vous prie de me croire.
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La réflexion sur l'identité nationale doit d'abord porter sur la définition des valeurs communes à tous les français : la langue, les us et coutumes, les lois et les règlements (qu'il faut sans doute alléger dans leur nombre), les symboles, ancrés, DANS UNE HISTOIRE. La France a été accusée de colonialisme pour avoir imposé ses vues aux anciennes colonies. Il ne faudrait pas qu'elle tombe dans l'erreur inverse qui consisterait à laisser des populations étrangères lui imposer les leurs. En un mot, il ne peut y avoir identité, s'il n'y a pas reconnaissance préalable des différences, et distinction entre différences légitimes et différences inacceptables au regard de nos valeurs communes essentielles. Je suis désolé de le dire aussi crûment.
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Je ne doute pas qu'un français de fraîche date soit heureux d'être devenu français. Je doute (mais c'est un doute) qu'il puisse vibrer à l'évocation de la Patrie : la terre des pères, la terre qui héberge les tombes des ancêtres, la terre des champs de bataille où sont tombés tant de français, de BOUVINES à VERDUN, de POITIERS aux PLAGES DE NORMANDIE. Il peut se reconnaître dans la Nation, mais il faudra à sa famille quelques générations pour que, sans qu'elle perde le souvenir de ses origines, elle puisse se sentir charnellement liée au sol. Et dans un pays qui fait du droit du sol le fondement juridique du droit à la nationalité française, il serait bon de rappeler ces vérités humaines élémentaires. Viendra alors le temps pour cette famille d'examiner en toute justice et justesse l'histoire de la Patrie et de s'y reconnaître enfin.